Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Regards sur...
Publicité
22 septembre 2018

Les migrations climatiques, prochaine banqueroute de nos politiques ?

La prochaine crise des migrants sera celle du changement climatique. De l'avis de nombreux experts, le réchauffement des températures va entraîner dans les décennies à venir de grands exodes du Sud vers le Nord. Que fera alors l'Europe ?

"Quand nous voyons que près de la moitié de la population africaine subsaharienne dépend directement de l'agriculture de subsistance pour vivre, cela signifie que beaucoup de migrants économiques arrivant en Europe sont aussi des migrants environnementaux. Nous devons comprendre que le changement climatique va entraîner une redistribution de la population mondiale et nous devons nous y préparer, nous devons anticiper cela. Nous devons créer des schémas de migration avec des voies sûres et légales pour ceux qui voudront venir en Europe. Et il y en aura de plus en plus, des gens qui veulent venir en Europe. Nous percevons cela comme une crise parce que nous avons fermé les frontières et que, par conséquent, les gens doivent utiliser les services des passeurs et des trafiquants, les gens doivent prendre la mer. Il est dans l’intérêt de certains gouvernements d'en faire une crise politique, car ils pourront en retirer certains avantages électoraux". - François Gemenne, spécialiste des dynamiques migratoires.

L'ONU annonce 250 millions de réfugiés climatiques à l'horizon 2050. Source Euronews

Publicité
13 septembre 2018

Les chiffres de l'indécence

"Les clubs des cinq grands championnats européens de football ont dépensé au total 3,63 milliards d’euros sur le marché des transferts. Un record absolu." Source.

Quelques investissements alternatifs :

Avec 3 euros par mois, vous offrez 1 repas chaud complet pour une personne tous les mois au restos du coeur. Selon la FAO, le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde est en hausse, avec 821 millions de personnes en 2017, soit une personne sur neuf. Source.

Avec 5 euros tous les mois, vous permettez à l'organisation Tree Nation de planter pour vous un arbre quelque part dans le monde, afin de lutter contre la déforestation, la désertification et le changement climatique. Source.

Avec 10 euros par mois versés au WWF, vous pouvez contribuer à la protection des dauphins en devenant parrain de l'espèce. Faites la différence. Source.

Avec 12 euros par mois, vous permettez à des enfants livrés à eux-mêmes de retrouver un foyer chaleureux, à grandir dans une famille aimante, avec de belles perspectives d’avenir. Et cela en Belgique et dans 135 autres pays. Source.

Avec 6000 euros, vous permettez à des villages africains de disposer d'un purificateur d'eau portable utilisant l'énergie solaire. Pour des centaines d'africains, dont les ressources en eau sont limitées et souvent polluées, c'est l'assurance de se débarasser des bactéries, virus et autres parasites, responsables de maladies telles que le choléra ou la polio. De quoi réduire les risques d'épidémies et répondre à des situations d'urgence, en particulier dans les camps de réfugiés. Source.

12 septembre 2018

L'eurodéputée qui défend l'état de droit pour les hongrois

Aujourd'hui, le Parlement européen a voté pour demander aux Etats-membres d'agir fermement contre la politique du Premier ministre Viktor Orban en Hongrie. Ce dernier est accusé de porter systématiquement atteinte aux valeurs fondamentales de l'Union européenne.

C'est une première victoire pour Judith Sargentini, l'eurodéputée du groupe des verts, qui a rédigé un rapport sans concession sur l'état de la démocratie en Hongrie. Son rapport listait les multiples violations de la démocratie et des droits de l’homme constatées par les institutions européennes en Hongrie depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orbán. Il leur est reproché d'avoir mis en place des systèmes électoral et judiciaire injustes. Liberté de la presse, mépris de la société civile sont d'autres points noirs.

Grâce à son travail, Mme Sargentini contribue à protéger la démocratie et l'état de droit en Europe. Cette historienne de formation s'est spécialisée dans les régimes totalitaires et la démocratisation en Europe. Voir aussi son débat avec un membre du parti Fidesz et son interview.

11 septembre 2018

L'essouflement de la politique européenne face à la question migratoire

S'il y a un constat à faire en Europe, c'est qu'il n'y a pas de migration de masse. Il n'y a pas de flux migratoire plus important aujourd'hui qu'il y a 15 ou 20 ans, mais plutôt une grande stabilité de ces flux en Europe. L'idée d'une conquête de l'Europe par les migrants est une thématique très largement fabriquée. Sous la pression d'un populisme incarné par Viktor Orban, Matteo Salvini, Marine Le Pen et consorts, un discours anti-migrants se répand.

Le piège du populisme

Le "problème" de la migration est pour les populistes une façon de valoriser la question identitaire sur le marché électoral. Cela relève de la stratégie électorale et politique. Les identitaristes n'ont rien à vendre dans un monde mondialisé, ils n'ont rien à vendre en matière de gouvernance globale, c'est une impasse. Ils prononcent seulement un discours protestataire. Ils sont dans la protestation et pas dans le gouvernement.

D'autre part, la classe politique européenne refuse de regarder vers l'avenir, vers les défis de demain, c'est-à-dire la mondialisation. Elle n'a pas le courage de l'analyser et de prendre en compte ce qu'elle implique: la banalisation des flux migratoires, la redéfinition de ce que "identité" veut dire. De surcroît, elle donne à l'opinion publique l'image de ces questions qui conduit à une attitude repli, et qui conduit à fabriquer une marchandise électorale qu'est l'identité pour gagner les élections. C'est ce qui crée un appel d'air en faveur d'un discours identitariste. Nous sommes dans un cercle vicieux.

Un défaut de fonctionnement du système politique

Nous sommes à court d'offre politique nouvelle en Europe pour faire face aux enjeux de demain. A gauche comme à droite, il n'y a pas de réflexion sur ce que signifie une politique migratoire au 21ème Siècle. Que signifie la prise en charge de ces flux migratoires dans un monde mondialisé ? Nos systèmes politiques sont en train de s'asphyxier faute de s'adapter au monde dans lequel ils se trouvent et de renouveler leur offre politique.

Propos de Bertrand Badie, Professeur de relations internationales à Sciences Po Paris, extraits de l'émission 28 minutes du 11 septembre 2018 sur Arte.

11 septembre 2018

L'humanité doit éviter le pire des scénarios climatiques

Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique, sinon nous devrons affronter des conséquences désastreuses pour les êtres humains et les écosystèmes, a averti le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. Il est impératif que la société civile - jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde - demande des comptes aux dirigeants de la planète, a-t-il insisté. Le changement climatique va plus vite que nous et nous devons rompre avec la paralysie. Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons, même après l'accord de Paris, de leadership et d'ambition pour agir véritablement, a-t-il déploré. Il n'est pas trop tard pour changer de cap, mais chaque jour qui passe signifie que le monde se réchauffe un peu plus et que le coût de l'inaction augmente. Voir le discours en vidéo.

Publicité
3 septembre 2018

Les routes du désespoir

Le nouveau rapport de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés est aussi sombre que le portrait qu'il dresse des routes de la migration. En voici des extraits choisis :

"Les migrants continuent à fuir le conflit armé, l'insécurité et les violations des droits humains, tandis que d'autres cherchent une protection internationale en raison de persécutions religieuses, ethniques ou politiques, de persécution en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre ou pour échapper à différentes formes de violence sexuelle basée sur leur genre. Certains effectuent ces voyages pour retrouver des membres de leur famille en Europe, alors que d'autres recherchent des opportunités d'emploi ou d'éducation. Certains se sont vu accorder une protection humanitaire temporaire en Europe en raison des abus considérables subis le long des routes de migration vers l'Europe.

Les risques encourus par les réfugiés et les migrants voyageant en Europe restent très élevés. À la fin du mois de juillet, près de 1 600 personnes sont mortes ou disparues en mer Méditerranée et le long des routes terrestres en 2018, à l'exception des personnes décédées le long des routes vers et à travers l'Afrique du Nord, telles que le désert du Sahara ou la Libye.

Parmi ceux qui sont arrivés en Europe en provenance de Libye, la majorité aurait vécu des violences, y compris des actes de torture durant leur voyage, principalement en Libye, et beaucoup auraient été témoins d'un ou plusieurs décès. En outre, des réfugiés et des migrants arrivant sur ces routes vers l’Europe ont été enlevés pour obtenir une rançon, extorqués ou forcés à travailler, exploités sexuellement, soumis à des violences sexuelles, privés de nourriture et d’eau, battus par les autorités de l’Etat en tentant de traverser illégalement les frontières et abandonnés dans le désert."

31 août 2018

Les transformations majeures du climat qui nous menacent

"Forêts, déserts, paysages et écosystèmes vitaux de la Terre risquent de subir une "transformation majeure" au cours du prochain siècle du fait du changement climatique, ont prévenu jeudi des scientifiques. "Si nous laissons le changement climatique hors de contrôle, l'apparence de la végétation de cette planète va être totalement différente de ce qu'elle est aujourd'hui et cela représente un risque énorme pour la diversité de la planète", relève Jonathan Overpeck, doyen de la School for Environment and Sustainability, à l'université du Michigan.

"Les écosystèmes vont devoir se hâter pour s'adapter"

L'étude s'appuie sur des fossiles et des relevés de température remontant à 21.000 ans, lorsque la dernière période glaciaire s'est achevée et que la température planétaire a augmenté de 4 à 7 degrés Celsius. Les experts ont souligné que leurs prévisions étaient prudentes, car ce réchauffement lointain a été causé par des variations naturelles et sur une période beaucoup plus longue. "Nous parlons de la même ampleur de changement, sur 10 à 20.000 ans, qui va être compactée sur un siècle ou deux", souligne Stephen Jackson, directeur du Southwest Climate Adaptation Center de l'institut américain de géologie (USGS).

Selon les scientifiques, si les émissions de gaz à effet de serre sont plafonnées aux objectifs fixés par l'Accord de Paris de 2015, "la probabilité d'une modification à grande échelle de la végétation est inférieure à 45%". Mais si rien n'est fait, cette probabilité est "supérieure à 60%". Une telle modification n'affectera pas seulement les forêts, mais aussi l'eau potable et le cycle de formation de l'eau."

Extraits choisis de l'article de la Libre "Pourquoi une "transformation majeure" menace les écosystèmes de la Terre"

30 août 2018

La création des boucs émissaires

"Même s'il ne reflète pas de tendance générale, un seul crime médiatisé peut suffire à ébranler fortement le sentiment collectif de sécurité et transformer des groupes entiers en boucs émissaires (1). A l'heure d'internet et des médias sociaux, il est bien plus difficile de parer ces attaques de panique avec des informations fiables, car les citoyens peuvent s'enfermer dans des bulles médiatiques en ne retenant que les actualités qui confirment leurs idées reçues. Ils créent un monde dans lequel le nombre de crimes et de réfugiés "ressentis" dépasse de très loin les statistiques officielles, la différence étant alors expliquée par des théories du complot. 

Le phénomène est favorisé par des hommes politiques qui, au lieu d'expliquer les choses, commandent de "prendre au sérieux les craintes des citoyens", quel que soit leur ancrage dans la réalité. Aimant attiser ce type de peur, ces politiques réclament ensuite le durcissement de lois censées prévenir ces menaces imaginaires."

Extraits choisis de l'article "Union européenne. Démocratie. Le référendum, arme de suicide collectif ?" paru dans le Courrier International, numéro 1451 du 23 au 29 août 2018. Article original tiré de l'hebdomadaire polonais Tygodnik Powszechny.

(1) Ces jours-ci en Allemagne, l'extrême-droite fait étalage de sa xénophobie

29 juillet 2018

La proportion de nature vierge pourrait disparaître

L’océan est immense, il couvre 70% de la surface de la planète, mais nous avons réussi à polluer presque l’intégralité de notre vaste écosystème. La surface des océans encore vierge est aujourd’hui minuscule. Seulement 13% des océans seraient encore sauvages.

La trafic maritime mondial, la pêche intensive et la pollution sont les causes principales de ce terrible constat. De plus, les quelques espaces toujours sauvages sont aujourd'hui menacés par les avancés technologiques de la pêche moderne et par la fonte des glaces. La plupart des espèces sauvages restantes se trouve dans les régions polaires et dans les îles pacifiques.

Actuellement, seuls 5% de la faune et la flore sauvages restantes sont officiellement protégés. Cela signifie que la grande majorité de la nature brute pourrait disparaître à tout moment car les innovations technologiques nous permettent aujourd’hui de pêcher plus profondément et de naviguer plus loin.

Les scientifiques appellent la communauté internationale à respecter les conventions afin de protéger les océans, comme "l'accord de Paris pour l'océan", qui serait un engagement juridiquement contraignant conformément à la Loi existante de la Convention de Mer.

Extraits choisis d'un article de la Libre.

Voir aussi la plate-forme océan et climat et initiatives océanes

21 juillet 2018

Le renforcement des objectifs de l'ONU

La Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies (FMANU) est une organisation à but non lucratif mondiale représentant et de coordonnant l'adhésion de plus de 100 Associations pour les Nations Unies (ANU) nationales et leurs milliers d'électeurs. La FMANU a été fondée sur le principe que toutes les personnes sont reliés entre elles par les valeurs fondamentales de l'ONU. Elle préconise le principe selon lequel la paix mondiale, la justice et la prospérité dépendent de la coopération multilatérale, pour laquelle l'ONU est une organisation clé.

Des problèmes complexes d'aujourd'hui exigent des solutions qui reflètent les partenariats entre tous les secteurs, la société civile en particulier. La société civile est un lien entre la base, un dynamisme inspiré par une orientation axée sur les gens, et des connaissances spécialisées sur les questions pertinentes. Elle a la capacité d'influencer les décisions du gouvernement au moyen d'activités de plaidoyer, et le pouvoir de réaliser le changement par l'action collective. La FMANU estime que la participation de la société civile est essentielle à la solution des défis mondiaux et travaillera à renforcer son rôle et sa présence dans le système des Nations Unies.

La FMANU travaille à renforcer et à améliorer l'Organisation des Nations Unies.

Les programmes et activités de la FMANU veillent à :

  • Souligner l'interdépendance des enjeux mondiaux et donc de tous les peuples;
  • Promouvoir une approche coopérative et démocratique dans la résolution des problèmes mondiaux;
  • Éduquer et engager les jeunes d'aujourd'hui à être des leaders et citoyens du monde, principalement grâce à l'utilisation des médias numériques, afin qu'ils puissent comprendre et accepter l'interdépendance mondiale.

La FMANU travaille dans trois domaines de politique générale:

  • Travailler pour la paix et la sécurité, avec un accent particulier sur le rôle du Conseil de sécurité, la construction de la paix, la prévention des conflits, et la non-prolifération nucléaire;
  • La promotion du développement durable, avec un accent particulier sur l'Agenda 2030 pour le développement durable et les objectifs de développement durable;
  • La sécurisation des droits de l'homme, avec un accent particulier sur le Conseil des droits de l'homme, l'éducation aux droits de l'homme et l'application des normes relatives aux droits de l'homme à tous les niveaux.
20 juillet 2018

Le récit d'un jeune migrant

La peur. L'effroi. Le choc épouvantable de voir, à 14 ans, ses parents tués sous ses yeux. Il n'y a plus rien pour Kouamé. Plus rien que la crainte que les tueurs reviennent et le tuent à son tour. Alors Kouamé prend la fuite. Il passe dans le pays voisin et décide de gagner la Libye. Là, si jeune, il affronte l'enfer du désert et le cynisme des passeurs. Ballotté dans des camions surchargés, il le sait : celui qui tombe est condamné à mourir.

Pour tenir debout, Kouamé ne cesse de penser à sa sœur qu'il espère vivante. Et qu'un jour, peut-être, il reverra. En Algérie et au Maroc, il fait face à la violence de camps de réfugiés où règne la loi du plus fort. De véritables marchés aux esclaves. Puis c'est l'épreuve ultime : la traversée de la Méditerranée sur un canot bondé qui, après des heures de mer, s'enfonce lentement dans les flots. Le sauvetage relève du miracle.

Aujourd'hui, après ces années d'exode solitaire, Kouamé reconstruit sa vie. À Toulouse, loin des ténèbres qui ont tant de fois menacé de l'engloutir. Il a 19 ans, une furieuse envie de vivre et de témoigner pour toutes ces ombres qu'on appelle les migrants.

Quatrième de couverture du livre "Revenu des ténèbres" par Kouamé, Editions XO, 2018.

18 juillet 2018

L'ambassadrice de bonne volonté

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux et ignorer le fait que des millions de personnes vivent dans la souffrance. Je tiens sincèrement à apporter mon aide. Je ne crois pas que je me sente différente des autres personnes. Je pense que nous voulons tous la justice et l'égalité [...] Chacun d'entre nous aimerait croire que si nous étions dans une mauvaise situation, quelqu'un nous aiderait. »

C’est avec ces mots qu’Angelina Jolie exprime sa volonté d’agir en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ambassadrice de bonne volonté depuis 2001, elle parcourt le monde pour prendre la mesure des difficultés. En Asie, en Afrique, elle visite des camps de réfugiés. Elle est souvent choquée par ce dont elle est témoin. Elle fait don d'un million de dollars aux réfugiés afghans, à la suite d'un appel international d'urgence du HCR. Elle insiste pour couvrir tous les frais de ses missions et partage les mêmes conditions rudimentaires de vie et de travail que les autres membres du HCR au cours de toutes ses missions. Dans plus de 20 pays, elle se rend en mission humanitaire et rencontre les réfugiés. Interrogée à propos de ce qu'elle espère accomplir, elle affirme que :

« Consciente de la situation critique de ces populations, je pense qu'ils devraient être félicités pour leur capacité à subsister dans de telles conditions, et non être regardés de haut. »

Au cours d'un séjour privé en Jordanie en décembre 2005, elle tient à rencontrer les réfugiés irakiens dans le désert jordanien et, le même mois, elle se rend en Égypte pour rencontrer des réfugiés soudanais. Angelina Jolie visite des camps pakistanais pour réfugiés afghans et y retourne suite au séisme au Cachemire. En 2007, Angelina et Brad Pitt versent un million de dollars à trois organisations de secours au Tchad et au Darfour.

Les fondations
En 2005, elle annonce la fondation du National Center for Refugee and Immigrant Children, un organisme qui fournit un service gratuit d'assistance juridique aux enfants demandeurs d'asile n'ayant pas de représentation juridique. Angelina Jolie fait également pression pour l'adoption de plusieurs projets de lois d'aide aux réfugiés et aux enfants démunis du Tiers Monde. Outre son engagement politique, elle se sert de son image publique pour sensibiliser la population aux causes humanitaires, grâce aux médias. En 2006, Angelina Jolie annonce la création de la Fondation Jolie/Pitt, dont les premiers dons, d'un million de dollars chacun, sont consacrés au Global Action for Children et à Médecins sans frontières. Angelina Jolie copréside également l’Education Partnership for Children of Conflict, en relation avec la Fondation Clinton, qui œuvre pour l'éducation des enfants vivant dans des pays en conflit.

La reconnaissance
Angelina Jolie bénéficie d'une grande reconnaissance pour son action humanitaire. En 2003, elle est la première récipiendaire du nouvellement créé Citizen of the World Award, attribué par l'United Nations Correspondents Association et en 2005, elle se voit décerner le Global Humanitarian Award par l'UNA-USA (United Nations Association of the United States of America). En 2007, Angelina Jolie devient membre du conseil des relations étrangères, et reçoit le prix de la Paix (Freedom Award) décerné par l'International Rescue Committee.

Angelina Jolie est mère de six enfants dont trois sont adoptés. 

15 juillet 2018

L'évolution des paradigmes scientifiques

La Science avance continuellement, progresse par accumulation successive de connaissances. Mais il arrive parfois que des remises en cause majeures viennent contredire l’hypothèse scientifique en vigueur. En particulier dans le cas où ces remises en cause viennent renverser l’approche matérialiste et  réductionniste en cours dans nos sociétés occidentales. Il s’agit de changements de paradigmes scientifiques, qui impliquent une véritable transformation dans notre vision du monde. Il y a eu de grands changements de paradigmes dans l’histoire des Sciences, comme la théorie de Darwin ou les théories d’Einstein. Elles ont eu un impact énorme sur le monde scientifique et sur chaque individu. Mais aujourd’hui certaines de ces avancées sont remises en cause, consécutivement à de nouvelles découvertes qui expliquent mieux les observations et les faits. Il en va ainsi du monde, la Science ne s’arrête pas de progresser et notre compréhension s’affine et fait émerger de nouvelles questions. Prenons l’exemple de la théorie de l’évolution : le paléontologue Stephen Jay Gould de Harvard a proposé la théorie des équilibres ponctués comme développement à la théorie de l’évolution, afin de rendre compte des transitions évolutives des espèces, qui se déroulent parfois de manière brutale, plutôt que graduellement. Ce développement nous montre bien que nous n’avons aucun intérêt à créer des dogmes scientifiques. Il n’est plus possible aujourd’hui de concevoir l’évolution comme un processus linéaire progressif.

Des scientifiques de haut niveau et d’une grande honnêteté intellectuelle ont opéré une remise en question complète de leur vision du monde, et cela par le biais d’un mystère précis qu’ils se sont attachés à comprendre. Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns : plusieurs médecins renommés comme Melvin Morse ou Raymond Moody, qui ont contribué à l’étude scientifique des expériences de mort imminente ; le neurochirurgien Eben Alexander au sujet du problème corps-esprit; le professeur Ian Stevenson pour les données objectives concernant le phénomène de réincarnation ; le professeur de Harvard John E. Mack ou l’astronome Josef Allen Hynek dans le cas de l’étude du phénomène OVNI; le neurobiologiste Mario Beauregard pour la confirmation d’une conscience humaine non locale ; le parapsychologue Dean Radin pour les phénomènes paranormaux ; le virologue et prix Nobel Luc Montagnier, découvreur du VIH, concernant la mémoire de l’eau réussissant indirectement à prouver l’efficacité de l’homéopathie ; le professeur Rupert Sheldrake de Cambridge pour sa théorie des champs morphiques et la mise en évidence des perceptions extrasensorielles des animaux; etc.

Il s’est produit des changements de paradigmes dans le passé et il y en aura encore d’autres à l’avenir, c’est une certitude. Héraclite disait « Rien n’est permanent sauf le changement ». Remercions la Science, ce merveilleux outil, de nous permettre d’avancer dans notre compréhension du monde et rejetons ces dogmes académiques qui freinent nos recherches. Car il est beaucoup plus simple de se nourrir de certitude, plutôt que de se poser des questions scientifiques lorsque les nouvelles données ne cadrent pas avec la théorie dominante. C’est à ce moment précis que le scientifique doit faire preuve d’ouverture d’esprit.

D’autre part, changer de vision du monde n’est pas facile, cela ne se décrète pas. C’est un processus qui se déroule sur plusieurs mois, voire plusieurs années. C’est d’autant plus ardu lorsque le domaine concerne « l’inexpliqué ». C’est la curiosité et la volonté de comprendre ces phénomènes qui amènent petit à petit un individu, scientifique ou non, à changer sa manière de voir le monde. Il ne s’agit pas de naïveté ou d'une fragilité de conviction scientifique, bien au contraire. C’est en se frottant aux phénomènes mystérieux, en étudiant honnêtement les phénomènes dits extraordinaires qu’ils se sont rendus compte de leur véracité. Petit à petit, de mois en mois, leur point du vue sur le sujet concerné a complètement changé. C’est grâce à cette curiosité, cette ouverture d’esprit et surtout à cette volonté de faire de la véritable Science - en opposition à celle qui accepte les dogmes scientifiques de l’époque concernée, que ces individus remarquables nous ont ouvert les yeux sur leur domaine d’intérêt. 

9 juillet 2018

L'amour et des soins inconditionnels

La vie de Garvit ne tenait plus qu’à un fil. Inconscient, gravement sous-alimenté et avec un retard de croissance, Garvit avait à peine un an. Il avait été trouvé dans un bidonville de Faridabad, en Inde. « Il n’avait que la peau sur les os », se souvient Jharna, sa mère SOS. A l'hôpital, « Nous avions peur qu’il ne passe pas la nuit. » Les soins prodigués à Garvit ont été intensifs, surtout la première année. Il devait régulièrement retourner à l’hôpital, avait besoin d’une alimentation adaptée et requérait énormément d’attention. Jharna lui a prodigué ces soins de tout son coeur, et les autres enfants de sa famille SOS l’y ont aidée. « Faire en sorte que Garvit retrouve la santé a été une mission pour toute la maisonnée. »

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le voilà devenu un gamin fort et plein de santé. Il aura fallu du temps, mais Garvit a finalement retrouvé des forces. Il a six ans aujourd’hui et on peut à peine croire que le début de sa vie a été tellement difficile. C’est un gamin plein d’énergie, fou de cricket et de football, qui travaille très bien à l’école. Lisez ici.

6 juillet 2018

L'indignation salvatrice pour nos démocraties

"Je vois dans toute indignation un ressort sain de notre démocratie, un sursaut salvateur qui dénonce ses dysfonctionnements, ses excès, ses injustices, ses malhonnêtetés plutôt qu’elle n’attise l’irrationalité des passions humaines. (...) L’indignation est l’expression responsable de la conscience et de l’émotion. La conscience comme vigie de nos valeurs humanistes et démocratiques et l’émotion comme écho de notre sensibilité à l’égard des joies et des souffrances de nos contemporains."

Extraits choisis d'une opinion publiée dans la Libre.

4 juillet 2018

Les technologies redessinent nos vies affectives

Comment les nouvelles technologies ont-elles redessiné le paysage de nos vies affectives et de notre intimité ? Pour y répondre, l’anthropologue Sherry Turkle* a étudié pendant quinze ans nos relations avec les objets technologiques. Elle a observé chez les utilisateurs de robots de compagnie une tendance à les considérer comme vivants et à se laisser duper par leurs réactions préprogrammées. Un nouveau fantasme est ainsi en train d’émerger, où des substituts technologiques, sûrs et sans surprises, pourraient bientôt remplacer les relations interpersonnelles, éprouvantes et imparfaites.

Elle a constaté qu’une dynamique similaire était à l’œuvre dans nos rapports aux nouvelles technologies en général. L’ultra-connectivité s’accompagne de comportements compulsifs qui mettent en péril les bienfaits d’une certaine solitude, nécessaire à la construction de soi. Ses enquêtes sur les adolescents révèlent leur dépendance accrue aux smartphones et leur tendance à préférer les interactions médiatisées à celles en tête-à-tête – considérées comme trop risquées et trop exigeantes. Est-ce que nous nous coupons de ce qui est au fondement de toute relation humaine : l’altérité et sa part d’imprévisibilité, de risques et de plaisirs, à jamais inaccessibles à des systèmes informatiques ?

Extraits du quatrième de couverture du livre "Seuls ensemble : De plus en plus de technologies, de moins en moins de relations humaines." de Sherry Turkle aux Editions L'échappée, 2015.

* Sherry Turkle, anthropologue et psychologue, dirige le département Technologie et autonomie du MIT. Ses travaux sur les effets sociaux et psychologiques des nouvelles technologies sont reconnus dans le monde entier.

Voir aussi l'article de la Libre "Les belges plus que jamais en proie à la solitude".

3 juillet 2018

L'avenir de notre presse

"Tout travail mérite salaire”, et pourtant cette maxime de bon sens est contestée pour la presse par plusieurs formations politiques européennes, y compris par notre gouvernement belge. Nous assistons aujourd'hui à un débat surréaliste avec d’un côté la Commission européenne qui a fait un projet de règlement positif pour les créateurs de contenus et de l’autre côté une coalition réunissant des courants idéologiques aussi divers que des ultra-libéraux, des écologistes, une certaine gauche, et les lobbies américains des plateformes technologiques, que je nomme ci-après “la coalition libertaire”, qui s’oppose à ce projet de règlement. Pour cette “coalition libertaire”, les contenus d’information doivent en fait pouvoir être utilisés par tout le monde sans devoir respecter un droit des éditeurs, c’est donc une forme d’appropriation collective ici des biens produits.

Le projet de règlement de la Commission doit permettre aux éditeurs de presse d’exercer leur droit de propriété intellectuelle. Car maintenant que les contenus écrits d’information sont disponibles aussi sur internet, la logique serait que ceux qui font les lois européennes et nationales adoptent les concepts juridiques qui permettent aux éditeurs de continuer à vendre ce qu’ils produisent afin de générer les revenus nécessaires pour rémunérer toutes les catégories professionnelles qui œuvrent à la création et la mise en forme de ces contenus. Ce qui est en jeu est ni plus ni moins la reconnaissance d’une forme de droit de propriété sur le travail réalisé. Quel secteur économique survivrait si le législateur lui refusait la reconnaissance des droits lui permettant de monétiser ce qu’il produit ?

Extraits choisis d'une opinion de François le Hodey, éditeur de “La Libre Belgique” et CEO d’IPM Group.

27 juin 2018

La communion du football

En cette période de coupe du monde de football, il me vient quelques réflexions. Même si la compétition a fait peu partie de ma vie, je concède qu'elle peut apporter de bonnes choses: respect, esprit d'équipe, goût de l'effort, dépassement. Malheureusement, ce ne sont pas ces aspects dont la presse fait ses choux gras, il est plutôt question du salaires des joueurs, de leurs démêlés avec le fisc ou bien encore de leurs excès en tous genres. Même si les supporters font bloc derrière leur équipe en tentant de leur transmettre toute la motivation nécessaire pour gagner, il s'agit surtout d'un face-à-face d'une équipe (la nôtre) contre les autres, des équipes étrangères qu'il est si facile de critiquer [je ne fais pas ici référence à des comportements plus marginaux comme le racisme, l'homophobie ou le hooliganisme]. Force est de constater que critiquer le camp adverse n'apporte rien et certainement pas le respect des valeurs sportives.

Des valeurs menacées par les énormes enjeux financiers liés à ces compétitions: rentrées publicitaires, droits de diffusion et malheureusement aussi matches truqués. L'UEFA propose de renforcer ses onze valeurs du football, mais cela ressemble plus à une tentative pour conserver la probité dans ce milieu, plutôt que d'avoir un réel impact sur la société. Il serait très beau d'oser financer des oeuvres caritatives, pour des enfants malades ou mutilés par les guerres à travers le monde par exemple, ou bien aider à financer la recherche contre les maladies mortelles. Pour les joueurs, espérons les voir encore dans les hôpitaux pour apporter du bonheur aux enfants cancéreux. Pour être complet, l'UEFA déclare s'investir pour une responsabilité sociale et de développement durable. Compte tenu de l'impact mondial de la coupe du monde, ne serait-il pas la moindre des choses de montrer un beau jeu, un véritable fair-play et bien sûr du professionnalisme pour que nos jeunes prennent exemple. Après tout, ces joueurs de qualité sont très bien payés, parfois même beaucoup trop. 

Imaginons maintenant que les plus hautes instances sportives décrètent que le football va incarner pleinement les valeurs sportives. Alors je me prends à rêver que l'on ferait monter sur le podium des vainqueurs, lors de la remise du trophée, la meilleure et "la plus mauvaise" des équipes. Ce serait un beau symbole de fair-play et de reconnaissance de la valeur des équipes qui n'ont pas réussi à briller pendant la compétition. Si le premier et le dernier sont mis à l'honneur, c'est l'ensemble des participants qui sont concernés. Et quant aux gains importants obtenus par le gagnant, plutôt que d'être consacrés à l'achat de joueurs encore plus coûteux, ne pourraient-ils pas être réinvestis dans les installations sportives du pays concerné ? On se prend à imaginer de belles choses, n'est-ce pas ? Ajouter de la noblesse au football pourrait vraiment influencer positivement toute une génération et nous pourrions en retirer les fruits, pour l'avenir.

25 juin 2018

L'espoir d'un miracle

Ne savent-ils pas qu'il se passe quelque chose ?
Ce qu'ils abîment par leur indécision
Mais qui restera quand je serai parti ?
Il n'y aura plus qu'une vision

C'est trop facile de fermer les yeux face à la lumière
C'est trop facile de baisser la tête et de prier
Mais il y a parfois des moments
Quand tu devrais essayer d'exprimer ton opinion
Voici l'opinion que tu dois partager aujourd'hui

Espères-tu un miracle
Alors que les calottes glaciaires fondent ?
Inutile d'espérer un miracle
Il y a un prix que nous devrons payer

Ne savent-ils pas qu'il y a
Quelque chose qu'ils peuvent faire ?
Pour s'assurer qu'il y aura des lendemains à demain
Et les retards sont trop tard pour toi et moi
Il n'est plus temps de tirer profit

Et c'est trop facile de fermer les yeux face à la lumière
C'est trop facile de baisser la tête et de prier
Mais il y a parfois des moments
Quand tu devrais essayer d'exprimer ton opinion
Voici l'opinion que tu dois partager aujourd'hui

Espères-tu un miracle ?
Alors que les calottes glaciaires fondent ?
Inutile d'espérer un miracle
Il y a un prix que nous devrons payer
Espères-tu un miracle ?
Espères-tu un miracle ?

Above & Beyond - Miracle (acoustic version)

13 juin 2018

Les 3 leçons pour nos démocraties

Nous pouvons tirer trois leçons de l’actualité politique italienne :

  1. Pour affronter efficacement les enjeux politiques d’aujourd’hui, il faut admettre la dimension européenne, voire globale, de ceux-ci. Implicitement, cela implique de reconnaître les limites de l’Etat-nation, et donc du nationalisme, pour les résoudre.
  2. Pour maintenir vivante la démocratie, chacun doit s’en sentir responsable et participer à son renforcement. Ceci signifie de ne pas déléguer au premier Cassandre venu le pouvoir de déterminer de quoi l’avenir sera fait.
  3. Pour que l’on puisse encore croire à la légitimité de la politique, il faut changer radicalement la manière dont celle-ci fonctionne. Pour atteindre cet objectif, on pourrait s’inspirer du thème de la cohérence.

Extraits choisis d'une opinion parue dans la Libre.

6 juin 2018

Le souvenir d'une figure démocratique, Robert Kennedy

Il y a précisément 50 ans disparaissait un homme remarquable, qui a marqué son temps et a contribué à repousser le spectre d'une guerre nucléaire mondiale. Robert Francis Kennedy incarnait la "foi démocratique" : celle d'un leader politique audacieux et vertueux, liant la force du verbe et la résolution de l'action. Un homme passionné, animé de spiritualité et dont les combats - contre la corruption, le racisme et les discriminations, l'injustice et la misère - sont toujours d'actualité.

Ses discours étaient exemplaires et je retiendrais ces deux citations : "Il y a ceux qui regardent les choses telles qu'elles se présentent et disent : pourquoi ? Moi je rêve de choses qui n'ont jamais existé et je dis : pourquoi pas ?" (citation originale de George Bernard Shaw); "Chaque fois qu'un homme défend un idéal, ou une action pour améliorer le sort des autres ou s'élever contre une injustice, il envoie dès lors une petite vague d'espoir."

Ted Kennedy prononça ces mots lors de l'éloge funèbre: « Mon frère n'a pas besoin d'être idéalisé, ou grandi dans la mort au-delà de ce qu'il était dans la vie, il doit être reconnu simplement comme un homme aussi bon et honnête, qui a vu le mal et essayait de l'enrayer, a vu la souffrance et a essayé de la guérir, a vu la guerre et a essayé de l'arrêter. »

31 mai 2018

L’interaction entre la société, les médias et la violence

"L’enjeu est de replacer la violence médiatique dans un contexte pluriel. Sans vouloir à tout pris démontrer le principe de la cause unique de l’effet unique. Nier en bloc tout effet de la violence médiatique sur le comportement ou les représentations du spectateur (jeune ou adulte) reviendrait à nier toute la capacité d’imprégnation des représentations sociales par les médias."

Extrait choisi d'un article sur l'éducation aux médias de Patrick Verniers et Paul de Theux.

30 mai 2018

La réalité de l'information, de multiples nuances

"La désinformation, les nouvelles formes de propagande ou encore la propagation des théories du complot ne sont que des symptômes d'un problème plus fondamental: celui d'un déficit chronique des compétences médiatiques du citoyen. Le récent rapport du groupe d'experts initié par la commission européenne conforte cette nécessité en recommandant de promouvoir l'éducation aux médias pour lutter contre la désinformation, de mettre au point des outils qui aideront les utilisateurs et les journalistes à contrer la désinformation, de sauvegarder la diversité et la viabilité des médias d'information.

Si la transparence des algorithmes et des médias sociaux sont nécessaires, il semble bien plus urgent de miser sur le développement des compétences médiatiques du citoyen à travers une éducation aux médias pour tous. A cet égard, il faut établir le constat que nos systèmes éducatifs sont encore loin de garantir que chaque citoyen dispose de ces compétences indispensables. C’est pourquoi nous appelons le monde politique international, national ou régional à investir de manière engagée et audacieuse, avec des moyens renforcés, dans l'éducation aux médias tant à l'école que, plus largement, auprès des adultes et des jeunes."

Extraits choisis d'une opinion de Patrick Verniers, Président du Conseil Supérieur de l'éducation aux médias, paru dans La Libre.

Voir aussi le rapport de la Commission européenne pour la lutte contre la désinformation en ligne.

25 mai 2018

Le moment de rendre des comptes

Le vol international MH17 de la Malaysia Airlines a bien été abattu par les russes. "Le missile a été tiré en territoire ukrainien, depuis une zone contrôlée par les séparatistes, et provenait de la 53e brigade anti-aérienne de l'armée russe", ont déclaré les enquêteurs internationaux. L'explosion avait causé la mort de 298 passagers dont une majorité de Néerlandais. Depuis, les actes répréhensibles s'enchaînent pour la Russie avec d'autres conséquences pour l'Occident, dont l'une des plus édifiantes: la présence d'un puissant neurotoxique sur le sol britannique, alors que les autorités continuent de se moquer du monde sur l'affaire Skripal. Ne serait-il pas temps de demander au Kremlin de rendre des comptes ? Ne serait-il pas temps pour l'ONU d'interpeller son Président sur les agissements nauséabonds dont la Russie se rend coupable ? Ne serait-il pas de temps de réformer le droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies ? Mais voilà, Poutine a eu l'intelligence de se rendre indispensable sur de nombreux dossiers sensibles qui secouent l'actualité, comme la guerre en Syrie; alors il ne faudrait pas chahuter Monsieur Poutine. Quelle ignominie.

23 mai 2018

Les brochures en cas de conflit

La Suède a entrepris la distribution auprès de cinq millions de personnes de brochures informant quelles sont les mesures à prendre en cas de guerre ou crise majeure. L’objectif de cette publication est « de nous aider à être mieux préparés aux conséquences de tout évènement grave, des accidents, aux conditions climatiques extrêmes, en passant par l’attaque informatique et le conflit militaire », peut-on lire dans les premières pages de la brochure. Le document indique encore comment identifier des fausses informations (fake news). Ces informations ont été éditées alors que Stockholm envisage de rejoindre l’OTAN, poussé par des incursions russes répétées dans son espace aérien et eaux territoriales ces dernières années. Source : article de Metro

Publicité

feuille-turquoise

Publicité

stylo plume

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 21 113
Publicité