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18 mars 2021

La vérité scientifique devient un enjeu

"Et si une guerre d’un nouveau genre se jouait loin des regards, en sous-main, sur les réseaux sociaux et jusque dans les médias traditionnels ? Aujourd’hui, les enjeux environnementaux et sanitaires bouleversent la donne et peuvent influencer les politiques, les choix économiques et les modes de vie. Dans ce nouveau monde, l’information et la recherche scientifiques sont plus que jamais essentielles et peuvent générer des décisions à fort impact, notamment pour le monde de l’industrie. Dès lors, la vérité scientifique peut devenir un enjeu et être au cœur, au mieux, de controverses, au pire de polémiques, livrant à l’opinion publique une guerre de positions et d'information dont il est intéressant de décortiquer la mécanique, les rouages et les stratégies pour se faire sa propre opinion."

Ecoutez le podcast "Mécanique médiatique, science et lobbys" de l'émission "De cause à effets, le magazine de l'environnement" de France Culture. Voir aussi l'article d'Euronews "Plus de transparence pour les activités de lobbying auprès de l’UE".

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7 janvier 2021

L'affaiblissement des Etats-Unis

"Il y a quatre ans, Donald Trump se tenait devant le Capitole pour être investi et promettait de mettre fin au “carnage américain”. Son mandat se termine sur les images d’un président en exercice incitant la foule à marcher sur le Congrès – puis la félicitant après qu’elle a eu recours à la violence. À n’en pas douter, Trump est l’auteur de ce coup terrible porté à la démocratie américaine. Ses mensonges ont attisé le ressentiment, son mépris de la Constitution a dirigé cette rancœur vers le Congrès, sa démagogie a allumé la mèche. Ces émeutiers qu’on voit prendre d’assaut le Capitole sont emblématiques de la présidence antiaméricaine de Trump." - Source: Courrier International

22 décembre 2020

La pyramide de Maslow: les besoins d'appartenance

La pyramide des besoins, ou pyramide de Maslow, est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, une théorie de la motivation élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow. Recherchant ce qui se cache derrière ces motivations, il met au jour cinq groupes de besoins fondamentaux : les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d'appartenance et d'amour, les besoins d'estime et le besoin d'accomplissement de soi. Cette taxinomie des besoins est, selon Maslow, universelle.

Force est de constater que, dans nos sociétés occidentales, ces besoins sont contrariés par le modèle de société que nous avons mis en place, et que nous imposons aux autres.

Niveau 3. Les besoins d'appartenance : obtenir de l'amour et de l'affection

Sans parler ici de l’amour qui unit les individus dans les familles, il y a des changements apportés par les smartphones qui suscitent quelques inquiétudes.  Aujourd’hui, il est évident que nous passons une partie de nos journées sur nos téléphones, qu’une partie de nos interactions sociales se déroulent sur des plates-formes qui relient les individus. Ce sont des outils faciles d’utilisation qui peuvent créer du lien, maintenir des contacts à longue distance. De quelle nature sont ces interactions ? Sont-elles anecdotiques ou épanouissantes ? Sont-elles suffisantes pour nous sentir aimé ? J’ai peur que nous confondions le moyen avec la finalité; et que par l’absence de contacts dans le monde réel, l’isolement de certains individus en soit renforcé.

On peut déplorer que le temps perdu à des choses triviales sur le web et les réseaux ne sera plus disponible pour des échanges entre individus, des conversations riches, du questionnement personnel. La capacité de ces dispositifs à nous rendre accro comble nos temps libres, rend impossible l’ennui, pourtant très important car source d’exploration de soi ou de hobbys, d’initiatives ou d’intérêt pour tout un tas de choses concrètes. Pour moi, il s’agit plus de "réseaux de connexions sociales" et qui débouchent assez souvent sur un appauvrissement du lien social et de l’échange. Il est vrai que les adolescents vont chercher à socialiser, c’est-à-dire acquérir les normes et les valeurs qui régissent la vie sociale, via leurs proches, mais aussi via ces réseaux.

Le besoin d’appartenance se concrétisait précédemment par des activités sociales, sportives ou ludiques pendant lesquelles les personnes se réunissaient. Aujourd’hui, les individus peuvent également s’impliquer dans des groupes virtuels sur le web ou sur les réseaux. Pour les plus jeunes, le besoin d'appartenance se décline à travers des groupes, des « amis » qui se ressemblent, se comportent et consomment de façon similaire. L’appartenance se concrétisant dans l’effet miroir.

23 novembre 2020

L'interrogation majeure de notre existence

"Quel est le sens de notre vie ? La société ne répond pas à cette question car elle ne voit pas que, au-delà de la consommation matérielle et de la course à la survie, il y a un désir de croissance morale et spirituelle. Et les religions se révèlent souvent trop dogmatiques et sclérosées. Or nous sommes des êtres de coeur, de raison et d'esprit. Il nous est impossible de vivre une vie qui n'aurait aucun sens. C'est donc à nous-mêmes de résoudre intérieurement cette question cruciale en trouvant une direction à notre existence." 

Source : Extrait du quatrième de couverture de "Notre vie a un sens" par Bertrand Vergely

26 octobre 2020

Le lieu où nous vivons

"Nous vivons dans des villes, dans des métiers, dans des familles. Mais le lieu où nous vivons en vérité n'est pas un lieu. Le lieu où nous vivons vraiment n'est pas celui où nous passons nos jours, mais celui où nous espérons - sans connaître ce que nous espérons, celui où nous chantons - sans comprendre ce qui nous fait chanter."

- Christian Bobin dans "Le Très-Bas".

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30 septembre 2020

Le coronavirus ne va pas disparaître

"Ce virus [...] ne va pas disparaître. Il est là pour rester, comme une nouvelle menace pour l'humanité. Même si un vaccin arrive, cela ne signifiera pas la fin du virus. [...] Désormais, nous devons gérer nos vies de manière à empêcher ce virus d'avoir une chance de nous infecter." - Docteur David Nabarro, envoyé spécial de l'OMS pour le coronavirus. Source: Euronews

L'humanité est une espèce fragile, il ne faut pas l'oublier. Nous nous sommes évertués à créer les conditions hostiles à notre survie.

24 août 2020

Le dirigeant chinois fera une grave erreur politique

"Le Parti Communiste Chinois (PCC) est devenu un zombie politique. Xi Jinping a montré qu’il pouvait à lui tout seul tuer un parti et un pays, et que, même sur une question aussi cruciale qu’un amendement constitutionnel, le Parti ne peut pas l’arrêter. Le Parti n’a aucun moyen de rectifier des erreurs. Xi Jinping cherche à renforcer sa position et son autorité. Vu les tensions sociales et économiques intérieures – ainsi que les frictions apparues au sein du Parti ces dernières années –, il veut pouvoir détourner l’attention de l’opinion publique chinoise en provoquant des conflits avec d’autres pays, en attisant l’anti-américanisme ou en se querellant avec l’Inde. Vous voyez bien les tensions entre la Chine et les États-Unis. Xi Jinping s’est fait un ennemi du monde entier. C’est lui qui décide de toutes les grandes questions. Qu’il s’agisse d’un problème domestique ou international, il est très difficile de le freiner.

Il est inévitable qu’il se trompe dans ses jugements et ses décisions. À cause du pouvoir qu’il concentre entre ses mains, Xi Jinping peut punir qui il veut. Résultat : personne n’ose émettre une opinion divergente et personne n’ose lui dépeindre la situation réelle du pays. Comme les gens ne lui disent pas la vérité ou la lui cachent, il ne sait pas nécessairement ce qui est vrai. Il est donc inévitable qu’il fasse des erreurs. C’est un cercle vicieux. Une mauvaise décision entraîne de mauvais résultats. Mais ses subalternes ont trop peur de le lui dire, et les mauvaises décisions s’enchaînent jusqu’à ce que la situation échappe à tout contrôle. Dans ce cercle vicieux, il n’y a aucun moyen d’empêcher que le pays n’aille droit à la catastrophe.

La nature du système fait que de nombreux membres et cadres du Parti sont impliqués dans des affaires de corruption. Si vous n’êtes pas irréprochable, vous n’osez pas faire d’objection. En outre, même si vous n’êtes pas corrompu, on peut toujours inventer des accusations. Si Xi Jinping dit que vous êtes corrompu, vous êtes corrompu. Enfin, le code de discipline pour les membres du Parti (adopté en 2016) comporte une mesure disant que vous n’avez pas le droit de dévier de la ligne du Parti. Dès lors que vous exprimez une opinion différente, vous êtes en infraction avec la discipline du Parti et il peut se servir de ça contre vous. La corruption du Parti est manifeste, de même que l’écart croissant entre riches et pauvres. Le PCC se sert de la crise sanitaire comme d’un prétexte pour accroître la surveillance technologique de la population. On peut vous emprisonner pour un rien."

- Cai Xia, ancienne enseignante de l’École du Parti et exclue le 17 août.

Source: extraits choisis d'un article du Courrier International

15 mars 2020

La présence bienveillante pour nous et les autres

"Femme, homme ou autre, employé.e, indépendant.e ou sans emploi, jeune ou moins, d'ici ou d'ailleurs... Ne sommes nous pas aujourd’hui toutes et tous sur le même esquif, balloté par une mer agitée ?

Quelle manière de naviguer allons nous ré-inventer ? Allons nous faire appel à nos qualités d’ouverture, de compassion, de joie ou laisser la peur nous replier, nous recroqueviller sur nous-mêmes ?

Cultiver une présence bienveillante à nous-mêmes, aux autres et au monde semble plus que jamais essentiel. [...] Que choisissons nous, moment après moment, de cultiver ?"

- Ilios Kotsou, docteur en psychologie

1 septembre 2020

L'évolution positive de l'intégration des réfugiés en Allemagne

"On constate qu'environ trois-quarts des réfugiés arrivés ici en 2015, 2016 ont aujourd'hui leur propre logement ; ils vivent de manière indépendante, souligne le Dr. Olaf Kleist du Centre de recherche allemand pour l'intégration et la migration. Environ deux tiers de ceux qui ont fui en 2015, 2016 ont un emploi permanent ou une formation, même s'il y a du retard chez les femmes. Dans l'ensemble, l'évolution a été beaucoup plus positive que ce qu'avaient imaginé les plus optimistes il y a quelques années."

24 août 2019

La destruction de l'Amazonie planifiée par le Président brésilien

Sans répit depuis le mois de juillet, la forêt amazonienne est en proie aux flammes. Depuis le 1er janvier 2019, pas moins de 75.336 foyers d'incendie ont été dénombrés. Un nombre beaucoup trop important, s'il ne s'agissait que d'une période de sécheresse (voir carte des feux). On savait déjà que le Président d’extrême droite Jair Bolsonaro encourageait le développement de l’agriculture et de l’exploitation minière sur les terres indigènes. Mais des documents inédits révèlent désormais des plans destructeurs pour la forêt amazonienne. Ces documents, publiés par le site openDemocracy, sont révélateurs d'une politique anti-environnementale manoeuvrée par le Président depuis le 1er janvier 2019. Il est question de projets concrets comme de "construire une centrale hydraulique sur la rivière Trombetas, un pont sur le fleuve Amazone et une autoroute au niveau de la frontière avec le Suriname."

Le chef indien Raoni a demandé, le vendredi 23 août, l’aide de la communauté internationale pour contribuer à « faire partir le plus vite possible » le Président brésilien, qu’il juge responsable des graves incendies en Amazonie. "Je pense que le Président français et d’autres forces internationales peuvent faire pression pour que le peuple brésilien fasse partir Bolsonaro et que le Congrès vote sa destitution", a-t-il ajouté. "Je demande une aide extérieure. Je veux qu’il y ait une mobilisation générale pour qu’on éteigne ces feux. On ne peut pas laisser brûler ça comme ça. C’est une catastrophe, ce qu’il est en train de faire avec nous" , a poursuivi le chef Raoni. "C’est lui qui excite ces gens, comme les fermiers. Ils l’écoutent. Il pensent qu’ils ont tous les droits et se mettent à brûler les forêts. Il en va ainsi pour les coupeurs de bois, les chercheurs d’or. Ils se lâchent tous car sa parole les pousse à détruire la forêt beaucoup plus vite", a-t-il accusé.

Quelque 700 nouveaux feux ont été enregistrés dans « le poumon de la planète » en 24 heures le jeudi 22 août, selon les chiffres communiqués vendredi par l’Institut national de recherche spatiale (INPE), un organisme brésilien qui observe la déforestation en Amazonie.

Sources : La Libre, OpenDemocracy, ParisMatch

Interview de Raoni sur Arte.

10 août 2019

Le silence et l'indifférence

"A quel avenir peut prétendre une civilisation incapable d'accueillir la détresse d'autrui ? C'est la question que nous pose le philosophe Vincenzo Sorrentino, alors que des centaines de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes frappent chaque année aux portes de l'Europe, après avoir fui des situations dramatiques - guerres, pauvreté, dictatures. Or, aujourd'hui, chez beaucoup d'entre nous, cynisme, silence et indifférence s'imposent comme les seules réponses valables, l'emportant sur l'accueil et la compassion. Il faudra pourtant le dire: en refusant d'écouter la victime qui demande de l'aide, on se fait complice de son bourreau."

- Vincenzo Sorrentino, Docteur en philosophie à l'Université de Pérouse.

7 janvier 2019

Les 10 fakes les plus marquants de la propagande russe pour 2018

"Grâce à l’imagination des propagandistes russes, l’année écoulée a été riche en fakes. Pour mieux comprendre quelle image de l'Ukraine ils cherchaient à fabriquer, imaginez des Ukrainiens-antisémites qui jouent avec un Hitler en peluche et construisent une église qui est un équivalent d'un «Daesh chrétien»." C'est une lecture éclairante qui illustre comment les médias pro-Kremlin orchestrent la haine envers les ukrainiens.

5 janvier 2020

La société se polarise

Notre société est-elle en train de se polariser dangereusement ? Il semblerait que nous ne soyons plus capables de réfléchir à nos positionnements sur des nuances de gris, et que, par conséquent, nous nous réfugions sur le "tout noir" ou le "tout blanc". Un danger pour la démocratie.

Les exemples sont nombreux: technophiles contre technophobes, médecine moderne contre médecine naturelle et charlatanisme, Team Greta contre Team Anti-Greta, ... Tout se passe comme si, dans l’état actuel des choses, les deux seules opinions exprimables étaient des généralisations, ultra-polarisantes. Comme si nous n’avions plus les outils pour penser les faits de société et que, par conséquent, par défaut, nous tendions vers les extrêmes. Comme si nous n’étions plus capables de réfléchir à nos positionnements sur des nuances de gris, et que, par conséquent, nous nous réfugions sur le "tout noir" ou le "tout blanc".

Peut-être est-ce la faute des réseaux sociaux et de leurs algorithmes ? C’est vrai qu’ils tendent à nous exposer uniquement aux informations qui vont dans notre sens, provoquant un "biais de confirmation" perpétuel. Peut-être est-ce la faute des médias traditionnels qui semblent préférer des positions tranchées et binaires : les "pour" et les "contre". Un débat télévisé semble "objectif" s’il met en scène deux camps symétriquement opposés. Peut-être assiste-t-on également à une crise identitaire: tout choix tend à devenir une identité, un camp, un groupe d’appartenance.

Le danger est que cette polarisation sied mal avec l’idée de démocratie. Le XXe siècle l’a bien montré. Allons-nous vers l'éclametent de notre société, qui pourrait amener à des catastrophes ? Allons-nous perdre une pensée libre, qui propose une opinion construite sur le cas par cas, adaptée à la réalité, et qui ne se raccroche pas aux polarisations existantes ? 

Source: Extraits choisis de La Libre, une opinion d'Yves Patte, sociologue et entrepreneur.

"Tout se radicalise. La bêtise, la violence, la haine... [...] Il est urgent de radicaliser la bienveillance." - Didier Van Cauwelaert

Voir aussi le livre de Francis Wolff: Plaidoyer pour l'universel.

4 janvier 2020

Les femmes ont changé le monde

Le documentaire "Women of Impact : Changing the World" du National Geographic reprend des interviews de plus de 40 femmes qui ont brisé les frontières et créer l'histoire. Ce sont des femmes influentes du monde entier qui ont travaillé dans diverses disciplines, elles sont devenues incontournables dans leur domaine et ont changé le monde.

Dans ce documentaire, nous découvrons des exemples de la façon dont les femmes ont obtenu des droits, des protections et des opportunités au cours du siècle dernier. Nous rencontrons aussi des cas où les femmes ont vécu le contraire : des droits refusés, des opportunités manquées, des vulnérabilités exploitées, des contributions ignorées.

Ellen Pao est une investisseuse en technologie et défenseuse de la diversité. A la question "Quel est le plus important défi auquel les femmes sont confrontées aujourd'hui ?", elle répond: "Être traitées équitablement, en fonction de leur capacité à contribuer, en fonction de leurs compétences. Être acceptées comme égales."

De nos jours, où que vous regardiez, les femmes atteignent des postes plus élevés: dans les affaires, les sciences, le droit. Et elles sont vues et entendues pour elles-mêmes, car les médias sociaux leur permettent de mettre fin à des systèmes patriarcaux qui les étouffaient autrefois.

Aujourd'hui, les chiffres racontent vraiment une histoire de changement. De nombreuses femmes se prennent en main et changent le monde. Le nombre de femmes élues a considérablement augmenté dans les pays développés et en développement du monde entier.

Source: Extraits choisis de National Geographic

12 décembre 2019

Les pires atrocités toujours pas condamnées

"Aung San Suu Kyi a été envoyée pour mentir. L'armée et la police de la Birmanie nous ont torturés. Et elle n'est allée à la Cour internationale de Justice que pour sauver l'armée." - Abdur Rahim, réfugié rohingya au Bangladesh.

Des enquêteurs de l'ONU retiennent la qualification de génocide pour la tragédie qui frappe les Rohingyas. Depuis août 2017, quelque 740.000 d'entre-eux se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir les exactions de l'armée et de milices bouddhistes.

Source : Euronews

3 octobre 2018

La semaine du commerce équitable avec Oxfam

La semaine du commerce équitable, du 3 au 13 octobre, sera l'occasion pour Oxfam Magasins du monde de lancer une pétition pour un secteur du cacao plus respectueux des droits humains et de l'environnement. L'organisation souhaite que la Belgique, en tant que deuxième exportateur de chocolat au monde, prenne ses responsabilités.

"Les entreprises et les gouvernements sont conscients de ces fléaux. Pourtant le travail des enfants et la déforestation massive ne diminuent pas. Que du contraire. Tant qu'on ne s'attaque pas à la source du problème c'est-à-dire à l'extrême pauvreté des agriculteurs, rien ne changera", souligne Pierre Santacatterina, directeur-général d'Oxfam-Magasins du monde.

Le Ghana et la Côte d'Ivoire représentent 60% de la production de cacao mondial et pourtant un paysan ne gagne que 0.67 euro par jour. En outre, plus de deux millions d'enfants fournissent un travail lourd et dangereux dans les champs et les plantations. Enfin, 85% des forêts de la Côte d'Ivoire ont disparu, dont 30% dû à la culture du cacao entre 1990 et 2015. Trois enjeux dès lors, selon Oxfam: garantir un salaire décent pour les cultivateurs de cacao, interdire le travail des enfants et mettre fin à la déforestation dans la forêt tropicale ouest-africaine. Retrouvez l'article dédié à la campagne sur le site Oxfam.

Voir aussi l'article de La Libre "De petits efforts pour de grands effets", ainsi que les reportages d'Arte sur le commerce équitable.

6 septembre 2018

L'aide au développement est un leurre

Bien loin de contribuer à atténuer les inégalités, l’argent versé par les pays riches aux pays du Sud sert d’abord à exercer une influence politique et commerciale, en plus d’entretenir le cercle infernal de la dette, dénonce un journaliste de The Observer. Les cinq pays les plus pauvres du monde, d’après le PIB par habitant, sont la république démocratique du Congo, le Mozambique, l’Ouganda, le Tadjikistan et Haïti. On pourrait donc en déduire que ces États sont parmi les principaux destinataires des aides britanniques au développement. Mais il n’en est rien, puisque ce sont le Pakistan, la Syrie, l’Éthiopie, le Nigeria et l’Afghanistan. Pas un des cinq pays les plus pauvres ne figure sur la liste des dix premiers bénéficiaires des fonds accordés par le Royaume-Uni. Les pays qui perçoivent actuellement le plus de fonds britanniques sont des marchés de première importance. Voir la source.

Voir la carte des inégalités dans le monde du Courrier international.

Voir aussi mon précédent billet "Les dégâts de nos politiques économiques Nord-Sud".

26 août 2018

La distorsion de la réalité est-elle notre avenir à tous ?

Quel est le plus grand danger pour notre civilisation ? Que plus personne ne croie en rien ou que tout le monde avale des mensonges sans broncher ? Si nous ne prenons pas immédiatement des mesures pour protéger notre écosystème des informations, nous allons bientôt le découvrir. Fonçons-nous droit vers une "infocalypse", un effondrement catastrophique du marché des échanges des idées ?

Le constat

Les progrès en matière de technologies de la communication et d’intelligence artificielle sont tels qu’il est désormais possible de créer des contenus audio et vidéo dont les conséquences peuvent être catastrophiques: par exemple la vidéo d’un dirigeant qui ordonne une frappe nucléaire. Les fake news sont fabriquées de manière de plus en plus sophistiquée, ce qui rend leur identification difficile. Mais cela reste possible, et la résistance doit maintenant prendre forme, selon le chercheur américain Aviv Ovadya.

Les médias et les réseaux sociaux continuent de valoriser la désinformation, le sensationnalisme et les clashs artificiels au détriment de la réalité, de la transparence et de la cohésion citoyenne. Une part importante des informations les plus lues par le biais des réseaux en ligne sont inexactes ou trompeuses. Facebook et les autres ont commencé à prendre cette menace très au sérieux, mais la prochaine menace qui nous attend – la distorsion de la réalité – approche à grands pas.

Le devoir des citoyens et des institutions est de faire confiance aux bonnes personnes et d'écarter les bonimenteurs. Les gouvernements, qui représentent les citoyens, doivent rendre des comptes, et la transparence nécessite en retour une certaine capacité de discernement. Mais la technologie est en train de démolir cet édifice du savoir, et si nous n'agissons pas rapidement, nous atteindrons bientôt un point de non-retour. Alors que les machines sont de plus en plus intelligentes et que les moyens technologiques prennent de l'ampleur, notre écosystème de l'information n'a jamais été aussi vulnérable.

Les mesures

Alors que pouvons-nous faire ? Pour faire simple, l'industrie, la société civile et les gouvernements doivent investir massivement, afin de bien comprendre les menaces qui pèsent sur notre écosystème informatif et de pouvoir mieux les endiguer. Et c'est tout de suite qu'il faut agir. La nature de ces menaces va changer très rapidement ces prochaines années et elles prendront des formes différentes selon les régions et les réseaux.

Nous devons chercher par tous les moyens à mettre en place des systèmes capables de déterminer efficacement si les images d'une vidéo sont réelles ou si elles ont été retouchées. L'objectif étant de pouvoir offrir cette information vérifiée au consommateur qui se trouve en bout de chaîne. C'est très important pour les journalistes, les diplomates, les tribunaux et les dirigeants politiques. Très rapidement, nous allons avoir besoin de concevoir et de déployer une énorme quantité de moyens techniques afin de pouvoir certifier qu'une vidéo a bien été tournée à un moment donné et dans un lieu qui existe.

Les réseaux sociaux et même les navigateurs vont devoir incorporer ces certificats d'authenticité à leur système afin qu'il y ait un vrai impact sur les utilisateurs. Ils vont devoir jouer sur les mécanismes psychologiques qui régissent notre capacité à discerner le vrai du faux, car il est peu probable que le simple fait d'indiquer qu'il existe un trucage soit suffisant.

Le département de la Défense américaine s'est décidé à lancer la guerre contre les fake news vidéo en lançant le programme Media Forensics, annonce la MIT Technology Review le 7 août 2018.

L'espoir

Un accès à de meilleures données, un travail de pédagogie auprès du public pour l'aider à affiner son jugement et une vérification des informations afin d'établir des vérités de référence, ce genre d'effort pourrait être constant et permettrait de répondre de manière adéquate aux nouveaux problèmes rencontrés et aux nouveaux réseaux informatifs. C'est une bataille indispensable à mener. C'est un pari sur l'avenir si nous voulons éviter une "infocalypse".

Extraits choisis et remaniés de l'article du Courrier International, numéro 1451 du 23 au 29 août 2018.

Article original du Washington Post "What’s worse than fake news? The distortion of reality itself."

15 août 2018

L'espoir d'une vie meilleure

"C'est très risqué d'être une migrante", confie Micaela, 24 ans, au lendemain de sa troisième expulsion des Etats-Unis. "Le plus affreux c'est la traversée par le désert", dit-elle. "J'ai manqué de nourriture et d'eau, alors j'ai dû me rendre aux autorités".  Elle n'a sur elle aucun objet personnel, ni un sou en poche. Des vêtements lui ont été donnés dans ce refuge pour migrants.

Elle est originaire du Chiapas (sud), l'Etat le plus pauvre du Mexique. C'est la troisième fois que Micaela tente de franchir cette année la frontière pour rejoindre son mari, qui vit de l'autre côté clandestinement depuis deux ans. Elle a payé en mars 1.500 dollars à un passeur pour traverser le Rio Grande, mais elle a été stoppée par la patrouille frontalière et détenue pendant six jours.

La prochaine fois elle risque 20 ans de prison, l'ont prévenue les autorités américaines.

Extrait choisi de l'article "Andrés Sanchez, 18 ans: Etre migrant, c'est être rejeté" de la Libre.

24 juillet 2018

Les vêtements, source de pollution et d'exploitation

Les fabricants de vêtements sont régulièrement pointés du doigt, accusés de ne pas respecter les droits sociaux des employés et de nuire à l’environnement. Chaque année, 130 milliards de pièces de textile sont produites. Dans le monde, 25% des pesticides servent à cultiver le coton nécessaire à cette production. Le textile requiert également beaucoup d’eau. Il faut 2.700 litres pour produire un tee-shirt (culture et fabrication), et entre 7.000 et 11.000 litres pour un jeans. Le polyester, utilisé pour la conception de vêtements très bon marché, est issu du pétrole: il en faut 1,5 litre pour produire 1 kg de cette matière. Un rapport de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature), prévient qu’à chaque lavage, cette matière relâche des microparticules qui terminent dans l’environnement. Source: Metro.

Des militants d’Oxfam-Magasins du monde et achACT (Actions Consommateurs Travailleurs) tentent d’interpeller les consommateurs sur le manque de transparence des conditions de travail des fournisseurs de la chaîne de magasins irlandaise, Primark, spécialisée dans la distribution de vêtements à bas prix. L’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, qui a entraîné la mort de 1.100 morts et fait 2.500 blessés, a mis en lumière les conditions de travail effroyables des ouvriers textiles. Et pourtant, cinq ans après, l’opacité règne encore. Beaucoup de jeunes sont très friands des vêtements proposés à bas coûts. Pour Oxfam-Magasins du monde, cette action s’inscrit aussi dans une campagne "Une autre mode est possible", qui propose des alternatives pour s’habiller de manière plus éthique et plus respectueuse de la planète. Source: Metro.

Voir l'article "Il faut prendre conscience qu’un vêtement bon marché est source d’exploitation".

6 octobre 2019

La nécessaire solution européenne

Carola Rackete a déclaré: "(La migration en mer Méditerranée doit être vue) comme un problème européen, qui nécessite une solution européenne. Ce n'est pas une question d'individus, c'est un problème systématique." Pour elle, il est nécessaire de mettre fin à la criminalisation des humanitaires en mer Méditerranée. Source: Euronews

30 septembre 2019

L'appel du Pape à la communauté internationale

"Les pays en développement continuent d'être vidés de leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés. Les guerres ne touchent que certaines régions du monde, mais les armes de guerre sont produites et vendues dans d'autres régions, qui, elles, ne veulent pas accueillir les réfugiés générés par ces conflits." - Pape François

17 juin 2018

La difficulté d'un jugement modéré

Notre société médiatique aux jugements frénétiques ne sait plus prendre la mesure des choses. Trop habitué à juger avec "j'aime" ou "j'aime pas", elle n'est plus vraiment capable de prendre du recul et de savoir mettre de la nuance. Les médias courent après l'information pour la publier au plus vite; et d'un morcellement inévitable de l'information, ils ne savent plus nous présenter une vision globale dont nous avons besoin pour construire nos opinions sur le monde. Le traitement polémique de l'actualité par nos médias traditionnels confortent une vision peu nuancée de la réalité, qui renforce les clivages d'opinions, et par extension ceux de la société.

22 février 2020

La journaliste courage

Il y a 8 ans, le 22 février 2012, mourait une journaliste américaine particulèrement remarquable. Marie Colvin, dont un biopic sur sa vie a été réalisé en 2018, est décédée à Homs en Syrie où elle tentait de témoigner de la guerre pour le journal Sunday Times. Elle a reçu plusieurs prix journalistiques. Voici quelques citations de cette femme de conviction et de courage.

Our mission is to report these horrors of war with accuracy and without prejudice. We always have to ask ourselves whether the level of risk is worth the story. What is bravery, and what is bravado? Journalists covering combat shoulder great responsibilities and face difficult choices. Sometimes they pay the ultimate price.

Our mission is to speak the truth to power. We send home that first rough draft of history. We can and do make a difference in exposing the horrors of war and especially the atrocities that befall civilians.

Be passionate and be involved in what you believe in, and do it as thoroughly and honestly and fearlessly as you can. 

9 mai 2018

Les valeurs de l'Union européenne

En ce jour anniversaire de l'Europe, je trouve intéressant de se rappeler quelles en sont les valeurs fondatrices :

Article 1 bis

L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.

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