Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Regards sur...
Publicité
27 mars 2019

L'UE tente de combattre la désinformation

Dans le but d'empêcher les manipulations d'informations au sujet des élections européennes de mai 2019, l'UE intensifie ses efforts pour contrer la désinformation, protéger ses systèmes démocratiques et les débats publics. Déjà en décembre 2018, Mme Federica Mogherini, s'exprimait en ces termes:

"Une saine démocratie repose sur un débat ouvert, libre et équitable. Il est de notre devoir de protéger cet espace d'expression et de ne permettre à personne de semer la désinformation, qui alimente la haine, la division et la défiance à l'égard de la démocratie. Nous sommes l'Union européenne, et en cette qualité, nous avons décidé d'agir ensemble et d'intensifier notre riposte, de promouvoir nos principes et de renforcer la résilience de nos sociétés, à l'intérieur de nos frontières comme dans notre voisinage. C'est la manière proprement européenne de relever l'un des défis majeurs de notre époque."

Source: Europa.eu

Deux sites web indispensables :

https://factcheckeu.info/fr/
https://euvsdisinfo.eu/

Publicité
26 mars 2019

Les valeurs de la Science mises à mal par son propre système

"La désaffection chronique pour les sciences ne me semble pas se résorber [...]. L’abandon de la science par dégoût du système s’amplifie, parce que nous n’avons pas pris la mesure du changement révolutionnaire d’attitude dont la science a besoin. Les déçus du système recherchent de la vérité, de l’authenticité, de l’humanité, de la durabilité là où "l’excellence" ne les valorise pas. Oui, les jeunes en science se rebellent, et voici pourquoi ils ont raison. 

La science d’aujourd’hui est mise à mal par les travers de l’économie de la connaissance et d’une compétition destructrice. Les thésards travaillent pour arracher une sacro-sainte publication, dont ils se rendent vite compte qu’il ne s’agit plus guère que d’un produit économique [...]. La recherche doit s’inscrire dans la durabilité de l’individu, dans le bien commun, et pas dans l’exploitation commerciale. Pour faire reculer l’obscurantisme, la science ne doit pas être brillante selon les indicateurs. Non, elle doit être lumineuse pour l’être humain."

Source: Une opinion de André Füfza, professeur au département de Mathématiques de l'Unamur, parue dans La libre.

21 février 2019

L'adolescente qui défie les politiques

"Si vous continuez à nous dire que nous gâchons le temps que nous devrions passer en classe, permettez-moi de répondre que nos dirigeants ont gaspillé des décennies dans le déni et l’inaction. Si vous pensez que nous devrions rester dans nos classes, nous vous suggérons de prendre notre place dans les rues. Faites grève. Ou rejoignez-nous, cela accélérera ainsi le processus. Nous dire que tout ira bien en continuant à ne rien faire du tout, ce n’est pas correct vis-à-vis de nous." - Greta Thunberg, 2019
Source: La Libre

18 février 2019

Les 7 clés de la libération intérieure

1. S’exprimer : ce que l’on réprime s’imprime
2. Dédramatiser : ce à quoi l'on résiste persiste
3. S’enraciner : ce que l’on fuit nous poursuit
4. Lâcher prise : ce qui nous affecte nous infecte
5. Se responsabiliser : ce à quoi l'on fait face s’efface
6. Imaginer : ce que l’on visualise se matérialise
7. Rayonner : ce qui émane de nous, nous revient à tous les coups

29 janvier 2019

La crise migratoire européenne n'en est pas une

Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, fustige "l'incapacité de l'Union européenne à gérer les questions migratoires" alors qu'elle a "le devoir d'accueillir des personnes qui fuient la guerre ou les persécutions." Il déplore que "tout le mécanisme de sauvetage en Méditerranée se retrouve limité" et espère que "les élections européennes nous permettront de passer à une étape où nous pourrons avoir cette discussion sérieuse."

A la question "l'Europe fait-elle toujours face à une crise migratoire ?", il répond : "Quand on regarde les chiffres, les réfugiés déplacés représentent environ 70 millions de personnes dans le monde, 85 à 90% ne sont pas en Europe, ni en Amérique, ni en Australie, ils sont dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. C'est donc là que se situe la crise. Je dis que ce n'est pas une crise [pour l'Europe] comparée à ce que vivent le Liban ou le Bangladesh avec beaucoup moins de ressources. [L'agence Frontex confirme également qu'il n'y a pas de crise migratoire en Europe]. Alors, bien sûr, nous avons vu des gens arriver en Europe en grand nombre à un moment donné. C'était critique et cela n'a pas été bien géré. La crise s'est alors aggravée et elle a été politisée, ce qui l'a rendue encore plus sérieuse et ce de manière irréversible."

"Je ne vais certainement pas blâmer Angela Merkel qui a fait ce qu'il fallait à mon avis: elle a montré que l'Europe donne encore de la valeur à la solidarité. Le problème [politique] est que quand elle a fait cette fameuse déclaration selon laquelle les Syriens seraient les bienvenus en Allemagne - et n'oublions pas que les Syriens fuyaient une guerre atroce à l'époque -, le reste de l'Europe n'a pas suivi. Le reste de l'Europe n'a pas partagé cette vision. L'Allemagne a été laissée seule avec cette responsabilité."

"Il faut de la cohésion, travailler ensemble et dépolitiser l'ensemble du phénomène."

"L'échec doit être attribué à l'incapacité de l'Europe à gérer ces questions. L'Europe a le devoir d'accueillir les personnes qui fuient la guerre et les persécutions. Ce n'est donc pas un choix à mon avis, c'est une valeur européenne. C'est une obligation européenne, également en vertu du droit international. Mais en s'y conformant, l'Europe doit être mieux organisée et c'est là que nous en revenons à la politisation. C'est devenu tellement politisé que le moindre petit bateau errant en Méditerranée avec 20 personnes à bord devient un drame européen."

"Et vous avez certainement remarqué qu'aujourd'hui, en Europe, c'est à celui qui en fera le moins possible pour accepter ces personnes et s'en occuper plutôt qu'à celui qui sera le plus généreux. A l'époque de Noël, [deux bateaux erraient en Méditerranée] : des conditions difficiles pendant environ trois semaines, 49 personnes venant d'un continent de 500 millions d'habitants qui voulaient rejoindre l'une des régions les plus riches du monde. Alors où est le problème ?"

"Cela fait partie des valeurs de l'humanité de sauver ceux qui sont en détresse en mer. La part de ceux qui perdent la vie augmente [nombre de victimes], c'est absolument inacceptable !"

L'intégralité de l'interview sur Euronews.

Publicité
15 janvier 2019

Les pistes pour combattre les maux de nos démocraties

Plutôt que de se perdre en jugements interminables, retrouver l’empathie et faire vivre nos valeurs démocratiques.
Plutôt que de vivre comme un robot et un consommateur, retrouver le plaisir des activités humaines pleines de sens.
Plutôt que d’acheter le dernier objet technologique, revenir à des soirées de discussion en famille.
Plutôt que de donner de l’importance à notre image, comprendre que cela ne sert que notre ego.

Plutôt que de penser individuellement, retrouver le goût d’une approche solidaire.
Plutôt que d’acheter toujours les biens les moins chers, faire vivre décemment les paysans du Sud.
Plutôt que d’attendre les catastrophes climatiques, prendre résolument le chemin de l’écologie.
Plutôt que de se sentir impuissant face aux injustices du monde, apporter aujourd’hui notre pierre à l’édifice.

Plutôt que de suivre des médias abêtissants, s’informer quotidiennement auprès de sources de qualité.
Plutôt que d’assister à l’inaction coupable de nos politiques, réclamer des décisions courageuses pour notre avenir.
Plutôt que d’élire des dirigeants populistes, donner nos voix à des hommes d’état humanistes et responsables.
Plutôt que de voir l’étranger comme une menace, prendre résolument le chemin d’une société libérée de la xénophobie.

Plutôt que d’espérer rester entre nous, se convaincre que l’avenir sera multiculturel.
Plutôt que de viser toujours la croissance, savoir que demain le partage des ressources sera nécessaire.
Plutôt que de penser la démocratie comme inévitable, savoir que nos valeurs seront toujours attaquées.
Plutôt que d’espérer une convergence entre les civilisations, dégager un consensus mondial sur les questions vitales pour l’humanité.

31 décembre 2018

Le rappeur activiste qui s'engage pour l'environnement

Xiuhtezcatl Martinez est un militant écologiste autochtone, artiste hip-hop et jeune directeur de "Earth Guardians", un organisme mondial pour la conservation. Martinez pose la question : Quel héritage voulons-nous laisser ? Il se décrit comme “un rappeur déguisé en activiste” et souhaite être à la fois un artiste, un homme qui sert sa communauté et quelqu’un qui change le monde.

Partisan de la planète depuis l'âge de cinq ans, Martinez a prononcé un discours devant les Nations Unies, le 29 juin 2016. Devant les représentants de 200 états, il déclare: « Je m’adresse à vous au nom de toute ma génération. La vie est un don merveilleux qui nous a été fait. Il est de notre responsabilité de la protéger. C’est le futur de nos enfants, de vos enfants, qui est en jeu. » A la COP21, Martinez a apporté des dizaines de milliers de signatures de jeunes Earth Guardians à Ban Ki-Moon et à d’autres dirigeants internationaux.

Pour Martinez, il faut en priorité faire comprendre aux jeunes qu’ils doivent prendre le pouvoir et passer à l’action. Il a écrit un livre, We Rise, pour encourager les jeunes de tous les horizons à participer aux efforts de protection de la Terre et de ses ressources. Rempli d'informations pertinentes et opportunes sur le changement climatique, la pollution et les efforts pour atténuer ces maux, le livre est un bon guide pour les adolescents souhaitant être mieux informés ou impliqués.

"La planète a été là bien avant nous, et continuera à l’être longtemps après que nous aurons été anéantis. Le plus grand défi auquel nous faisons face est de changer la conscience humaine, pas de sauver la planète. La planète n’a pas besoin d’être sauvée. Nous, en revanche, oui."

Martinez en est convaincu, seule la mobilisation des citoyens peut changer le cours des choses. « Je n'ai aucun espoir en nos leaders mondiaux. Vingt ans de négociations aux Cop, et toujours rien ! Ils ne vont rien changer. » Martinez est aujourd'hui l’un des 21 plaignants impliqués dans l’affaire Juliana v. United States. Ils tiennent le gouvernement fédéral responsable de mettre en péril notre avenir et de refuser d'agir pour lutter contre le changement climatique. Ils réclament le droit à un air pur, à une eau saine et à un avenir en bonne santé.

"Le changement climatique aura un impact sur la qualité de vie de notre planète pour les générations futures. Ce sont nos jeunes, ceux dont l’engagement envers les causes de la durabilité, de la conservation et de la préservation, conduiront le changement dont nous avons désespérément besoin. Xiuhtezcatl, à travers son art, informe et galvanise un nouveau mouvement de leaders prêts à devenir notre meilleur espoir pour un avenir meilleur." - Leonardo di Caprio

A consulter: source 1, source 2.

26 décembre 2018

Le combat impérieux et extrême d'une écologiste

Woman at war. C'est l'histoire d'une activiste écolo qui déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium défigurant son pays. Convaincue de l'urgence d'agir pour l'environnement, elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande. Ses coups d’éclat mobilisent toutes les énergies d’une police islandaise dépassée, et même le gouvernement doit réagir pour préserver un contrat très polluant passé avec les Chinois.

C'est un drame jubilatoire où plusieurs situations cocasses et l'omniprésence de trois musiciens, interprétant la bande son, ajoutent une légèreté comique aux scènes du film. Le long métrage marque les esprits par les actes de cette cinquantenaire, bien intégrée dans sa communauté; mais aussi par la pertinence du propos, alors que les actes de protection de la planète de nos politiciens et industriels se font attendre. Ce film islandais de Benedikt Erlingsson a obtenu le Prix Lux 2018 décerné par le Parlement européen.

Radicalement actuel par sa thématique, ce film fait s'affronter les extrêmes de notre société et pose indirectement la question sur ce qui est illégal et amoral: empêcher une entreprise de polluer ou exploiter toujours plus notre Terre déjà exsangue ? La fin ouverte laisse également présagée de ce qui attend nos environnements côtiers, comme une métaphore pertinente de notre impact sur le climat mondial. Source.

19 décembre 2018

Les autocrates apprennent à manipuler la démocratie

« Les nouveaux populistes ont retenu les leçons des dictatures passées. Le scénario est toujours le même. Ils attisent les frustrations et la haine. Ils stigmatisent les minorités pour construire leurs majorités. Une fois élus, ils sabordent l’indépendance de la justice et la liberté de la presse, avec l’aide de la police et de l’armée et à grand renfort de fake news. Ils échappent ainsi à tout contrôle. Les élections deviennent anecdotiques et les droits de l’homme insignifiants. »

« Les autocrates apprennent à manipuler la démocratie, ils se débarrassent de l’opposition, musellent la presse, enferment les dissidents. Puis, ils organisent des élections, et chose incroyable, ils l’emportent. Souvent, le reste du monde considère que les élections se sont tenues dans des conditions convenables et reconnaît la légitimité du pouvoir élu. La démocratie est ainsi minée de l’intérieur. Dans le monde entier, des petits Trump appliquent la même recette avec toujours plus de succès et peu de dirigeants occidentaux actuels ont à la fois l’autorité morale et l’envergure nécessaire pour s’opposer à ces autocrates. » - Kenneth Roth, Human Rights Watch

Source : Documentaire Arte « Inviolable – Le combat pour les droits de l’homme »

"Adolf Hitler accéda au pouvoir le 30 janvier 1933. Il a obtenu le pouvoir et le poste de chancelier à la suite d’élections démocratiques. Une fois aux commandes, il allait détruire la démocratie. Ce qu’il fit en à peine quelques mois. Il fit miroiter aux citoyens une société revigorée, fière, plus juste et fermement allemande. Il voulait faire rentrer l’Allemagne dans les rangs des grandes puissances de l’Europe. Il fit ouvrir de grands chantiers et déclara redonner du travail aux chômeurs.

Le Führer proposait une autorité empreinte de visions et de rêves. Ce faisant, il touchait à quelque chose de profond dans la psyché humaine. Son discours collait déjà parfaitement au mélange de colère, de peur et de ressentiment animant son public. Simplicité et répétition étaient ses armes oratoires. Pas besoin de programme, juste attiser les braises de la rancœur. Hitler l’a d’ailleurs écrit lui-même très clairement dans Mein Kampf : « L’art de tous les grands chefs populaires a toujours consisté à concentrer l’attention des masses sur un seul ennemi, car les grandes masses sont aveugles et stupides. La seule chose qui soit stable, c’est l’émotion et la haine. »

Le 28 février 1933, un décret suspend les droits de tous les citoyens allemands en autorisant leur « détention préventive ». Les journaux sont fermés, les communistes emprisonnés, assassinés, les rassemblements politiques interdits et l’on n’entend que le son de la radio de Goebbels. A peine est-il nommé chancelier qu’il organise de nouvelles élections législatives, pour renforcer le poids de son mouvement sur le pays. Il réussit à faire voter une loi qui lui donne les pleins pouvoirs. Le camp de Dachau ouvre. Le 29 mars, les libertés fondamentales sont abolies, la mise au pas de la nation allemande commence. Les camps de travail se remplissent, les partis politiques sont interdits, les syndicats, dissous." La suite, nous la connaissons.

Source : Extraits remaniés du livre « Lorsque j’étais quelqu’un d’autre » de Stéphane Allix.

18 décembre 2018

Le Pacte mondial pour les réfugiés

Ce lundi 17 décembre, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté, à une écrasante majorité de 181 pays, un Pacte mondial pour les réfugiés.

«Dans notre monde, qui renvoie souvent aux personnes dans le besoin, qui a honteusement politisé même la douleur de l’exil, qui a diabolisé et continue de diaboliser les réfugiés et les migrants et parfois même seulement les étrangers, ce pacte, en synergie avec l’autre pacte, le Pacte sur les migrations, peut réellement représenter concrètement un nouvel engagement en faveur de la coopération internationale », a déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Le Pacte représente « un nouvel engagement en faveur de valeurs partagées de solidarité et la recherche de solutions justes et durables pour les personnes défavorisées ».

Le document comprend quatre objectifs essentiels: alléger les pressions exercées sur les pays d'accueil; accroître l'autonomie des réfugiés; élargir l'accès à des solutions faisant appel à des pays tiers; et aider à créer dans les pays d'origine les conditions nécessaires au retour des réfugiés dans la sécurité et la dignité.

Plus de 25 millions de personnes ont passé des frontières pour échapper à la guerre, à la persécution ou à la violence. 85% sont accueillis par des pays à revenu faible ou intermédiaire dont les services et infrastructures sont souvent mis à mal par l'accueil de tant d'arrivants. Les pays hôtes ne devraient pas être laissés seuls à assumer cette charge. Il nous faut une réponse mondiale plus résolue où chacun joue son rôle en accueillant des réfugiés, en investissant dans leur cause et en allégeant la pression pesant sur les pays qui les accueillent. C'est l'objectif du pacte mondial sur les réfugiés.

Les réfugiés sont des personnes qui se trouvent en dehors de leur pays d'origine en raison de craintes de persécution, de conflits, de violences généralisées ou d'autres circonstances qui ont gravement perturbé l'ordre public et qui, par conséquent, nécessitent une protection internationale.
Un migrant est une personne qui change de pays de résidence habituelle, quels que soient le motif de la migration ou le statut juridique. « Je suis un migrant mais je n’ai pas eu à risquer ma vie sur un bateau qui prend l’eau, ni à payer des trafiquants. Une migration sûre ne peut pas être limitée à l'élite mondiale », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

Qui va financer ?
Le Pacte mondial pour les réfugiés inscrit la réponse dans une approche de partenariat beaucoup plus large. Il examine ce que le secteur privé, les communautés religieuses et les institutions financières internationales peuvent apporter sur la table. La Banque mondiale a mis en place un instrument financier spécifique pour les pays à faible revenu touchés par les déplacements forcés - 2 milliards de dollars sur plusieurs années - afin de traiter les conséquences socio-économiques des flux de réfugiés. Sources : ONU info du 16 décembre; ONU info du 17 décembre.

Qu'est-ce que le Pacte mondial pour les migrations ?
Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières est un texte qui reflète à la fois le point de vue des migrants, dont les droits de l’Homme sont réaffirmés et les attentes des États, y compris en termes de sécurité et de contrôle des frontières. Le Pacte prévoit ainsi que les États gèrent leurs frontières « selon le principe de la souveraineté nationale et dans le respect des obligations prévues par le droit international », tout en « prévenant la migration irrégulière ». Il repose sur le principe de la responsabilité partagée entre pays d’origine, de transit et de destination dans la gouvernance des flux migratoires. Il prévoit ainsi une coopération renforcée pour lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et pour démanteler les réseaux de passeur, au bénéfice des États comme des migrants. Source : France diplomatie.

16 décembre 2018

La jeune militante écologiste qui a bousculé la COP24

Une adolescente suédoise de 15 ans a décidé de se battre pour le climat et les générations futures qui devront subir et tenter de "réparer les dégâts" causés par les précédentes. Un combat qu'elle a porté en Pologne, où se déroulait la conférence sur le climat. Le nom de Greta Thunberg fait la une de l'actualité en Suède. C'est là-bas, depuis Stockholm, que cette adolescente s'est impliquée pour le climat. A tel point que la jeune fille a réussi à se faire entendre à la COP24.

La célébrité de cette jeune fille a débuté en septembre 2018 quand, après un été particulièrement chaud en Suède, elle a commencé à manifester, seule, chaque semaine, devant le parlement suédois. Son but ? Que le gouvernement respecte les promesses faites à Paris. Dans une vidéo, elle invite les autres à faire pareil : "Où que vous soyez, qui que vous soyez, on a besoin de vous maintenant. S'il-vous-plaît, faites la grève du climat avec nous. Mettez-vous devant votre parlement ou votre représentation locale, même si c'est un court instant, pour leur dire qu'on veut de l'action pour le climat". A Katowice, la jeune fille n’a pas ménagé ses efforts pour donner son point de vue, y compris à la tribune de l’ONU devant les délégués du monde entier. "Vous parlez seulement de cette éternelle croissance verte, parce que vous avez trop peur d’être impopulaires", dénonce-t-elle à la tribune.

Pour donner l'exemple, Greta Thunberg a décidé de ne plus manger de viande. Elle a également réussi à convaincre ses parents d'installer des panneaux solaires et de cultiver un potager. "C'est nous qui devrons vivre dans ce monde. Si je vis jusqu'à 100 ans, je serai vivante en 2103, et c'est dans longtemps", dit-elle dans les couloirs de la 24e conférence de l'ONU sur le climat à Katowice, où elle multiplie les conférences de presse à l'initiative d'une association mondiale de scientifiques engagés dans la défense de l'environnement. "Nous devrons vivre avec le bazar que les précédentes générations ont créé. Nous devrons réparer les dégâts pour eux. Ce n'est pas juste", poursuit-elle. "Je pense que nous, les enfants, nous devrions nous mettre en colère et faire entendre notre voix et rendre toutes les générations responsables de ce qu'elles ont créé."

Ecoutez-la vous expliquer ce qu'elle pense et ce qui la motive dans cette vidéo. Greta repart fatiguée de cette COP mais motivée par le soutien d’enfants de Norvège, d’Allemagne, du Canada et d’Australie… Nous n'avons pas d'autres choix que de tous nous y mettre ! Sources: France Info et LCI

15 décembre 2018

L'action conjuguée contre la déforestation a fait plier Wilmar

Après une campagne internationale de Greenpeace, l'entreprise Wilmar a publié un plan d’action détaillé pour cartographier et surveiller ses fournisseurs d’huile de palme en Indonésie. Elle compte utiliser des satellites pour surveiller tous ses fournisseurs d’huile de palme, qui ne pourront plus cacher la déforestation dont ils sont responsables. Les relations commerciales de Wilmar avec les producteurs qui détruisent les forêts devront être immédiatement suspendues.

Si ce plan est correctement mis en œuvre, il constituera une étape importante vers l’élimination de la déforestation dans la chaîne d’approvisionnement du géant de l’huile de palme, qui concentre 40% du commerce mondial de cette matière première. L’annonce de Wilmar met le reste du secteur sous pression. Les multinationales agroalimentaires et cosmétiques comme Mondelez, Nestlé et Unilever s’approvisionnent auprès de très nombreux fournisseurs et ont donc la responsabilité de pousser la filière huile de palme à mettre en place des engagements similaires.

L’annonce de Wilmar fait suite à une campagne internationale de Greenpeace pour mettre fin à la déforestation liée à l’huile de palme utilisée par les multinationales agroalimentaires et cosmétiques. Plus d’1,3 million de personnes ont signé la pétition de Greenpeace demandant la fin de la déforestation due à l’huile de palme. Au cours des trois derniers mois, des activistes de Greenpeace ont occupé une raffinerie de Wilmar en Indonésie et ont accosté à deux reprises un cargo transportant de l’huile de palme de Wilmar. Des militants ont aussi ciblé les différents sièges de Mondelez à travers le monde pour dénoncer le “goût déforestation” des biscuits Oreo. Source: Greenpeace

14 décembre 2018

La méditerranée victime particulière du réchauffement

Un rapport présenté aujourd'hui au sommet sur le climat (COP24) de Katowice (Pologne) prévient que le réchauffement climatique frappera particulièrement durement la région méditerranéenne et aura de graves conséquences économiques et environnementales. "Les effets du changement climatique sur la région méditerranéenne seront supérieurs à la moyenne mondiale. Cela aura des effets sur le bien-être humain en général", a déclaré Petteri Taalas, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Les températures ont déjà augmenté et les régimes pluviométriques ont changé, ce qui rend la région plus sèche. Un phénomène qui devrait se poursuivre pendant des décennies. Le niveau de la mer, après avoir augmenté d'environ 3 millimètres par an au cours des dernières décennies, continuerait à s'élever dans une fourchette de projections qui, d'ici 2100, oscillera entre 52 et 190 centimètres, en différents endroits de la côte.

La région méditerranéenne est l'une des "régions les plus impactées par le changement climatique dans le monde" en raison d'une combinaison de facteurs, allant de la pénurie d'eau à la désertification et aux activités agricoles. Mais aussi compris la concentration des activités économiques et démographiques dans les zones côtières. "Avec des ressources limitées et des conflits sociaux qui risquent de s'intensifier, on peut s'attendre à des migrations humaines à grande échelle", prévient le rapport, qui souligne que "les pays du sud et de l'est de la Méditerranée sont plus vulnérables". Source: Euronews.

Voir aussi l'état du réchauffement climatique en 2018.

12 décembre 2018

L'instrument pour traquer les attaques contre les démocraties

Les opérations d’ingérence du gouvernement russe constituent une menace pour la sécurité nationale des démocraties de l’espace transatlantique. Comprendre les modèles et l'évolution de ces opérations au cours des deux dernières décennies est essentiel pour les combattre.

Le centre de réflexion du German Marshall Fund a lancé un outil interactif pour analyser les interférences russes dans l'espace transatlantique. Cet instrument permet de cataloguer les opérations d'information, les cyberattaques, les menaces politiques ou économiques. Les Etats-Unis sont la principale cible de ces actions. Le tracker interactif répertorie plus de 400 incidents d'ingérence autoritaire dans 42 pays depuis l'année 2000. Source: Euronews.

2 décembre 2018

Le succès de la marche pour notre avenir climatique

Annoncée avec 42.000 inscrits encore dimanche matin, la marche pour le climat a dépassé les espoirs des organisateurs avec pas moins de 75.000 personnes présentes dans les rues de Bruxelles. Une marche qui s'est déroulée dans le calme, dans une ambiance familiale et bon enfant mais qui dénotait aussi une prise de conscience réelle des défis liés aux changements climatiques. Jeunes et moins jeunes étaient présents en masse pour défendre un avenir climatique meilleur que celui que les scientifiques nous prédisent si rien n'est fait MAINTENANT. De nombreux jeunes enfants avaient préparé des dessins qui ne laissaient pas indifférents. "Wake up" pouvions-nous lire sur les banderoles, comme un rappel à nos dirigeants belges pour une politique plus volontaire en matière de climat, pour des mesures structurelles qui feront la différence. D'autres sujets connexes étaient évoqués, comme le profit, le pétrole ou une société plus juste. Manifestement, cette initiative à toucher le coeur de nombreux wallons, flamands et bruxellois ce dimanche. Je suis content d'avoir participé.

23 novembre 2018

Les orangs-outans en danger à cause des biscuits Oreo

Une analyse de Greenpeace révèle que des fournisseurs du géant de l’alimentaire Mondelez, entre 2015 et 2017, ont détruit près de 25.000 hectares de forêts abritant des orangs-outans. La multinationale achète la majorité de son huile de palme à Wilmar International, qui s’approvisionne toujours auprès de producteurs responsables de déforestation. Mondelez s'était pourtant engagée, il y a presque dix ans, à se fournir uniquement en huile de palme Zéro Déforestation. 

Les scientifiques sont inquiets de la menace que fait peser la déforestation, due à la culture de l’huile de palme, sur les espèces animales en danger. L’année dernière, une étude concluait que le nombre d’orangs-outans de Bornéo avait diminué de moitié au cours des 16 dernières années. Aujourd'hui, ce sont trois espèces d'orangs-outans qui sont classées comme « en danger critique ». Ils sont au bord de l’extinction ... pour un biscuit.

11 novembre 2018

L'autocrate chinois à la conquête du monde

Xi Jinping, le secrétaire du parti communiste chinois se destine à devenir le dirigeant à vie de son pays. Victime de traumatismes et d'humiliations dans son enfance, il n'a eu depuis qu'un seul objectif, se lancer en politique et incarner l'esprit de son idole Mao Zedong. Pour s'assurer un plein succès, il table sur l'adhésion du peuple aux idées du parti ainsi que sur les bénéfices, pour ses citoyens, d'une économie toujours en croissance, un rêve de toute puissance. Sans état d'âme, les valeurs démocratiques, les droits humains, la liberté de la presse et d'opinion représentent des obstacles qui doivent être supprimés. Les occidentaux et l'union européenne sont de facto considérés comme problématiques. Maintenant que son pays a atteint un niveau de développement inégalé dans le monde, le nouvel objectif pour fédérer son peuple derrière lui est l'expansion de son rayonnement international.

En politique intérieure, il s'assure de neutraliser tous ses opposants afin d'imposer une pensée unique, une pensée qui ne souffre aucune contestation. Les citoyens sont tous surveillés afin de rester de "bons citoyens", que ce soit en rue avec l'omniprésence de caméras (Big brother y est une réalité), ou sur les réseaux sociaux où les contestataires sont arrêtés rapidement et réduits au silence. Chaque citoyen reçoit 1000 points (le crédit social), s'il fait de bonnes ou de mauvaises actions dans sa vie privée ou sociale, cela influencera son solde et donc la manière dont le parti va le traiter. Mieux vaut se tenir à carreau. La presse a été transformé en outil de communication du parti et aucune opinion critique n'est publiée. La Chine réussit également à permettre la censure lorsque ses dirigeants sont critiqués sur les réseaux sociaux internationaux comme Facebook.

En politique extérieure, Xi Jinping se montre conquérant. Avec subtilité, il semble proposer aux pays convoités un marché gagnant-gagnant que les pays s'empressent de signer. Ces pays en difficultés deviennent ainsi petit à petit dépendants de leur partenaire. Et s'ils ne payent pas leur prêt chinois en temps et en heure, ils se voient leur territoire confisqué par le parti. Xi Jinping peut faire des déclarations rassurantes concernant les inquiétudes liées à l'invasion possible d'un territoire convoité, puis ensuite en prendre possession, mettant le reste du monde devant le fait accompli. Avec les nouvelles "routes de la soie", Xi Jinping étend sa conquête économique. Il lance ses filets dans le monde entier et pendant que ses affaires florissent, il attend le moment propice pour forcer sa "victime" à coopérer et à se taire. Il étend ainsi sa main-mise sur l'économie mondiale et dispose d'un moyen de pression pour faire taire les discours réclamant la justice et la démocratie. 

Avec son ami Vladimir Poutine, il s'entend à merveille. Ils signent des accords commerciaux, et réalisent ensemble des exercices militaires de grande ampleur, afin de bien montrer au reste du monde ce qu'il en coûterait de leur nuire. Voir le documentaire "Le monde selon Xi-Jinping" et le livre de Stein Ringen The perfect dictatorship. Voir aussi l'excellent article du Courrier International.

2 novembre 2018

L'instrumentalisation de l'immigration à des fins électorales

L'armée américaine pourrait être amenée à tirer sur les migrants tentant d'entrer illégalement aux Etats-Unis si ceux-ci jettent des pierres sur les soldats, a déclaré le Président Donald Trump, au cours d'une déclaration consacrée à l'immigration. Deux "caravanes", qui rassemblent environ 6.000 personnes venues d'Amérique centrale, sont actuellement dans le sud du Mexique et se dirigent vers la frontière américaine où les migrants comptent faire une demande d'asile. Des hommes, femmes et enfants qui fuient la violence dans leurs pays.

Donald Trump avait annoncé que jusqu'à 15.000 soldats pourraient être déployés pour leur faire face à la frontière avec le Mexique. A ce jour, le Pentagone a autorisé le déploiement de quelque 5.200 soldats à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique qui s'ajouteront aux quelque 2.100 membres de la Garde nationale déjà mobilisés. Avec autant d'hommes prêts à être déployés à la frontière et un président criant à "l’invasion", on pourrait croire que les États-Unis se préparent à une guerre. A titre de comparaison, quelque 15.000 soldats américains sont actuellement déployés en Afghanistan. L'ACLU, la puissante organisation de défense des libertés civiques, a dénoncé la volonté de M. Trump de "forcer l'armée à promouvoir son programme anti-immigration et de division".

A quelques jours des élections du 6 novembre, Donald Trump multiplie les annonces susceptibles de mobiliser les électeurs, notamment sur le thème de l'immigration. Un thème d'une grande banalité, mais transformé en leitmotiv par les populistes de tous bords. Donald Trump est donc engagé dans une déferlante populiste qui effraie jusqu’aux dirigeants de son propre parti, inquiets de l’inévitable retour de manivelle. En jouant exagérément sur le sentiment de peur, le chef de l’exécutif a fini, en effet, par adresser un message de haine dont les Américains ont découvert avec horreur les conséquences la semaine dernière, de l’affaire des colis piégés à l’attentat antisémite de Pittsburgh. Donald Trump devrait signer la semaine prochaine un décret sur l'immigration.

Conforter les racistes dans leurs idées et instiller la méfiance et la peur dans l'esprit des américains, voilà la vision du Président des Etats-Unis.

Source: extraits de plusieurs articles de La Libre

21 octobre 2018

Les nouveaux monstres

J’ai pas compris
Ou j’ai mal entendu
J’ai sûrement pas bien compris
Et pourtant je les ai vu
Une fois encore comme dans un film d’horreur
Voilà les monstres et ceux-là me font peur

J’ai pas compris
C’est l’éternel retour
Un come-back une nostalgie
Qui ne parlerait pas d’amour
J’entends d’ici des bruits de bottes à clous
Et c’est comme si le monde entier s’en fout

Ceux qui n’ont pas souffert
Perdent souvent la mémoire
Ah c’est un détail dans l’histoire
Un simple fait divers
Qu’on veut ranger dans un tiroir
On ne gommera pas six millions de regard !

J’ai pas compris
Y’a de drôles de drapeaux
J’ai sûrement pas bien compris
On y a écrit de drôles de mots
Ceux qui font mal et dans des phrases obscènes
Bien trop d’idées qui ne parlent que de haîne

Je vous en supplie
Ne les laissez pas faire ça
Le monde entier peut vivre en ami
Essayez donc de leur expliquer ça
Apprenons plutôt à communiquer
On a moins peur de quelqu’un qu’on connaît

Ceux qui n’ont pas souffert
Perdent souvent la mémoire
Ah c’est un détail dans l’histoire
Un simple fait divers
Qu’on veut ranger dans un tiroir
On ne gommera pas six millions de regard !

Chanson de Phil Barney, album Carnets de route, 1992

13 octobre 2018

Le refuge pour reporters persécutés

A la Maison des journalistes, des reporters en exil tentent de se reconstruire. Cette structure unique au monde accueille et aide les professionnels des médias persécutés dans leur pays. Financée par des dons de médias français, elle accueille 14 journalistes. Cette structure peut les aider dans leurs démarches éventuelles pour obtenir l'asile. Ecoutez les témoignages.

12 octobre 2018

Les préjugés courants sur les flux migratoires

1. Ce sont tous des illégaux !

Aucun homme n’est illégal, mais une personne peut se trouver dans une situation administrative irrégulière. Demandeur d'asile, migrant, réfugié ou sans-papiers représentent des situations différentes. Il est important de comprendre ces différences pour savoir de quoi on parle.

2. Ils viennent tous en Belgique

Contrairement à une opinion largement répandue, la migration n’est pas simplement un phénomène Sud‑Nord. De fait, moins de la moitié des migrants dans le monde quittent un pays en développement pour se rendre dans un pays développé. Il y a entre 400 000 et 500 000 citoyens belges qui résident à l'étranger actuellement.

LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME, Article 13

  1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
  2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

LA CONVENTION DE GENÈVE DE 1951, Article 1.A.2.
Est reconnue réfugiée, toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays.

La situation au pays

De tout temps, l’homme s’est déplacé. Aujourd’hui encore, les causes de l’immigration sont multiples et ne doivent pas être simplifiées : ce n’est pas facile de quitter son pays ! Pour des raisons liées à :

  • des conflits armés ;
  • des atteintes aux droits de l’Homme (persécutions du fait de la race, la nationalité, les opinions politiques, la religion, l’appartenance à un groupe social, etc.) ;
  • la pauvreté, la misère et l’aspiration à améliorer ses conditions de vie par le travail ;
  • des difficultés d’accès à des infrastructures d’éducation ou de santé ;
  • des catastrophes naturelles ;
  • des aspirations individuelles et familiales (goût du voyage, regroupement familial, relation amoureuse, etc.).

Toutes les raisons d’un départ sont valables. Par contre, pour pouvoir être accueilli dans un pays et y rester (s’y installer), il existe de nombreuses conditions.

Sur le chemin de l'exil

Les personnes qui fuient leur pays suite à des persécutions doivent souvent organiser leur voyage de façon urgente. Elles laissent leurs biens, leur famille et leurs amis derrière elles. Elles partent avec le premier moyen de transport dont elles disposent : en avion, en bateau, en train ou en camion. Le voyage est souvent très difficile et dangereux.
En Belgique aussi, au moment de la Première Guerre mondiale en 1914, 1.300.000 personnes ont quitté notre pays pour se réfugier dans un pays voisin.

En Belgique

3. C’est tellement facile de rester en Belgique

Pour séjourner légalement en Belgique, il faut soit :

  • être membre de l’espace Schengen ;
  • détenir un visa touristique ;
  • détenir un visa pour études ;
  • bénéficier d’un regroupement familial ;
  • introduire une demande d’asile ;
  • obtenir le statut de réfugié ou de protection subsidiaire (protections internationales) ;
  • faire valoir des critères exceptionnels.

Pour venir travailler en Belgique, il faut remplir un certain nombre de conditions, qui dépendent de la nationalité, la durée du séjour, le type et le statut de l'activité professionnelle qui va être menée. Les travailleurs étrangers doivent avoir obtenu un permis de travail avant de pouvoir venir en Belgique.

Et après

Si, à la fin de sa procédure, le statut de réfugié ne lui a pas été accordé, le demandeur d’asile ne peut plus séjourner légalement sur le territoire belge. Il peut alors décider de rentrer volontairement au pays ou de tenter sa chance ailleurs… A défaut, certains choisissent de rester sur le territoire belge en situation irrégulière, risquant à tout moment d’être emmenés en centre fermé, en vue de leur expulsion.

Source : la brochure (téléchargeable) « À la rencontre de l’autre » de la Croix-rouge de Belgique est un mini-guide pour mieux comprendre l’asile et la migration. La brochure aborde des préjugés courants, et permet de mieux comprendre les flux migratoires, la procédure d’asile et la situation des personnes migrantes.

4. Ce n'est pas dans notre intérêt de les accueillir car ils prennent notre travail

Selon les organisations internationales il y aurait actuellement 258 millions de migrants à travers le monde et ce chiffre devrait augmenter à l'avenir. C'est la raison pour laquelle l'ONU veut adopter en décembre prochain à Marrakech le pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée. "L'Europe à l'heure actuelle et plus encore dans les décennies à venir aura un intérêt à ouvrir des voies légales pour accéder à son marché du travail", insiste la Représentante spéciale de l'ONU pour les migrations internationales. Louise Arbour évoque en particulier un risque sévère de main d’œuvre. 

Elle insiste aussi sur le rôle des migrants dans l'économie mondiale. "Ils dépensent 85% de leurs revenus dans le pays où ils vivent et envoient 15% de leurs ressources dans leur pays. Ces 15% représentaient en 2017, 600 milliards de dollars. C'est trois fois plus que l'aide au développement des pays les plus riches", rappelle-t-elle. Louise Arbour fait aussi le lien entre migration et changement climatique. Il n’est peut-être pas trop tard mais le temps presse. Elle souhaite une action internationale rapidement.

Source : article Euronews

Nous ne vivons pas une crise migratoire, mais plutôt une crise de l'accueil et de la solidarité.

9 octobre 2018

L'Etat néerlandais condamné pour ses rejets de gaz à effet de serre

Le ministère néerlandais des Affaires économiques et du Climat a promis d'exécuter la décision de la Cour d'appel.

Marjan Minnesma, directrice de l'ONG Urgenda Foundation à l'origine des poursuites, se bat depuis plusieurs années pour obliger les Pays-Bas à réduire leurs émissions de CO2. En 2015, la justice avait ordonné à l'Etat de les faire baisser d'au moins 25% d'ici 2020. Devant l'inaction des politiciens, Marjan Minnesma a porté l'affaire devant le tribunal, et elle a gagné.

Source : Article Euronews

9 octobre 2018

Le prix citoyen européen 2018

"L'histoire nous montre qu'aujourd'hui, des personnes sont dans le besoin. Mais demain, ce sera peut-être à nous de demander de l'aide et d'être accueillis. Nous ne devons jamais l'oublier. Nous pouvons vivre en paix maintenant grâce à l'Europe, et cette paix est basée sur un principe fondamental, celui de de la tolérance. Si l'Europe perd cela, nous perdrons alors notre identité et ce sera la fin" - Antonio Calo, Professeur d'histoire et de philosophie à Trévise.

Il remporte le Prix citoyen européen de cette année. Une initiative récompensée par le Parlement européen, qui décerne chaque année ce prix à ceux qui promeuvent les valeurs européennes. Source : article Euronews

3 octobre 2018

La solidarité en passe de devenir un délit ?

"Nous reconnaissons avoir hébergé à plusieurs reprises des étrangers en détresse et en situation irrégulière. Nous les avons transportés dans nos voitures afin de leur offrir gratuitement chez nous le gîte et le couvert. Nous leur avons donné des vêtements chauds et des sacs de couchage (...). Nous avons commis ce que les autorités de notre pays tendent à considérer comme des délits. Pourtant ce que nous avons fait ne nous a apporté aucun avantage pécunier. Nous avons l’intime conviction d’avoir accompli ainsi, à notre modeste niveau, notre devoir d’humanité. Nous avons simplement porté assistance à des personnes en danger.

Les hommes et les femmes que nous avons rencontrés lors de ces actions humanitaires ont fui des situations insupportables dans leurs pays respectifs en affrontant de terribles obstacles. Ils ont vu mourir leurs compagnes et compagnons d’exil dans le désert, dans les geôles libyennes. Ils ont traversé la méditerranée au péril de leur vie avant d’être confrontés à l’incapacité de nos pays européens d’organiser pour eux un accueil digne et solidaire. On les appelle des transmigrants. De passage chez nous en espérant à tort ou à raison un avenir meilleur en Grande-Bretagne, ils sont démunis, malades parfois, anxieux toujours."

Extraits d'un manifeste publié sur le site change.org dont les initiateurs se demandent si la solidarité est en passe de devenir un délit.  

27 septembre 2018

L'argent de la honte

Les banques actives en Belgique investissent plus de 17 milliards de dollars dans les 20 plus grandes sociétés d’armement nucléaire. Un nouveau rapport de la Coalition Belge Contre les Armes Nucléaires en collaboration avec FairFin et Scandesbanques.be démontre que BNP Paribas investit près de 9 milliards de dollars dans les producteurs d’armes nucléaires. Cela fait d’elle le plus gros investisseur parmi les banques actives en Belgique. Deutsche Bank a investi un peu plus de 7 milliards de dollars dans 17 sociétés d’armement nucléaire jusqu’à récemment.

Le rapport recommande aux banques d'adopter et de publier une politique d’investissement claire et sans ambiguïté, ainsi qu'une liste des sociétés exclues. Le gouvernement belge est invité à étendre la loi interdisant le financement des armes controversées aux armes nucléaires et à assumer ses responsabilités d’actionnaire majeur de BNP Paribas et de Belfius pour encourager les banques à adopter des politiques et des investissements plus éthiques. Source

Malgré le fait qu’il n’y a que peu de traités internationaux et de lois nationales qui concernent directement les banques ou les autres institutions financières à propos de leurs investissements dans le commerce et la production d’armes, il y a de plus en plus d’institutions financières qui restreignent leurs investissements dans ces domaines. Source.

Publicité

feuille-turquoise

Publicité

stylo plume

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 21 129
Publicité