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8 décembre 2015

Apprendre à aimer

"Je suis arrivé à la conclusion que le problème principal que nous avons est que nous apprenons à aimer d'une manière conditionnée. "Je t'aime si tu fais ça ou ça. Je t'aime si tu es ça ou ça." Nous avons même du mal à véritablement nous aimer nous-mêmes. C'est pour cela que nous essayons de tout contrôler, pour correspondre à ce que nous pensons devoir être pour être aimés. Nous nous mettons une pression incroyable pour devenir quelqu'un de fictif, parce que nous pensons que ce personnage sera aimable. Ne sommes-nous pas aimables tels que nous sommes ? Il semblerait que nous ne pensions pas cela. Notre amour est conditionné parce que tout le monde autour de nous aime d'une manière conditionnelle. Mais cette façon d'aimer n'est pas l'amour. C'est juste une réflexion du vrai amour qui, lui, est inconditionnel. Nous devons réapprendre à nous aimer, à aimer sans condition."

- Don Miguel Ruiz, auteur mexicain, chamane et enseignant.

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6 décembre 2015

La vie spirituelle

"La vie spirituelle, ce n'est pas continuer notre vie comme nous l'avons toujours fait, en nous disant : "je vais simplement attendre que quelque chose d'extraordinaire se produise." Il n'y a rien de spirituel dans le fait de subir l'univers. La spiritualité, c'est prendre part à ce qui s'y joue. C'est savoir à quel point la vie est extraordinaire, faire en sorte de la vivre pleinement, en conscience et au service d'un amour divin."

- Marianne Williamson, écrivaine

5 décembre 2015

Notre nature divine

"Notre vraie identité est l'étincelle d'énergie créative que nous portons tous au plus profond de nous [...] A bien y regarder, nous retrouvons l'idée que notre véritable être est de nature divine, au coeur de toutes les religions. Le bouddhisme indique que nous sommes tous identiques au Bouddha. Les confucianistes indiquent que les humains, la terre, le ciel sont les mêmes. L'islam nous dit que qui se connaît soi-même connaît le Seigneur, etc.[...] Notre nature divine veut faire l'expérience de l'existence, c'est un cadeau ! Et le comprendre nous permet de mieux gérer les difficultés de l'incarnation et d'avoir le meilleur des deux mondes. L'existence est quelque chose qui ne peut être réduit à rien d'autre. L'existence et la conscience sont alors les éléments de base de notre monde."

- Stanislav Grov, psychiatre et fondateur de la psychologie transpersonnelle

23 novembre 2015

Notre manière d'être au monde

"Nous sommes responsables de ce à quoi nous donnons vie, dans nos actes, mais aussi dans nos intentions et nos pensées. L'état du monde est un miroir de ce que nous créons à tous les niveaux de la réalité. Et tant que nous n'aurons pas compris que la réalité est un miroir, nous continuerons à croire qu'il existe quelque chose comme la fatalité ou le destin, ou encore le hasard pour justifier l'état dans lequel se trouve le monde. Alors que nous sommes les seuls et uniques responsables. La pratique chamanique est très éclairante sur ce point : chacune de nos actions crée quelque chose dans le monde. [...] Nous entrons dans le siècle de la spiritualité. Nous devons faire des choix, exercer notre libre arbitre, ce qui est la quintessence de la quête spirituelle. Si les anciens systèmes ou les vieilles croyances ne sont plus en adéquation avec qui nous sommes aujourd'hui sur la planète Terre, il faut les changer, nous en avons le droit."

- Laurent Huguelit, chamane

14 novembre 2015

La prise de conscience du monde spirituel

"Ce qu'il y a de bon avec la science - la vraie science -, c'est que lorsque quelque chose cloche, quand une théorie ne tient plus, la science s'adapte ou l'abandonne. Que la science matérialiste l'apprécie ou non, c'est ce qui est en train de se produire maintenant."

Extrait de "La carte du paradis : comment la science, la religion et les gens de tous horizons prouvent que l'au-delà est une réalité" par le Dr Eben Alexander, neurochirurgien.

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14 octobre 2015

Sans smartphone !

Ce site nous présente une série de photos de groupes de personnes mais où chaque smartphone ou tablette a été retiré de l'image. En regardant ces clichés en noir et blanc, il subsiste une triste impression d'absence d'interaction sociale (en famille à l'image 32), d'absence de joie (les mariés à l'image 22) ou de complicité (images 17 et 29). 

Je trouve que ces images font réfléchir. Elles nous montrent que nous disposons des outils pour ne pas profiter du moment présent car nous sommes trop occupés par autres chose, ou bien elles trahisent un certain ennui d'être ensemble.

Eric Pickersgill, photographe américain, s'est inspiré d'une famille observée dans un café de New York, il raconte: « Ils ne se parlaient pas beaucoup, le père et les deux filles ont sorti leur téléphone. La mère n'en a pas ou bien a décidé de le laisser de côté. Elle regardait par la fenêtre d'un air triste et seule malgré ses proches qui l'entourent. Le père lève la tête de temps à autre pour parler d'une information qu'il a dénichée sur internet. Mais personne ne réagit ».

Est-ce que cette connexion permanente, suscitée par nos attributs technologiques, ne va pas nous empêcher de profiter d'un coucher de soleil ou d'une interaction gratifiante entre deux personnes réelles plutôt que virtuelles ? Est-ce que cela va nous rendre plus passif lorsque nous serons en société, quelque part moins curieux des autres, car trop habitués à recevoir l'information plutôt que d'aller la chercher ? Ne faudrait-il pas débrancher de temps à autres pour se sentir plus vivant et plus heureux ?

http://ericpickersgill.com/Removed

10 octobre 2015

Conscience humaine

"Le plus grand accomplissement de l'humanité n'est pas ses oeuvres d'art, sa science ou sa technologie, mais plutôt la reconnaissance de son propre dysfonctionnement, de sa propre folie.[...] Quand on reconnaît sa propre folie, on permet à la santé mentale d'émerger et à la guérison et à la transcendance de s'effectuer. Une nouvelle dimension de la conscience."

- Eckhart Tolle. Extrait de "Nouvelle Terre". 

28 septembre 2015

Pour une conscience éveillée

Nous nous plaignons constamment, nous jugeons et critiquons. Nous sommes tellement nombreux à le faire. C’est comme un tourbillon qui nous emporte indéfiniment, jour après jour, comme une habitude bien établie. Les maux du quotidien comme l’égoïsme, la colère, la jalousie ou le ressentiment, qui sont perçus comme pleinement justifiés, ne sont que des productions de notre mental que nous projetons vers l’extérieur. Si nous sommes capables de les dompter, de les apaiser, nous pouvons vivre une plus grande sérénité intérieure. Nous pouvons nous persuader qu’elles ne sont ni plus ni moins que de mauvaises habitudes. La colère en particulier, qui commence souvent par un énervement futile, produit de la souffrance et nous rend coupable après coup, est l’un des pires exemples. Autant d’obstacles qui nous empêchent au quotidien de développer une énergie positive, notre patience et notre tolérance.

Limiter la souffrance

Plutôt que d'être créateur et victime de nos projections mentales, nous pouvons décider de voir les choses différemment. Il ne s'agit pas de devenir indifférent ou insensible, mais de ne pas ajouter de la souffrance à ce monde déjà bien éprouvé. Nous nous rendrons ainsi, individuellement et collectivement, un grand service. Nous ne pouvons pas échapper à la souffrance, pourtant nous souhaitons que cela soit possible. Alors nous multiplions les plaisirs et nous accumulons des biens matériels. Mais nous nous voilons la face. C’est de notre esprit qu’il faut éradiquer la souffrance. Nous pouvons diminuer cette souffrance en nous rappelant que nous restons le capitaine de nos vies et en relativisant les « faux » problèmes. Ceux qui ne sont pas comparables avec ceux des pays pauvres, par exemple. Nous pouvons réévaluer le monde qui nous entoure en donnant moins d’importance à des phénomènes transitoires. Tout ce que nous croyons durables dans nos vies ne dure jamais, et cela implique un lâcher-prise qui diminue la souffrance. L’occasion également de se poser de vraies questions sur soi : Quelles sont mes croyances ? Est-ce qu’elles m’amènent vers davantage de bonheur ? Mes actes sont-ils utiles à moi-même et aux autres ? Nous devrions aussi distinguer parmi les choses, celles qui dépendent de nous, et sur lesquelles nous pouvons agir, de celles qui n’en dépendent pas; suivant ainsi le conseil d’Epictète.

S’inspirer des sages

Il est nécessaire de s'inspirer des autres pour mieux se trouver soi-même. Ecoutons les conseils que les sages de toutes époques nous ont légués, plutôt que de vivre en réaction face aux évènements survenant dans nos vies. Nous avons besoin d'un capitaine qui dirige le navire et fait face aux tempêtes avec l'assurance de sa conviction. Cultivons notre force intérieure, nos valeurs, notre droiture, notre respect de soi et des autres, notre moralité et ainsi devenir résilient face au changement. Et même si nous n'avons pas cette ambition, le simple fait de sourire et de vouloir être meilleur demain fait déjà la différence.

En comparaison avec ceux qui vivent dans la misère, qui ne peuvent se préoccuper que de leur survie quotidienne, nous, occidentaux, avons l’opportunité de nous occuper de notre vie spirituelle ; d’être plus conscient dans le monde où nous évoluons. Et ce que nous constatons dans le monde occidental va dans l’autre sens, toujours plus d’égoïsme et de matérialisme. Ne confondons plus plaisirs matériels et vrai bonheur.

Prendre le chemin de la réalisation

La vie est un flux, comme nous l'explique les orientaux. Nous avons tous conscience que nos vies ont un but, une raison qui souvent nous échappe. Mais la réponse demande une introspection de notre part et il n’est jamais trop tard pour prendre le chemin de la découverte de soi. Nous sommes tous sur le chemin de nos vies. On dit que nous vivons pour devenir ce que nous sommes, pour nous réaliser pleinement. Notre passage sur Terre est court et nous avons tous une raison pour laquelle nous sommes là. Un moyen de la découvrir est de se pencher sur ses valeurs de vie.

Chacun de nous à des valeurs personnelles qu'il faut reconnaître et cultiver. Nos vraies joies, nous les vivons auprès de nos proches, dans nos échanges avec eux, dans la relation de partage avec un partenaire de vie; ainsi que dans tout ce qui nous émeut ou nous motive. Autrement dit, tout ce qui se rapporte à nos valeurs de vie. Et nous pouvons aussi trouver un vrai bonheur à être avec nous-même, sans ressentir l'ennui ou l’absence, car nous aurons appris à trouver cette paix intérieure. Nous pouvons changer en faisant le bien autour de nous. « Quand nous laissons briller notre lumière, nous donnons incidemment aux autres la permission d’en faire autant. » - Nelson Mandela.

Je terminerai avec les réflexions profondes de Bokar Rimpoché : « Si vous avez éliminé les regrets inutiles et la peur de l’avenir, si vous ne décuplez pas la souffrance par l’idée que vous vous en faites, si les autres ne vous apparaissent plus comme autant d’ennemis potentiels, si vous n’attendez de vos dons que le bonheur de donner, et si la mort ne vous semble plus être une fin, alors restera devant vous la beauté du monde et de l’instant présent. » Il ne reste alors pas d’autre mode de vie quotidienne que la joie. 

 

Pour aller plus loin

Les lumières du bouddhisme : Méditer pour mieux vivre. Entretiens avec Bokar Rimpoché.

 

 

6 septembre 2015

Les dogmatismes

Depuis de nombreuses années, notre société occidentale "moderne" dissocie le fait d'être scientifique, d'avoir un esprit rationnel et celui d'être religieux ou spirituel. Comme si c'était antinomique, comme s'il y avait une incompatibilité ou une opposition flagrante entre ces deux visions du monde. Mais les individus ne sont pas dupes. Au plus prodond d'eux-mêmes, ils se rendent compte qu'une vision scientiste du monde est insuffisante, qu'elle ne peut complètement expliquer la réalité. Et pourtant cette vision dépassée reste bien ancrée et il n'est pas rare de constater un dogmatisme s'exprimer à notre époque. Mais cela ne peut pas durer. D'un côté comme de l'autre, les dogmatismes scientifiques ou religieux seront remis en question. Nous aboutirons à une plus grande ouverture d'esprit qui associera à la science et à la technologie une dimension d'amour qui nous sera salutaire.

12 août 2015

L'écologie au quotidien

Devant les preuves du changement climatique et des effets sur notre environnement proche, il est temps de prendre l'initiative en mettant en pratique toute une série d'actions qui, cumulées, auront un impact positif sur la planète. Si les citoyens se mettent tous à changer leur manière de consommer, nos industriels seront forcés de se plier à nos nouvelles habitudes. Alors ne les laissons pas nous abuser sans réagir. C'est suite à ce constat que j'ai choisi de changer. Petit à petit, j'ai combiné des choix qui me permettent d'affirmer que je consomme mieux qu'avant. 

Mes actes en faveur de l'écologie :

  1. faire attention à ne pas gaspiller l'eau
  2. utiliser un pommeau de douche économiseur d'eau
  3. boire l'eau du robinet plutôt que d'acheter des bouteilles d'eau minérale
  4. ne plus faire ses courses en supermarché mais se rendre sur le marché
  5. ne plus acheter de plats préparés
  6. manger peu de viande et ne plus acheter de charcuterie sous plastique
  7. apporter ses propres boîtes à nourriture dans les commerces de proximité
  8. utiliser des sacs réutilisables pour faire les courses
  9. augmenter la consommation de légumes et de fruits de saison
  10. consommer des aliments riches en nutriments et boire du thé de qualité
  11. acheter des produits biologiques ou issus du commerce équitable
  12. acheter des produits d'entretien plus respectueux de l'environnement
  13. utiliser moins le sèche-linge à condensation 

Mes actes citoyens en tant que consommateur :

  1. éviter d'acheter des produits d'entreprises peu regardantes sur les conséquences environnementales ou qui exploitent leur personnel afin d'engranger plus de profit.
  2. changer de fournisseur d'énergie afin de privilégier l'énergie verte
  3. favoriser des entreprises éthiques
  4. prendre au maximum les transports en commun et les transports en groupe
  5. ne plus privilégier le produit le moins cher mais celui qui a le moins d'impact négatif sur l'environnement ou sur ma santé

Sites à consulter :

12 août 2015

Les choix individuels

Le comportement d'un citoyen libre et éduqué n'est pas celui qui consiste à singer ses semblables, mais bien celui de concrétiser ses propres choix.

L'écrivain écossais Robert Louis Stevenson disait : "Savoir ce que vous préférez, au lieu de dire humblement "amen" à ce que le monde vous dit de préférer, c'est garder votre âme en vie."

10 août 2015

La musique

La musique est une fidèle amie,

Loin d'un simple produit de consommation ou d'un bruit de fond rassurant,

La musique est essentielle pour moi,

Celle que j'aime écouter m'interpelle,

Que ce soit par la mélodie, le rythme, les paroles ou le style, 

Je la laisse m'entraîner dans son univers,

Elle me connecte à mes émotions et à mes images intérieures,

Elle me donne à voir des paysages et fait me sentir léger,

Elle m'aide à trouver le bien-être, un état d’esprit ou des ressources enfouies en moi,

J'aime particulièrement les compositions travaillées, structurées et avec des mélodies fortes ou joyeuses.

Je ne suis pas souvent influencé par les artistes et les styles musicaux du moment,

Je préfère me remplir les oreilles de morceaux connus qui m’apportent leurs « bienfaits »

Je laisse bien sûr la porte ouverte aux styles que je ne connais pas.

C'est agréable aussi de constater que nos goûts peuvent évoluer et se diversifier.

Aujourd'hui, mes choix musicaux sont variés, ils se sont élargis au fil des années.

Je pense que la musique parle à l'âme et qu'il est préférable de se faire du bien.

La musique est une amie de toujours et de tous les jours.

J'espère pour vous aussi.

8 août 2015

La solitude en commun

La solitude en commun,

De nos transports bondés,

Les petits maux du quotidien,

Sur nos visages fermés,

Dans nos métros solitaires,

On a le regard somnifère,

Et comme un flash dans la nuit,

Malheur à qui parle et sourit,

Va-t-on être heureux aujourd'hui ?

Quelle ironie,

Encore faudrait-il dès aujourd'hui,

Sourire à la vie,

Mesurer la chance qu'on a aujourd'hui,

D'être en santé dans nos vies.


Même thématique pour la chanson "J'attends" de Renaud Hantson (2002). 

6 août 2015

Loin des diktats, Près du coeur

Loin de la société du prêt à consommer,

Les choses et les gens,

Loin de la sensibilité et du raffinement,

La sexualisation dans les médias,

Loin de ce qui nous incite à juger,

Le speed dating,

Loin des fausses valeurs de notre société,

Les apparences et les idées normalisées,

Loin de ce qui nous empêche d'être nous-mêmes,

Les désirs que la société nous impose,

Loin de l'égoïsme forcené,

L'importance de posséder.

 

Près de ce qui nous ouvre à l'autre,

Les conversations, les échanges,

Près de ce qui nous rassemble,

Les idées partagées,

Près de ce qui nous ouvre au monde,

La différence, l'originalité,

Près de ce qui nous touche,

Les expériences, les émotions,

Près de ce qui nous met sur la voie,

Le respect de soi,

Près de ces petits bonheurs simples,

Les moments avec ceux qu’on aime.

 

13 décembre 2020

Le monde respire

Documentaire réalisé par le journaliste belge Adel Lassouli et coproduit par la RTBF et Okiswitch, dont le récit nous est conté par Thomas Dutronc, qui donne longuement la parole à des personnalités engagées sur le terrain de l’environnement parmi lesquelles nous retrouvons Nicolas Hulot. Lien Auvio. Article sur le documentaire.

3 octobre 2020

Le cerveau en demande toujours plus

"Nous sommes peut-être la dernière génération qui vivra dans l'opulence, la santé et la consommation sans frein. Dans trente ans, le monde n'aura plus rien à voir avec ce que nous voyons aujourd'hui. Année après année, les températures montent, les océans aussi, des milliers d'hectares de terres se transforment en désert et des millions de personnes se préparent à quitter leurs foyers pour migrer. De tout cela, nous sommes responsables. Devant ce défi suprême, l'humanité ne répond que par des incohérences.[...]

Nous sommes 8 milliards d'êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyper-consommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème... et se met gravement en péril. Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ?

Oui, à condition d'analyser en chacun de nous et non plus seulement à l'échelon économique et politique ce mécanisme infernal qui pousse notre cerveau à en demander toujours plus."

Extraits choisis du livre "Le Bug Humain" de Sébastien Bohler, docteur en neurosciences.

7 août 2020

L'espace, un enjeu militaire en résurgence

"Il y a de bonnes raisons de penser que des manoeuvres militaires se produisent actuellement dans l'espace. [...] Les premières technologies spatiales, les premiers satellites qui ont été mis en orbite servaient aux adversaires soviétiques ou américains à s'espionner mutuellement", explique la chercheuse Lou Villafranca, Aspirante FNRS au Repi (Recherche et études en politique internationale) de l'ULB - Université libre de Bruxelles. Voir la page du FNRS ou écoutez la séquence audio Eureka, c'est l'été consacrée à la guerre dans l'espace.

Les Etats-Unis

"Les Etats-Unis opèrent aujourd’hui plus de 120 satellites militaires et utilisent fréquemment des services fournis par des prestataires civils pour soutenir leurs efforts militaires ou de développement technologique. Ces satellites sont vulnérables à divers types d’attaques physiques, cyber ou électromagnétiques, qu’elles soient dirigées vers les satellites eux-mêmes ou leurs centres de contrôle. Ils constituent une partie importante du C4ISR interallié par leur capacité à obtenir librement des images et données d’écoutes de territoires d’intervention. Ils ont quasiment le monopole des télécommunications militaires longue distance, et les satellites sont le moyen le plus pratique et le moins onéreux pour guider les troupes sur terre, sur mer et dans les airs. [...]

Les satellites de reconnaissance en particulier sont des systèmes complexes et très chers, produits à peu d’exemplaires. La destruction d’un seul système causerait des dommages importants aux capacités militaires américaines.[...] Il est aujourd’hui difficile d’envisager la conduite de la guerre sans satellites : le général John E. Hyten, commandant de l’USSTRATCOM, résumait ainsi le péril que constituerait la perte de leurs moyens spatiaux pour les forces armées américaines : « Vous retournez à la seconde guerre mondiale ». Cette dépendance entraîne naturellement les adversaires à chercher à tirer parti de la destruction, du brouillage, de l’aveuglement ou du piratage de satellites et de leurs stations au sol.[...]

Le contexte dans lequel se déroule le débat sur la Space Force est celui de tensions renouvelées entre Russie, Chine et Etats-Unis. L’émergence de capacités antisatellites nouvelles en Chine et en Russie, ainsi que le développement d’armes hypersoniques justifient l’attention portée aux questions spatiales.[...] La montée en puissance de la Russie et de la Chine dans le domaine spatial inquiète les responsables politiques et militaires américains. La perception de la menace n’est pas feinte, et il faut s’attendre dans les prochaines années à d’importants changements dans la gestion de la mission spatiale américaine.

Signe d’une conception plus militarisée de l’espace, le « Space Control » fait désormais partie de la doctrine officielle des forces armées des Etats-Unis et de l’OTAN. Ce « contrôle de l’espace » consiste en des mesures défensives et offensives, en particulier la capacité à « Dissimuler, perturber, dégrader, nier ou détruire des systèmes ou des services spatiaux ». Les systèmes spatiaux sont entendus au sens large, ceux-ci pouvant inclure aussi bien les stations-sol que les satellites eux-mêmes."

Concernant l'actuelle administration américaine, [...] "il convient de prendre du recul et de se demander si la volonté de mettre en place une Space Force n’obéit pas principalement à des motivations politiques plutôt qu’à des considérations d’efficacité militaire. [...] Donald Trump poursuit donc essentiellement un objectif de politique intérieure en jouant ainsi sur la conception que les Etats-Unis se font d’eux-mêmes."

Source : Fondation pour la Recherche Stratégique. Article "La Space Force : rupture ou continuité ?" par Paul Wohrer. Note de la FRS n°05/2019.

Etats-Unis : quels sont les termes du débat stratégique autour de la « Space Force » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Chine

"La réforme de l’Armée populaire de Libération engagée depuis 2015, avec la création de forces spatiales et d’une force de soutien stratégique, montre l’importance croissante accordée à l’espace dans la doctrine militaire chinoise. Cela se traduit concrètement par l’augmentation du nombre des satellites lancés à des fins militaires comme la reconnaissance et l’écoute, ainsi que par la mise en place d’un système de surveillance de l’espace. [...]

La Chine utilise de plus en plus ses capacités technologiques pour renforcer son influence et poursuivre un développement économique indispensable pour garantir sa stabilité politique. L’outil spatial est ainsi explicitement mis en avant dans le cadre du programme des Nouvelles routes de la soie, au travers de la notion de « corridor de l’information spatiale » qui couvre aussi bien la navigation que les télécommunications. Il est aussi volontiers utilisé comme un outil d’influence au travers de la commercialisation de satellites auprès de pays tiers et au sein d’organisations régionales comme l’APSCO, dont la Chine est le principal leader."

Source : Article "Chine, Russie, Inde, Japon : essai de typologie de leurs ambitions spatiales en 2019" par Isabelle SOURBÈS-VERGER, Directrice de recherche au CNRS. RÉALITÉS INDUSTRIELLES. MAI 2019. Annales des Mines. Pages 25 à 29.

24 février 2019

Le bon moment de renforcer la démocratie

"Pour intégrer et protéger efficacement sa population d’un capitalisme effréné et sans âme, un Etat doit pouvoir se reposer sur une base solide. Or, les gouvernements successifs [...], n’ont cessé de délaisser les fonctions de l'Etat que sont la Justice, les soins de santé, la Protection Civile,… qui sont pourtant les garants fondamentaux d’un Etat de droit solidaire. A la place, les exécutifs dépensent une énergie folle sur des questions telles que l’immigration, sans y apporter de réponse structurelle..."

Extrait d'une opinion de Pierre De Handschutter, étudiant ingénieur, Faculté polytechnique de Mons, parue dans La Libre.

18 octobre 2023

Le constat amer d'un linguiste sur les capacités des jeunes français

"Depuis des dizaines années, l'absence d’ambition et d’exigence en matière d’éducation et de culture (de la classe politique) a offert en sacrifice, sur l’autel du Web, les mots imprécis, les mémoires vides et le dégoût de soi d’une partie de notre jeunesse. Et nous risquons de voir, de plus en plus nombreux, ceux qui n’ont jamais eu de point d’appui s’abandonner à l’insulte, au harcèlement, ou au meurtre pour se sentir vivants. [...]

Si des jeunes de toutes origines tombent si facilement dans les pièges grossiers qui leur sont tendus, c’est parce qu’ils sont vulnérables et crédules. Et s’ils le sont, c’est tout simplement parce que l’école que l’on a tant négligée et les familles que l’on a tant bousculées ont oublié que leurs missions conjointes étaient de faire des enfants de nos pays des résistants aux mensonges imbéciles et aux promesses vénéneuses. Certains de nos élèves sont ainsi, après plus de dix années de scolarité, incapables de dire non et d’expliquer leur refus, incapables de dénoncer les incohérences et les faux-semblants d’un discours ou d’un texte, incapables de distinguer l’élévation spirituelle de l’enfermement sectaire ; et ils sont devenus de plus en plus “faibles d’esprit”.

Ces jeunes ont “traversé” l’école sans avoir été armés contre la manipulation ; leur conscience vacillante, sans repères culturels ni historiques et sans armes intellectuelles ni linguistiques se voit imposer la vision d’un monde définitivement divisé dans lequel des mots d’ordre sectaires leur diront ceux qui méritent de vivre et ceux qui doivent mourir. [...] Le vrai combat que l’école et la famille doivent mener aujourd’hui ensemble c’est de séparer soigneusement le spirituel du rituel et les valeurs universelles des préceptes dogmatiques.

Si l’on veut renforcer la capacité de questionnement et d’argumentation de jeunes vulnérables et crédules, il nous faut inscrire le désir et la capacité de comprendre justement et de se faire comprendre précisément au centre exact des apprentissages et de l’éducation. La dégradation des capacités d’analyse et de critique, la complaisance pour une langue exsangue et approximative, l’abaissement des ambitions culturelles a scellé la défaite du langage et de la pensée d’une partie de notre jeunesse."

Source : extraits choisis d'un article de La Libre

10 décembre 2023

L'écriture fascinante, profonde et poétique de Yannick Haenel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Nous le pressentons, nous l’espérons, nous le savons : il existe un plaisir plus grand que nous, si grand que, si nous étions capables de le ressentir, il nous effacerait. Nos corps seraient d’abord soulevés, comme dans les plus belles étreintes, puis entraînés dans une spirale de lumière où, tournoyant sur eux-mêmes, comme des cercles de feu, ils se volatiliseraient. Le poudroiement des étoiles est l’horizon de nos désirs."

- Yannick Haenel, extrait des pages 293 et 294 de son roman "Le Trésorier-payeur"

9 décembre 2023

L'intégration des valeurs humaines dans les technologies futures est cruciale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai le sentiment que si l'intelligence artificielle est utilisée par l'humanité pour augmenter son confort et son conformisme, alors elle ne nous permettra pas de progresser collectivement. Dans notre contexte d'exploitation économique, elle pourrait même nous faire régresser. En revanche, si nous utilisons cette technologie pour nous défier, pour repousser les limites de notre compréhension et pour explorer de nouvelles possibilités; alors elle pourrait constituer un catalyseur d'une nouvelle ère de réalisation pour l'humanité. Au-delà de la technique, il est aussi question de faire un choix de société, et de ne pas laisser aux entreprises privées la liberté de définir ce qui est bon pour elle. Il est primordial que les bénéfices apportés puissent rejaillir sur le plus grand nombre et pas uniquement sur les plus riches. Si nous savons tirer parti du potentiel de cette technologie tout en restant fermement ancré dans notre humanité, alors nous pourrions trouver un équilibre salutaire. Source d'inspiration : Trendspotting S2E13.

5 avril 2023

L'ex-Daft Punk ne voudrait pas être un robot à notre époque

"[Daft Punk] était une exploration, je dirais, commençant par les machines et s'en éloignant. [...] J'aime la technologie en tant qu'outil [mais] je suis en quelque sorte terrifié par la nature de la relation entre les machines et nous-mêmes. [...] Nous avons essayé d'utiliser ces machines pour exprimer quelque chose d'extrêmement émouvant qu'une machine ne peut pas ressentir, mais qu'un humain peut. [...] Nous avons toujours été du côté de l'humanité et non du côté de la technologie. [...] La dernière chose que je voudrais être, dans le monde dans lequel nous vivons, en 2023, c'est un robot."

- Thomas Bangalter, ex-Daft Punk

Source: article de La Libre

31 janvier 2024

L'impossible écoute du message des militants écologistes

La plupart des médias semblent incapables de relayer entièrement le message des activistes se livrant à des jets de soupe sur des oeuvres d'art. Voir Euronews. Les journalistes simplifient les revendications des militants au profit d'une focalisation sur le sort de l'oeuvre. Ce genre d'évènement, sans véritable conséquence pour l'art, a pourtant pour but de réveiller l'opinion public face aux problèmes de nos sociétés capitalistes. Mais les médias, pressés par des sujets courts et rapidement diffusés, ne semblent relayer qu'un nouvel "incident malheureux à une vie occidentale paisible dérangée par des jeunes terroristes de l'art". Ce traitement médiatique n'a seulement pour effet que de jeter les activistes à la vindicte populaire.

"Qu'est-ce qu'il y a de plus important ? L'art, ou le droit à une alimentation saine et durable ? Notre système agricole est malade, nos agriculteurs meurent au travail, un Français sur trois ne fait pas tous ses repas tous les jours." 

Extraits du site web Riposte alimentaire :

"Malgré l’urgence absolue, le gouvernement (français) trahit chaque jour ses engagements climatiques et écologiques. Il a été condamné par ses propres tribunaux pour manquement à ses propres lois. Par son allégeance à l’agro-industrie et à la grande distribution, il trahit notre droit fondamental à l’alimentation, menace notre santé, notre sécurité alimentaire, la vie des paysannes et paysans. C’est désormais à nous, citoyens et citoyennes ordinaires, de faire appliquer les engagements auxquels notre gouvernement refuse de se plier et de construire une société juste et résiliente. C’est à nous d’entrer en résistance civile."

"Nous sommes la dernière génération capable d'empêcher un effondrement sociétal."

Ecoutez l'épisode du podcast Remarquables "Faire sécession et trouver sa voie"

29 janvier 2024

La guerre de l'information se joue dans les cerveaux selon David Colon

"Nous sommes en guerre depuis 30 ans et nous ne le savions pas. Nous prenons progressivement conscience de cette sitution, à mesure que nos démocraties se fragilisent, que ce soit de l'intérieur ou de l'extérieur. Il est temps de défendre nos démocraties, en préservant en elles ce qui fait leurs spécificités et leurs valeurs aux yeux du monde, à savoir notre régime de liberté, notre régime de vérité, notre foi dans le progrès et dans la Science. Il ne s'agit pas de sombrer dans le défaitisme, mais de réagir face à l'ampleur des menaces et des dangers qui se présentent devant nous par les seules mesures qui peuvent nous aider à aller de l'avant, à savoir des mesures de défense de notre modèle."

Source: extrait d'une interview de David Colon sur la RTBF

26 janvier 2024

L'horloge de l'Apocalypse est à 90 secondes de minuit

"Les points chauds de conflit dans le monde portent la menace d'une escalade nucléaire, le changement climatique cause déjà la mort et la destruction, et les technologies perturbatrices comme l'IA et la recherche biologique progressent plus vite que leurs protections. L'année dernière, nous avons exprimé un regain d'inquiétude en avançant l'horloge à 90 secondes avant minuit, la plus proche de la catastrophe mondiale qu'elle n'ait jamais été. Les risques de l'année dernière se poursuivent avec une véracité inébranlable et continuent de façonner cette année."

- Rachel Bronson, présidente-directrice générale du Bulletin.

Source: extraits de l'article d'Euronews

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