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23 septembre 2021

Les géants du numérique complices de Poutine

"Si quelque chose m'a surpris lors des élections, ce n'est pas tant Poutine qui falsifie les résultats, mais comment la toute-puissante Big Tech est devenue docilement son complice. [...] Sur de grands écrans, ils nous disent qu'ils veulent faire du monde un endroit meilleur, mais à l'intérieur ce ne sont que des menteurs et des hypocrites.", a lancé M. Navalny dans un message publié par son équipe sur Instagram.

Source: article de La Libre

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19 septembre 2021

La honteuse complaisance de Google contre Navalny

"Elections russes: Google suspend l'accès à des consignes de vote de Navalny. Le géant américain Google a bloqué l'accès à deux listes et deux vidéos présentant des candidats recommandés par l'opposant russe Alexeï Navalny lors des élections législatives et régionales.

"Ce contenu est bloqué dans le domaine de votre pays à la demande de structures gouvernementales", indiquaient dimanche matin les messages bloquant l'accès à ces vidéos. L'équipe de Navalny avait déclaré samedi avoir reçu de Google la consigne de supprimer les deux listes en question, après une demande en ce sens du gendarme des télécoms russes, Roskomnadzor.

Google et Apple avaient déjà plié vendredi en acceptant de supprimer de leurs boutiques respectives l'application mobile du "vote intelligent". Les partisans d'Alexeï Navalny ont alors accusé les deux firmes américaines de "céder au chantage du Kremlin"."

Source: extraits d'un article de La Libre

17 septembre 2021

La diminution des gaz à effet de serre liée au Covid-19 est annulée

Limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, selon un nouveau rapport sur le sujet diffusé jeudi par l'ONU. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime que le rapport est "un diagnostic alarmant montrant à quel point nous avons dévié de la trajectoire" conduisant aux objectifs de l'Accord de Paris.

"Cette année, les émissions d'énergies fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre continuent de monter, et des événements météorologiques graves dus à l'activité humaine ont affecté la santé, la vie et les moyens de subsistance sur tous les continents", écrit-il dans l'avant-propos du rapport.

Source: article de La Libre

15 juillet 2021

L'indifférence pour le sort des sans-papiers

"Je me suis rendu dimanche 11 juillet à l’église du Béguinage où depuis le 23 mai dernier, 250 personnes font la grève de la faim et s’y trouvent confinées. Des hommes et des femmes qui mettent leur vie en danger pour obtenir le droit de séjourner dans un pays où ils vivent depuis souvent plus de quinze ans et où ils sont exploités par des entrepreneurs peu scrupuleux ou par des marchands de sommeil. Il faut se rendre sur place pour prendre conscience de la misère dans laquelle ces êtres humains vivent aujourd’hui. [...]

Comment accepter que dans la capitale de l’Europe, des hommes et des femmes soient traités pire que des animaux. Où se sont envolées les valeurs démocratiques prônées par notre Constitution ? Des êtres humains dépourvus de tout droit risquent de mourir sous nos yeux dans l’indifférence presque totale. Des gens qui attendent la mort patiemment alors que nous, nous continuons à mener notre vie normalement comme si de rien n’était. Comment est-ce possible ? La neutralité est assassine.

Sous des prétextes fallacieux, on endort les bonnes consciences. Non ! Cela ne peut pas continuer. Le juif en moi adhère à cette communauté des errants, des sans-papiers, des proscrits. D’urgence, nous devons les secourir, les aider. D’urgence, nous devons leur donner les papiers nécessaires pour vivre dans le respect et la dignité. Leur combat est notre combat. [...]

Nous ne devons pas attendre que l’irréparable arrive pour manifester dans les rues. Ce sera trop tard. Nos gouvernants doivent faire preuve d’imagination pour trouver une solution à ce problème dramatique et épineux. Dans ce combat au corps à corps qui se déroule sous nos yeux, il ne doit pas y avoir ni vainqueur ni vaincu. Seules la solidarité et la compassion doivent triompher. Seuls l’amour du prochain et nos valeurs démocratiques doivent l’emporter. C’est ce qui fait la force de notre pays. C’est ce qui fait aussi son honneur."

Source: extraits remaniés d'un texte d'Albert Guigui, Grand Rabbin de Bruxelles, dans La Libre

11 juillet 2021

L’exposition des enfants aux déchets électroniques

"Un « tsunami de déchets électroniques » menace la santé de millions d’enfants, alerte l’OMS. Plus de mille substances nocives sont présentes dans les « e-déchets » ou utilisées pour extraire de ceux-ci les métaux précieux. Dans ce secteur informel de la récupération, les très jeunes constituent une main-d’œuvre recherchée. Ils brûlent les déchets électroniques pour en récupérer le cuivre, le cobalt, le platine et autres métaux précieux. Des fumées noires et âcres rendent l’air irrespirable. Plomb, mercure, arsenic, cadmium se répandent dans le sol, contaminent l’eau. Bienvenue à Agbogbloshie, en banlieue d’Accra (capitale du Ghana). Agbogbloshie est considéré depuis plusieurs années comme le site le plus pollué du monde. C’est surtout l’une des plus grandes décharges de produits électroniques de la planète. Smartphones, ordinateurs, tablettes, téléviseurs, batteries, électroménager… environ 40 000 tonnes y sont déversées chaque année en provenance d’Europe et des Etats-Unis.

Ces déchets électroniques empoisonnent à petit feu les quelque 80 000 personnes qui survivent en marge de la décharge. A commencer par les plus jeunes. Dans cette zone, on commence à travailler tôt, très tôt, dès l’âge de 5 ans. L’exposition aux déchets d’équipements électriques et électroniques est liée à divers effets néfastes sur la santé, notamment une altération du développement neurologique et comportemental, des conséquences négatives sur la naissance et des incidences sur le système immunitaire. Dans un rapport inédit, Enfants et décharges numériques, publié mardi 15 juin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme sur cette « flambée des e-déchets qui affectent la santé de millions d’enfants »."

Source : extraits remaniés d'un article du journal Le Monde

Extrait de la conclusion du rapport de l'OMS "Les enfants et les décharges numériques" :

"Les États membres ont des obligations en matière de droits humains pour ce qui concerne l’exportation de leurs déchets d’équipements électriques et électroniques. Le rapport conclut en signalant que les entreprises doivent respecter les droits de l’enfant violés par une mauvaise gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques. Qu’elles soient impliquées directement ou indirectement dans la production et l’utilisation de déchets d’équipements électriques et électroniques ou liées à la mise au rebut ou à l’exportation de déchets d’équipements électriques et électroniques, les entreprises ont l’obligation d’empêcher les enfants d’être exposés à des toxines provenant de leurs produits et activités. Des produits électroniques et des industries de recyclage aux investisseurs et aux professionnels légaux, tous les secteurs impliqués ont la responsabilité de respecter ces droits."

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22 juin 2021

Le harcèlement en ligne des femmes journalistes

"La sécurité en ligne des femmes journalistes va au-delà de l'égalité des sexes et de la liberté de la presse, car elle a un impact direct sur la qualité de nos démocraties et le droit de la société à accéder à une pluralité d'informations. Cette simple vérité se dévoile dans le documentaire "A Dark Place", à travers des expériences de première main partagées par ces journalistes ciblées par des abus en ligne et des experts dans les domaines des droits de l'homme, du genre et de la liberté des médias."

16 juin 2021

Le point de vue techno-critique d'Alain Damasio

Il y a 20 ans, les technologies numériques sont massivement entrées dans nos vies. Mais l'éducation n'a pas suivi, les plus jeunes n'ont pas été formés suffisamment à l'internet, à ses dangers et aux réseaux sociaux. Aujourd'hui, nous vivons un moment où l'homme est noyé par cette technologie. L'homme n'arrive plus, par lui-même, à distinguer dans ce qui lui est proposé, ce qui va augmenter ses capacités personnelles et élargir son univers; de ce qui va limiter sa vision du monde et des autres, de ce qui va le rendre dépendant et paresseux. La technologie apporte souvent du pouvoir à chacun, mais pas toujours de la puissance. Les technologies dégradent notre puissance personnelle, à savoir faire des choses sans leur concours. En tant qu'auteur et créateur, Alain Damasio constate aussi une dégradation globale de la création.

Car les technologies outillent nos paresses, précédemment essentiellement physiques, et maintenant nos paresses cognitives; elles conjurent nos peurs (de la solitude, de l'angoisse existentielle); elles contrôlent et filtrent notre monde autour de nous, ce qui implique un effet de bulle ... pour le meilleur ou pour le pire. Tout l'enjeu est d'arriver, ou plutôt de revenir, à la sobriété dans l'utilisation des technologies. Tout en résistant à la dépendance technologique, quel art de vivre allons-nous choisir dans ce monde qui accélère ? Alain Damasio apporte des éléments de réponse sous la forme de quelques questions simples à se poser. Vous les découvrirez dans cette vidéo. Sans rejeter la technologie, il pose finalement la question : est-ce qu'être simplement un humain, présent à ce qu'il fait, à lui-même, aux autres, ne suffit pas ? L'homme n'a-t-il pas déjà en lui tout ce qu'il faut pour vivre une vie pleinement satisfaisante ?

13 juin 2021

Les grandes oubliées de l’histoire

"Vous ne connaissez-pas Alice Guy, réalisatrice et pionnière du cinéma ? Marthe Gauthier, la docteure qui a découvert le chromosome de la trisomie 21 ? C’est normal, elles sont restées dans l’ombre, écartées de la postérité par leur entourage masculin. Comment leur rendre justice ? Rebaptiser des rues ou des parcs suffira-t-il à réhabiliter les femmes dans notre mémoire collective ?"

Source: Résumé du sujet "Les effacées de l'histoire" dans Complément d'enquête sur France 2.

"Connaissez-vous Christine de Pizan, Berty Albrecht ou Rosa Parks ? Saviez-vous que c'est une femme qui, avant Galilée, a affirmé l'existence du système solaire, une autre qui, avant Kandinsky, a inventé l'art abstrait, une troisième qui a théorisé les pulsions de mort avant Freud... ? En balayant les légendes, en soulevant les tapis, en fouillant les placards, le collectif Georgette Sand donne à voir et à (re)connaître soixante-quinze femmes – aventurières, militantes, artistes, scientifiques... – qui ont marqué l'histoire sans qu'on le sache ou que l'on s'en souvienne."

Source: Quatrième de couverture du livre "Ni vues, ni connues" du collectif Georgette Sand. Le collectif Georgette Sand a été créé en 2013. Connu pour ses campagnes de mobilisation "taxe rose" – pour la reconnaissance de la taxation excessive des produits genrés – et "taxe tampon", il œuvre pour l'émancipation et la visibilité des femmes dans l'espace public.

Voir l'article "Déconstruire les stéréotypes socio-culturels" et aussi la page invisibilisées.

12 mai 2021

La vie en Chine a bien changé en 10 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Matthew Tye (LaoWhy86) est un Américain qui s'est d'abord rendu en Chine pour enseigner l'anglais, puis est resté pour démarrer une entreprise et épouser une femme chinoise. Il a même acheté une maison, mais, comme tant d'expatriés qui ont fui la Chine au cours des 3-8 dernières années, il a fini par détester l'endroit." Source : A former expat on China grim

24 avril 2021

Le dialogue entre générations pour les questions de climat

"Engagées contre le dérèglement climatiques, nos quatre intervenantes ont choisi de se réunir pour partager leur expérience et leur conscience des risques qui pèsent sur l'humanité. Ensemble, elles dressent le constat de la lutte, depuis les années 60 au premier rapport du Club de Rome et jusqu'aux grèves étudiantes de 2019. Au fil de leurs discussions, elles interrogent les concepts de croissance, de transition juste, de gouvernance et de responsabilisation face à un système à bout de souffle. Si aujourd’hui, les questions écologiques ne peuvent plus être niées, force est de constater que les réponses à y apporter clivent les générations. Pourtant, au-delà du « à qui la faute », il apparait nécessaire de se lancer dans un mouvement commun et solidaire pour construire le monde de demain et trouver de vraies solutions."

Source: Quatrième de couverture du livre "Quel monde pour demain: dialogue entre générations ?"

17 avril 2021

Le courage de la nuance

"Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison", disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd’hui, tant l’air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d’ombres où le débat est souvent remplacé par l’invective : chacun, craignant d’y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu’éclairer les esprits.

Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la "brutalisation" de notre débat public et qui veulent préserver l’espace d’une discussion aussi franche qu’argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d’opposer l’idéologie à l’idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n’est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C’est surtout retrouver l’espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n’y a pas plus radical que la nuance.

Source: Quatrième de couverture du livre "Le courage de la nuance" de Jean Birnbaum, journaliste et essayiste.

Ecoutez le débat sur France Culture "Y a-t-il place pour la nuance dans la France d’aujourd’hui ?"

18 avril 2021

L'Europe sera contrainte d'ajuster son projet

"Le XXIe siècle marque une rupture géopolitique radicale, car l’enjeu des tensions passe de la rivalité des États à la survie de l’humanité face au péril environnemental. Le climat s’impose comme un puissant facteur d’unité du monde. Il ne s’agit plus d’abord de la quête de l’hégémonie entre États, mais de la recherche d’un équilibre viable entre biosphère et humanité. Car nous sommes désormais exposés à trois mêmes périls : changement climatique, destruction de la biodiversité et pandémies à répétition. Certes, les rapports de force stratégiques resteront un facteur structurant de l’ordre mondial, mais ils sont subordonnés à la lutte de toute l’humanité contre les mêmes dangers. Ils appellent une coopération entre tous les États, Chine et États-Unis compris, malgré leur rivalité systémique. [...]

La mise en place d’un plan de relance [européen post-Covid], relativement modeste, s’avère compliquée par les manœuvres politiques et par un débat juridique en Allemagne. Et puis viendra le temps de l’apurement incontournable de la dette Covid qui pourrait se compliquer d’un relèvement des taux obligataires. Ils vont aggraver les écarts structurels au sein de l’UE-27. [...] Bref, L’Europe au lendemain du Covid-19 débouche sur un immense chantier ouvert. Le travail de conscientisation des citoyens éclairés doit être entrepris par de grands partis transnationaux à naître, porteurs de visions audacieuses sur le rôle de l’Europe dans le monde et sur les conditions internes de sa robustesse. Mais avant tout, le projet européen doit redevenir civilisationnel : une ouverture au bien, au vrai et au beau, sous-tendue par une vie de l’esprit."

Source: Extrait choisis d'un article de La Libre

11 avril 2021

Les doux rêves dépourvus d'éthique des entreprises favorisant l'IA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Si la technologie doit être plus humaine pour gagner notre confiance, il semble aussi essentiel d'intégrer de la valeur humaine dans ses formes plus complexes comme l'intelligence artificielle et le machine learning pour les rendre dignes de confiance. D'où cette question : la technologie est-elle fiable ? Non, pas toujours. Cela dépend de ce que l'humain intègre comme données pour la guider.

En 2015, le système de recrutement d'Amazon doté d'intelligence artificielle avait eu comme effet pervers d'exclure les CV qui indiquaient une notion se rapportant aux femmes. Autre exemple : d'après une étude de 2018, les algorithmes de reconnaissance faciale aboutissent à davantage d'erreurs de détection pour les personnes à la peau noire que pour celles à la peau blanche. En 2020, des constats similaires avaient soulevé des critiques sur un potentiel profilage racial, poussant Microsoft, IBM et Amazon à refuser de vendre leur logiciel d'analyse des visages à la police américaine.

Malgré cela, seules 25% des entreprises tiennent compte des conséquences éthiques avant d'investir dans l'intelligence artificielle selon Price Waterhouse Coopers qui estime que cette technologie apportera environ 13.000 milliards d'euros à l'économie mondiale en 2030. [...]

Une start-up de Dubaï "apprend à la machine, la détection des émotions, grâce à 30.000 visages différents. Objectif : apprendre à la technologie à être plus consciente de l'homme en attendant qu'elle ait une conscience humaine..."

Manifestement, nous cherchons inexorablement à donner une "conscience humaine" à l'intelligence artificielle, mais nous ne savons pas vraiment quelles en seront les conséquences sociales. Assurément, nous ne pouvons pas nous arrêter pour nous poser de bonnes questions car "cette technologie apportera environ 13.000 milliards d'euros à l'économie mondiale en 2030."

Source: Extraits choisis d'Euronews 

5 avril 2021

Le témoignage d'une jeune en quête de cohésion et d'humanité

"Cher Monde, je t’écris car je n’arrive plus à te suivre. J’aimerais te comprendre. Comprendre comment on a pu en arriver là, comprendre pourquoi être en ton sein me rend malheureuse, alors que les plus beaux moments de ma jeunesse devraient être en train de se dérouler. Comprendre pourquoi tu ne fonctionnes plus comme je t’ai toujours connu.

Je suis une jeune femme de 19 ans, passionnée par ses études de droit, ayant des proches présents et aimants, je suis une cheffe scout comblée... mais je ne me suis pourtant jamais sentie aussi triste. Mes études me pèsent, mes proches me manquent.[...]"

- Lucie L., 19 ans. Source: La Libre

3 avril 2021

La pandémie, et ensuite ?

"Même si nous disposons enfin, un jour prochain, en Europe et dans le reste du monde, d’un déluge de vaccins ; même si nous réouvrons cet été théâtres, cinémas, hôtels, restaurants ; même si l’automne pourrait être gai ; et même si bien des gens pourront dire, au début de l’hiver prochain, que cette pandémie n’est plus qu’un mauvais souvenir, rien de ce qu’elle implique ne sera derrière nous :

D’abord, parce qu’il faudra gérer toutes les tragédies, toutes les séquelles, toutes les faillites, toutes les pertes d’emplois, toutes les études gâchées, toutes les vocations manquées, tous les projets foudroyés pendant ces presque deux ans.

Ensuite, parce qu’il faudra se préparer à l’émergence probable de nouveaux variants résistants aux vaccins actuels, et résister au désespoir qui pourrait suivre la nécessité de nouveaux reconfinements, en attendant de produire à très grande vitesse des milliards de doses de vaccins nouveaux, et organiser des campagnes planétaires de vaccination ; il faudra prendre son parti d’avoir à le faire tous les ans, pendant des décennies ; pour cette maladie et sans doute pour bien d’autres. Il faudra alors se décider à faire enfin tout ce qu’on aurait dû déjà faire depuis un an pour préparer notre société à vivre au mieux dans un monde à pandémies multiples : la réorganisation des lieux d’études et de travail, pour qu’ils soient structurellement adaptés à ces périodes, qu’on pourrait revivre périodiquement.

Enfin, il faudra se préparer à toutes les autres menaces, aussi négligées aujourd’hui que l’était celle de cette pandémie, et tout aussi parfaitement prévisibles: le manque d’eau, le réchauffement climatique, l’aridité des sols, les invasions d’insectes, l’extinction d’innombrables espèces ; et tous les troubles politiques qui en découleront. Ces menaces sont d’une toute autre nature que celles d’une pandémie, et provoqueront beaucoup plus de dommages irréversibles. [...]"

- Jacques Attali, économiste français. Source : Attali.com

4 avril 2021

La voix à prendre après les évènements du Bois de la Cambre

"L’assentiment populaire ne sera pas unanimement obtenu, mais grandement conforté, si le débat démocratique se rétablit quant aux mesures sanitaires à prendre. Cela exige de replacer ce dernier au sein du Parlement qui est l’expression de la volonté nationale. Sur la base de ce débat contradictoire, le plan et le propos du gouvernement devront être cohérents, homogènes et bienveillants, sans être infantilisants. La parole politique est intrinsèquement précieuse car elle découle d’un suffrage. Elle se doit donc d’être irréprochable et fondée sur un « traçage » démocratique lisible. Et surtout, elle devra répondre à la question de l’acceptation et de la logistique de la vaccination."

- Bruno Colmant, économiste belge. Source : La Libre

23 mars 2021

L'essai philosophique et littéraire sur l'effondrement

"Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les conteneurs chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ?"

Source: "Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce: Réflexions sur l'effondrement", essai par Corinne Morel Darleux aux Editions Libertalia.

17 mars 2021

Le traitement médiatique inégal des actions d'un président

Notre époque a ceci d'étrange que lorsqu'un politique d'un grand pays agit de manière bienveillante, dit la vérité et oeuvre pour le bien commun, ses actions sont peu évoquées dans les médias traditionnels européens. Mais, qu'a contrario, lorsque le président précédent énoncait un énième mensonge, il était présent partout. Qu'avons-nous perdu d'essentiel dans le traitement de l'information ?

6 mars 2021

La vie à Wuhan en janvier 2020

"Face à la pandémie, la ville de Wuhan en Chine est entièrement fermée. Que s’y passe-t-il réellement ? Depuis l’Europe, Ai Weiwei propose à 12 habitants de Wuhan de filmer au cœur de l’enfer, dans les hôpitaux, les parkings de livraison, les appartements confinés ou la morgue. A partir de 500 heures d’image, l’artiste réalise une œuvre-maîtresse qui donne enfin un visage et une parole à une population balayée par la raison d’État."

Film "Coronation" d’Ai Weiwei, Allemagne/Chine, 2020. Voir aussi FIFDH

3 mars 2021

L'insatisfaction permanente face à la réponse au coronavirus

Un vaccin qui arrive trop vite, on s'en méfie. Une vaccination trop lente, on dénonce. Nous, les privilégiés, sommes-nous capable de prendre conscience de notre chance ? Car des millions de gens doivent nous envier. Nous sommes informés; certains vaccins sont produits chez nous; nos gouvernements ont commandé suffisamment de doses qui seront inoculés à toute la population, sur base volontaire. Mais nous nous plaignons, ce n'est jamais satisfaisant ! Je parle uniquement du point de vue sanitaire.

Avons-nous pensé à ceux dont la santé ne leur permet pas de recevoir le vaccin ? Que dire des pays pauvres ou des pays en guerre ? Qu'est-ce qui mérite vraiment notre indignation ? Ne serait-ce pas les inégalités dans le monde face au coronavirus ? Quand allons-nous mesurer notre chance et adopter des opinions mesurées ? Quand allons-nous nous sentir citoyen du monde et penser en termes de solidarité et d'égalité ?

Vidéo Euronews du 9 janvier 2021 :

24 février 2021

Le grain de sable dans la machine

"Le coronavirus a révélé les insuffisances des systèmes de soins, la fragilité des économies et de nos libertés. Le coronavirus a pointé les fragilités de notre système, la machine, qui préexistaient à son apparition. La machine est un danger autrement plus grave pour l'Humanité. Si nous n'arrivons pas à gérer le virus, que ferons-nous face aux vrais défis que nous aurons bientôt à affronter: réchauffement climatique, fin des énergies, perte de biodiversité, secousses sociales et politiques. "Lorsque le sage montre la Lune, le fou regarde le bout du doigt", dit le proverbe.

Le changement de paradigme de nos sociétés semble inévitable. Aux quatre coins du monde, sociologues, scientifiques, politiques, philosophes et stratèges s’interrogent: sommes-nous à la fin d’une ère ? Ce film résonne comme une alerte !"

Source : "Le grain de sable dans la machine", un film documentaire de Alain de Halleux.

14 février 2021

La désinformation inquiète les plates-formes numériques

"Quelque 11,4 millions de vidéos supprimées. Tel est le bilan record de la plate-forme YouTube pour les seuls mois d’avril, mai et juin 2020. Un chiffre en nette hausse sur la période du premier confinement, alors qu’il s’établit généralement aux alentours de 6 millions. Dans le contexte actuel, la désinformation inquiète les plates-formes numériques, qui cherchent à encadrer plus efficacement les contenus qu’elles hébergent. Faire le tri dans les vidéos disponibles en ligne est devenu une nécessité pour ces sites Internet à une époque où un quidam peut décider de filmer une vidéo avec son smartphone pour ensuite uploader sa création en un clin d’œil sur le Net."

Source : Extrait choisi d'un article de La Libre

8 février 2021

Le message éclairant de Greta Thunberg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous, les gens nés au bon endroit, nous vivons comme des poulets sans tête; nous déplaçant sans cesse sans comprendre les implications de ce que nous faisons et à quel point nous sommes tous interdépendants. C'est parce que nous ne nous posons pas la question du sens de nos actes, du sens de notre vie, de ce qui est réellement important, que nous n'agissons pas pour faire face aux défis actuels et à ceux qui attendent l'humanité. Et puis, un jour, une adolescente de 16 ans vient nous bousculer. Avec un message direct et factuel, elle raconte les drames qui se jouent sur Terre. Cette adolescente cherche à nous réveiller pour que nous nous battions ensemble pour un avenir meilleur, mais les poulets sans tête continuent de vagabonder. Tragique.

4 février 2021

L'impardonnable "Guantanamo" des européens

Des centaines de femmes et d’enfants originaires du Royaume-Uni, de France et de Belgique se voient retenus, depuis la chute de l’État islamique, dans des conditions inhumaines. Pour ce journaliste de guerre britannique, qui s’est rendu dans l’une des structures gérées par les Forces démocratiques syriennes, le refus des Européens de rapatrier leurs ressortissants apporte de l’eau au moulin des propagandistes islamistes et crée les conditions d’une radicalisation des plus jeunes.

"Je n’ai jamais demandé à être ici et je n’ai pas envie d’y être", me confesse un petit Français de 13 ans dont nous ne pouvons pas dire le nom pour des raisons de sécurité. "Je veux rentrer chez moi, à Paris, pour voir ma grand-mère et jouer au foot. Mais nos pays ne nous donnent pas l’autorisation."

"Nous allons au-devant d’un problème considérable dans dix ans, une fois que ces jeunes seront radicalisés", met en garde le général Frank McKenzie, chef du Commandement central des États-Unis (Centcom), qui supervise les opérations militaires américaines au Moyen-Orient. "Si on ne s’en occupe pas maintenant, on ne viendra jamais vraiment à bout de l’État islamique."

Source : Extraits choisis d'un article paru dans le Courrier International

14 janvier 2021

Les valeurs de notre époque sont trop abstraites

"Sommes-nous vraiment des citoyens n’ayant plus aucunes valeurs ? Et si nous nous trompions sur nous-mêmes et sur le remède à apporter à notre société, nous qui voulons y promouvoir de grandes valeurs absolues et générales ? [...] Si on se risque à jeter un regard critique sur la société contemporaine, on est moins frappé par son absence de valeurs que par la domination des valeurs abstraites, tel que, justement, l’argent ou le succès. Cette critique se trompe cependant de cible quand elle conteste à l’argent ou au succès toute valeur, ou quand elle prétend que ce ne sont pas de "bonnes" valeurs. Car toute valeur est bonne "en soi". Ce qui peut la rendre mauvaise, c’est seulement l’usage que nous en faisons.[...] Ce n’est donc pas à force de promouvoir des valeurs abstraites, générales et absolues qu’on guérira la société contemporaine de son prétendu manque de valeurs."

Source: extraits choisis d'un article de La Libre

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