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Regards sur...

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3 janvier 2016

La réjouissance

"La plus constante marque de la sagesse, c'est une constante réjouissance".

- Montaigne

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24 décembre 2015

Pensée de Noël

Ce qui compte le plus à Noël, ce n'est pas de décorer le sapin, mais bien de profiter de moments où nous sommes tous réunis.

18 décembre 2015

Trouver Dieu

"Trouver Dieu ne signifie que trouver son propre Soi." 

- Mâ Ananda Moyî, grande sainte de l'Inde du XXe Siècle.

12 décembre 2015

Un accord mondial pour le climat

Samedi, 19H25. “Nous avons un accord”, proclame le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius. L’instant est solennel. Le président François Hollande s’est personnellement déplacé, ainsi que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon, pour appeler les délégués des 195 pays présents dans la salle à prendre leurs responsabilités. Laurent Fabius se lance avec conviction dans un vibrant plaidoyer pour que les délégués avalisent cet accord “nécessaire pour le monde entier et chacun de nos pays”. Ce texte, enchaîne-t-il, constitue “le meilleur équilibre possible”. “Chacun peut rentrer chez lui la tête haute.” Au-delà du climat, souligne-t-il, il servira des grandes causes: les droits de l’homme, le développement des pays les plus pauvres... “et, enfin, la paix”. “La crédibilité du multilatéralisme pour faire face aux grands problèmes mondiaux est en jeu.” Une remarque lourde de sens dans le contexte actuel. 

“L’accord ne sera un succès pour personne si chacun le lit à la lumière de ses propres intérêts”, surenchérit le locataire de l’Elysée, conjurant la salle à adopter cette proposition. “Il est rare dans une vie d’avoir l’occasion de changer le monde. Cette chance, vous l’avez. Saisissez-là !”. La pression sur les Etats est maximale. Celui qui bloque s’expose au blâme de l’opinion mondiale. Tout n’est pas joué pour autant. La veille en effet, les délégations étaient retombées dans leurs vieux travers, ressortant les arguments qui maintiennent le processus dans l’ornière depuis de nombreuses années. Les pays pauvres veulent pouvoir poursuivre leur développement et des garanties sur les moyens financiers que leur ont promis les pays riches pour y parvenir. Les pays riches veulent que les efforts de réduction de émissions s’imposent à tout le monde, en particulier à leurs concurrents économiques directs que sont les grands émergents. 

Le président des Etats-Unis Barack Obama a salué samedi l'adoption d'un accord "fort" et "ambitieux" sur le climat à Paris susceptible de marquer un tournant dans la lutte contre le changement climatique. "De plus, cet accord est un signal puissant pour dire que le monde est résolument tourné vers un avenir à bas carbone", a-t-il encore dit, jugeant que cela devrait encourager les investissements et l'innovation dans les énergies propres "à un rythme sans précédent".

Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, déclarait ce samedi sur son site web : “Today, the nations of the world concluded a bold and historic agreement, clearly demonstrating that the global community is speaking with one voice to solve the climate crisis. Years from now, our grandchildren will reflect on humanity’s moral courage to solve the climate crisis and they will look to December 12, 2015, as the day when the community of nations finally made the decision to act."

Alors que la majorité des observateurs tirait cette conclusion : « Les choses ne font que commencer », après la publication de l'accord final sur le climat. Relativement ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre à long terme, le texte laisse en réalité aux Etats le soin de prendre les mesures qui s'imposent pour concrétiser ces ambitions. Libre à eux de revoir ou non à la hausse les engagements nationaux («contributions volontaires» en langage onusien) qu'ils avaient annoncés avant le sommet et ceux qu'ils annonceront à l'avenir.

Or, à l'heure actuelle, ces engagements conduisent tout droit à une hausse de la température à la surface du globe plus proche des 3°C que des 1,5°C. Si les Etats – et particulièrement les principaux pays émetteurs comme la Chine, l'UE ou les Etats-Unis - ne prennent donc pas rapidement de nouveaux engagements, l'objectif de 1,5% deviendra très vite inaccessible. « Le rapport du GIEC indique clairement que si l'on veut limiter le réchauffement à 2°C, ils nous reste environs 200 milliards de tonnes de CO2 à émettre » expliquait vendredi le climatologue français Jean Jouzel sur base d'une première version de l'accord. « Au rythme actuel, cela prendra deux ou trois décennies. Si l'on veut se limiter à 1,5°C: il nous reste cinq ans. »

La tâche sera ardue et longue en effet, car le photographe Sebastiao Salgado nous rappelle l'état d'esprit dans lequel une bonne partie du monde se trouve actuellement: "Tout ce que l'on consomme, ce que l'on détruit, ce que l'on pollue, nous semble dû. Nous n'avons pas le droit d'agir ainsi. La planète ne peut nous fournir indéfiniment cette énergie, ces produits, sans que nous laissions derrière nous un désert.Toutes les espèces en paieront les conséquences, y compris la nôtre. Nous devons changer de comportement : considérer le développement durable et réfléchir à une éthique sociale et écologique. [...] Il nous faut tous reprendre conscience de la nature, entretenir un autre rapport à la planète. A nous tous d'engager ce mouvement".

Ce billet reprend largement des extraits de plusieurs articles du site web de la Libre Belgique daté du samedi 12 et dimanche 13 décembre 2015. Il reprend aussi un extrait d'un billet tiré du site web officiel d'Al Gore daté du 12 décembre 2015. Les propos de Sebastiao Salgado sont tirés d'un extrait du livre "Dans quel monde voulons-nous vivre ?" paru en 2015. 

8 décembre 2015

Apprendre à aimer

"Je suis arrivé à la conclusion que le problème principal que nous avons est que nous apprenons à aimer d'une manière conditionnée. "Je t'aime si tu fais ça ou ça. Je t'aime si tu es ça ou ça." Nous avons même du mal à véritablement nous aimer nous-mêmes. C'est pour cela que nous essayons de tout contrôler, pour correspondre à ce que nous pensons devoir être pour être aimés. Nous nous mettons une pression incroyable pour devenir quelqu'un de fictif, parce que nous pensons que ce personnage sera aimable. Ne sommes-nous pas aimables tels que nous sommes ? Il semblerait que nous ne pensions pas cela. Notre amour est conditionné parce que tout le monde autour de nous aime d'une manière conditionnelle. Mais cette façon d'aimer n'est pas l'amour. C'est juste une réflexion du vrai amour qui, lui, est inconditionnel. Nous devons réapprendre à nous aimer, à aimer sans condition."

- Don Miguel Ruiz, auteur mexicain, chamane et enseignant.

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6 décembre 2015

La vie spirituelle

"La vie spirituelle, ce n'est pas continuer notre vie comme nous l'avons toujours fait, en nous disant : "je vais simplement attendre que quelque chose d'extraordinaire se produise." Il n'y a rien de spirituel dans le fait de subir l'univers. La spiritualité, c'est prendre part à ce qui s'y joue. C'est savoir à quel point la vie est extraordinaire, faire en sorte de la vivre pleinement, en conscience et au service d'un amour divin."

- Marianne Williamson, écrivaine

5 décembre 2015

Notre nature divine

"Notre vraie identité est l'étincelle d'énergie créative que nous portons tous au plus profond de nous [...] A bien y regarder, nous retrouvons l'idée que notre véritable être est de nature divine, au coeur de toutes les religions. Le bouddhisme indique que nous sommes tous identiques au Bouddha. Les confucianistes indiquent que les humains, la terre, le ciel sont les mêmes. L'islam nous dit que qui se connaît soi-même connaît le Seigneur, etc.[...] Notre nature divine veut faire l'expérience de l'existence, c'est un cadeau ! Et le comprendre nous permet de mieux gérer les difficultés de l'incarnation et d'avoir le meilleur des deux mondes. L'existence est quelque chose qui ne peut être réduit à rien d'autre. L'existence et la conscience sont alors les éléments de base de notre monde."

- Stanislav Grov, psychiatre et fondateur de la psychologie transpersonnelle

23 novembre 2015

Notre manière d'être au monde

"Nous sommes responsables de ce à quoi nous donnons vie, dans nos actes, mais aussi dans nos intentions et nos pensées. L'état du monde est un miroir de ce que nous créons à tous les niveaux de la réalité. Et tant que nous n'aurons pas compris que la réalité est un miroir, nous continuerons à croire qu'il existe quelque chose comme la fatalité ou le destin, ou encore le hasard pour justifier l'état dans lequel se trouve le monde. Alors que nous sommes les seuls et uniques responsables. La pratique chamanique est très éclairante sur ce point : chacune de nos actions crée quelque chose dans le monde. [...] Nous entrons dans le siècle de la spiritualité. Nous devons faire des choix, exercer notre libre arbitre, ce qui est la quintessence de la quête spirituelle. Si les anciens systèmes ou les vieilles croyances ne sont plus en adéquation avec qui nous sommes aujourd'hui sur la planète Terre, il faut les changer, nous en avons le droit."

- Laurent Huguelit, chamane

20 novembre 2015

La construction du réel

"Notre mental est une fabrique, ou peut-être un récepteur, à pensées, qui a, en plus, une fâcheuse tendance à prendre pour réel le contenu de ses idées. Ainsi, nous fabriquons tous les jours une représentation mentale figée de la vie mouvante. Ce fonctionnement, qui nous paraît normal, ordinaire, anodin, produit en réalité un biais considérable. Nous avons ainsi pour habitude de confondre la représentation mentale que nous avons d'une chose avec la chose elle-même. Nous élaborons des idées du passé, du présent et du futur, des idées de nous-mêmes, de l'autre et du monde, que nous prenons pour la réalité. [...] Notre fonctionnement mental peut ainsi apparaître comme un fonctionnement délirant. Notre habitude de considérer comme réelles nos opinions, jugements et points de vue, qui sont, par nature, changeants et asservis à la mémoire, est aussi valable que de construire une maison sur des sables mouvants. [...] A chaque instant, il y a quelque chose en nous qui observe, qui écoute. C'est une aptitude propre à la conscience que de percevoir sans mentaliser. Ainsi, la perspective méditative est celle d'une attention globale, libérée de l'interprétation, qui ni ne nomme, ni ne juge, ni ne fabrique d'histoire."

- Jean-Marc Mantel, psychiatre

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15 novembre 2015

Les attentats de Paris du 13 novembre 2015

"Ils veulent détruire notre bonheur de quatre façons: 1. En nous transformant en Etat policier; 2. En provoquant une guerre civile entre nos diverses communautés; 3. En nous entraînant dans une guerre au sol; 4. En nous forçant à remettre en cause notre mode de vie. A nous de résister sur ces quatre fronts."

- Jacques Attali

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