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7 août 2018

Les mesures radicales contre le réchauffement

Le climatologue François-Marie Bréon tire la sonnette d'alarme. Il énonce des mesures radicales à mettre en œuvre dans la lutte contre le réchauffement climatique, ayant pour conséquence la multiplication des vagues de chaleur dans le monde. "Nous ne pourrons jamais revenir à des températures dites normales, sauf si on divise la population par dix, ce qui aura forcément pour effet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Moins d’avions, moins de logements chauffés, etc. Aujourd’hui, il faudrait diviser nos émissions par quatre pour stabiliser le climat à un réchauffement limité à 2°C." Tandis que Hans Joachim Schellnhuber, directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research, estime qu'une Terre à +4 ou +5°C ne pourrait pas abriter plus d'un milliard de personnes.

"Atténuer le réchauffement impose des choix drastiques, coûteux et impopulaires"

Concernant les mesures à prendre, François-Marie Bréon déclare: "Il faut décourager les gens de prendre l’avion et la voiture. On sait que la baisse de la vitesse sur les routes permet de diminuer les gaz à effet de serre. Il faudrait également augmenter le prix du gaz, de l’essence mais aussi multiplier celui des billets d’avion par trois, améliorer l’isolation des bâtiments existants. Mais toutes ces mesures ne seraient pas bonnes pour l’économie et seraient clairement impopulaires. La lutte contre le changement climatique est incompatible avec le tourisme international et de nombreux secteurs économiques. Les mesures qu’il faudrait prendre seront difficilement acceptées. On peut dire que la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles et donc sans doute avec la démocratie."

Source: quotidien Libération

Voir aussi l'article de la Libre "Comment la Terre pourrait basculer vers un climat incontrôlable"

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3 août 2018

L’assassinat des défenseurs de l’environnement

2017 détient la triste palme de l’année la plus meurtrière pour les défenseurs des droits à la terre et les défenseurs environnementaux. Les chiffres annuels de Global Witness montrent qu’au moins 207 activistes des droits à la terre et activistes environnementaux ont été tués en 2017 dans 22 pays – c’est-à-dire presque 4 par semaine, ce qui en fait la pire année enregistrée jusqu’ici. L’Amérique latine concentre 60% de ces meurtres. Avec 57 assassinats, le Brésil arrive en tête du classement suivi par les Philippines, la Colombie et le Mexique.

Des chefs autochtones, des activistes de la communauté et des activistes environnementaux ont été assassinés alors qu’ils tentaient de protéger leurs domiciles et leurs communautés contre l’extraction minière, l’agrobusiness et d’autres industries destructrices.

Ainsi, en Colombie, Hernán Bedoya a été abattu de 14 balles par un groupe paramilitaire parce qu’il protestait contre l’extraction de l’huile de palme et les plantations de bananiers sur des terres volées à sa communauté. Aux Philippines, l’armée a massacré huit villageois qui s’étaient opposés à une plantation de café sur leurs terres. Enfin, au Brésil, 22 amérindiens de la tribu Gamela ont été blessés grièvement – certains s’étant fait couper les mains – par des agriculteurs qui les ont attaqués sauvagement avec des machettes et des armes à feu.

L'industrie agroalimentaire est devenue le premier secteur lié aux meurtres d'activistes, juste devant l'extraction minière. Le meurtre est l’exemple le plus choquant parmi la batterie de tactiques utilisée pour faire taire les défenseurs. Ces tactiques comprennent menaces de mort, arrestations, intimidations, cyberattaques, agressions sexuelles et attaques juridiques.

Les attaques brutales sur ceux qui défendent leurs terres contre l’agriculture destructrice – notamment l’accaparement des terres pour l’huile de palme qui est utilisée dans les produits domestiques tels que le savon et le café – ont augmenté. Le rapport indique par ailleurs que certains gouvernements et certaines entreprises sont complices des assassinats.

Source : Article L’humanité épuise la planète Terre

Voir aussi l’article de presse sur le site Global Witness.

29 juillet 2018

La proportion de nature vierge pourrait disparaître

L’océan est immense, il couvre 70% de la surface de la planète, mais nous avons réussi à polluer presque l’intégralité de notre vaste écosystème. La surface des océans encore vierge est aujourd’hui minuscule. Seulement 13% des océans seraient encore sauvages.

La trafic maritime mondial, la pêche intensive et la pollution sont les causes principales de ce terrible constat. De plus, les quelques espaces toujours sauvages sont aujourd'hui menacés par les avancés technologiques de la pêche moderne et par la fonte des glaces. La plupart des espèces sauvages restantes se trouve dans les régions polaires et dans les îles pacifiques.

Actuellement, seuls 5% de la faune et la flore sauvages restantes sont officiellement protégés. Cela signifie que la grande majorité de la nature brute pourrait disparaître à tout moment car les innovations technologiques nous permettent aujourd’hui de pêcher plus profondément et de naviguer plus loin.

Les scientifiques appellent la communauté internationale à respecter les conventions afin de protéger les océans, comme "l'accord de Paris pour l'océan", qui serait un engagement juridiquement contraignant conformément à la Loi existante de la Convention de Mer.

Extraits choisis d'un article de la Libre.

Voir aussi la plate-forme océan et climat et initiatives océanes

24 juillet 2018

Les vêtements, source de pollution et d'exploitation

Les fabricants de vêtements sont régulièrement pointés du doigt, accusés de ne pas respecter les droits sociaux des employés et de nuire à l’environnement. Chaque année, 130 milliards de pièces de textile sont produites. Dans le monde, 25% des pesticides servent à cultiver le coton nécessaire à cette production. Le textile requiert également beaucoup d’eau. Il faut 2.700 litres pour produire un tee-shirt (culture et fabrication), et entre 7.000 et 11.000 litres pour un jeans. Le polyester, utilisé pour la conception de vêtements très bon marché, est issu du pétrole: il en faut 1,5 litre pour produire 1 kg de cette matière. Un rapport de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature), prévient qu’à chaque lavage, cette matière relâche des microparticules qui terminent dans l’environnement. Source: Metro.

Des militants d’Oxfam-Magasins du monde et achACT (Actions Consommateurs Travailleurs) tentent d’interpeller les consommateurs sur le manque de transparence des conditions de travail des fournisseurs de la chaîne de magasins irlandaise, Primark, spécialisée dans la distribution de vêtements à bas prix. L’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, qui a entraîné la mort de 1.100 morts et fait 2.500 blessés, a mis en lumière les conditions de travail effroyables des ouvriers textiles. Et pourtant, cinq ans après, l’opacité règne encore. Beaucoup de jeunes sont très friands des vêtements proposés à bas coûts. Pour Oxfam-Magasins du monde, cette action s’inscrit aussi dans une campagne "Une autre mode est possible", qui propose des alternatives pour s’habiller de manière plus éthique et plus respectueuse de la planète. Source: Metro.

Voir l'article "Il faut prendre conscience qu’un vêtement bon marché est source d’exploitation".

21 juillet 2018

Le renforcement des objectifs de l'ONU

La Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies (FMANU) est une organisation à but non lucratif mondiale représentant et de coordonnant l'adhésion de plus de 100 Associations pour les Nations Unies (ANU) nationales et leurs milliers d'électeurs. La FMANU a été fondée sur le principe que toutes les personnes sont reliés entre elles par les valeurs fondamentales de l'ONU. Elle préconise le principe selon lequel la paix mondiale, la justice et la prospérité dépendent de la coopération multilatérale, pour laquelle l'ONU est une organisation clé.

Des problèmes complexes d'aujourd'hui exigent des solutions qui reflètent les partenariats entre tous les secteurs, la société civile en particulier. La société civile est un lien entre la base, un dynamisme inspiré par une orientation axée sur les gens, et des connaissances spécialisées sur les questions pertinentes. Elle a la capacité d'influencer les décisions du gouvernement au moyen d'activités de plaidoyer, et le pouvoir de réaliser le changement par l'action collective. La FMANU estime que la participation de la société civile est essentielle à la solution des défis mondiaux et travaillera à renforcer son rôle et sa présence dans le système des Nations Unies.

La FMANU travaille à renforcer et à améliorer l'Organisation des Nations Unies.

Les programmes et activités de la FMANU veillent à :

  • Souligner l'interdépendance des enjeux mondiaux et donc de tous les peuples;
  • Promouvoir une approche coopérative et démocratique dans la résolution des problèmes mondiaux;
  • Éduquer et engager les jeunes d'aujourd'hui à être des leaders et citoyens du monde, principalement grâce à l'utilisation des médias numériques, afin qu'ils puissent comprendre et accepter l'interdépendance mondiale.

La FMANU travaille dans trois domaines de politique générale:

  • Travailler pour la paix et la sécurité, avec un accent particulier sur le rôle du Conseil de sécurité, la construction de la paix, la prévention des conflits, et la non-prolifération nucléaire;
  • La promotion du développement durable, avec un accent particulier sur l'Agenda 2030 pour le développement durable et les objectifs de développement durable;
  • La sécurisation des droits de l'homme, avec un accent particulier sur le Conseil des droits de l'homme, l'éducation aux droits de l'homme et l'application des normes relatives aux droits de l'homme à tous les niveaux.
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20 juillet 2018

Le récit d'un jeune migrant

La peur. L'effroi. Le choc épouvantable de voir, à 14 ans, ses parents tués sous ses yeux. Il n'y a plus rien pour Kouamé. Plus rien que la crainte que les tueurs reviennent et le tuent à son tour. Alors Kouamé prend la fuite. Il passe dans le pays voisin et décide de gagner la Libye. Là, si jeune, il affronte l'enfer du désert et le cynisme des passeurs. Ballotté dans des camions surchargés, il le sait : celui qui tombe est condamné à mourir.

Pour tenir debout, Kouamé ne cesse de penser à sa sœur qu'il espère vivante. Et qu'un jour, peut-être, il reverra. En Algérie et au Maroc, il fait face à la violence de camps de réfugiés où règne la loi du plus fort. De véritables marchés aux esclaves. Puis c'est l'épreuve ultime : la traversée de la Méditerranée sur un canot bondé qui, après des heures de mer, s'enfonce lentement dans les flots. Le sauvetage relève du miracle.

Aujourd'hui, après ces années d'exode solitaire, Kouamé reconstruit sa vie. À Toulouse, loin des ténèbres qui ont tant de fois menacé de l'engloutir. Il a 19 ans, une furieuse envie de vivre et de témoigner pour toutes ces ombres qu'on appelle les migrants.

Quatrième de couverture du livre "Revenu des ténèbres" par Kouamé, Editions XO, 2018.

18 juillet 2018

L'ambassadrice de bonne volonté

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux et ignorer le fait que des millions de personnes vivent dans la souffrance. Je tiens sincèrement à apporter mon aide. Je ne crois pas que je me sente différente des autres personnes. Je pense que nous voulons tous la justice et l'égalité [...] Chacun d'entre nous aimerait croire que si nous étions dans une mauvaise situation, quelqu'un nous aiderait. »

C’est avec ces mots qu’Angelina Jolie exprime sa volonté d’agir en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ambassadrice de bonne volonté depuis 2001, elle parcourt le monde pour prendre la mesure des difficultés. En Asie, en Afrique, elle visite des camps de réfugiés. Elle est souvent choquée par ce dont elle est témoin. Elle fait don d'un million de dollars aux réfugiés afghans, à la suite d'un appel international d'urgence du HCR. Elle insiste pour couvrir tous les frais de ses missions et partage les mêmes conditions rudimentaires de vie et de travail que les autres membres du HCR au cours de toutes ses missions. Dans plus de 20 pays, elle se rend en mission humanitaire et rencontre les réfugiés. Interrogée à propos de ce qu'elle espère accomplir, elle affirme que :

« Consciente de la situation critique de ces populations, je pense qu'ils devraient être félicités pour leur capacité à subsister dans de telles conditions, et non être regardés de haut. »

Au cours d'un séjour privé en Jordanie en décembre 2005, elle tient à rencontrer les réfugiés irakiens dans le désert jordanien et, le même mois, elle se rend en Égypte pour rencontrer des réfugiés soudanais. Angelina Jolie visite des camps pakistanais pour réfugiés afghans et y retourne suite au séisme au Cachemire. En 2007, Angelina et Brad Pitt versent un million de dollars à trois organisations de secours au Tchad et au Darfour.

Les fondations
En 2005, elle annonce la fondation du National Center for Refugee and Immigrant Children, un organisme qui fournit un service gratuit d'assistance juridique aux enfants demandeurs d'asile n'ayant pas de représentation juridique. Angelina Jolie fait également pression pour l'adoption de plusieurs projets de lois d'aide aux réfugiés et aux enfants démunis du Tiers Monde. Outre son engagement politique, elle se sert de son image publique pour sensibiliser la population aux causes humanitaires, grâce aux médias. En 2006, Angelina Jolie annonce la création de la Fondation Jolie/Pitt, dont les premiers dons, d'un million de dollars chacun, sont consacrés au Global Action for Children et à Médecins sans frontières. Angelina Jolie copréside également l’Education Partnership for Children of Conflict, en relation avec la Fondation Clinton, qui œuvre pour l'éducation des enfants vivant dans des pays en conflit.

La reconnaissance
Angelina Jolie bénéficie d'une grande reconnaissance pour son action humanitaire. En 2003, elle est la première récipiendaire du nouvellement créé Citizen of the World Award, attribué par l'United Nations Correspondents Association et en 2005, elle se voit décerner le Global Humanitarian Award par l'UNA-USA (United Nations Association of the United States of America). En 2007, Angelina Jolie devient membre du conseil des relations étrangères, et reçoit le prix de la Paix (Freedom Award) décerné par l'International Rescue Committee.

Angelina Jolie est mère de six enfants dont trois sont adoptés. 

15 juillet 2018

L'évolution des paradigmes scientifiques

La Science avance continuellement, progresse par accumulation successive de connaissances. Mais il arrive parfois que des remises en cause majeures viennent contredire l’hypothèse scientifique en vigueur. En particulier dans le cas où ces remises en cause viennent renverser l’approche matérialiste et  réductionniste en cours dans nos sociétés occidentales. Il s’agit de changements de paradigmes scientifiques, qui impliquent une véritable transformation dans notre vision du monde. Il y a eu de grands changements de paradigmes dans l’histoire des Sciences, comme la théorie de Darwin ou les théories d’Einstein. Elles ont eu un impact énorme sur le monde scientifique et sur chaque individu. Mais aujourd’hui certaines de ces avancées sont remises en cause, consécutivement à de nouvelles découvertes qui expliquent mieux les observations et les faits. Il en va ainsi du monde, la Science ne s’arrête pas de progresser et notre compréhension s’affine et fait émerger de nouvelles questions. Prenons l’exemple de la théorie de l’évolution : le paléontologue Stephen Jay Gould de Harvard a proposé la théorie des équilibres ponctués comme développement à la théorie de l’évolution, afin de rendre compte des transitions évolutives des espèces, qui se déroulent parfois de manière brutale, plutôt que graduellement. Ce développement nous montre bien que nous n’avons aucun intérêt à créer des dogmes scientifiques. Il n’est plus possible aujourd’hui de concevoir l’évolution comme un processus linéaire progressif.

Des scientifiques de haut niveau et d’une grande honnêteté intellectuelle ont opéré une remise en question complète de leur vision du monde, et cela par le biais d’un mystère précis qu’ils se sont attachés à comprendre. Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns : plusieurs médecins renommés comme Melvin Morse ou Raymond Moody, qui ont contribué à l’étude scientifique des expériences de mort imminente ; le neurochirurgien Eben Alexander au sujet du problème corps-esprit; le professeur Ian Stevenson pour les données objectives concernant le phénomène de réincarnation ; le professeur de Harvard John E. Mack ou l’astronome Josef Allen Hynek dans le cas de l’étude du phénomène OVNI; le neurobiologiste Mario Beauregard pour la confirmation d’une conscience humaine non locale ; le parapsychologue Dean Radin pour les phénomènes paranormaux ; le virologue et prix Nobel Luc Montagnier, découvreur du VIH, concernant la mémoire de l’eau réussissant indirectement à prouver l’efficacité de l’homéopathie ; le professeur Rupert Sheldrake de Cambridge pour sa théorie des champs morphiques et la mise en évidence des perceptions extrasensorielles des animaux; etc.

Il s’est produit des changements de paradigmes dans le passé et il y en aura encore d’autres à l’avenir, c’est une certitude. Héraclite disait « Rien n’est permanent sauf le changement ». Remercions la Science, ce merveilleux outil, de nous permettre d’avancer dans notre compréhension du monde et rejetons ces dogmes académiques qui freinent nos recherches. Car il est beaucoup plus simple de se nourrir de certitude, plutôt que de se poser des questions scientifiques lorsque les nouvelles données ne cadrent pas avec la théorie dominante. C’est à ce moment précis que le scientifique doit faire preuve d’ouverture d’esprit.

D’autre part, changer de vision du monde n’est pas facile, cela ne se décrète pas. C’est un processus qui se déroule sur plusieurs mois, voire plusieurs années. C’est d’autant plus ardu lorsque le domaine concerne « l’inexpliqué ». C’est la curiosité et la volonté de comprendre ces phénomènes qui amènent petit à petit un individu, scientifique ou non, à changer sa manière de voir le monde. Il ne s’agit pas de naïveté ou d'une fragilité de conviction scientifique, bien au contraire. C’est en se frottant aux phénomènes mystérieux, en étudiant honnêtement les phénomènes dits extraordinaires qu’ils se sont rendus compte de leur véracité. Petit à petit, de mois en mois, leur point du vue sur le sujet concerné a complètement changé. C’est grâce à cette curiosité, cette ouverture d’esprit et surtout à cette volonté de faire de la véritable Science - en opposition à celle qui accepte les dogmes scientifiques de l’époque concernée, que ces individus remarquables nous ont ouvert les yeux sur leur domaine d’intérêt. 

11 juillet 2018

Les accidents nucléaires cachés de la Russie

Dans ce reportage d’Envoyé Spécial sont évoqués les accidents nucléaires russes cachés au reste du monde. C’est lors d’une prise de mesure de radioactivité, tout à fait banale, effectuée le 3 octobre 2017 dans le sud de la France que les scientifiques français ont constaté la présence anormale de ruthénium 106. Aucun incident lié à une substance radioactive industrielle n’a pourtant été signalée. La source de cette fuite radioactive a été localisée en Russie ou au Kazakhstan.

Le complexe nucléaire de Maïak, en Russie, est le territoire le plus radioactif de la planète. C’est aujourd’hui un site de retraitement nucléaire. A certains endroits, la radioactivité pourrait être 12 fois supérieure au site de Tchernobyl. Déjà en 1957, 30 ans avant la catastrophe de Tchernobyl, un accident nucléaire majeur s’est produit. Il a fait des milliers de victimes. L’état a laissé les habitants, vivants en territoire irradié, livrés à leur sort. Ils sont nombreux à présenter des anomalies génétiques et sont morts en grand nombre de cancers.

Le 20 novembre 2017, la Russie finit par reconnaître, par l'intermédiaire de son agence de météorologie Rosguidromet, qu'une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium 106 a été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie, et que le nuage radioactif a touché tous les pays européens !

9 juillet 2018

L'amour et des soins inconditionnels

La vie de Garvit ne tenait plus qu’à un fil. Inconscient, gravement sous-alimenté et avec un retard de croissance, Garvit avait à peine un an. Il avait été trouvé dans un bidonville de Faridabad, en Inde. « Il n’avait que la peau sur les os », se souvient Jharna, sa mère SOS. A l'hôpital, « Nous avions peur qu’il ne passe pas la nuit. » Les soins prodigués à Garvit ont été intensifs, surtout la première année. Il devait régulièrement retourner à l’hôpital, avait besoin d’une alimentation adaptée et requérait énormément d’attention. Jharna lui a prodigué ces soins de tout son coeur, et les autres enfants de sa famille SOS l’y ont aidée. « Faire en sorte que Garvit retrouve la santé a été une mission pour toute la maisonnée. »

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le voilà devenu un gamin fort et plein de santé. Il aura fallu du temps, mais Garvit a finalement retrouvé des forces. Il a six ans aujourd’hui et on peut à peine croire que le début de sa vie a été tellement difficile. C’est un gamin plein d’énergie, fou de cricket et de football, qui travaille très bien à l’école. Lisez ici.

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