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13 août 2020

La propagande russe influence déjà l'opinion publique américaine

"La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles, une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements au sein d'un public-cible. Ces techniques sont exercées sur une population afin de l'influencer, voire de l'endoctriner." Source: Wikipedia.

Via la publication d'une vidéo montrant des manifestants brûler au moins une bible et un drapeau américain, la Russie tente d'influencer le scrutin. La vidéo a été publiée par l'agence de presse de la chaîne Russia Today. Le média russe a pris soin de sélectionner la partie qui l'intéresse, avec l'intention "d'accentuer les tensions racistes avant l'élection". Certains contenus seraient volontairement conçus pour attirer un public républicain. Pour le New York Times, elle représente une des premières tentatives réussies de la Russie d'influencer l'élection de novembre. Derrière les images se cachent des stratégies hasardeuses de sites russes, parfois en lien direct avec le Kremlin.

"Le mécanisme derrière cette stratégie russe est simple, explique Tanguy Struye, professeur en sciences politiques à l'UCLouvain. Les sites russes ciblent les complotistes sur les réseaux sociaux. Ceux-ci vont partager ou retweeter le contenu. En réussissant à cibler les bonnes personnes, le message prend de l'ampleur. Il est repris par certains médias. [...] C'est typique de la théorie du complot : sortir de son contexte un mot, une phrase ou une situation.[...] Les informations diffusées par ces sites renforcent les biais cognitifs. [...] Cette chaîne de désinformation affaiblit la démocratie."

Cette stratégie n'est pas nouvelle. Elle avait déjà été utilisée lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Elle fonctionne aussi en Europe.

Source : Extraits remaniés de La Libre

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12 août 2020

L'Amazonie continue de brûler inexorablement

9 août 2020

La technologie qui met à mal la paix sociale, c'est la disruption

8 août 2020

Le penseur dont il faudra relire les écrits

Le philosophe Bernard Stiegler, expert des conséquences sociales du numérique, est décédé. Penseur essentiel des temps modernes, il cherchait à allier la réflexion la plus pointue à l'expérience de terrain la plus concrète.

Très critique du système capitaliste, il avait consacré ses recherches aux mutations provoquées dans la société par le numérique. Il prenait position contre les dérives libérales de la société et a axé sa réflexion sur les enjeux des mutations - sociales, politiques, économiques, psychologiques - portées par le développement technologique. Il avait notamment analysé les risques que faisaient peser ces changements sur l'emploi traditionnel, prédisant sa disparition. Il était toujours soucieux de mettre le progrès technologique au service de l'humain.

Quelques citations de Bernard Stiegler :

"Les gens croient qu'en étant informés, ils savent quelque chose. Or pas du tout ! Un savoir n'est pas seulement une information, mais la transformation de celui qui sait par ce qu'il apprend (aux autres)."

"Ce n'est pas la technique qui est toxique en soi, c'est notre incapacité à la socialiser correctement."

"L'équivalent général" c'est à dire l'argent, condition du capital et marché où, avec les industries culturelles, le temps des consciences est lui-même devenu une marchandise, est conditionné par l'équivalence générale du temps primaire-secondaire dans ses spatialisations tertiaires, manipulables, stockables, échangeables et donc monnayables."

"Affirmer que l'emploi est condamné à dépérir, ce n'est pas vraiment la meilleure façon d'être populaire. Il y a aujourd'hui une obsession de l'emploi – qui est en réalité la dénégation d'un processus tout à fait opposé, et le choc politique qui se prépare dans cette contradiction entre le discours et la réalité promet d'être terrible."

"Aujourd'hui, l'emploi (…) ne produit que standardisation, répétition machinale et stupide, démotivation, et ne se fait désirer que sous la menace permanente d'un chômage toujours plus brutal et angoissant."

Source des citations : babelio

Source : La Libre

7 août 2020

L'espace, un enjeu militaire en résurgence

"Il y a de bonnes raisons de penser que des manoeuvres militaires se produisent actuellement dans l'espace. [...] Les premières technologies spatiales, les premiers satellites qui ont été mis en orbite servaient aux adversaires soviétiques ou américains à s'espionner mutuellement", explique la chercheuse Lou Villafranca, Aspirante FNRS au Repi (Recherche et études en politique internationale) de l'ULB - Université libre de Bruxelles. Voir la page du FNRS ou écoutez la séquence audio Eureka, c'est l'été consacrée à la guerre dans l'espace.

Les Etats-Unis

"Les Etats-Unis opèrent aujourd’hui plus de 120 satellites militaires et utilisent fréquemment des services fournis par des prestataires civils pour soutenir leurs efforts militaires ou de développement technologique. Ces satellites sont vulnérables à divers types d’attaques physiques, cyber ou électromagnétiques, qu’elles soient dirigées vers les satellites eux-mêmes ou leurs centres de contrôle. Ils constituent une partie importante du C4ISR interallié par leur capacité à obtenir librement des images et données d’écoutes de territoires d’intervention. Ils ont quasiment le monopole des télécommunications militaires longue distance, et les satellites sont le moyen le plus pratique et le moins onéreux pour guider les troupes sur terre, sur mer et dans les airs. [...]

Les satellites de reconnaissance en particulier sont des systèmes complexes et très chers, produits à peu d’exemplaires. La destruction d’un seul système causerait des dommages importants aux capacités militaires américaines.[...] Il est aujourd’hui difficile d’envisager la conduite de la guerre sans satellites : le général John E. Hyten, commandant de l’USSTRATCOM, résumait ainsi le péril que constituerait la perte de leurs moyens spatiaux pour les forces armées américaines : « Vous retournez à la seconde guerre mondiale ». Cette dépendance entraîne naturellement les adversaires à chercher à tirer parti de la destruction, du brouillage, de l’aveuglement ou du piratage de satellites et de leurs stations au sol.[...]

Le contexte dans lequel se déroule le débat sur la Space Force est celui de tensions renouvelées entre Russie, Chine et Etats-Unis. L’émergence de capacités antisatellites nouvelles en Chine et en Russie, ainsi que le développement d’armes hypersoniques justifient l’attention portée aux questions spatiales.[...] La montée en puissance de la Russie et de la Chine dans le domaine spatial inquiète les responsables politiques et militaires américains. La perception de la menace n’est pas feinte, et il faut s’attendre dans les prochaines années à d’importants changements dans la gestion de la mission spatiale américaine.

Signe d’une conception plus militarisée de l’espace, le « Space Control » fait désormais partie de la doctrine officielle des forces armées des Etats-Unis et de l’OTAN. Ce « contrôle de l’espace » consiste en des mesures défensives et offensives, en particulier la capacité à « Dissimuler, perturber, dégrader, nier ou détruire des systèmes ou des services spatiaux ». Les systèmes spatiaux sont entendus au sens large, ceux-ci pouvant inclure aussi bien les stations-sol que les satellites eux-mêmes."

Concernant l'actuelle administration américaine, [...] "il convient de prendre du recul et de se demander si la volonté de mettre en place une Space Force n’obéit pas principalement à des motivations politiques plutôt qu’à des considérations d’efficacité militaire. [...] Donald Trump poursuit donc essentiellement un objectif de politique intérieure en jouant ainsi sur la conception que les Etats-Unis se font d’eux-mêmes."

Source : Fondation pour la Recherche Stratégique. Article "La Space Force : rupture ou continuité ?" par Paul Wohrer. Note de la FRS n°05/2019.

Etats-Unis : quels sont les termes du débat stratégique autour de la « Space Force » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Chine

"La réforme de l’Armée populaire de Libération engagée depuis 2015, avec la création de forces spatiales et d’une force de soutien stratégique, montre l’importance croissante accordée à l’espace dans la doctrine militaire chinoise. Cela se traduit concrètement par l’augmentation du nombre des satellites lancés à des fins militaires comme la reconnaissance et l’écoute, ainsi que par la mise en place d’un système de surveillance de l’espace. [...]

La Chine utilise de plus en plus ses capacités technologiques pour renforcer son influence et poursuivre un développement économique indispensable pour garantir sa stabilité politique. L’outil spatial est ainsi explicitement mis en avant dans le cadre du programme des Nouvelles routes de la soie, au travers de la notion de « corridor de l’information spatiale » qui couvre aussi bien la navigation que les télécommunications. Il est aussi volontiers utilisé comme un outil d’influence au travers de la commercialisation de satellites auprès de pays tiers et au sein d’organisations régionales comme l’APSCO, dont la Chine est le principal leader."

Source : Article "Chine, Russie, Inde, Japon : essai de typologie de leurs ambitions spatiales en 2019" par Isabelle SOURBÈS-VERGER, Directrice de recherche au CNRS. RÉALITÉS INDUSTRIELLES. MAI 2019. Annales des Mines. Pages 25 à 29.

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6 août 2020

Les gens ordinaires font parfois des choses extraordinaires

5 août 2020

La défense de la démocratie deviendra-t-elle un crime ?

"Comment en est-on arrivé là ? A ce que chacun dans le monde soit surveillé et enregistré, sans que cela soit voté ? [...] De plus en plus, les gouvernements considèrent le piratage comme légal tant que c'est eux qui le pratiquent.[...] La Maison-Blanche le dit : la surveillance de masse n'a jamais empêché la moindre attaque terroriste. Ces programmes ne concernent pas le terrorisme. Ce sont des outils de manipulation diplomatique, d'espionnage économique et d'influence sociale. Des outils de pouvoir." - Edward Snowden

5 août 2020

Les fake news vont menacer la vie des gens

4 août 2020

La dernière annonce avant l'élection

Trump fera-t-il une dernière annonce-choc pour faciliter sa réélection ? Je suis prêt à parier là-dessus. Même si les médias annoncent que l'actuel Président des Etats-Unis est déjà battu pour les prochaines élections de novembre 2020, il ne me semble pas improbable que celui-ci va tenter de retourner la situation en sa faveur. Fort de son caractère imprévisible, je le vois bien dévoiler une information importante au bon moment, une annonce sur un sujet mettant tout le monde d'accord, et qui lui permettra de convaincre les derniers réticents à voter pour lui. Cette annonce pourrait être une révélation ou une avancée pour tout le peuple américain et peut-être même pour le monde entier. Qu'elle soit suivie d'effets bénéfiques ou pas, elle marquera les esprits. Une chose est certaine, Donald Trump fera tout pour rester au pouvoir pour un second mandat.

29 juillet 2020

L’urgence d’agir avec sagesse pour un monde plus durable

"Comme climatologue, je suis frappé par ce qui nous arrive avec ce virus. Ce que nous vivons évoque tellement, en accéléré extrême, le genre de bouleversements auxquels les changements climatiques vont nous confronter. Bien sûr, il y a de nombreuses différences entre les deux problèmes, mais elles ne sont pas si grandes que cela. Avec le virus, ce sont « seulement » les humains qui tombent malades. Pour le climat, ce sont les humains ET les écosystèmes qui souffrent, et de plus en plus.

Rappelons que la canicule de l’été 2003 a tué 70 000 Européens, principalement âgés et isolés. Les étés comme celui-là risquent de devenir habituels d’ici 30 ans à cause des changements climatiques. De nombreuses espèces animales et végétales ne pourront pas s’adapter. La production agricole elle-même sera affectée par un climat plus chaud qu’au cours de toute l’histoire humaine. Ce seront les plus pauvres, ici aussi, qui seront les plus affectés. Cette vague climatique aura des effets bien plus graves encore que la pandémie."

Déjà les premières conclusions s'imposent : "L’humanité a intérêt à mieux prendre en compte les scientifiques et leurs alertes. Les changements radicaux présentés hier comme inimaginables sont possibles quand chacune et chacun nous ressentons vraiment le danger qui nous menace, et que la volonté politique est au rendez-vous.

Nous devons saisir l’occasion de la relance post-covid 19 pour être à la hauteur de cette tâche. Puissions-nous tous et toutes être très touchés dans notre coeur et dans nos tripes par la gravité de ce qui vient de se passer, par le risque énorme de vivre des extrêmes climatiques encore pires, et ainsi comprendre l’urgence d’agir avec sagesse."

- Jean-Pascal van Ypersele, extraits choisis de la "Lettre d’un climatologue confiné" (Lettre N°17 - Juin 2020), Plate-forme Wallonne pour le GIEC.

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