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15 avril 2020

Le nécessaire combat contre les fake news

Pour beaucoup de gens, le phénomène des fake news est venu de nulle part pour dominer les ondes, les colonnes de la presse et l'internet. Mais ce n'est pas le cas. Un nouveau documentaire du journaliste britannique Tim White retrace les origines des fausses nouvelles, de la seconde guerre mondiale, en passant par l'Estonie, la guerre en Ukraine et le crash du vol MH17.

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14 avril 2020

Le plus grand des menteurs se prend pour un Roi

Le Président américain hausse le ton sur le déconfinement. Déterminé à être le grand ordonnateur du déconfinement des Etats-Unis, Donald Trump semble prêt à aller au conflit avec les gouverneurs. "Quand quelqu'un est président des Etats-Unis, l'autorité est totale (...) Les gouverneurs le savent", a-t-il déclaré devant la presse.

La réponse d'Andrew Cuomo, gouverneur de New York, a été vive. "S'il m'ordonne de redémarrer d'une manière qui mettrait en danger la santé des habitants de mon État, je ne pourrais pas le faire", a-t-il déclaré. "Nous aurions un défi constitutionnel entre l'État et le gouvernement fédéral, cela ira jusqu'en justice", a-t-il prévenu. "La position du président est tout simplement absurde. Ce n'est pas ce que dit la loi. Ce n'est pas ce que dit la constitution. Nous n'avons pas de roi Trump, nous avons un président Trump", a-t-il souligné, contredisant les dires du président américain qui affirmait disposer d'un pouvoir absolu.

Le locataire de la Maison Blanche peut certes donner le ton, fixer un cap, mais le système fédéral accorde aux gouverneurs des 50 Etats le pouvoir de prendre les mesures obligatoires de confinement ou de déconfinement. "Le président n'a aucune autorité légale pour passer outre les décisions de confinement prises au niveau des Etats ou rouvrir les écoles et les petits commerces", soulignait Stephen Vladeck, professeur de droit à la University of Texas.

Sources: La Libre, article 1 et article 2

Voir aussi un précédent billet.

13 avril 2020

L'espoir dans un sursaut moral et éthique

Observer le fonctionnement de notre monde me donne envie de dénoncer toute une multitude d’erreurs d’appréciation. Des constats que vous faites également, j’en suis persuadé : dirigeants mondiaux peu recommandables, désinformation mondialisée sans recours à l'analyse, crise climatique banalisée, décroissance et effondrement simplement ignorés, apathie des individus face aux difficultés et trop occupés par les divertissements, déficit d'empathie envers les plus fragiles, réflexe consommateur plutôt que citoyen, déficit moral dans nos vies, manque de reconnaissance du rôle primordial des femmes, etc. Bref, une société essentiellement portée par le déni, sans curiosité, se comportant comme un automate préprogrammé. Tout cela me semble lourd et stérile. Un constat amer.

La pandémie liée à la maladie Covid-19 va en réveiller certains, j'espère le plus grand nombre, sur les dérives de la mondialisation, la politique du court-terme, les aberrations du commerce international, l'exploitation du Sud par le Nord, l’addiction à la technologie pour revenir, un jour, vers un monde plus durable, empathique et solidaire. Mais pour cela, il faudra à nouveau se sentir acteur et pas seulement consommateur. La récession économique qui va suivre va nous faire désirer une autre société pour notre génération et les générations futures. Nous sentons bien que nous sommes dans une impasse et qu'il y aura forcément quelque chose de fondamentalement différent après.

12 avril 2020

Hirsute ou pas ?

Si le confinement se poursuit encore longtemps, je ne sais pas pour vous... mais moi, je vais finir par avoir des cheveux !

Bruce willis

 

11 avril 2020

Les priorités actuelles ne devraient pas être dédiées qu'aux compagnies

"La France, l’Europe, le monde, au lieu de se contenter d’arroser avec des milliers de milliards imaginaires des compagnies au bord de la faillite, ferait mieux de dépenser, en plus, au plus vite, 50 milliards dans des programmes massifs de recherche, pour trouver ces vaccins et ces médicaments. Qui éviteraient justement, s’ils réussissent, la faillite de ces compagnies. Et, il n’y a pas de doute : ces programmes réussiront. Le plus vite serait le mieux."

- Jacques Attali. Source

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10 avril 2020

Le monde d'après avec Jacques Attali

10 avril 2020

L'évolution inévitable du système complexe humanité-Terre

9 avril 2020

Le pari jamesien

"Lorsqu'un problème est insurmontable, il faut inventer une solution et miser dessus, en faisant tout ce qui est en notre possible pour la voir advenir. Et si notre chemin s'arrête brusquement, nous pourrons dire que nous aurons vécu pleinement, en accord avec nos convictions et en ayant fait ce qui nous semblait juste."

- William James, psychologue

8 avril 2020

La décroissance planifiée pour amortir un effondrement

7 avril 2020

Les hommes n'évitent jamais les crises

Jacques Attali évoquait en 2018: "En 2040, le monde aura traversé une phase tragique, et il aura commencé à se reconstruire." Dans l'intervalle, nous risquons un effondrement de la civilisation européenne. Alors, pourquoi le risque de catastrophe est-il élevé ? 

Aggravation et concomitance des causes
Parce la planète connaîtra, pendant au moins les deux prochaines décennies, une croissance exponentielle de la population, des inégalités, des émissions de gaz à effet de serre, de l'acidification des sols, des guerres de l'eau, de la pollution, des catastrophes naturelles, des migrations, des dettes publiques et privées, etc. Mais aussi parce que ces causes se combineront dans le même laps de temps.

Report de l'action politique et verrouillage du système
Parce que l'histoire nous apprend que les hommes n'évitent jamais les crises. Sans cesse, nous retardons les solutions politiques, économiques, technologiques pour plus de monnaie, plus de dette, plus de procrastination et plus de promesses. Il nous paraît aujourd'hui que seule la croissance nous permettra de nous en sortir. De la sorte, nous renforçons la dynamique d'effondrement de nos sociétés fragiles et la destruction de notre milieu de vie.

Déni des individus et foi dans la technologie
Parce que nous ne voulons pas voir le danger devant nous, malgré les nombreuses alertes. Les matières premières, les ressources sont désormais limitées et nous ne planifions toujours pas l'après-pétrole. Habitués que nous sommes à vivre dans une société connectée et qui se nourrit de divertissements, nous en perdons la vue globale. Alors que les menaces systémiques sont bien présentes, nous regardons ailleurs. Demain, nous devrons nous réveiller et faire le deuil de cette foi en la technologie pour revenir à l'entraide entre êtres humains dans un monde abîmé.

Nous devrions mieux comprendre l'état du système maintenant, pour savoir comment réagir ensuite et prendre part aux solutions. L’heure n’est ni au pessimisme ni à la résignation, mais à l’action positive.

Source: texte librement inspiré des propos de Jacques Attali dans Les Echos

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