"Nous devons encore faire savoir au monde que le moment est venu de soutenir Hong Kong. (...) Avec la détermination du peuple hongkongais à se battre pour la liberté, nous n'abandonnerons jamais et ne nous rendrons jamais à Pékin."
- Joshua Wong, figure de proue du mouvement pro-démocratie à Hong Kong. Source
Après avoir vu le documentaire d’Arte « Des hommes, des vrais », cela m’a définitivement convaincu que l’archétype masculin, popularisé par le cinéma d’Hollywood, influence massivement nos esprits au fil des générations. Chacune d’elles intègre sa vision de la masculinité, de la virilité. Cet archétype a évolué lentement : les codes de la virilité de John Wayne ne reviendront plus à notre époque, nous sommes passés petit à petit à une vision plus diverse, moins étriquée de ce que doit être un mâle. Mais on est encore loin du compte. Hollywood continue à reproduire l’idée que la force est l’expression de la virilité, une sorte d’élément commun entre les héros d’hier et d’aujourd’hui. Un homme, un vrai n’est-il pas plutôt censé s’affranchir de ces codes stupides ?
N’est-il pas temps de passer d’une masculinité faisant la part belle à l’assurance, la force et la violence, la volonté personnelle, à quelque chose de plus réaliste et abouti : la conviction personnelle basée sur l’analyse, la rigueur et l’expérience, la force morale et la défense des droits humains, le courage personnel, la connaissance de soi et la coopération, l’empathie et la bienveillance, la générosité et l’ouverture d’esprit. Cela me semble beaucoup plus attirant. Et lorsque nous aurons intégré ce modèle, il faudra l’associer à un récit de société dans lequel il pourra pleinement s’exprimer, en synergie avec l’idéal féminin. Car l’un ne peut rien sans l’autre.
Dans de nombreuses traditions, l'eau serait à l’origine de toutes choses et serait la substance qui purifie et agit autant dans le visible que l’invisible. Toutefois, la science considère cet élément comme un mystère dont nous effleurons à peine la surface : pourquoi l’eau est-elle considérée comme le solvant le plus complexe à étudier ? Serait-ce dû à ses propriétés extraordinaires ? Ou bien du fait de son intime intrication avec la conscience ? Au-delà de la médecine, de la biologie et de la physique, en quoi l’eau pourrait-elle nous donner accès à une dimension plus subtile, informationnelle et spirituelle ?
Je n'arrive pas à tenir le coup Je ne montre généralement pas mes émotions Mais ça ne s'améliore pas Parce qu'on ne peut pas être aveugle avec les yeux grands ouverts
Et je vois la lutte Je vois la douleur Je ne vois que le gâchis que nous avons fait Je vois des choses que je ne peux pas changer Et cela me fait mal au cœur de dire
Je pleure Pour les fils sans père Et la douleur que les mères Gardent au plus profond d'elle-mêmes
Et je me battrai Pour l'avenir que nous créons Cela peut changer si nous y faisons face Parce que ces larmes ne sèchent pas Alors je pleure
Quand je me regarde dans le miroir Est-ce que je vois quelqu'un qui s'occupe des autres Est-ce que je m'aime plus que mes soeurs... et mes frères... Je ne sais pas
Et je vois des luttes J'ai vu la douleur J'ai vu au-delà du gâchis que nous avons fait J'ai vu des choses que nous ne pouvons pas changer Et cela me fait mal au cœur de dire
Je pleure Pour les fils sans père Et la douleur que les mères Gardent au plus profond d'elle-mêmes
Alors je me battrai Pour l'avenir que nous créons Cela va changer si nous y faisons face Parce que ces larmes ne sèchent pas Alors je pleure
Si vous aimez quelqu'un Si vous aimez quelqu'un Si vous aimez quelqu'un Laissez-le respirer Je pleure
"Alors que l'Europe tente de trouver sa voie dans le "monde d'après", celui où la pandémie de Covid-19 laisse une trace indélébile, le thermomètre a atteint les 38°C dans la ville russe de Verkhoyansk en Sibérie. Cette température a fixé le nouveau record en la matière dans cette localité à plus de 4 600 km de Moscou. Et c'est sans doute le record pour l'ensemble du cercle polaire arctique.
Cette impressionnante hausse de mercure a également contribué a donné naissance à des feux qui ont pris dans les forêts situées au-delà du cercle arctique. Cependant, pour les scientifiques, ce pic de chaleur n'est pas le problème le plus préoccupant. Non, ce qui est réellement alarmant selon eux, c'est que cette hausse s'inscrit dans une durée. En effet, presque tous les derniers mois ont connu des moyennes de température supérieures aux valeurs normales. Pour les Nations unies, cette vague de chaleur, bien qu'éclipsée par la pandémie de Covid-19, est un des signes d'une accélération du changement climatique.
Le permafrost subit lui aussi les affres de ce réchauffement généralisé. Ce qui pour la Russie est particulièrement préoccupant. Ce pays a effet bâti dans ses régions polaires de nombreuses villes et infrastructures pétrolières et gazières sur ce sol, en théorie, immuablement gelé. Ce phénomène est particulièrement inquiétant, car elle libère des gaz à effet de serre, principalement du méthane. Ces gaz alimentent à leur tour l'accélération du changement climatique, dans un cercle vicieux."
Sebastian Teir, alias Kebu, est un compositeur finlandais de musiques instrumentales et mélodiques sur synthétiseur en utilisant uniquement des synthétiseurs analogiques. Sa musique se distingue non seulement par un traitement habile de la synthèse analogique, mais aussi par une performance en direct captivante pour le public.
"Tout se mêle et s'entrechoque: une pandémie sanitaire, une actualité internationale tourbillonante de laquelle transpirent des annonces guerrières, une surinformation névrotique liée aux réseaux sociaux, une crise de confiance dans les états, un monde politique rejeté ou en déshérence de légitimité intellectuelle et au projet sociétal insuffisamment lisible, des déchirements culturels et religieux, des tribalisations et des morcellements des générations qui opposent leurs droits, une fracture politique, des réalités climatiques gravissimes et même existentielles dans un contexte où l'Europe se questionne sur sa propre réalité."
Extrait du livre "Hypercapitalisme: le coup d'éclat permanent" de Bruno Colmant - Economiste, chef du service économique de la banque Degroof Petercam, membre de l’Académie royale de Belgique.
"Manifester en France expose aujourd’hui à la violence des armes non létales. Les forces de l’ordre dégainent à la moindre occasion et la liste des blessés et mutilés s’allonge de mois en mois. Face à ce qu’il perçoit comme une crise du maintien de l’ordre, l’État attise la brutalité de sa police en la dotant d’un arsenal militaire toujours plus puissant et fourni – au grand bonheur des marchands d’armes. Démontant la rhétorique humanitaire de ses défenseurs, Paul Rocher montre que le recours massif aux armes non létales est la marque d’un étatisme autoritaire de plus en plus intolérant à toute contestation dans une période de recul social majeur.
L'auteur montre l’écart saisissant entre les prescriptions des fabricants et la pratique policière : bien que conçues comme des armes défensives, permettant de maintenir à distance un adversaire, les forces de l’ordre en font un usage offensif, disproportionné, terrorisant voire tortionnaire – et parfois létal, comme l’exemplifient dramatiquement les décès de Rémi Fraisse, Zineb Redouane et Steve Maia Caniço. Ceci n’empêche pas l’État et les industriels du secteur d’employer la rhétorique humanitaire pour booster un marché juteux tourné vers l’exportation.
Le dernier chapitre replace l’usage des armes non létales dans le cadre d’un durcissement autoritaire de l’État qui cherche à imposer complètement son agenda néolibéral, longtemps freiné par la résistance populaire. Le recours à un arsenal d’origine militaire pour régler les conflits politiques domestiques, loin de correspondre à un adoucissement du maintien de l’ordre, apparaît ici comme le corollaire de la suspension des procédures démocratiques en France."
Gazer, mutiler, soumettre: Politique de l'arme non létale / Paul Rocher Paul Rocher est économiste et diplômé en science politique de Sciences-Po Paris.