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Regards sur...

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7 juin 2020

Les travailleuses de l'habillement en danger par nos marques préférées

Des décennies d’exploitation et de conditions de travail déplorables ont maintenu dans la pauvreté les personnes, en grande majorité des femmes, qui travaillent dans les usines de l’industrie textile mondialisée. Les ouvrières sont aujourd’hui touchées de plein fouet par les fermetures d’usines et les risques sanitaires liés au Covid-19, alors qu’elles vivent déjà pour la plupart dans une situation de grande précarité et n’ont pas d’économies pour faire face à la situation.

Achact demande aux enseignes de la mode de ne pas reporter le poids de la crise sanitaire sur les ouvrières à l’autre bout de leurs chaînes d’approvisionnement :

  • N’annulez pas vos commandes, payez vos fournisseurs en respectant les délais convenus, accordez des extensions de délais de livraison et ne sanctionnez pas en cas de retards ou de pertes de production.
  • Assurez-vous que les travailleuses de vos chaînes d’approvisionnement ne soient pas licenciées, que les salaires qui leur sont dus leur soient immédiatement versés, et que leurs salaires, prestations et éventuelles indemnités de fin de contrat, tels que prévus par la loi, leur soient toujours versés pendant la crise.
  • Assurez-vous que la pandémie ne soit pas un prétexte pour bafouer les droits des travailleuses et les discriminer. Garantissez le droit aux négociations collectives et à la liberté syndicale pendant la crise également.
  • Faites passer les vies humaines avant les profits : ne versez pas de dividendes ou de bonus alors que des employées font l’objet de licenciements ou ne reçoivent pas leur salaire.

Voir l'ensemble des exigences.

Voir le dossier

Signez la pétition !

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4 juin 2020

Le fléau de l'élevage industriel

"L'élevage est une des principales causes du réchauffement climatique, devant le secteur des transports. Une personne végétarienne contribue davantage à lutter contre le dérèglement du climat qu'un individu qui fait le choix de ne plus utiliser sa voiture. [...] La moitié de la consommation d'eau potable mondiale est utilisée pour la production de viande et de produits laitiers. [...] Et dans le même temps, quarante pourcent de la population mondiale souffre de la pénurie d'eau. [...] Quatre-vingt pourcent de la destruction de la fôret amazonienne serait due à l'augmentation du nombre de bovins."

- Frédéric Lenoir dans "Lettre ouverte aux animaux" en 2017

2 juin 2020

Lorsque Trump incite à la violence, le patron de Facebook laisse faire

Alors que Twitter a masqué un message du locataire de la Maison Blanche, sur les affrontements à Minneapolis après la mort d'un homme noir, George Floyd, pour violation des directives du réseau sur l'apologie de la violence; Facebook refuse de sanctionner les messages polémiques de Donald Trump.

"Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles", déclarait le Président au sujet des manifestations qui dégénèrent en émeutes. Ces propos apparaissent sur Facebook, mais Mark Zuckerberg a décidé de les laisser visibles. Il se justifie en invoquant la liberté d'expression et l'intérêt du public à s'informer.

Twitter et Facebook ont mis en place des systèmes de lutte contre les contenus dangereux (appels à la haine, harcèlement,...) et contre la désinformation. Mais Facebook exempt les personnalités et candidats politiques de l'essentiel de ces mesures.

Comme d'autres experts, Evelyn Douek - chercheuse à la Harvard Law School, s'interroge sur la capacité de la toute nouvelle "Cour suprême" de Facebook à intervenir. - Source

Malgré le contexte actuel, l'ancien président Barack Obama souhaite faire passer une note d'espoir: "Si, à l’avenir, nous pouvons canaliser notre colère justifiée en une action pacifique, soutenue et efficace, alors ce moment peut être un véritable tournant dans le long cheminement de notre nation pour être à la hauteur de nos plus grands idéaux. Mettons-nous au travail." - Source

31 mai 2020

La littérature, cela sert à quoi ?

"Ecrire, c'est comme craquer une allumette au coeur de la nuit en plein milieu d'un bois. Ce que vous comprenez alors, c'est combien il y a d'obscurité partout. La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l'épaisseur de l'ombre."

- William Faulkner

27 mai 2020

Le changement climatique: Que faisons-nous contre cela ?

"On se remettra de la pandémie, moyennant un coût très élevé. Mais on ne se remettra pas de la fonte des calottes glaciaires des pôles et de la montée du niveau des mers et autres effets délétères du changement climatique."

- Noam Chomsky. Source: Le devoir

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26 mai 2020

Le monde dans lequel vivent les américains aujourd'hui

Noam Chomsky, dissident politique, linguiste, professeur émérite au MIT et auteur de renommée mondiale. Il répond aux coupures du président Trump dans le soutien américain à l'Organisation mondiale de la santé et à l'augmentation soudaine des décès aux États-Unis, et discute des conditions à Gaza, de la montée de l'autoritarisme dans le monde et de la réponse progressive. "C'est le comportement typique des autocrates et des dictateurs. Lorsque vous faites des erreurs colossales qui tuent des milliers de personnes, trouvez quelqu'un d'autre à blâmer", explique Chomsky. "Aux États-Unis, c'est malheureusement le cas, depuis bien plus d'un siècle, un siècle et demi, qu'il est toujours facile de blâmer le "péril jaune"." Source: Democracy Now!

18 mai 2020

Le dilemme mondial

"Le système économique et la planète sont en guerre l'un contre l'autre. Ou, plus précisément, l'économie est en guerre contre de nombreuses formes de vie sur terre, y compris la vie humaine. (...) Soit on laisse le bouleversement du climat transformer radicalement le monde, soit on transforme radicalement l'économie pour éviter le bouleversement du climat."

- Naomi Klein, extraits de son livre "Tout peut changer", pages 33 et 34.

17 mai 2020

L'entraide collective

16 mai 2020

Le rêve d'une cohérence pour un projet de société à revoir

C’est en démocratisant l’entreprise et en démarchandisant le travail que nous pourrons être en mesure de dépolluer la planète.

C'est le credo de de 3.000 chercheuses et chercheurs internationaux, issus de 600 universités du monde entier, qui signent une tribune pour un autre monde. Les signataires font le constat que notre modèle actuel n’est pas durable et sont convaincus que seul un changement sociétal profond permettra de lutter contre la crise sanitaire, climatique, économique et politique. L'initiative émane de trois "académiques": Isabelle Ferreras, Julie Battilana et Dominique Méda.

Que nous apprend la crise du coronavirus ?

Démocratiser
En premier lieu, cette crise nous apprend que les travailleurs ne peuvent être réduits à des « ressources ». Chaque jour, les travailleurs démontrent qu’ils ne sont pas une simple « partie prenante » de l’entreprise parmi d’autres. Ils sont LA partie constituante, pourtant toujours trop souvent exclue du droit de participer au gouvernement de l’entreprise, monopolisé par les actionnaires qui apportent le capital - Ce même capital dont la dynamique est d'accumuler pour lui-même en détruisant la planète. Il est aujourd’hui devenu injustifiable de ne pas émanciper les travailleurs en leur accordant la citoyenneté dans l’entreprise. C’est là un changement nécessaire. Ceux qui investissent leur travail dans l’entreprise, leur santé, en bref leur vie, doivent aussi pouvoir collectivement valider ces décisions.

Démarchandiser
Le travail ne peut être réduit à une « marchandise ». Le mécanisme du marché ne peut être laissé seul en charge des choix collectifs fondamentaux. Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables sont autant d’activités qui doivent être protégées des seules lois du marché, sans quoi nous risquons d’accroître toujours plus les inégalités, jusqu’à sacrifier les plus faibles et les plus démunis. Pour éviter un tel scénario, que faut-il faire ? Démarchandiser le travail. C’est-à-dire que la collectivité garantisse un emploi utile à toutes et tous. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique et à celui d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques nous permettront non seulement d’assurer la dignité de chacun, mais aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et la sauver.

Dépolluer
L’Etat, au nom de la société démocratique qu’il sert et qui la constitue, au nom aussi de sa responsabilité de veiller à notre survie environnementale, doit conditionner son intervention à des changements de cap dans la ligne stratégique des entreprises aidées. Il doit imposer – outre le respect de normes environnementales strictes – des conditions de démocratisation quant au gouvernement interne des entreprises. Car ce sont les entreprises gouvernées démocratiquement qui seront prêtes pour mener la transition écologique, celle dans lesquelles aussi bien les actionnaires que les travailleurs pourront faire entendre leurs voix et décider de concert des stratégies à mettre en œuvre.

Extraits remaniés de la tribune "Travail: démocratiser, démarchandiser et dépolluer" parue dans Le Soir. Voir aussi l'article de la RTBF. 

9 mai 2020

Les reporters appellent les GAFAM à sauver l'information fiable

"A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, dans une tribune au « Monde », des membres de la Commission internationale sur l’information et la démocratie demandent aux dirigeants des plates-formes numériques de tout mettre en œuvre pour lutter contre la désinformation.

Nous lançons un appel solennel aux dirigeants des plates-formes numériques et des réseaux sociaux, qui ont acquis pouvoir et fortune dans l’espace digital, pour qu’ils s’engagent à un changement systémique en faveur de la fiabilité de l’information et de la responsabilité des plates-formes sur la base de principes démocratiques.

Vous n’êtes pas soumis aux procédures ni aux obligations de transparence imposées aux lois et au fonctionnement des Etats démocratiques. Vous avez un impact énorme sur nos sociétés, nos libertés et nos vies, sans être responsables pour l’essentiel.

Les algorithmes hiérarchisent les contenus en fonction des intérêts des plates-formes et favorisent, même involontairement, l’information sponsorisée. Grâce aux moyens de surveillance, les informations privées deviennent accessibles. A l’inverse, les médias œuvrant à la révélation des informations d’intérêt public sont fragilisés.

Trente-six Etats ont signé le partenariat international sur l’information et la démocratie lancé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), en septembre 2019, sur la base de notre déclaration. A notre initiative, ces Etats démocratiques vous demandent de « respecter les principes de transparence, de responsabilité et (…) de mettre en place des mécanismes visant à promouvoir l’accès à une information fiable et à lutter contre la propagation d’informations erronées ou manipulatrices destinées à tromper le public ».

Ils vous demandent de respecter les responsabilités qui vous incombent, notamment en vertu des principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, en amont de la conception de nouveaux programmes, logiciels et objets connectés.

Nous vous appelons à un grand saut pour contribuer à la mise en œuvre d’un cadre global propice à une délibération publique ouverte, tolérante et la plus intègre possible."

Source : Extraits choisis d'un article de RSF

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