La Belgique ne peut se permettre une presse écrite qui vivote sur le web
"La presse écrite a cette particularité d’être à la fois un service au public financé par le privé et un baromètre qui, aux côtés d’autres corps intermédiaires, témoigne de la santé (bonne, moyenne ou mauvaise) démocratique d’un pays. [...] Nous avons la conviction, pour y œuvrer chaque jour avec passion, que notre métier est en train de se transformer pour continuer à répondre aux enjeux liés à l’information fiable et de qualité dans un environnement digital. [...] La liberté et l’indépendance de la presse sont l’un des piliers de la démocratie.
Nous sommes dézingués en permanence sur les réseaux sociaux par tous ceux qui considèrent que la généralité n’est pas un problème. Par tous ceux qui affirment qu’il n’existe qu’une seule vérité, la leur. Par tous ceux qui nous méprisent parce que, de leur point de vue, le ressenti vaut mieux que les faits, que l’émotion dépasse la rationalité ou que l’outrance et l’insulte valent mieux qu’un discours plus nuancé. Nous avons nos torts, nos responsabilités, nos turpitudes, nous ne le nions pas. Mais nous voulons pouvoir convaincre que nous valons mieux que ça.
Les réseaux sociaux constituent une caisse de résonance dont nous devons tenir compte. La généralité, l’extrémisme, l’agressivité et tout ce que l’on peut y trouver de négatifs ne sont pas neufs, ils y font juste plus de bruit, laissant penser, à tort sans doute, que la raison a déserté la majeure partie de la population. Préserver une presse plurielle face un un système géré par algorithmes est, selon nous, salutaire et indispensable."
Source: Extraits choisis d'un article de La Libre
Les médias classiques et les réseaux sociaux condamnés à cohabiter
"Les réseaux sociaux ont concurrencé les médias traditionnels et bouleversé la discussion publique, ses règles et ses habitudes. [...] Il faut donc partir d’un monde médiatique hybride, où médias médiatisants et médias classiques sont condamnés à cohabiter pour penser des stratégies susceptibles de redonner la main aux usagers comme aux médias classiques.
L’encyclopédie vivante Wikipédia et des outils de consultation publique en ligne, agrégeant l’opinion exprimée qualitativement, existent et innervent l’espace de la société civile. Du côté des usagers, chaque utilisateur d’un réseau social est encouragé non seulement à publier, mais aussi à vérifier l’information avant de la partager, et à signaler les messages mensongers.
La démocratisation de la publication est censée favoriser l’horizontalité du contrôle de l’information. Pour accompagner les jeunes sur les plateformes numériques, les pouvoirs publics européens se sont engagés à renforcer le rôle de l’école dans l’éducation à l’information. L’école est ainsi sollicitée pour rétablir rigueur de pensée et capacité de tri de l’information, de manière à faire un usage “responsable” des médias numériques."
- Louis Ledonne, ingénieur, auteur, membre du mouvement Renew Belgium.
Source: extraits choisis d'un article de La Libre
La nécessité de mieux protéger les infrastructures critiques européennes
"Une cyberattaque visant un satellite. Des explosions sur des gazoducs sous-marins. Une coupure de câbles paralysant les liaisons ferroviaires des heures durant. Ces scenarii, pour certains dignes d’un film de science-fiction, sont pourtant bien réels. Plus préoccupant encore, ils ont tous ciblé des infrastructures critiques desservant l’Europe.
Ces incidents soulignent la vulnérabilité d’infrastructures clés ou opérateurs de services essentiels dans les secteurs du transport, de l’énergie ou encore de la télécommunication. L’approvisionnement alimentaire, en eau, les systèmes bancaires peuvent également être des cibles.
Une vulnérabilité accrue face à un adversaire russe qui ne s’interdit – presque – plus rien, frappant aveuglément des infrastructures civiles essentielles en Ukraine et menant, en parallèle, une “guerre hybride” contre l’Europe. L’extension du champ des menaces nous impose de revoir notre cadre législatif, nos capacités, et notre coopération."
- Arthur de Liedekerke, Directeur des affaires européennes pour le cabinet de conseil en géopolitique Rasmussen Global.
Source: extraits choisis d'un article de La Libre


