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20 juin 2021

L'UE doit traiter les sans-abris comme des titulaires de droits

"Au moins 700 000 personnes dorment dans la rue chaque nuit dans l’Union européenne, pourtant l’une des régions les plus riches du monde. Compte tenu du décalage entre les ressources disponibles d'une part, et la persistance de la pauvreté et du "sans-abrisme" d'autre part, ces chiffres ne sont pas simplement une source d'embarras : ils font du "sans-abrisme" une crise de droits humains. Un cinquième de la population de l'UE – soit 91,4 millions de personnes – y est toujours menacé de pauvreté ou d'exclusion sociale, et l'accès au logement reste difficile pour de nombreux Européens. Trois défis devraient être relevés pour faire face à cette crise de droits humains.

Il faut d'abord accepter de regarder la réalité en face, et prendre la véritable mesure du phénomène que l'on veut combattre. [...] Les données fiables font encore défaut dans l'UE. Cela complique à la fois l'élaboration des stratégies et le suivi des progrès réalisés.

Le deuxième défi tient au fait que les sans-abris, au lieu d'être traités comme des détenteurs de droits qui devraient se voir garantir l'accès à des recours, sont encore fréquemment criminalisés.

Un troisième défi, enfin, tient au fait que les personnes en situation de "sans-abrisme" devraient avoir accès à des voies de recours pour contester les actions qui ont conduit à leur expulsion de leur domicile et revendiquer un droit à une aide."

Source: Extraits choisis d'un article de La Libre. Les auteurs sont M. Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l'extrême pauvreté, M. Balakrishnan Rajagopal, Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à un logement convenable et Mme Birgit Van Hout, Représentante régionale pour l'Europe auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

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19 juin 2021

Les lumières éphèmères

16 juin 2021

Le point de vue techno-critique d'Alain Damasio

Il y a 20 ans, les technologies numériques sont massivement entrées dans nos vies. Mais l'éducation n'a pas suivi, les plus jeunes n'ont pas été formés suffisamment à l'internet, à ses dangers et aux réseaux sociaux. Aujourd'hui, nous vivons un moment où l'homme est noyé par cette technologie. L'homme n'arrive plus, par lui-même, à distinguer dans ce qui lui est proposé, ce qui va augmenter ses capacités personnelles et élargir son univers; de ce qui va limiter sa vision du monde et des autres, de ce qui va le rendre dépendant et paresseux. La technologie apporte souvent du pouvoir à chacun, mais pas toujours de la puissance. Les technologies dégradent notre puissance personnelle, à savoir faire des choses sans leur concours. En tant qu'auteur et créateur, Alain Damasio constate aussi une dégradation globale de la création.

Car les technologies outillent nos paresses, précédemment essentiellement physiques, et maintenant nos paresses cognitives; elles conjurent nos peurs (de la solitude, de l'angoisse existentielle); elles contrôlent et filtrent notre monde autour de nous, ce qui implique un effet de bulle ... pour le meilleur ou pour le pire. Tout l'enjeu est d'arriver, ou plutôt de revenir, à la sobriété dans l'utilisation des technologies. Tout en résistant à la dépendance technologique, quel art de vivre allons-nous choisir dans ce monde qui accélère ? Alain Damasio apporte des éléments de réponse sous la forme de quelques questions simples à se poser. Vous les découvrirez dans cette vidéo. Sans rejeter la technologie, il pose finalement la question : est-ce qu'être simplement un humain, présent à ce qu'il fait, à lui-même, aux autres, ne suffit pas ? L'homme n'a-t-il pas déjà en lui tout ce qu'il faut pour vivre une vie pleinement satisfaisante ?

14 juin 2021

L'avenir impliquera un changement de nos standards culturels et sociaux

13 juin 2021

Les grandes oubliées de l’histoire

"Vous ne connaissez-pas Alice Guy, réalisatrice et pionnière du cinéma ? Marthe Gauthier, la docteure qui a découvert le chromosome de la trisomie 21 ? C’est normal, elles sont restées dans l’ombre, écartées de la postérité par leur entourage masculin. Comment leur rendre justice ? Rebaptiser des rues ou des parcs suffira-t-il à réhabiliter les femmes dans notre mémoire collective ?"

Source: Résumé du sujet "Les effacées de l'histoire" dans Complément d'enquête sur France 2.

"Connaissez-vous Christine de Pizan, Berty Albrecht ou Rosa Parks ? Saviez-vous que c'est une femme qui, avant Galilée, a affirmé l'existence du système solaire, une autre qui, avant Kandinsky, a inventé l'art abstrait, une troisième qui a théorisé les pulsions de mort avant Freud... ? En balayant les légendes, en soulevant les tapis, en fouillant les placards, le collectif Georgette Sand donne à voir et à (re)connaître soixante-quinze femmes – aventurières, militantes, artistes, scientifiques... – qui ont marqué l'histoire sans qu'on le sache ou que l'on s'en souvienne."

Source: Quatrième de couverture du livre "Ni vues, ni connues" du collectif Georgette Sand. Le collectif Georgette Sand a été créé en 2013. Connu pour ses campagnes de mobilisation "taxe rose" – pour la reconnaissance de la taxation excessive des produits genrés – et "taxe tampon", il œuvre pour l'émancipation et la visibilité des femmes dans l'espace public.

Voir l'article "Déconstruire les stéréotypes socio-culturels" et aussi la page invisibilisées.

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9 juin 2021

L'histoire d'une cuillère en plastique

7 juin 2021

L'action environnementale commune pour un seul but

3 juin 2021

La charge mentale, problème de notre temps

"La charge mentale ne fait que s’alourdir. Comment soulager notre cerveau assailli d’infos qui doit se surconcentrer sans arrêt ? Dans les têtes, plusieurs univers se chevauchent : la maison, le boulot, les loisirs les enfants, la santé, les relations sociales, le Covid et son lot d’angoisses et de questionnements et ce ne sont que quelques exemples. A côté de ça, les smartphones, réseaux sociaux, notifications nous assaillent de toutes parts et sans fin."

Source : extrait de La Libre

1 juin 2021

L'exploitation des espèces par l'homme est colossale

"Il y a de nombreuses causes de souffrance dans le monde. Prenons simplement la façon dont les hommes exploitent les autres espèces. Il y a eu 110 milliards d'homo sapiens qui ont vécu sur Terre, depuis que nous existons en tant qu'espèce. C'est le nombre d'animaux qu'on tue pour nos soit-disant besoins, tous les deux mois, comme si de rien n'était. C'est un déséquilibre colossal, et tout le monde y perd. Tout cela devrait nous faire réfléchir."

- Matthieu Ricard, moine bouddhiste, généticien, photographe. Source: Extrait d'une interview dans l'émission De cause à effets.

31 mai 2021

Les mots courants perdent leur sens

"Il faut se battre pour que le langage ne soit pas profané. Nous sommes liés par quelque chose que nous avons en commun, et c'est le langage. Nous pensons la même chose de chaque mot, à peu près. Et si un jour nous sommes privés de langage, nous perdrons quelque chose de fondamental. Or la course, la compétitivité, la vitesse, les médias, les réseaux sociaux, ce sont toutes des machines à esquinter le langage, à le dévaloriser, à le corrompre. Nous devrions veiller sur le langage, c'est ce que font les poètes. Ils veillent sur les mots et sur le langage."

- Jean-Claude Guillebaud, écrivain, essayiste et grand reporter. Extrait d'une interview de la RTBF au sujet de son dernier essai "Entrer dans la douceur".

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