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17 avril 2021

Le courage de la nuance

"Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison", disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd’hui, tant l’air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d’ombres où le débat est souvent remplacé par l’invective : chacun, craignant d’y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu’éclairer les esprits.

Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la "brutalisation" de notre débat public et qui veulent préserver l’espace d’une discussion aussi franche qu’argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d’opposer l’idéologie à l’idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n’est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C’est surtout retrouver l’espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n’y a pas plus radical que la nuance.

Source: Quatrième de couverture du livre "Le courage de la nuance" de Jean Birnbaum, journaliste et essayiste.

Ecoutez le débat sur France Culture "Y a-t-il place pour la nuance dans la France d’aujourd’hui ?"

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14 avril 2021

L'heure des solutions favorables au climat par Bertrand Piccard

11 avril 2021

Les doux rêves dépourvus d'éthique des entreprises favorisant l'IA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Si la technologie doit être plus humaine pour gagner notre confiance, il semble aussi essentiel d'intégrer de la valeur humaine dans ses formes plus complexes comme l'intelligence artificielle et le machine learning pour les rendre dignes de confiance. D'où cette question : la technologie est-elle fiable ? Non, pas toujours. Cela dépend de ce que l'humain intègre comme données pour la guider.

En 2015, le système de recrutement d'Amazon doté d'intelligence artificielle avait eu comme effet pervers d'exclure les CV qui indiquaient une notion se rapportant aux femmes. Autre exemple : d'après une étude de 2018, les algorithmes de reconnaissance faciale aboutissent à davantage d'erreurs de détection pour les personnes à la peau noire que pour celles à la peau blanche. En 2020, des constats similaires avaient soulevé des critiques sur un potentiel profilage racial, poussant Microsoft, IBM et Amazon à refuser de vendre leur logiciel d'analyse des visages à la police américaine.

Malgré cela, seules 25% des entreprises tiennent compte des conséquences éthiques avant d'investir dans l'intelligence artificielle selon Price Waterhouse Coopers qui estime que cette technologie apportera environ 13.000 milliards d'euros à l'économie mondiale en 2030. [...]

Une start-up de Dubaï "apprend à la machine, la détection des émotions, grâce à 30.000 visages différents. Objectif : apprendre à la technologie à être plus consciente de l'homme en attendant qu'elle ait une conscience humaine..."

Manifestement, nous cherchons inexorablement à donner une "conscience humaine" à l'intelligence artificielle, mais nous ne savons pas vraiment quelles en seront les conséquences sociales. Assurément, nous ne pouvons pas nous arrêter pour nous poser de bonnes questions car "cette technologie apportera environ 13.000 milliards d'euros à l'économie mondiale en 2030."

Source: Extraits choisis d'Euronews 

8 avril 2021

L'inaction collective face au dérèglement climatique

"Je ne comprends pas comment l'humanité assiste, en spectateur informé, à la gestation de sa propre tragédie."

- Nicolas Hulot. Propos tenus dans l'émission "De cause à effets".

5 avril 2021

Le témoignage d'une jeune en quête de cohésion et d'humanité

"Cher Monde, je t’écris car je n’arrive plus à te suivre. J’aimerais te comprendre. Comprendre comment on a pu en arriver là, comprendre pourquoi être en ton sein me rend malheureuse, alors que les plus beaux moments de ma jeunesse devraient être en train de se dérouler. Comprendre pourquoi tu ne fonctionnes plus comme je t’ai toujours connu.

Je suis une jeune femme de 19 ans, passionnée par ses études de droit, ayant des proches présents et aimants, je suis une cheffe scout comblée... mais je ne me suis pourtant jamais sentie aussi triste. Mes études me pèsent, mes proches me manquent.[...]"

- Lucie L., 19 ans. Source: La Libre

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4 avril 2021

La voix à prendre après les évènements du Bois de la Cambre

"L’assentiment populaire ne sera pas unanimement obtenu, mais grandement conforté, si le débat démocratique se rétablit quant aux mesures sanitaires à prendre. Cela exige de replacer ce dernier au sein du Parlement qui est l’expression de la volonté nationale. Sur la base de ce débat contradictoire, le plan et le propos du gouvernement devront être cohérents, homogènes et bienveillants, sans être infantilisants. La parole politique est intrinsèquement précieuse car elle découle d’un suffrage. Elle se doit donc d’être irréprochable et fondée sur un « traçage » démocratique lisible. Et surtout, elle devra répondre à la question de l’acceptation et de la logistique de la vaccination."

- Bruno Colmant, économiste belge. Source : La Libre

3 avril 2021

La pandémie, et ensuite ?

"Même si nous disposons enfin, un jour prochain, en Europe et dans le reste du monde, d’un déluge de vaccins ; même si nous réouvrons cet été théâtres, cinémas, hôtels, restaurants ; même si l’automne pourrait être gai ; et même si bien des gens pourront dire, au début de l’hiver prochain, que cette pandémie n’est plus qu’un mauvais souvenir, rien de ce qu’elle implique ne sera derrière nous :

D’abord, parce qu’il faudra gérer toutes les tragédies, toutes les séquelles, toutes les faillites, toutes les pertes d’emplois, toutes les études gâchées, toutes les vocations manquées, tous les projets foudroyés pendant ces presque deux ans.

Ensuite, parce qu’il faudra se préparer à l’émergence probable de nouveaux variants résistants aux vaccins actuels, et résister au désespoir qui pourrait suivre la nécessité de nouveaux reconfinements, en attendant de produire à très grande vitesse des milliards de doses de vaccins nouveaux, et organiser des campagnes planétaires de vaccination ; il faudra prendre son parti d’avoir à le faire tous les ans, pendant des décennies ; pour cette maladie et sans doute pour bien d’autres. Il faudra alors se décider à faire enfin tout ce qu’on aurait dû déjà faire depuis un an pour préparer notre société à vivre au mieux dans un monde à pandémies multiples : la réorganisation des lieux d’études et de travail, pour qu’ils soient structurellement adaptés à ces périodes, qu’on pourrait revivre périodiquement.

Enfin, il faudra se préparer à toutes les autres menaces, aussi négligées aujourd’hui que l’était celle de cette pandémie, et tout aussi parfaitement prévisibles: le manque d’eau, le réchauffement climatique, l’aridité des sols, les invasions d’insectes, l’extinction d’innombrables espèces ; et tous les troubles politiques qui en découleront. Ces menaces sont d’une toute autre nature que celles d’une pandémie, et provoqueront beaucoup plus de dommages irréversibles. [...]"

- Jacques Attali, économiste français. Source : Attali.com

2 avril 2021

La responsabilité du développement technique sur la société

"Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ? Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse.

Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à «changer de métier», à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission."

Source: Quatrième de couverture du livre "Merci de changer de métier. Lettre aux humains qui robotisent le monde", de Celia Izoard, Éditions de la Dernière Lettre.

Voir aussi l'article de La Libre "La 5G et la démocratie cosmétique".

1 avril 2021

Le rôle de Facebook dans le Brexit et la menace sur la démocratie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La journaliste d'investigation Carole Cadwalladr du journal The Observer.

31 mars 2021

L'emprise sur nos données et les manipulations de la démocratie

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