La relation rationnelle au réel n'est pas tout
"Le journaliste que je suis, mais aussi plus globalement notre société, on s'illusionne en pensant qu'il peut y avoir des réponses à toutes les questions à travers le seul prisme de la Science et de notre relation rationnelle au réel. J'ai découvert que la Science est un outil formidable mais qui façonne un mode de pensée enfermant. Parce que tout ce qui échappe à l'expérimentation scientifique ne peut alors plus participer de notre réflexion. Un peu comme si on disait que l'amour n'étant ni quantifiable ni vérifiable, nous n'allions pas tomber amoureux."
- Stéphane Allix, journaliste. Source: Article "Nous sommes des âmes éternelles" de la revue Inexploré, numéro 51.
Le harcèlement en ligne des femmes journalistes
"La sécurité en ligne des femmes journalistes va au-delà de l'égalité des sexes et de la liberté de la presse, car elle a un impact direct sur la qualité de nos démocraties et le droit de la société à accéder à une pluralité d'informations. Cette simple vérité se dévoile dans le documentaire "A Dark Place", à travers des expériences de première main partagées par ces journalistes ciblées par des abus en ligne et des experts dans les domaines des droits de l'homme, du genre et de la liberté des médias."
La hausse des déplacements forcés dans le monde
Aujourd'hui, 1% de l'humanité a dû, sous la contrainte, quitter sa terre d'origine. Le nombre de personnes fuyant les guerres, les persécutions et les exactions a atteint un record de 82,4 millions en 2020, et cela malgré la pandémie de Covid-19. En outre, ce chiffre est deux fois plus élevé qu'il y a dix ans, selon l'ONU.
Pendant la pandémie, "tout s'est arrêté, y compris l'économie, mais les guerres, les conflits, la violence, les discriminations et les persécutions - tous ces facteurs qui poussent les gens à fuir - ont eux continué", a expliqué à l'AFP le chef de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Ce dernier a également indiqué que l'impact du changement climatique a contraint à la fuite de nombreuses personnes.
"Les solutions nécessitent que les dirigeants à travers le monde entier et les personnes d'influence laissent de côté leurs différences, mettent fin à une approche égoïste de la politique et se concentrent plutôt sur la prévention et le règlement des conflits, ainsi que le respect des droits humains", a affirmé M. Grandi. Source : Euronews
L'UE doit traiter les sans-abris comme des titulaires de droits
"Au moins 700 000 personnes dorment dans la rue chaque nuit dans l’Union européenne, pourtant l’une des régions les plus riches du monde. Compte tenu du décalage entre les ressources disponibles d'une part, et la persistance de la pauvreté et du "sans-abrisme" d'autre part, ces chiffres ne sont pas simplement une source d'embarras : ils font du "sans-abrisme" une crise de droits humains. Un cinquième de la population de l'UE – soit 91,4 millions de personnes – y est toujours menacé de pauvreté ou d'exclusion sociale, et l'accès au logement reste difficile pour de nombreux Européens. Trois défis devraient être relevés pour faire face à cette crise de droits humains.
Il faut d'abord accepter de regarder la réalité en face, et prendre la véritable mesure du phénomène que l'on veut combattre. [...] Les données fiables font encore défaut dans l'UE. Cela complique à la fois l'élaboration des stratégies et le suivi des progrès réalisés.
Le deuxième défi tient au fait que les sans-abris, au lieu d'être traités comme des détenteurs de droits qui devraient se voir garantir l'accès à des recours, sont encore fréquemment criminalisés.
Un troisième défi, enfin, tient au fait que les personnes en situation de "sans-abrisme" devraient avoir accès à des voies de recours pour contester les actions qui ont conduit à leur expulsion de leur domicile et revendiquer un droit à une aide."
Source: Extraits choisis d'un article de La Libre. Les auteurs sont M. Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l'extrême pauvreté, M. Balakrishnan Rajagopal, Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à un logement convenable et Mme Birgit Van Hout, Représentante régionale pour l'Europe auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.
Le point de vue techno-critique d'Alain Damasio
Il y a 20 ans, les technologies numériques sont massivement entrées dans nos vies. Mais l'éducation n'a pas suivi, les plus jeunes n'ont pas été formés suffisamment à l'internet, à ses dangers et aux réseaux sociaux. Aujourd'hui, nous vivons un moment où l'homme est noyé par cette technologie. L'homme n'arrive plus, par lui-même, à distinguer dans ce qui lui est proposé, ce qui va augmenter ses capacités personnelles et élargir son univers; de ce qui va limiter sa vision du monde et des autres, de ce qui va le rendre dépendant et paresseux. La technologie apporte souvent du pouvoir à chacun, mais pas toujours de la puissance. Les technologies dégradent notre puissance personnelle, à savoir faire des choses sans leur concours. En tant qu'auteur et créateur, Alain Damasio constate aussi une dégradation globale de la création.
Car les technologies outillent nos paresses, précédemment essentiellement physiques, et maintenant nos paresses cognitives; elles conjurent nos peurs (de la solitude, de l'angoisse existentielle); elles contrôlent et filtrent notre monde autour de nous, ce qui implique un effet de bulle ... pour le meilleur ou pour le pire. Tout l'enjeu est d'arriver, ou plutôt de revenir, à la sobriété dans l'utilisation des technologies. Tout en résistant à la dépendance technologique, quel art de vivre allons-nous choisir dans ce monde qui accélère ? Alain Damasio apporte des éléments de réponse sous la forme de quelques questions simples à se poser. Vous les découvrirez dans cette vidéo. Sans rejeter la technologie, il pose finalement la question : est-ce qu'être simplement un humain, présent à ce qu'il fait, à lui-même, aux autres, ne suffit pas ? L'homme n'a-t-il pas déjà en lui tout ce qu'il faut pour vivre une vie pleinement satisfaisante ?

