L'inaction collective face au dérèglement climatique
"Je ne comprends pas comment l'humanité assiste, en spectateur informé, à la gestation de sa propre tragédie."
- Nicolas Hulot. Propos tenus dans l'émission "De cause à effets".
"Je ne comprends pas comment l'humanité assiste, en spectateur informé, à la gestation de sa propre tragédie."
- Nicolas Hulot. Propos tenus dans l'émission "De cause à effets".
"Cher Monde, je t’écris car je n’arrive plus à te suivre. J’aimerais te comprendre. Comprendre comment on a pu en arriver là, comprendre pourquoi être en ton sein me rend malheureuse, alors que les plus beaux moments de ma jeunesse devraient être en train de se dérouler. Comprendre pourquoi tu ne fonctionnes plus comme je t’ai toujours connu.
Je suis une jeune femme de 19 ans, passionnée par ses études de droit, ayant des proches présents et aimants, je suis une cheffe scout comblée... mais je ne me suis pourtant jamais sentie aussi triste. Mes études me pèsent, mes proches me manquent.[...]"
- Lucie L., 19 ans. Source: La Libre
"L’assentiment populaire ne sera pas unanimement obtenu, mais grandement conforté, si le débat démocratique se rétablit quant aux mesures sanitaires à prendre. Cela exige de replacer ce dernier au sein du Parlement qui est l’expression de la volonté nationale. Sur la base de ce débat contradictoire, le plan et le propos du gouvernement devront être cohérents, homogènes et bienveillants, sans être infantilisants. La parole politique est intrinsèquement précieuse car elle découle d’un suffrage. Elle se doit donc d’être irréprochable et fondée sur un « traçage » démocratique lisible. Et surtout, elle devra répondre à la question de l’acceptation et de la logistique de la vaccination."
- Bruno Colmant, économiste belge. Source : La Libre
"Même si nous disposons enfin, un jour prochain, en Europe et dans le reste du monde, d’un déluge de vaccins ; même si nous réouvrons cet été théâtres, cinémas, hôtels, restaurants ; même si l’automne pourrait être gai ; et même si bien des gens pourront dire, au début de l’hiver prochain, que cette pandémie n’est plus qu’un mauvais souvenir, rien de ce qu’elle implique ne sera derrière nous :
D’abord, parce qu’il faudra gérer toutes les tragédies, toutes les séquelles, toutes les faillites, toutes les pertes d’emplois, toutes les études gâchées, toutes les vocations manquées, tous les projets foudroyés pendant ces presque deux ans.
Ensuite, parce qu’il faudra se préparer à l’émergence probable de nouveaux variants résistants aux vaccins actuels, et résister au désespoir qui pourrait suivre la nécessité de nouveaux reconfinements, en attendant de produire à très grande vitesse des milliards de doses de vaccins nouveaux, et organiser des campagnes planétaires de vaccination ; il faudra prendre son parti d’avoir à le faire tous les ans, pendant des décennies ; pour cette maladie et sans doute pour bien d’autres. Il faudra alors se décider à faire enfin tout ce qu’on aurait dû déjà faire depuis un an pour préparer notre société à vivre au mieux dans un monde à pandémies multiples : la réorganisation des lieux d’études et de travail, pour qu’ils soient structurellement adaptés à ces périodes, qu’on pourrait revivre périodiquement.
Enfin, il faudra se préparer à toutes les autres menaces, aussi négligées aujourd’hui que l’était celle de cette pandémie, et tout aussi parfaitement prévisibles: le manque d’eau, le réchauffement climatique, l’aridité des sols, les invasions d’insectes, l’extinction d’innombrables espèces ; et tous les troubles politiques qui en découleront. Ces menaces sont d’une toute autre nature que celles d’une pandémie, et provoqueront beaucoup plus de dommages irréversibles. [...]"
- Jacques Attali, économiste français. Source : Attali.com
"Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ? Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse.
Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à «changer de métier», à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission."
Source: Quatrième de couverture du livre "Merci de changer de métier. Lettre aux humains qui robotisent le monde", de Celia Izoard, Éditions de la Dernière Lettre.
Voir aussi l'article de La Libre "La 5G et la démocratie cosmétique".
Voir aussi l'article: Earth Hour: des villes du monde entier éteignent leurs lumières pour la planète.