Les grandes oubliées de l’histoire
"Vous ne connaissez-pas Alice Guy, réalisatrice et pionnière du cinéma ? Marthe Gauthier, la docteure qui a découvert le chromosome de la trisomie 21 ? C’est normal, elles sont restées dans l’ombre, écartées de la postérité par leur entourage masculin. Comment leur rendre justice ? Rebaptiser des rues ou des parcs suffira-t-il à réhabiliter les femmes dans notre mémoire collective ?"
Source: Résumé du sujet "Les effacées de l'histoire" dans Complément d'enquête sur France 2.
"Connaissez-vous Christine de Pizan, Berty Albrecht ou Rosa Parks ? Saviez-vous que c'est une femme qui, avant Galilée, a affirmé l'existence du système solaire, une autre qui, avant Kandinsky, a inventé l'art abstrait, une troisième qui a théorisé les pulsions de mort avant Freud... ? En balayant les légendes, en soulevant les tapis, en fouillant les placards, le collectif Georgette Sand donne à voir et à (re)connaître soixante-quinze femmes – aventurières, militantes, artistes, scientifiques... – qui ont marqué l'histoire sans qu'on le sache ou que l'on s'en souvienne."
Source: Quatrième de couverture du livre "Ni vues, ni connues" du collectif Georgette Sand. Le collectif Georgette Sand a été créé en 2013. Connu pour ses campagnes de mobilisation "taxe rose" – pour la reconnaissance de la taxation excessive des produits genrés – et "taxe tampon", il œuvre pour l'émancipation et la visibilité des femmes dans l'espace public.
Voir l'article "Déconstruire les stéréotypes socio-culturels" et aussi la page invisibilisées.
La charge mentale, problème de notre temps
"La charge mentale ne fait que s’alourdir. Comment soulager notre cerveau assailli d’infos qui doit se surconcentrer sans arrêt ? Dans les têtes, plusieurs univers se chevauchent : la maison, le boulot, les loisirs les enfants, la santé, les relations sociales, le Covid et son lot d’angoisses et de questionnements et ce ne sont que quelques exemples. A côté de ça, les smartphones, réseaux sociaux, notifications nous assaillent de toutes parts et sans fin."
Source : extrait de La Libre
L'exploitation des espèces par l'homme est colossale
"Il y a de nombreuses causes de souffrance dans le monde. Prenons simplement la façon dont les hommes exploitent les autres espèces. Il y a eu 110 milliards d'homo sapiens qui ont vécu sur Terre, depuis que nous existons en tant qu'espèce. C'est le nombre d'animaux qu'on tue pour nos soit-disant besoins, tous les deux mois, comme si de rien n'était. C'est un déséquilibre colossal, et tout le monde y perd. Tout cela devrait nous faire réfléchir."
- Matthieu Ricard, moine bouddhiste, généticien, photographe. Source: Extrait d'une interview dans l'émission De cause à effets.
Les mots courants perdent leur sens
"Il faut se battre pour que le langage ne soit pas profané. Nous sommes liés par quelque chose que nous avons en commun, et c'est le langage. Nous pensons la même chose de chaque mot, à peu près. Et si un jour nous sommes privés de langage, nous perdrons quelque chose de fondamental. Or la course, la compétitivité, la vitesse, les médias, les réseaux sociaux, ce sont toutes des machines à esquinter le langage, à le dévaloriser, à le corrompre. Nous devrions veiller sur le langage, c'est ce que font les poètes. Ils veillent sur les mots et sur le langage."
- Jean-Claude Guillebaud, écrivain, essayiste et grand reporter. Extrait d'une interview de la RTBF au sujet de son dernier essai "Entrer dans la douceur".
Le monde d'après la pandémie est une désillusion
"Rarement notre société a été aussi clivée et polarisée. Les réseaux sociaux déchaînent les passions au point de prendre des airs de déchetterie de notre démocratie. On n’échange plus, on n’argumente plus… Non, on se lâche, on humilie, on simplifie, on caricature et on pointe du doigt. La malveillance est devenue la norme. Et pourtant, au printemps dernier, nombre d’entre nous espéraient que la pandémie nous ramène à l’essentiel, à la bienveillance, à la solidarité, aux arguments nuancés, au partage, à une consommation locale et saine… Quelle désillusion pour celles et ceux qui y ont cru. Quelle naïveté sans doute aussi."
Source: un édito de Dorian de Meeûs sur La Libre
La pensée pénétrante d'Alain Damasio sur la pratique technologique
Quelques extraits marquants :
"Aujourd'hui, le contrôle est un acquis, et la liberté tu dois la conquérir.[...] Tu vas devoir te battre pour réouvrir tes degrés de liberté qui ont été fermés. [...] Tu vas devoir travailler sur ta production de traces."
"Lidéal du régime néolibéral est de dire: Vous êtes des atomes individuels éparpillés à travers le corps social et on va vous relier avec le numérique. Et tous les moments où vous vous reliez, nous allons les capter et les archiver, cela nous permet de produire de la plus-value. Continuez à être dans votre "techno-cocon", continuez à échanger, soyez une grappe. Soyez connectifs et pas collectifs, soyez solitaires et pas solidaires. Et cela nous permet d'activer un régime économique très puissant, et sur lequel nous prélevons de la trace et de l'argent."
"Il y a un jeu entre vivant et technologie au sens où la technologie offre des ersatz de socialité, offre des ersatz d'enthousiasme, offre des ersatz de jeu, etc. [Alors qu'] il faut réinvestir le réel."

