L'intelligence artificielle au service des bombardements sur Gaza
Dorénavant, l'IA peut aider à soigner les êtres humains ou à les exterminer.
Dorénavant, l'IA peut aider à soigner les êtres humains ou à les exterminer.
"Certaines entreprises comme Apple et JPMorgan Chase ont ainsi interdit à leurs employés d'utiliser le chatbot, craignant des inexactitudes et des informations erronées, tandis que Meta a interdit l'utilisation de l'IA générative dans la publicité politique, par crainte de générer des informations erronées. Cela n'empêchera probablement pas ChatGPT et d'autres outils similaires d'être utilisés pour créer et diffuser des contenus faux ou trompeurs. [...] Utilisé correctement, ChatGPT peut apporter une aide précieuse dans la rédaction de documents en langue étrangère, par exemple. Il peut être divertissant et amusant.
Mais dans le domaine de la création artistique, l'IA pourrait modifier en profondeur le processus créatif de certains artistes. [...] L'agence financière Bloomberg a rapporté que l'industrie de l'IA générative vaudra 1,3 trillion de dollars au cours des dix prochaines années. ChatGPT n'est donc pas près de disparaître. Il continuera à s'intégrer aux habitudes de travail de nombreux domaines professionnels en 2024."
Source : extraits choisis d'un article d'Euronews
"L'année 2023 "a été marquée par une "remise au goût du jour" du déni pur et simple, ainsi que par de nouvelles tactiques insidieuses de la part des grandes compagnies pétrolières et des acteurs de mauvaise foi en ligne." [...] Alors que démarre la COP28, le monde est aux prises avec une crise environnementale aggravée par une crise de l'information", déclare Jennie King, responsable de la recherche et de la politique climatique à l'Institut pour le dialogue stratégique et chef du service de renseignement de la coalition CAAD.
"L'année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée, mais l'action climatique urgente dont nous avons besoin est entravée par le négationnisme et les campagnes virales qui rejettent le consensus scientifique. Non seulement ces contenus sapent le soutien du public, mais ils érodent de plus en plus la confiance dans les institutions et donnent lieu à des actes de violence", ajoute-t-elle. [...] "Les efforts du lobby des combustibles fossiles se recoupent désormais avec les relations publiques parrainées par l'État, les escrocs en ligne et les désinformateurs commerciaux", affirme Jennie King. [...]
Les sites web qui publient des informations erronées sur le climat tirent profit de la publicité. [...] Les échanges publicitaires (ou sociétés "ad tech") sont des places de marché sur lesquelles la publicité en ligne est achetée et vendue. [...] La CAAD a constaté que plus de 150 plateformes publicitaires permettaient la monétisation de la désinformation sur le climat. [...]
Les grandes compagnies pétrolières dépensent des millions en publicités Meta. Jusqu'à 5,21 millions de dollars (4,75 millions d'euros) d'argent publicitaire ont été dépensés par seulement 13 entreprises de combustibles fossiles entre janvier et octobre 2023, selon la bibliothèque publicitaire de Meta. Ces entreprises ont ainsi obtenu 2 562 publicités sur Facebook. [...] Les entreprises du secteur des énergies fossiles - Shell, ExxonMobil, BP et TotalEnergies - ont représenté 98 % des dépenses publicitaires identifiées. [...]
Les médias d'État russes instrumentalisent les débats sur le climat. Dans les tempêtes développées sur les réseaux sociaux autour de la désinformation climatique, les comptes soutenus par l'État russe apparaissent comme des agents du chaos. Selon la CAAD, ces comptes n'ont pas de message cohérent sur la science du climat, l'action ou l'approvisionnement en énergie. Au contraire, ils utilisent ces sujets pour renforcer leurs campagnes d'influence visant respectivement les pays occidentaux et les pays du Sud."
Source : extraits choisis d'un article d'Euronews
"Jamais l’Humanité n’a autant pris la parole. Phénomène inédit dans l’Histoire. À maints égards, opportunité inouïe. Tout le monde s’exprime. S’étale. Se lâche. Se fâche. Se casse. Partout, ça parle. Mais est-ce que ça s’écoute ? Est-ce que, pour autant, on se parle ? Qu’est-ce qui se joue ? Et qu’est-ce qui se dit ? Désormais, chacun peut donner de la voix. Prendre parti. Publier son avis. Proclamer à hauts cris. En un sens, c’est une chance. Un sens – oui, mais lequel ? Tout dépend. Qui parle. Pour dire quoi. Au nom de quoi. À qui. Comment. Pour quoi.
Il faut voir comme on se parle – l’humanité en moins. De ce pouvoir extrême, quels usages faisons-nous ? De façon écrasante, de nos jours, l’énonciation dégénère en dénonciation. En stigmatisation. En ségrégation. En destruction. Et qu’ils visent ou non à détruire, pour beaucoup les mots ne veulent plus rien dire. Gage d’inconscience, vide de sens et pleine de violence – telle s’impose aujourd’hui, dans sa version massive, la parole. [...] Dans nombre de ses modalités actuelles, en mauvaise part, à mesure qu’elle prolifère, la parole se dégrade. Sa profération induit trivialisation, instrumentalisation, division, humiliation. Bien souvent, elle avilit l’individu. Elle annihile le sens. Elle galvaude le locuteur. Elle dénigre l’autre. Elle déchire la société.
Nous appelons ici à la valorisation de la parole. Pour que l’explosion de l’expression marque la consécration de notre humanité. Non son atomisation. [...] Cette globalisation de la parole, nous n’avons aucune intention de la laisser se résumer à sa dégradation. À sa standardisation et à son uniformisation. À sa marchandisation et à sa massification. À son aliénation et à son arriération. À sa pulvérisation en particules rudimentaires – en graines de néant. Jamais nous ne limiterons toutes nos pensées à un cliché. Deux posts. Trois secondes. Quatre émoticônes. Deux cent quatre-vingts caractères. Jamais nous ne reconnaîtrons au seul contenant la toute-puissance de dicter tout contenu. Au médium le pouvoir absolu de n’y voir rien que du flux."
Source : extraits choisis des premières pages du livre de Gérald Garutti, "Il faut voir comme on se parle : Manifeste pour les arts de la parole"
"Pour assurer l'égalité des sexes et lutter contre la désinformation, Wikipédia dispose de sa propre armée de "wikipédiens", qui sont pour la plupart des rédacteurs bénévoles masculins. Jimmy Wales a déclaré que les wikipédiens sont capables de reconnaître les faux sites web et de déterminer facilement si le texte a été écrit par un être humain. [...]
Si un outil était créé pour identifier les erreurs dans un article de Wikipédia en le comparant aux sources utilisées, il pourrait aider à éliminer les inexactitudes. Il a même déclaré à Euronews Next qu'il pourrait envisager une collaboration avec une entreprise d'IA à code source ouvert, librement utilisable, afin de respecter les principes de Wikipédia, mais il a précisé qu'il n'y avait rien de concret à l'étude.
Il a toutefois précisé que cette décision ne serait pas prise à la légère. [...] Il réfléchira donc soigneusement à tout partenariat, mais il a ajouté qu'il était ouvert aux programmes pilotes et aux modèles d'essai. Wikipédia reste un élément essentiel pour l'IA générative, car cette dernière s'appuie sur des informations publiées en ligne pour produire du contenu. Par conséquent, l'encyclopédie en ligne doit être exacte et non biaisée."
Source : extraits choisis d'un article d'Euronews