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17 août 2018

La force intérieure par le travail sur soi

"Qui connaît les autres a l'intelligence. Qui se connaît lui-même a le discernement. Qui triomphe des autres est fort. Qui triomphe de lui-même possède la force. Qui sait se contenter est riche. Qui sait persévérer est stable. Qui vit la mort jouit d'une longue vie." - Lao Tseu.

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15 août 2018

L'espoir d'une vie meilleure

"C'est très risqué d'être une migrante", confie Micaela, 24 ans, au lendemain de sa troisième expulsion des Etats-Unis. "Le plus affreux c'est la traversée par le désert", dit-elle. "J'ai manqué de nourriture et d'eau, alors j'ai dû me rendre aux autorités".  Elle n'a sur elle aucun objet personnel, ni un sou en poche. Des vêtements lui ont été donnés dans ce refuge pour migrants.

Elle est originaire du Chiapas (sud), l'Etat le plus pauvre du Mexique. C'est la troisième fois que Micaela tente de franchir cette année la frontière pour rejoindre son mari, qui vit de l'autre côté clandestinement depuis deux ans. Elle a payé en mars 1.500 dollars à un passeur pour traverser le Rio Grande, mais elle a été stoppée par la patrouille frontalière et détenue pendant six jours.

La prochaine fois elle risque 20 ans de prison, l'ont prévenue les autorités américaines.

Extrait choisi de l'article "Andrés Sanchez, 18 ans: Etre migrant, c'est être rejeté" de la Libre.

11 août 2018

Le monde ne sombre pas dans le chaos

Après avoir étudié et compilé des centaines de données statistiques, le professeur de psychologie Steven Pinker en est persuadé : l’humanité va de mieux en mieux !

"La modernité est-elle vraiment défaillante? Ou avons-nous échoué à apprécier le progrès et les idéaux qui le rendent possible? Si vous suivez les gros titres, le monde au 21ème siècle semble sombrer dans le chaos, la haine et l’irrationalité. Pourtant, Steven Pinker montre qu'il s'agit d'une illusion, un symptôme d'amnésie historique et d'erreurs statistiques. Si vous suivez les tendances plutôt que les gros titres, vous découvrez que nos vies sont devenues plus longues, plus saines, plus sûres, plus heureuses, plus pacifiques, plus stimulantes et plus prospères - pas seulement en Occident, mais dans le monde entier. Un tel progrès n’est pas un hasard, ce sont les fruits d’un système de valeurs cohérent et inspirant que beaucoup d’entre nous adoptent sans même s’en rendre compte. Ce sont les valeurs des Lumières: de la raison, de la science, de l'humanisme et du progrès.

Les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont considérables, notamment les inégalités, le changement climatique, l’intelligence artificielle et les armes nucléaires. Mais pour les gérer, il ne faut pas sombrer dans le désespoir ou tenter de revenir à un passé mythique et idyllique. Il faut les traiter comme des problèmes que nous pouvons résoudre, car nous avons résolu d'autres problèmes dans le passé. En plaidant pour un siècle des Lumières, Pinker nous montre comment utiliser nos facultés de raison et de sympathie pour résoudre les problèmes." (1) Nous n'aurons jamais un monde parfait, mais nous pouvons poursuivre sur notre lancée positive. 

Pour continuer à progresser, la civilisation humaine doit faire vivre et transmettre aux plus jeunes certaines valeurs. "D'abord la raison: la conviction que la logique et la preuve sont préférables à l'autorité, au charisme, à l'instinct ou au mysticisme. Ensuite la science, l'idée que l'on peut comprendre le monde en proposant des explications et en les mettant à l'épreuve de la réalité. Et enfin l'humanisme: l'idée que le bien-être des hommes, des femmes et des enfants est plus important que la gloire de la tribu, de la race ou de la nation." (2)

(1) Quatrième de couverture du livre "Enlightenment Now: The Case for Reason, Science, Humanism, and Progress" de Steven Pinker, Editions Allen Lane, 2018

(2) Interview de Steven Pinker parue dans le Washington Post

7 août 2018

Les mesures radicales contre le réchauffement

Le climatologue François-Marie Bréon tire la sonnette d'alarme. Il énonce des mesures radicales à mettre en œuvre dans la lutte contre le réchauffement climatique, ayant pour conséquence la multiplication des vagues de chaleur dans le monde. "Nous ne pourrons jamais revenir à des températures dites normales, sauf si on divise la population par dix, ce qui aura forcément pour effet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Moins d’avions, moins de logements chauffés, etc. Aujourd’hui, il faudrait diviser nos émissions par quatre pour stabiliser le climat à un réchauffement limité à 2°C." Tandis que Hans Joachim Schellnhuber, directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research, estime qu'une Terre à +4 ou +5°C ne pourrait pas abriter plus d'un milliard de personnes.

"Atténuer le réchauffement impose des choix drastiques, coûteux et impopulaires"

Concernant les mesures à prendre, François-Marie Bréon déclare: "Il faut décourager les gens de prendre l’avion et la voiture. On sait que la baisse de la vitesse sur les routes permet de diminuer les gaz à effet de serre. Il faudrait également augmenter le prix du gaz, de l’essence mais aussi multiplier celui des billets d’avion par trois, améliorer l’isolation des bâtiments existants. Mais toutes ces mesures ne seraient pas bonnes pour l’économie et seraient clairement impopulaires. La lutte contre le changement climatique est incompatible avec le tourisme international et de nombreux secteurs économiques. Les mesures qu’il faudrait prendre seront difficilement acceptées. On peut dire que la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles et donc sans doute avec la démocratie."

Source: quotidien Libération

Voir aussi l'article de la Libre "Comment la Terre pourrait basculer vers un climat incontrôlable"

3 août 2018

L’assassinat des défenseurs de l’environnement

2017 détient la triste palme de l’année la plus meurtrière pour les défenseurs des droits à la terre et les défenseurs environnementaux. Les chiffres annuels de Global Witness montrent qu’au moins 207 activistes des droits à la terre et activistes environnementaux ont été tués en 2017 dans 22 pays – c’est-à-dire presque 4 par semaine, ce qui en fait la pire année enregistrée jusqu’ici. L’Amérique latine concentre 60% de ces meurtres. Avec 57 assassinats, le Brésil arrive en tête du classement suivi par les Philippines, la Colombie et le Mexique.

Des chefs autochtones, des activistes de la communauté et des activistes environnementaux ont été assassinés alors qu’ils tentaient de protéger leurs domiciles et leurs communautés contre l’extraction minière, l’agrobusiness et d’autres industries destructrices.

Ainsi, en Colombie, Hernán Bedoya a été abattu de 14 balles par un groupe paramilitaire parce qu’il protestait contre l’extraction de l’huile de palme et les plantations de bananiers sur des terres volées à sa communauté. Aux Philippines, l’armée a massacré huit villageois qui s’étaient opposés à une plantation de café sur leurs terres. Enfin, au Brésil, 22 amérindiens de la tribu Gamela ont été blessés grièvement – certains s’étant fait couper les mains – par des agriculteurs qui les ont attaqués sauvagement avec des machettes et des armes à feu.

L'industrie agroalimentaire est devenue le premier secteur lié aux meurtres d'activistes, juste devant l'extraction minière. Le meurtre est l’exemple le plus choquant parmi la batterie de tactiques utilisée pour faire taire les défenseurs. Ces tactiques comprennent menaces de mort, arrestations, intimidations, cyberattaques, agressions sexuelles et attaques juridiques.

Les attaques brutales sur ceux qui défendent leurs terres contre l’agriculture destructrice – notamment l’accaparement des terres pour l’huile de palme qui est utilisée dans les produits domestiques tels que le savon et le café – ont augmenté. Le rapport indique par ailleurs que certains gouvernements et certaines entreprises sont complices des assassinats.

Source : Article L’humanité épuise la planète Terre

Voir aussi l’article de presse sur le site Global Witness.

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29 juillet 2018

La proportion de nature vierge pourrait disparaître

L’océan est immense, il couvre 70% de la surface de la planète, mais nous avons réussi à polluer presque l’intégralité de notre vaste écosystème. La surface des océans encore vierge est aujourd’hui minuscule. Seulement 13% des océans seraient encore sauvages.

La trafic maritime mondial, la pêche intensive et la pollution sont les causes principales de ce terrible constat. De plus, les quelques espaces toujours sauvages sont aujourd'hui menacés par les avancés technologiques de la pêche moderne et par la fonte des glaces. La plupart des espèces sauvages restantes se trouve dans les régions polaires et dans les îles pacifiques.

Actuellement, seuls 5% de la faune et la flore sauvages restantes sont officiellement protégés. Cela signifie que la grande majorité de la nature brute pourrait disparaître à tout moment car les innovations technologiques nous permettent aujourd’hui de pêcher plus profondément et de naviguer plus loin.

Les scientifiques appellent la communauté internationale à respecter les conventions afin de protéger les océans, comme "l'accord de Paris pour l'océan", qui serait un engagement juridiquement contraignant conformément à la Loi existante de la Convention de Mer.

Extraits choisis d'un article de la Libre.

Voir aussi la plate-forme océan et climat et initiatives océanes

24 juillet 2018

Les vêtements, source de pollution et d'exploitation

Les fabricants de vêtements sont régulièrement pointés du doigt, accusés de ne pas respecter les droits sociaux des employés et de nuire à l’environnement. Chaque année, 130 milliards de pièces de textile sont produites. Dans le monde, 25% des pesticides servent à cultiver le coton nécessaire à cette production. Le textile requiert également beaucoup d’eau. Il faut 2.700 litres pour produire un tee-shirt (culture et fabrication), et entre 7.000 et 11.000 litres pour un jeans. Le polyester, utilisé pour la conception de vêtements très bon marché, est issu du pétrole: il en faut 1,5 litre pour produire 1 kg de cette matière. Un rapport de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature), prévient qu’à chaque lavage, cette matière relâche des microparticules qui terminent dans l’environnement. Source: Metro.

Des militants d’Oxfam-Magasins du monde et achACT (Actions Consommateurs Travailleurs) tentent d’interpeller les consommateurs sur le manque de transparence des conditions de travail des fournisseurs de la chaîne de magasins irlandaise, Primark, spécialisée dans la distribution de vêtements à bas prix. L’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, qui a entraîné la mort de 1.100 morts et fait 2.500 blessés, a mis en lumière les conditions de travail effroyables des ouvriers textiles. Et pourtant, cinq ans après, l’opacité règne encore. Beaucoup de jeunes sont très friands des vêtements proposés à bas coûts. Pour Oxfam-Magasins du monde, cette action s’inscrit aussi dans une campagne "Une autre mode est possible", qui propose des alternatives pour s’habiller de manière plus éthique et plus respectueuse de la planète. Source: Metro.

Voir l'article "Il faut prendre conscience qu’un vêtement bon marché est source d’exploitation".

21 juillet 2018

Le renforcement des objectifs de l'ONU

La Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies (FMANU) est une organisation à but non lucratif mondiale représentant et de coordonnant l'adhésion de plus de 100 Associations pour les Nations Unies (ANU) nationales et leurs milliers d'électeurs. La FMANU a été fondée sur le principe que toutes les personnes sont reliés entre elles par les valeurs fondamentales de l'ONU. Elle préconise le principe selon lequel la paix mondiale, la justice et la prospérité dépendent de la coopération multilatérale, pour laquelle l'ONU est une organisation clé.

Des problèmes complexes d'aujourd'hui exigent des solutions qui reflètent les partenariats entre tous les secteurs, la société civile en particulier. La société civile est un lien entre la base, un dynamisme inspiré par une orientation axée sur les gens, et des connaissances spécialisées sur les questions pertinentes. Elle a la capacité d'influencer les décisions du gouvernement au moyen d'activités de plaidoyer, et le pouvoir de réaliser le changement par l'action collective. La FMANU estime que la participation de la société civile est essentielle à la solution des défis mondiaux et travaillera à renforcer son rôle et sa présence dans le système des Nations Unies.

La FMANU travaille à renforcer et à améliorer l'Organisation des Nations Unies.

Les programmes et activités de la FMANU veillent à :

  • Souligner l'interdépendance des enjeux mondiaux et donc de tous les peuples;
  • Promouvoir une approche coopérative et démocratique dans la résolution des problèmes mondiaux;
  • Éduquer et engager les jeunes d'aujourd'hui à être des leaders et citoyens du monde, principalement grâce à l'utilisation des médias numériques, afin qu'ils puissent comprendre et accepter l'interdépendance mondiale.

La FMANU travaille dans trois domaines de politique générale:

  • Travailler pour la paix et la sécurité, avec un accent particulier sur le rôle du Conseil de sécurité, la construction de la paix, la prévention des conflits, et la non-prolifération nucléaire;
  • La promotion du développement durable, avec un accent particulier sur l'Agenda 2030 pour le développement durable et les objectifs de développement durable;
  • La sécurisation des droits de l'homme, avec un accent particulier sur le Conseil des droits de l'homme, l'éducation aux droits de l'homme et l'application des normes relatives aux droits de l'homme à tous les niveaux.
20 juillet 2018

Le récit d'un jeune migrant

La peur. L'effroi. Le choc épouvantable de voir, à 14 ans, ses parents tués sous ses yeux. Il n'y a plus rien pour Kouamé. Plus rien que la crainte que les tueurs reviennent et le tuent à son tour. Alors Kouamé prend la fuite. Il passe dans le pays voisin et décide de gagner la Libye. Là, si jeune, il affronte l'enfer du désert et le cynisme des passeurs. Ballotté dans des camions surchargés, il le sait : celui qui tombe est condamné à mourir.

Pour tenir debout, Kouamé ne cesse de penser à sa sœur qu'il espère vivante. Et qu'un jour, peut-être, il reverra. En Algérie et au Maroc, il fait face à la violence de camps de réfugiés où règne la loi du plus fort. De véritables marchés aux esclaves. Puis c'est l'épreuve ultime : la traversée de la Méditerranée sur un canot bondé qui, après des heures de mer, s'enfonce lentement dans les flots. Le sauvetage relève du miracle.

Aujourd'hui, après ces années d'exode solitaire, Kouamé reconstruit sa vie. À Toulouse, loin des ténèbres qui ont tant de fois menacé de l'engloutir. Il a 19 ans, une furieuse envie de vivre et de témoigner pour toutes ces ombres qu'on appelle les migrants.

Quatrième de couverture du livre "Revenu des ténèbres" par Kouamé, Editions XO, 2018.

18 juillet 2018

L'ambassadrice de bonne volonté

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux et ignorer le fait que des millions de personnes vivent dans la souffrance. Je tiens sincèrement à apporter mon aide. Je ne crois pas que je me sente différente des autres personnes. Je pense que nous voulons tous la justice et l'égalité [...] Chacun d'entre nous aimerait croire que si nous étions dans une mauvaise situation, quelqu'un nous aiderait. »

C’est avec ces mots qu’Angelina Jolie exprime sa volonté d’agir en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ambassadrice de bonne volonté depuis 2001, elle parcourt le monde pour prendre la mesure des difficultés. En Asie, en Afrique, elle visite des camps de réfugiés. Elle est souvent choquée par ce dont elle est témoin. Elle fait don d'un million de dollars aux réfugiés afghans, à la suite d'un appel international d'urgence du HCR. Elle insiste pour couvrir tous les frais de ses missions et partage les mêmes conditions rudimentaires de vie et de travail que les autres membres du HCR au cours de toutes ses missions. Dans plus de 20 pays, elle se rend en mission humanitaire et rencontre les réfugiés. Interrogée à propos de ce qu'elle espère accomplir, elle affirme que :

« Consciente de la situation critique de ces populations, je pense qu'ils devraient être félicités pour leur capacité à subsister dans de telles conditions, et non être regardés de haut. »

Au cours d'un séjour privé en Jordanie en décembre 2005, elle tient à rencontrer les réfugiés irakiens dans le désert jordanien et, le même mois, elle se rend en Égypte pour rencontrer des réfugiés soudanais. Angelina Jolie visite des camps pakistanais pour réfugiés afghans et y retourne suite au séisme au Cachemire. En 2007, Angelina et Brad Pitt versent un million de dollars à trois organisations de secours au Tchad et au Darfour.

Les fondations
En 2005, elle annonce la fondation du National Center for Refugee and Immigrant Children, un organisme qui fournit un service gratuit d'assistance juridique aux enfants demandeurs d'asile n'ayant pas de représentation juridique. Angelina Jolie fait également pression pour l'adoption de plusieurs projets de lois d'aide aux réfugiés et aux enfants démunis du Tiers Monde. Outre son engagement politique, elle se sert de son image publique pour sensibiliser la population aux causes humanitaires, grâce aux médias. En 2006, Angelina Jolie annonce la création de la Fondation Jolie/Pitt, dont les premiers dons, d'un million de dollars chacun, sont consacrés au Global Action for Children et à Médecins sans frontières. Angelina Jolie copréside également l’Education Partnership for Children of Conflict, en relation avec la Fondation Clinton, qui œuvre pour l'éducation des enfants vivant dans des pays en conflit.

La reconnaissance
Angelina Jolie bénéficie d'une grande reconnaissance pour son action humanitaire. En 2003, elle est la première récipiendaire du nouvellement créé Citizen of the World Award, attribué par l'United Nations Correspondents Association et en 2005, elle se voit décerner le Global Humanitarian Award par l'UNA-USA (United Nations Association of the United States of America). En 2007, Angelina Jolie devient membre du conseil des relations étrangères, et reçoit le prix de la Paix (Freedom Award) décerné par l'International Rescue Committee.

Angelina Jolie est mère de six enfants dont trois sont adoptés. 

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