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Regards sur...

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30 avril 2019

L'approche écologique du Pape François

"L'anthropocentrisme moderne, paradoxalement, a fini par mettre la raison technique au-dessus de la réalité, parce que l'être humain "n'a plus le sentiment ni que la nature soit une norme valable, ni qu'elle lui offre un refuge vivant." LS115.

"Aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu'une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l'environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres." LS49.

"J'adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous communiquons l'avenir de la planète. Nous avons besoin d'une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous." LS14.

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27 avril 2019

Lever le voile sur le sens de la vie

Certains d’entre nous vivent avec le sentiment vague mais persistant que nous avons vécu avant cette vie. Que des émotions fortes, des peurs irraisonnées ou une sensibilité particulière ne peuvent vraiment s’expliquer par les événements vécus dans la vie présente. C’est le cas de nombreuses personnes et je n’y déroge pas non plus. L’impression qu’avant cette vie, nous avons eu accès à des sentiments élevés d’amour et de justice plus puissants et chevillés en nous que ceux que nous avons construits dans notre for intérieur. Comment l’expliquer si ce n’est par l’existence d’un au-delà d’où nous viendrions et où les ressentis seraient plus forts.

De même, des peurs viscérales et illogiques s’imposent parfois à nous sans pouvoir y rattacher un véritable événement créateur. Avons-nous été quelqu’un d’autre, ayant vécu une expérience traumatisante et qui fait écho dans cette vie ? Et comment expliquer que ces ressentis sont majoritairement présents au début de notre existence ? Toutes ces interrogations nous amènent à discerner qu’il existe autre chose derrière le voile de notre vécu présent, que nous sommes plus que la somme de nos expériences dans cette vie. C’est comme si nous avions un aperçu d’un vécu plus vaste et qu’il nous faut y consacrer des efforts pour découvrir l’ensemble du tableau.

Tout cela me ramène à une question fondamentale que chacun se posera toute sa vie : quel est le sens de notre existence ? Certains individus sensibles ont cependant la conviction, après des années de recherches, qu’ils ont des réponses à fournir. Ces affirmations sur le sens de la vie sont éclairantes et dissipent la brume que nous nous employons à maintenir par déni sur cette question. Bien sûr, les grandes traditions ont leur façon de nous initier à cette thématique ; mais j’ai voulu écouter aussi une approche contemporaine, ne serait-ce que pour limiter un jargon peu compréhensible aujourd’hui. Ces affirmations, je vous les livre ici. Elles sont tirées de l’ouvrage de Sylvie Ouellet « Après la mort, qu’est-ce qui m’attend ? ».

« Nous sommes venus sur terre pour apprendre certaines leçons importantes pour notre ouverture de conscience. Elles ont été choisies sciemment par notre âme avant de nous incarner. Ces apprentissages sont amorcés dans un dessein plus vaste que nous pouvons le concevoir avec les yeux de la personnalité. Nous venons sur terre pour découvrir des nouvelles facettes de nos habiletés et chacune des expériences de notre vie existe pour nous aider à conscientiser ces habiletés. » […] « Aujourd’hui, je sais que l’incarnation ne vise pas à nous mettre à l’épreuve, mais à nous apprendre à faire rayonner notre plein potentiel. Je sais aussi que toute souffrance me ramène dans mon espace sacré pour entendre et accueillir le message qu’elle livre. » […]

« Lorsque nous venons sur terre, nous venons dans un but individuel d’abord. Nous visons à accroître notre conscience de « Soi » par les expériences que nous vivrons. Mais nous venons aussi dans un but collectif : celui d’élever la conscience des êtres incarnés. Nous planifions cette incarnation avec nos guides et avec les guides de tous les êtres qui seront sur notre parcours. La grande pièce de la vie imbrique tous les personnages de manière à ce que la contribution de chacun soutienne l’évolution des autres, et vice versa. Aucun rôle n’a plus de  valeur qu’un autre et chaque personnage donne la réplique à la mesure de ses capacités. » […]

« Après la mort, ce qui nous attend, c’est la continuité de la vie avec le bagage que nous avons accumulé au fil des expériences terrestres. Alors, nous pouvons dès maintenant savoir quelle serait la suite de notre parcours si la mort frappait maintenant à notre porte. Dans cette grande traversée, nous apportons tout ce que nous sommes. La mort ne nous rend pas plus heureux ou plus malheureux. Elle ne guérit pas nos blessures émotionnelles ni ne règle aucune situation à laquelle nous avons refusé de faire face. Elle n’a rien de magique. Elle n’est qu’un changement de plan de conscience soumis aux mêmes lois qu’ici-bas. De l’autre côté, nous ne sommes ni mieux ni pires que nous étions ici-bas. Pour nous élever vers la lumière, il nous faut nous défaire des énergies lourdes que nous avons accumulées ici-bas. La lumière promise existe bel et bien. Cependant, elle n’est pas un prix de présence attribué du simple fait de traverser le voile d’incarnation. Elle n’est pas non plus un endroit merveilleux où nous sommes parachutés sans effort. La lumière, c’est une vibration d’amour. Le moteur de l’élévation, c’est donc l’amour que nous portons en nous. » […]

« La mort n’est qu’une étape dans ce périple qui nous permet de dresser un constat de nos acquis terrestres en nous élevant à divers points de vue différents. Savoir ce qui nous attend après la mort nous permet de voir l’importance de nos actions sur terre. C’est ici-bas que nous traçons les grandes lignes du voyage dans l’au-delà. C’est maintenant que nous préparons les bagages dont nous disposerons  dans l’au-delà et que nous œuvrons à la fin de ce grand mouvement entre ciel et terre. »

24 avril 2019

Les violences sexuelles en temps de conflit

A l’occasion d’un débat ce 23 avril au Conseil de sécurité consacré à la violence sexuelle en temps de conflit, de hauts responsables des Nations Unies et des militants droits humains ont appelé à davantage d’efforts pour prévenir et mettre fin à ces crimes et souligné combien il était important de mettre les victimes au centre de ces efforts. « La violence sexuelle continue d'être une caractéristique horrible des conflits dans le monde. [...] Ensemble, nous pouvons et devons remplacer l'impunité par la justice, l’indifférence par l'action », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un discours au début de ce débat.

Le Secrétaire général a présenté une série de recommandations dans un rapport remis au Conseil de sécurité, avec un accent mis sur la prévention et sur la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, alors que « la plupart de ces crimes ne sont jamais signalés, ne font l'objet d'aucune enquête et encore moins de poursuites ». Le Conseil de sécurité a adopté une résolution, par 13 voix pour et deux abstentions, dans laquelle il exige notamment « de toutes les parties à des conflits armés qu’elles mettent immédiatement et totalement fin à tous actes de violence sexuelle » et leur demande « de prendre et de tenir des engagements précis et assortis de délais pour lutter contre la violence sexuelle ».

Les deux abstentions concernent la Chine et la Russie. Comment ces pays peuvent-ils s'abstenir sur des problématiques pareilles ? Où s'est envolée leur humanité ?

Source : Nations Unies

22 avril 2019

L'humoriste devenu président, un nouvel exemple de la politique spectacle

Ceci est une pure spéculation pessimiste de ma part, rédigée juste après l'annonce de la victoire du comique Volodymyr Zelensky à la présidence de son pays :

"Les services de renseignements russes connaissent sa personnalité, les détails de sa vie et surtout ses faiblesses, sur lesquels ils sont prêts à appuyer. Les stratégies pour faire plier le nouveau président de l'Ukraine sont déjà prêtes. Il ne manque plus que le moment propice pour enclencher la prochaine attaque contre la souveraineté de l'Ukraine. Il est seul, sans expérience politique et sans appui d'autres partis. De surcroît, il s'imagine naïvement pouvoir s'entendre avec le Kremlin et relancer le processus de paix. De fait, il se place comme une proie de choix pour la mécanique du Kremlin qui profite de toutes les occasions pour fragiliser et déstabiliser les états pro-occidentaux. Son pays est en guerre contre la Russie mais il pense être l'homme dont l'Ukraine a besoin pour apporter du changement. Les milices russes sont prêtes pour perpétrer un coup d'éclat, qui mettra son gouvernement devant le fait accompli d'une nouvelle annexion ou d'un nouveau scandale pour déstabiliser son pays. La menace est là, elle attend son heure."

Lisez ici l'interview de la journaliste Galia Ackerman, parue le 5 mai 2019.

18 avril 2019

L'appel à l'action pour les futures générations

Greta Thunberg a appelé les politiciens du Parlement Européen à prendre action pour limiter le plus possible la crise climatique. Par son discours profond, factuel et émouvant, cette adolescente autiste asperger exhorte les générations en âge de voter pour les élections européennes à le faire en faveur des futures générations qui vivront, demain, ces dérèglements climatiques. Je ne vais pas citer des passages de son discours, car tout devrait alors être repris ici. Ecoutons-la plutôt.

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10 avril 2019

Poursuivi en justice pour avoir sauvé des vies

Miguel Roldan est pompier. Cet espagnol est poursuivi en Italie pour complicité de trafic d'êtres humains. Son crime: avoir embarqué à bord d'un navire d'une ONG pour porter secours aux migrants en Méditerranée. En 2017, il a passé une vingtaine de jours en mer avec sept autres bénévoles, eux aussi sous le coup d'une procédure. Le pompier et ses compagnons risquent jusqu'à 20 ans de prison. La durée d'incarcération est proportionnelle au nombre de vies sauvées. Miguel a sauvé 5000 personnes de la mort.

"Si l'ONG n'avait pas intercepté ces personnes, la mort était certaine. Il était impossible pour les navires à bord desquels ils ont voyagé de Libye d'atteindre l'Europe, où la côte la plus proche était celle de l'Italien Lampedusa, située à 250 km. Pendant la mission, nous n'avons eu aucun problème et personne ne nous a prévenu d'éventuelles irrégularités", a-t-il assuré. "Tout était fait sous les ordres de Rome, s'il disait non, alors rien ne pouvait être fait, en fait, nous devions faire face à des situations difficiles, comme voir la mort de personnes à cause du temps d'attente", a-t-il déploré.

"Et après la mission, "ils nous disent que nous sommes sous enquête judiciaire, [...] Qu'avons-nous fait de mal pour arriver à cette situation ?", a-t-il déclaré perplexe. "Nous sommes dans un monde à l'envers, où le mal prévaut et le bien puni. [...] Les volontaires inquiétés par la justice ne sont pas les véritables victimes de tout cela, mais les personnes qui sont laissées sans aide en Méditerranée", a-t-il déclaré. En 2017, une quinzaine d'ONG naviguaient en Méditerranée, aujourd'hui il n'y a plus un seul navire. Les bateaux n'ont plus l'autorisation de retourner en mer !

Sources: Euronews, interview, article

https://solidarity-at-sea.org/

9 avril 2019

La cheffe indigène et son combat contre la déforestation

Ivanice Pires Tanoné est l’une des 17 cheffes indigènes du Brésil. Elle est la première femme à avoir ce statut dans sa tribu : le peuple Kariri-Xoco. Elle est dès lors investie d'une grande responsabilité qui a changé le cours de sa vie. Porter un message de respect de la culture tribale et de la nature. Sauver le fleuve San Francisco, stopper la déforestation au Brésil, replanter des arbres fruitiers sur les terres sacrées de son clan. Assurer un avenir à ses descendants et à sa culture tribale.

"Pour assumer ma responsabilité, je dois être une super-femme."

Depuis des millénaires, les peuples racines offrent une place prépondérante au vivant, en recherche constante de l'harmonie sociale et écologique. Gardiens de connaissances millénaires en matière d'écologie et de sciences traditionnelles, leur sort est étroitement lié à celui de l'humanité. Et si penser le monde de demain puisait ses sources dans les racines de l'humanité ? Non comme un retour nostalgique à des origines lointaines, mais comme une source d'inspiration pour insuffler de nouveaux modèles de société, plus respectueux de la nature et des hommes.

7 avril 2019

Le jeune irakien qui témoigne de notre politique migratoire

Hussein Al Baldawi est musicien professionnel. Un jour, il apprend que ses parents ont été tués par Al-Qaïda. Traumatisé et ne voyant pas d'avenir dans son pays, il décide de quitter le nord de Bagdad et de parcourir plus de 5 000 kilomètres à travers la terre et la mer. En août 2015, Hussein arrive en Belgique. Il passe par le parc Maximilien et se retrouvent dans différents centres pour étrangers, jusqu'au jour où il apprend qu'on lui octroie son permis de séjour. Ce bout de papier va changer sa vie ! Hussein se sent pousser des ailes, il multiplie les projets professionnels. En tant que joueur de luth, il compose la bande originale de plusieurs pièces de théâtre, enregistre un album en collaboration avec différents artistes et donne des concerts en Belgique et à l'étranger.

Hussein explique que, maintenant que sa situation est légalisée, il ressent le besoin de revenir sur ses pas, de suivre le chemin qu’il avait tracé il y a un an. Se rendre en Grèce, premier pays européen dans lequel arrivent la majorité des migrants, lui permet de se rappeler le chemin parcouru. Revoir les camps où ces gens affluent encore est une façon de ne jamais oublier. De ce voyage à l'envers, il en fait un film, The Way Back, qui s'apparente à un road-movie musical. Il nous emmène le long de la route migratoire qu'empruntent les réfugiés venus d'Irak. Aux checkpoints, il discute avec des gardes-frontières, leur expliquant d'où il vient, le projet du film... Et on ne peut s'empêcher de ressentir une vraie injustice en constatant qu'Hussein, qui a dû à l'époque négocier avec la mafia pour traverser la frontière dans un sens, peut aujourd'hui grâce à un simple bout de papier échanger librement avec ceux qui, hier, pouvaient décider de son destin.

Ce film aborde la question des migrants, de leur accueil, de leurs droits, de leur traitement et des organisations de passeurs qui en tirent profit. Il humanise ce phénomène, qui fait l'objet de discussions quotidiennes et dont on ne retient que quelques statistiques, puisqu'elles sont généralement toutes élevées. Il donne aussi la parole à ceux qui ne sont pas entendus. Enfin, le film amène à nous interroger sur la politique migratoire européenne, et dénonce l'absurdité de cette Europe forteresse, sur l'existence des frontières et de leur contrôle.

Source: Grignoux.be

Site belge d'information destiné aux migrants

Clip vidéo sur youtube: Rentrez chez vous

5 avril 2019

L'apnéiste français qui nous sensibilise à la surpêche

Le 3 avril 2019, l'apnéiste français Guillaume Néry publiait une vidéo intrigante sur Twitter dans laquelle on peut le voir plonger dans l'océan et écouter un son étrange et mystérieux. L’étrange bruit entendu était en réalité fabriqué de toute pièce. Il s'agit en fait d'un montage réalisé par Guillaume Néry lui-même, qui a superposé 30 sons d'animaux agonisants. En cherchant à diffuser celui-ci sous l'eau près des côtes françaises à l'aide d'une balise créée pour l'occasion, il veut que ce cri de détresse soit enfin entendu par l'homme. Le sportif interpelle la société et invite le public à réduire sa consommation de poisson:

"Il est grand temps d'écouter la détresse de l'océan, sinon il se videra de tout poisson en 2048 !*. N'attendez pas que les politiques réduisent la surpêche. Le changement commence dans votre assiette."

(*) Selon les chiffres des Nations Unies reprises par Sea Sheperd.

Site officiel du plongeur

29 mars 2019

La faune unique des Galapagos menacée

A un millier de kilomètres des côtes de l'Equateur, s'est engagée une guerre inégale, mais décisive, pour la protection d'un éden qui a inspiré sa théorie de l'évolution à Charles Darwin, un écosystème unique sur la planète. Les gardes du parc des Galapagos et des bénévoles combattent un monstre créé par les humains: des tonnes de plastique que les courants marins poussent jusque dans les estomacs des animaux de cet archipel de l'océan Pacifique.

Au cours du premier trimestre de 2019, huit tonnes de déchets ont été ramassés, et 24,23 tonnes pour toute l'année 2018. Gadgets sexuels, sandales, briquets, stylos, brosses à dents, bouées, mais aussi canettes en aluminium. Les déchets des grandes métropoles parviennent jusqu'aux îles, dégradés en micro-particules de plastique, une menace majeure pour des iguanes, des tortues, des poissons et des oiseaux qui n'existent nulle part ailleurs.

90% des résidus collectés ne proviennent pas d'activités productives aux Galapagos, mais d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale, et même une grande quantité de déchets sont de marques asiatiques. Bien qu'il n'existe encore aucune législation, l'idée est que le recensement effectué permette un jour de réclamer des compensations pour dégâts environnementaux.

Les gardes font un autre inventaire, plus affligeant, des animaux affectés, tels les cormorans, qui édifient leur nids avec des couches-culottes, ou encore des tortues marines qui confondent les sacs plastiques avec les méduses dont elles s'alimentent. "Nous devons aller plus loin que le seul ramassage des résidus. Nous devons en appeler aux consciences à l'échelle mondiale afin d'arrêter de jeter des ordures en milieu marin", estime le directeur du Parc national des Galapagos.

Source: La Libre

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