Certains d’entre nous vivent avec le sentiment vague mais persistant que nous avons vécu avant cette vie. Que des émotions fortes, des peurs irraisonnées ou une sensibilité particulière ne peuvent vraiment s’expliquer par les événements vécus dans la vie présente. C’est le cas de nombreuses personnes et je n’y déroge pas non plus. L’impression qu’avant cette vie, nous avons eu accès à des sentiments élevés d’amour et de justice plus puissants et chevillés en nous que ceux que nous avons construits dans notre for intérieur. Comment l’expliquer si ce n’est par l’existence d’un au-delà d’où nous viendrions et où les ressentis seraient plus forts.
De même, des peurs viscérales et illogiques s’imposent parfois à nous sans pouvoir y rattacher un véritable événement créateur. Avons-nous été quelqu’un d’autre, ayant vécu une expérience traumatisante et qui fait écho dans cette vie ? Et comment expliquer que ces ressentis sont majoritairement présents au début de notre existence ? Toutes ces interrogations nous amènent à discerner qu’il existe autre chose derrière le voile de notre vécu présent, que nous sommes plus que la somme de nos expériences dans cette vie. C’est comme si nous avions un aperçu d’un vécu plus vaste et qu’il nous faut y consacrer des efforts pour découvrir l’ensemble du tableau.
Tout cela me ramène à une question fondamentale que chacun se posera toute sa vie : quel est le sens de notre existence ? Certains individus sensibles ont cependant la conviction, après des années de recherches, qu’ils ont des réponses à fournir. Ces affirmations sur le sens de la vie sont éclairantes et dissipent la brume que nous nous employons à maintenir par déni sur cette question. Bien sûr, les grandes traditions ont leur façon de nous initier à cette thématique ; mais j’ai voulu écouter aussi une approche contemporaine, ne serait-ce que pour limiter un jargon peu compréhensible aujourd’hui. Ces affirmations, je vous les livre ici. Elles sont tirées de l’ouvrage de Sylvie Ouellet « Après la mort, qu’est-ce qui m’attend ? ».
« Nous sommes venus sur terre pour apprendre certaines leçons importantes pour notre ouverture de conscience. Elles ont été choisies sciemment par notre âme avant de nous incarner. Ces apprentissages sont amorcés dans un dessein plus vaste que nous pouvons le concevoir avec les yeux de la personnalité. Nous venons sur terre pour découvrir des nouvelles facettes de nos habiletés et chacune des expériences de notre vie existe pour nous aider à conscientiser ces habiletés. » […] « Aujourd’hui, je sais que l’incarnation ne vise pas à nous mettre à l’épreuve, mais à nous apprendre à faire rayonner notre plein potentiel. Je sais aussi que toute souffrance me ramène dans mon espace sacré pour entendre et accueillir le message qu’elle livre. » […]
« Lorsque nous venons sur terre, nous venons dans un but individuel d’abord. Nous visons à accroître notre conscience de « Soi » par les expériences que nous vivrons. Mais nous venons aussi dans un but collectif : celui d’élever la conscience des êtres incarnés. Nous planifions cette incarnation avec nos guides et avec les guides de tous les êtres qui seront sur notre parcours. La grande pièce de la vie imbrique tous les personnages de manière à ce que la contribution de chacun soutienne l’évolution des autres, et vice versa. Aucun rôle n’a plus de valeur qu’un autre et chaque personnage donne la réplique à la mesure de ses capacités. » […]
« Après la mort, ce qui nous attend, c’est la continuité de la vie avec le bagage que nous avons accumulé au fil des expériences terrestres. Alors, nous pouvons dès maintenant savoir quelle serait la suite de notre parcours si la mort frappait maintenant à notre porte. Dans cette grande traversée, nous apportons tout ce que nous sommes. La mort ne nous rend pas plus heureux ou plus malheureux. Elle ne guérit pas nos blessures émotionnelles ni ne règle aucune situation à laquelle nous avons refusé de faire face. Elle n’a rien de magique. Elle n’est qu’un changement de plan de conscience soumis aux mêmes lois qu’ici-bas. De l’autre côté, nous ne sommes ni mieux ni pires que nous étions ici-bas. Pour nous élever vers la lumière, il nous faut nous défaire des énergies lourdes que nous avons accumulées ici-bas. La lumière promise existe bel et bien. Cependant, elle n’est pas un prix de présence attribué du simple fait de traverser le voile d’incarnation. Elle n’est pas non plus un endroit merveilleux où nous sommes parachutés sans effort. La lumière, c’est une vibration d’amour. Le moteur de l’élévation, c’est donc l’amour que nous portons en nous. » […]
« La mort n’est qu’une étape dans ce périple qui nous permet de dresser un constat de nos acquis terrestres en nous élevant à divers points de vue différents. Savoir ce qui nous attend après la mort nous permet de voir l’importance de nos actions sur terre. C’est ici-bas que nous traçons les grandes lignes du voyage dans l’au-delà. C’est maintenant que nous préparons les bagages dont nous disposerons dans l’au-delà et que nous œuvrons à la fin de ce grand mouvement entre ciel et terre. »