L'affaiblissement des Etats-Unis
"Il y a quatre ans, Donald Trump se tenait devant le Capitole pour être investi et promettait de mettre fin au “carnage américain”. Son mandat se termine sur les images d’un président en exercice incitant la foule à marcher sur le Congrès – puis la félicitant après qu’elle a eu recours à la violence. À n’en pas douter, Trump est l’auteur de ce coup terrible porté à la démocratie américaine. Ses mensonges ont attisé le ressentiment, son mépris de la Constitution a dirigé cette rancœur vers le Congrès, sa démagogie a allumé la mèche. Ces émeutiers qu’on voit prendre d’assaut le Capitole sont emblématiques de la présidence antiaméricaine de Trump." - Source: Courrier International
Les voeux du bout du monde
Les participants de l'ouvrage Lockdown Journeys de Pick Keobandith vous présentent leurs voeux pour 2021.
Pick Kéobandith est créatrice d'une société de conseil en art et organisatrice d'expositions culturelles. Comme une bonne partie de ses collègues du secteur évènementiel, elle a dû réinventer son métier et elle a profité des confinements pour faire participer des artistes à la réalisation de "Lockdown Journeys", un livre de voyages immobiles et gourmands puisqu'elle a recueilli les plats préférés de ses amis coincés dans leurs bulles aux détours du monde.
Les souhaits pour l'année 2021
Je souhaite à chacun santé, bienveillance, solidarité et éveil spirituel.
Nous sommes dans une société de l’individualisme, de la consommation, de l’apparence et de l’immédiateté. Pour reconstruire une société plus solidaire et où chacun retrouve du sens, il faudra des citoyens qui pensent à la communauté et à l’intérêt général, aux talents individuels au service des autres, au retour à l’essentiel, aux bienfaits de l’effort et à l’intérêt du temps long.
Madis on the moon
En cette période de fin d'année où l'on a tendance à regarder les étoiles dans le ciel, quoi de mieux qu'un petit voyage jusqu'à la Lune avec la musique de l'artiste polonais Madis. Enjoy!
La pyramide de Maslow: les besoins d'accomplissement de soi
La pyramide des besoins, ou pyramide de Maslow, est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, une théorie de la motivation élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow. Recherchant ce qui se cache derrière ces motivations, il met au jour cinq groupes de besoins fondamentaux : les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d'appartenance et d'amour, les besoins d'estime et le besoin d'accomplissement de soi. Cette taxinomie des besoins est, selon Maslow, universelle.
Force est de constater que, dans nos sociétés occidentales, ces besoins sont contrariés par le modèle de société que nous avons mis en place, et que nous imposons aux autres.
Niveau 5. Les besoins d'accomplissement de soi : se développer, s'épanouir.
L'accomplissement personnel est comme le parachèvement d’un vécu personnel, la pleine réalisation. C’est le désir de plénitude et la quête de reconnaissance sociale. Comment pouvoir se réaliser professionnellement si notre économie mondiale se délite et que, sans emploi, nous sommes livrés à nous-même ? Comment s'épanouir si le monde en crise ne nous fournit plus la sécurité ? Arriverons-nous à puiser dans nos ressources personnelles afin de faire naître un talent – reflet de notre personnalité profonde - qui nous apportera reconnaissance et subsistance ? Notre société matérialiste ne nous invite pas vraiment à la réflexion sur soi, elle nous incite plutôt à l'action. Alors qu'une bonne connaissance de soi et donc de ses talents et qualités permet un chemin plus direct vers l'épanouissement. Pour les métiers manuels - qui se combinent également avec le côté intellectuel -, l'action et le savoir-faire sont évidemment les moyens d'atteindre l'objectif car ils font appel à nos talents naturels.
La pyramide de Maslow: les besoins d'estime
La pyramide des besoins, ou pyramide de Maslow, est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, une théorie de la motivation élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow. Recherchant ce qui se cache derrière ces motivations, il met au jour cinq groupes de besoins fondamentaux : les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d'appartenance et d'amour, les besoins d'estime et le besoin d'accomplissement de soi. Cette taxinomie des besoins est, selon Maslow, universelle.
Force est de constater que, dans nos sociétés occidentales, ces besoins sont contrariés par le modèle de société que nous avons mis en place, et que nous imposons aux autres.
Niveau 4. Les besoins d'estime : avoir confiance et être apprécié
En théorie, les adultes sont suffisamment construits intérieurement pour ne plus être dépendant du regard des autres, de conserver ainsi une bonne confiance et ne plus rechercher l’approbation d’autrui. C’est bien sûr plus délicat pour les adolescents. Mis à part la confiance qui s’instaure dans le cadre familial, certains usages de notre époque peuvent fragiliser l’estime des enfants et adolescents, si nécessaire à ce moment de la vie. Etre accepté et apprécié des autres est crucial pour les plus jeunes qui veulent s’intégrer. Quoi de plus normal, finalement.
Mais à ceci près que la société ne protège pas vraiment les plus fragiles face à l’injustice. Des idées standardisées, des vêtements reconnaissables et maintenant des smartphones enviables. C’est apparemment cela qu’il faut viser. Gare à celui qui n’y adhère pas. Actuellement, il n’y a pas de discours moral audible et partagé par tous, qui rétablirait l’équilibre pour affirmer que ne pas en disposer ne diminue pas la valeur des individus. La consommation règne en maître. Elle pousse chacun à acheter pour se sentir exister, et nous invite à en avoir toujours plus. Posséder le dernier smartphone vous place au-dessus de la mêlée. Tout cela favorise l'ego et l'apparence. L’estime de soi est tributaire de l’image que l’on montre, publie ou déclare aux autres.
Ce qui était auparavant une difficulté de l’adolescence s’est étendue aux jeunes adultes. Nous sommes devenus des spectateurs et des acteurs de la société de l’image. Les marques ont investi les valeurs personnelles des individus pour vendre leur marchandise. Nous n’achetons plus une paire de chaussure, mais un style et un art de vivre. Que nous puissions intégrer des récits de la sorte démontre la puissance du marketing qui sous-tend ce système. Cette déviance lucrative des valeurs nous rend captif de ces entreprises pour leur profit. Et si demain, l’économie venait à s’effondrer, quel en serait l’impact sur la santé mentale des plus fragiles ? Serons-nous capables de retrouver une saine confiance intérieure ? Pourrons-nous être apprécié des autres pour nos qualités propres et nos points forts ?
Au départ, les réseaux sociaux nous semblaient être le terreau propice à la liberté d’expression et à notre épanouissement personnel. Et il n’y a pas de doute qu’ils apportent des bienfaits remarquables et sont devenus indispensables à nos démocraties. Mais les outils sont ce que nous en faisons. Aujourd’hui, je pense que le résultat est mitigé : harcèlement, propos haineux, fabrique de l’ego via l’image idéale de soi, dépendance et même dépression, viennent écorner cette image originelle. Si toute la société se met à utiliser ces outils, il faudrait y insuffler de l’éthique, comme partout ailleurs dans la vraie vie. Et pourquoi ne pas apprendre à nos jeunes à les utiliser à bon escient.


