Les identités, lorsqu'elles sont manipulées, peuvent mener à des conflits
"Il ne se passe pas un jour sans que les relations intergroupes ne soient sous les feux de l’actualité : entre Israéliens et Palestiniens, catholiques et protestants en Irlande du Nord, francophones et néerlandophones en Belgique, francophones et anglophones au Cameroun, mouvements séparatistes dans différents pays (Maroc, Écosse, Espagne, ...) ; réclamations territoriales des peuples indigènes au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande ; débats interminables entre différents partis politiques au sein des parlements ; conflits d’intérêt commerciaux et stratégiques entre l’Union européenne, les États-Unis et la Chine, ... et plus récemment l’invasion Russe de l’Ukraine. Tant d’événements qui ont en commun un trait fondamental : l’implication des intérêts de collectivités et non simplement d’individus particuliers.
Les relations intergroupes constituent un domaine majeur de l’investigation en psychologie sociale. L’intérêt manifesté pour l’étude de ces relations est justifié par l’argument selon lequel les relations intergroupes sont souvent conflictuelles et constituent un problème social auquel il faut remédier. Les relations intergroupes sont ainsi envisagées en termes de relations harmonieuses ou conflictuelles, et l’intérêt théorique et empirique porté à ce sujet se centre sur la clarification des facteurs qui déterminent la qualité de ces relations. Quatre domaines de recherche en psychologie sociale se sont historiquement développés, chacun se concentrant sur une problématique particulière."
Source : extrait choisi de l'avant-propos du livre "Psychologie sociale et relations intergroupes"chez Dunod du Professeur Assaad Elia Azzi
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