Les guerres actuelles devraient atteindre leurs apogées en fin d'année
"Les conflits d’aujourd’hui ont une caractéristique qu’on n’a pas vue depuis la Seconde Guerre Mondiale : aucun belligérant ne peut céder sans disparaître. [...]
En Ukraine, le plus probable est une aggravation du conflit, avec une entrée en guerre de la Biélorussie, l’utilisation par les Russes d’armes d’une puissance immense, le bombardement des centres-villes et des lieux de pouvoir, avec des représailles ukrainiennes de même ampleur. Au Moyen-Orient, le plus vraisemblable est un blocage durable du détroit d’Ormuz et une prolongation des batailles à Gaza et au Liban.
Avec des conséquences désastreuses pour l’économie mondiale. Car, même si on voit se mettre en place des mécanismes de substitution, même si le pétrole de la région passe en partie par d’autres chemins que le détroit d’Ormuz et les bateaux de commerce par d’autres passages que le canal de Suez, ces deux guerres entraînent des pénuries qui vont bientôt peser très lourd sur tous les pays du monde, en particulier sur les plus pauvres, qui n’ont rien à voir avec ce conflit. [...]
La Chine, les Européens, l’Inde, l’Afrique, les pays du Golfe et une grande partie de l’industrie américaine, feront de plus en plus pression sur les belligérants pour éviter ce désastre que les marchés n’anticipent pas encore. Nul ne peut savoir s’ils auront suffisamment d’influence pour faire reculer des pouvoirs qui jouent leur survie.
La solution viendra donc plutôt soit de l’effondrement d’un dictateur, soit de la défaite électorale d’un dirigeant d’un pays démocratique. On peut plus aisément tabler, et espérer, en la défaite de Netanyahou et celle de Trump, tous les deux très menacés en novembre, qu’en un coup d’état à Moscou ou à Téhéran.
Rien, donc, de sérieux, ne devrait changer avant novembre. Il faut en tout cas s’y préparer. [...] Le moment est venu pour l’Europe de faire entendre la voix de la raison."
Source : extraits choisis d'un article de blog de Jacques Attali
L’usage généralisé de l’IA facilitera-t-elle le passage de l’enfant roi à l’individu roi ?
A l'instar des enfants devenus des "enfants rois", allons-nous assister à l’avènement des "individus rois" grâce à l'utilisation massive de l'intelligence artificielle ? Le parallèle avec l'enfant roi — à qui l'on cède tout, tout de suite, et qui finit par manquer de tolérance à la frustration, est-elle une grille de lecture pertinente pour analyser notre relation naissante avec l'intelligence artificielle ?
Wikipédia définit l’individu roi comme « un individu qui se comporte avec son entourage comme un roi avec ses sujets. Il se caractérise par un comportement égoïste et égocentrique, et par la volonté de toujours jouir, le « tout, tout de suite ». « Il s'agit d'une pathologie, plus précisément une pathologie du réel, du lien « Soi Autrui », de l'hypertrophie de l'ego et serait dû à une carence éducative, aux parents qui cèderaient devant les exigences excessives de leur enfant roi. »
L'IA aura-t-elle le potentiel de pousser l'individualisme et le narcissisme contemporains à leur paroxysme ? L'enfant roi se caractérise par son incapacité à gérer le "non" et l'attente. Or, l'IA est l'outil de la gratification instantanée par excellence : elle est constamment disponible, valide nos émotions et exécute rapidement le travail à notre place. A force d'évoluer dans un monde numérique où chaque désir est exaucé instantanément, notre seuil de tolérance à la frustration dans le monde réel, qui est complexe et plein de refus, risque-t-il de s'effondrer ?
L’hyper-personnalisation va-t-elle franchir un cap avec l'IA générative ? Offrira-t-elle une réalité sur-mesure ? Demain, nous pourrons consommer des films dont le scénario s'adaptera en temps réel à nos préférences, lire des actualités rédigées selon notre sensibilité politique, et interagir avec des assistants virtuels qui partagent toutes nos opinions. Comme on le voit déjà au Japon, les compagnons virtuels offrent une "relation" sans aucune friction. Le danger est de voir émerger des individus qui préfèrent la docilité de la machine à la complexité des rapports humains, renforçant ainsi leur isolement.
Le risque extrême lié à l’avènement de l’individu roi est l'effacement progressif de l'altérité. Si son environnement numérique lui donne toujours raison et s'adapte constamment à lui, comment va-t-il supporter un collègue, un conjoint ou un citoyen qui pense différemment ? L'individu roi risque de devenir incapable de compromis. La démocratie se fonde sur des principes fondamentaux et un socle de valeurs communes. Que restera-t-il de notre société basée sur la redistribution et le bien commun ?
La pensée sociale de Léon XIV sur l'IA : empêcher un fossé entre les inclus et les exclus
L'émotion n'est pas un indicateur de vérité
"L'émotion n'est pas un indicateur de la vérité, en ce qu'elle est à la fois le miroir et l'origine des points de vue et des conditionnements."
- David R. Hawkins, psychiatre et chercheur sur la conscience
La générosité est une récompense
"Contribuer au bien-être et au bonheur des autres est tout à fait gratifiant et permet de découvrir que la générosité est une récompense en soi."
- David R. Hawkins, psychiatre et chercheur sur la conscience
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