Limiter le réchauffement climatique et réduire les inégalités mondiales
"Proposer un avenir désirable, dresser un plan pour réduire les inégalités dans les limites planétaires : telle est l’ambition du rapport sur la justice mondiale (« Global Justice Report ») publié jeudi 4 juin par le WIL. [...] Pour bâtir un monde plus égalitaire, les économistes du Laboratoire sur les inégalités mondiales déclarent qu'il faudra instaurer une sobriété ciblée dans certains secteurs, réduire drastiquement l’usage des énergies fossiles et changer les habitudes alimentaires.
Ils proposent une utopie et ils l’assument. Sans ambages, ils la présentent comme une réponse à la vague national-populiste et climatosceptique montant en puissance des deux côtés de l’Atlantique. « Depuis quelque temps, nous voyons les technoréactionnaires de la Silicon Valley rêver d’un monde où ils installeraient une colonie sur Mars tandis que vivrait sur Terre une population ultra-paupérisée, car l’intelligence artificielle aurait détruit beaucoup d’emplois : ce n’est pas un futur très réjouissant », avance l’économiste Lucas Chancel, codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab, WIL), un institut de recherche rattaché à l’Ecole d’économie de Paris. « Le projet technonationaliste fait œuvre d’une énergie qui manque au camp internationaliste et égalitaire : dans la bataille culturelle à l’œuvre, il nous faut proposer un avenir souhaitable et désirable », renchérit Thomas Piketty, également codirecteur du WIL."
Sources : extraits choisis d'un article du journal Le Monde
Voir aussi un article de TV5 Monde Info
Lien vers le rapport
L'IA repose sur notre intelligence collective, elle n'appartient pas aux BigTech. Bernie Sanders
La machine mondiale de la traite des êtres humains
"La traite des êtres humains s’est imposée depuis plusieurs années comme l’industrie criminelle à la croissance la plus fulgurante. L’économie clandestine qui l’alimente demeure pourtant largement méconnue et mal comprise, alors même qu’elle imprègne notre quotidien – des vêtements que nous portons aux salons de beauté que nous fréquentons, jusqu’aux fruits et légumes que nous consommons.
Avec "Les nouveaux esclavagistes", la journaliste d’investigation Barbie Latza Nadeau lève le voile sur ce réseau tentaculaire. Des côtes de la Méditerranée à celles de la Manche, de l’Ukraine à la Thaïlande, elle dissèque les rouages financiers de cette machine mondiale et explore ses versants les plus obscurs comme le commerce sexuel, l’exploitation domestique ou le trafic d’organes. Son enquête dépasse le portrait classique des criminels identifiés – passeurs, proxénètes et mafias – pour révéler les complicités institutionnelles qui permettent au système de prospérer : banques, maisons de couture et gouvernements préfèrent bien souvent fermer les yeux.
En racontant les histoires singulières de victimes et en invitant le lecteur à réfléchir à sa propre responsabilité, Barbie Latza Nadeau place l’humain au centre de son récit et nous rappelle que derrière ces parcours migratoires, on trouve des corps réduits à l’état de marchandises par une économie souterraine mais bien réelle, au cœur de notre mode de vie contemporain. Un document inédit et bouleversant."
Source : Quatrième de couverture du livre "Les nouveaux esclavagistes: La traite des êtres humains, une économie souterraine" de la journaliste d'investigation Barbie Latza Nadeau.
La confusion entre démocratie et élections nous enferme dans une impasse dangereuse
"Alors que la démocratie libérale s’est imposée comme référence dans le monde occidental, son modèle vacille. En France, le désintérêt croissant pour les élections et la montée de l’extrême droite traduisent une profonde crise de légitimité politique. Le vote ne suffit plus à incarner la souveraineté populaire, et l’alternance entre camps opposés ne masque plus la perte de sens de la représentation. La confusion entretenue entre démocratie et élections nous enferme dans une impasse dangereuse : choisir entre un régime qui trahit chaque jour un peu plus ses promesses démocratiques et une option autoritaire qui mettra un terme à nos libertés fondamentales. Il devient urgent de réaffirmer que l’alternative n’est pas l’autorité, mais une démocratie réelle, fondée sur la participation directe et le pouvoir citoyen. Cet essai propose de penser un nouveau régime démocratique, en s’appuyant sur des expérimentations concrètes menées dans une centaine de communes françaises, où les habitants et habitantes ont repris en main les décisions qui les concernent."
Source : Quatrième de couverture du livre "Réanimer la démocratie" de Tristan Rechid
Lorsque les crises deviennent "le système", refaire société avec humanisme
Nous vivons une période où les crises se succèdent. On y est habitué et cela devient la norme. Les crises deviennent le système. Il est instructif de voir comment le politique et les citoyens réagissent à ces défis, devenus récurrents :
- Au niveau politique, la réponse à ces défis semble ne plus être à la hauteur des enjeux, selon moi. C'est particulièrement le cas pour le changement climatique et la gestion des flux migratoires. La morale et l’exemplarité en politique deviennent rares. Les calculs à court terme prennent le dessus. On peine à déceler le courage et la détermination pour protéger nos générations futures et garantir l'état de droit. L’inertie du système guette;
- Dans la population, les réactions varient du désintérêt complet à l’engagement salutaire. Cependant, nous constatons que l’exaspération du citoyen face au politique se répand, le ressentiment est réel. Le choix de l’extrême droite, comme réponse, prend de plus en plus sa place dans les esprits en Europe. Car des réponses simples et populistes aux problèmes complexes sont si tentantes. Dans ces conditions, comment éviter que l’extrémisme et la violence ne prennent le pas ?
Bien s'informer est crucial
Tout d’abord, le citoyen pourrait se questionner sur le raccourci facile qu'il émet, sans analyse et sans réflexion plus profonde. Le citoyen pourrait être vigilant à l’information qu’il consulte et qui façonne, chaque jour, sa vision actualisée du monde. L’infobésité et la désinformation étant courantes depuis plusieurs années, il est nécessaire de sélectionner ses sources parmi celles qui sont fiables et reconnues. D’autre part, il faudrait consacrer son temps à l’information qui a réellement de l’importance et du sens, pour pouvoir ensuite voter en citoyen informé et responsable. Prendre conscience de la gravité des problèmes, mais aussi se convaincre que l’espoir n’est pas perdu, et que nous pourrions nous en sortir par le haut.
Devenir des citoyens conscients
Face aux gouvernements qui ne respectent plus les valeurs démocratiques et l'état de droit, certains en appelle à la désobéissance civile. On pourrait d'abord commencer par désobéir aux injonctions sociales de notre société de l’hyperconsommation et du jetable. La désobéissance aux technologies toutes-puissantes, qui entrent de plus en plus en conflit avec nos valeurs européennes, notre cohésion sociale, en opposition avec le bon sens et un meilleur avenir, notamment écologique. Ces technologies "sociales", très répandues aujourd'hui, qui captent d'abord nos émotions pour les analyser et tenter ensuite de les influencer. Devenir tous conscients de ces mécanismes est urgent.
Une mobilisation individuelle et collective
La situation demande une mobilisation collective et individuelle, toutes deux pleinement conscientes des enjeux de société, et agissant de concert. Notre nombril ne peut rester l’horizon de la société de demain. Notre modèle de société devrait être réformée pour limiter les crises causées par le profit à tout prix et le désinvestissement social. Retrouver de la robustesse dans un monde plombé par la performance, quitte à être moins riche demain. Il faudrait retrouver l’inspiration, un récit porteur d’espoir, des citoyens ou des élus qui soient des exemples à suivre, des collectifs multidisciplinaires d’experts apportant des pistes de solution. Mais surtout PAS des politiciens qui manipulent le ressentiment des citoyens pour prendre le pouvoir !
Voir aussi
Je découvre a posteriori de la rédaction de ce billet que la sociologue des émotions Eva Illouz ne dit pas autre chose dans son ouvrage "Explosive modernité". Elle vient de publier récemment l'ouvrage "Le futur des émotions".
L’IA doit être utilisée dans un cadre structuré afin d'éviter les dérives
Voici ce qui est fortement conseillé de faire pour le développement informatique avec l'aide de l'intelligence artificielle:
"L’IA doit être utilisée dans un cadre structuré, elle ne peut pas être utilisée sans contraintes : architecture, conventions, scope et niveau de qualité doivent être définis en amont pour éviter les dérives. L'expérience humaine reste centrale, mais se réoriente : le rôle du développeur évolue vers le pilotage, la validation et la cohérence plutôt que la production manuelle, ce qui requiert une expertise différente mais tout aussi essentielle. Pour le développement applicatif, l’IA amplifie les capacités humaines sans les remplacer, et son plein potentiel ne se réalise que dans un cadre maîtrisé."
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