La douceur est puissante car elle développe et intensifie les relations
"La douceur ne représente, semble-t-il, pas grand-chose dans un monde où règne la loi du plus fort. [...] Que peut la douceur face aux tensions géopolitiques, face à la violence de ce monde ? Elle semble évidemment dérisoire. De prime abord, elle symbolise donc l’inverse de la force et de la puissance. Et pourtant, il y a quelques années, la philosophe Anne Dufourmantelle a écrit un petit livre merveilleux qui s’appelle "Puissance de la douceur". Dans cet ouvrage, elle nous invite à prendre conscience de la puissance incroyable de la douceur.
Si la douceur est puissante, c’est parce qu’elle a le pouvoir de transformer la vie en profondeur : elle développe et intensifie les relations. Elle nous rend plus présent aux autres et à nous-mêmes. La douceur accroît également les liens avec le monde qui nous entoure, avec toutes les formes de vie qui le composent, des animaux aux végétaux. Elle définit ainsi un autre rapport aux êtres et au monde.
Mais elle a aussi des effets politiques. La douceur est désarmante, raison pour laquelle elle gène tant le pouvoir. C’est son apparence inoffensive qui la rend précisément puissante. C’est pourquoi le philosophe Marc Aurèle disait que "la douceur est invincible". Elle possède un véritable pouvoir de résistance, en venant mettre un coup d’arrêt aux réflexes agressifs et aux mécanismes de domination qui pullulent dans notre monde."
Source : extrait choisi d'un article de la RTBF
Le processus d'abandon du matérialisme et l'intégration d'une vision plus sensible
"Le post-matérialisme offre la possibilité de faire émerger un nouveau paradigme, qui peut non seulement aider la science à se développer de manière novatrice, mais aussi apporter une contribution importante à la transformation continuelle de la conscience humaine. Le paradigme dominant actuel, connu sous le nom de « matérialisme scientifique », ou simplement« matérialisme », prétend à tort que tout est matériel, c'est-à-dire constitué exclusivement de matière physique), et que tout phénomène est le résultat d'interactions purement matérielles. Cette vision du monde a plus ou moins dominé la science et le monde académique pendant des siècles, en dépit du fait que nombre des principaux précurseurs de la science moderne l'ont rejetée implicitement ou explicitement. Grâce à l'accumulation de preuves et des connaissances plus approfondies, l'ancienne vision matérialiste du monde a commencé à s'effriter et nous atteignons enfin un point de basculement."
Source: extrait de la préface du livre d'un collectif de scientifiques "La nouvelle science de la conscience"
L'étrange et l'invisible existent. Ils ont toujours été présents tout au long de l'existence humaine. Notre société occidentale actuelle en fait abstraction. Mais il y aura un moment où ce paradigme matérialiste va faire place à une vision plus complète de l'expérience humaine, intégrant une vision sensible du monde. Il serait sain de penser de façon cohérente : si on admet l'existence de l'invisible, alors il faut l'intégrer dans sa vision personnelle du monde. Cette honnêteté intellectuelle nous permettra de mieux comprendre son fonctionnement. Il faudra alors écouter ce que les personnes sensibles à l'invisible ont à nous dire. Tout en évitant la croyance aveugle et en gardant la distance et l'esprit critique nécessaire, avec juste assez d'ouverture d'esprit. Exercice d'équilibriste, j'en conviens. Les personnes sensibles annoncent un grand changement à partir de 2025. Dans cette vidéo de la médium Aurore Roegiers, des changements importants devraient avoir lieu à l'été. Ce sera une expérience collective, qui aura plus d'impact sur chacun que l'année 2020 où nous avons tous vécu le confinement. L'avenir nous le confirmera ou pas.
L'Europe se fraie un chemin dans un monde de conflits géopolitiques
"Qui se sent européen ? Quel avenir peut nous offrir l’Union européenne ? Enrico Letta a sillonné soixante-cinq villes dans les vingt-sept États membres, à la rencontre des femmes et des hommes qui vivent la dimension européenne au quotidien dans leur activité économique, politique, académique… Les points de vue divergent pourtant un consensus émerge : « L’Europe est imparfaite, mais elle est irremplaçable. » En hommage à Jacques Delors, ce carnet de bord d’un Européen passionné nous fait prendre conscience de l’ampleur des accomplissements et des possibles nés du marché unique depuis plus de trente ans. Le rêve de paix et de prospérité des fondateurs a profondément transformé notre continent. Aujourd’hui, l’Union européenne se fraie un chemin dans un monde de conflits géopolitiques. L’objectif de ce livre est de réinventer le fonctionnement des institutions après les élargissements, d’approfondir le marché unique pour accélérer la transition énergétique, l’innovation et la réindustrialisation, de consolider le bloc européen face à l’impérialisme de Poutine. De nouvelles idées et des propositions concrètes pour donner un nouveau souffle au projet européen."
Source : Quatrième de couverture du livre de Enrico Letta "Des idées nouvelles pour l'Europe: avec les femmes et les hommes qui la font"
Le projet d'Elon Musk de créer sur Mars un nouveau berceau est irréaliste
"[Sur Terre,] nous sommes de plus en plus nombreux, avec de plus en plus de besoins surtout énergétiques; la planète a des ressources forcément limitées, et nous sommes en train d'atteindre ces limites. Envisager une migration hors planète de la majorité de la population est clairement une utopie, voire une escroquerie, et n'est ni ne sera jamais possible. Et, même si cela était, ce serait uniquement pour quelques-uns, une toute petite élite, extrêmement riche et hyper-sélectionnée. L'intelligence artificielle ou le transhumanisme, souvent présentés comme LES solutions, ne pourraient en tout état de cause que simplement repousser le problème de quelques années, même s'il y avait une véritable révolution dans les méthodes éducatives. De plus, ces deux solutions seraient de toutes les façons totalement inapplicables chez ceux qui n'ont pas accès au minimum éducatif ou économique, préalable nécessaire à ce genre d'approche, c'est-à-dire l'immense majorité des êtres humains. Atténuons d'abord autant que possible les inégalités sociales et économiques."
Source : extrait choisi (pg 50) du livre du physiologiste Bernard Swynghedauw "Dérègelement climatique"
Lire aussi l'article de La Libre "Coloniser la planète Mars, le rêve dément d'une réalité cauchemardesque"
Les défenseurs des droits humains s'inquiètent de la situation belge
"Montée de l’extrême droite en Belgique, en Europe et dans le monde ; banalisation des discours de haine ; tentatives d’atteintes au droit à manifester, au droit de grève ou encore à la liberté de la presse : l’année 2024 a été particulièrement difficile pour toutes celles et tous ceux qui défendent les droits humains. Et en 2025, c’est à une vigilance accrue sur le respect des droits fondamentaux qu’il faut se préparer."
Voir le rapport annuel de la Ligue des droits humains
Voir l'article de la RTBF
Le sens de l'effort passe à la trappe dans nos sociétés
"Un mal nouveau s’est diffusé dans notre société : la flemme. Elle sépare les générations, assèche notre volonté, appauvrit nos vies. Toutes les raisons que nous avions de fournir des efforts ont disparu. Les technologies se substituent à nos tâches et les États-providence ont déployé de puissants filets de protection. Inutile d’acquérir le savoir du monde, puisqu’il est à portée d’un simple clic. La vidéo remplace la lecture, la livraison remplace la sortie, l’écran remplace les rencontres. Plaid et canapé sont les symboles de la vie indolente idéale. On ne se bat plus pour appartenir à la société, c’est la société qui doit s’adapter à nous. Sans-gêne narcissique et sensibilité à fleur de peau gagnent du terrain. On a perdu le sens du temps long et exigeons tout, tout de suite.
Les vieux pays développés vivent une rupture civilisationnelle majeure. Notre civilisation s’est bâtie sur l’effort. Tous les progrès en procèdent. Hier, il fallait surmonter les mille contraintes d’une existence cruelle ; aujourd’hui, leur absence nous pèse. Ce livre est un coup de sang contre la transformation de notre rapport à l’effort. Il en analyse les ressorts cachés et les redoutables conséquences. Olivier Babeau est professeur d’université et président-fondateur de l’Institut Sapiens."
Source: Quatrième de couverture du livre d'Olivier Babeau "L'ère de la flemme: Comment nous et nos enfants avons perdu le sens de l'effort."

