L'Occident tel que nous le connaissions n'existe plus
"Le monde est devenu global, y compris sur le plan géopolitique, et aujourd'hui nos réseaux d'amitié s'étendent au monde entier, comme vous pouvez le voir dans le débat sur les droits de douane. [...] L'Europe est toujours un projet de paix. Nous n'avons pas de "frérots" ou d'oligarques qui font les règles. Nous n'envahissons pas nos voisins et nous ne les punissons pas. Au contraire, douze pays sont sur la liste d'attente pour devenir membres de l'Union européenne. Cela représente environ 150 millions de personnes.
En Europe, les enfants peuvent fréquenter de bonnes écoles, quelle que soit la richesse de leurs parents. Nos émissions de CO2 sont plus faibles, notre espérance de vie est plus élevée. Les débats controversés sont autorisés dans nos universités. Tout cela, et bien d'autres choses encore, sont des valeurs qui doivent être défendues et qui montrent que l'Europe est plus qu'une union. L'Europe est notre maison. Et les gens le savent."
- Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Source
Les discours absurdes des politiques extrêmes sur l'existence d'un "système"
"Pour les partisans de l’extrême gauche, il serait formé par les puissances d’argent, les milliardaires, les grandes entreprises, les marchés financiers, les banques, dont les hommes politiques ne seraient que des marionnettes. Ces puissances, disent-ils, formeraient un « système » extrêmement organisé, qui placerait ses employés dans les médias, les partis politiques, les administrations, les gouvernements, les ONG. Le « système » se réunirait dans des lieux secrets et ferait voter des lois conformes à ses intérêts, imposant en particulier une fiscalité exonérant les plus riches et fait financer par les classes les plus pauvres les allocations dont elles sont supposées bénéficier. De plus, ce « système » ferait tout pour interdire aux plus démunis de migrer dans les pays riches et pour empêcher les partis d’extrême gauche, d’accéder au pouvoir.
Pour les partisans de l’extrême droite, « le système » est fait au contraire de puissances technocratiques mondialistes, avec à sa solde, les magistrats et les médias officiels, qui s’acharneraient à imposer une vision unique du monde, avec des contraintes indépassables. Ce « système » ferait tout pour maintenir ouvertes les frontières de chaque pays, pour imposer un cosmopolitisme niant l’identité de chaque nation, et pour accaparer le pouvoir en nommant des juges à leur service, et en écartant les dirigeants qui s’opposent à lui en les faisant condamner pour des malversations imaginaires.
Ainsi, l’extrême gauche, comme l’extrême droite, voient dans « le système » une machine à les éliminer dès qu’ils approchent du pouvoir. L’une et l’autre y voient la dictature d’une « pensée unique ». L’un et l’autre pensent que la fermeture des frontières est nécessaire pour mettre en œuvre un programme de rupture. L’un et l’autre demandent aux peuples de se dresser contre les élites formées dans les meilleures écoles, qui gèrent les administrations publiques et les entreprises ; l’un et l’autre appellent à les dégager, à les mettre à l’écart. Sinon en prison.
D’autres encore, ailleurs que dans les extrêmes, affirment aussi que quelque chose comme un « système » existe, et entonnent les mêmes chansons, pour se faire une petite place au soleil. Pour tous ces gens-là aussi, le « système », c’est tout simplement ce qui les empêche d’arriver, eux, au pouvoir. Et parler de « système », c’est se préparer à désigner des boucs émissaires. Sombres moments."
Source : extraits choisis d'un article de Jacques Attali où il exprime une vision nuancée
La qualité hifi et non compressée du support CD reste incontournable
Voir aussi "Le CD n'a pas dit son dernier mot".

