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20 février 2016

Les chansons à texte et l'actualité

Il y a parfois des chansons qui font écho à l'actualité. En l'occurrence, les paroles de la chanson de Jean-Jacques Goldman « Envole-moi » pourraient presque correspondre au vécu d'un syrien qui fuit son pays pour survivre.

« Minuit se lève en haut des tours
Les voix se taisent et tout devient aveugle et sourd
La nuit camoufle pour quelques heures
La zone sale et les épaves et la laideur

J'ai pas choisi de naître ici
Entre l'ignorance et la violence et l'ennui
J'm'en sortirai, j'me le promets
Et s'il le faut, j'emploierai des moyens légaux

Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Pas de question ni rébellion
Règles du jeu fixées mais les dés sont pipés
L'hiver est glace, l'été est feu
Ici, y a jamais de saison pour être mieux

J'ai pas choisi de vivre ici
Entre la soumission, la peur ou l'abandon
J'm'en sortirai, je te le jure
A coup de livres, je franchirai tous ces murs

Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi {3x}
Regarde-moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirai pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi... ».

Le sens profond de ces paroles faisait référence, à l'époque où elle a été écrite, à la grisaille des banlieues et à la possibilité de s'en sortir par des moyens légaux, c'est-à-dire parvenir à franchir tous les murs grâce aux livres et la création, substituts à la violence.

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10 février 2016

La diminution de l'empreinte écologique

Qu'est-ce que l'empreinte écologique ?

C'est un indicateur de la pression exercée par les hommes sur les ressources naturelles de la planète. Selon le WWF, l'humanité utilise déjà 30% de ressources naturelles en plus que ce que la Terre peut reconstituer. Pour maintenir notre niveau de vie tout en utilisant moins de ressources naturelles, nous devons diminuer notre empreinte à ce qu'une seule planète peut nous fournir.

L'élevage est un gaspillage de ressources

Le président du GIEC jusqu'en 2015, Rajendra Pachaury, déclarait qu'il faut 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande boeuf. Il faut beaucoup plus de terres agricoles pour produire de la viande que pour produire directement des céréales destinées à l'alimentation humaine. Tant les céréales que le soja sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humains. Les affecter à l’alimentation animale constitue un détour de production particulièrement inefficace. En 2006, la FAO communiquait qu'au total, ce sont 70 % des terres à usage agricole qui, directement ou indirectement, sont consacrées à l’élevage.

Nous polluons nos océans et surexploitons leurs ressources

Plus de 90 millions de tonnes de poissons sont pêchés chaque année, soit plus de 1000 milliards de poissons. A cela s’ajoutent les prises accessoires rejetées en mer. Presque 30 % des ressources halieutiques sont surexploitées. La surpêche a des conséquences écologiques dramatiques : « L’extinction écologique causée par la surpêche dépasse tout autre perturbation généralisée d’origine humaine sur les écosystèmes côtiers, incluant la pollution, la dégradation de la qualité de l’eau, et le changement climatique anthropique » (Jackson, 2001).

Les effets sur notre santé

De surcroît, consommer de manière excessive de la viande est préjudiciable à la santé humaine en provoquant des maladies cardiovasculaires, de même qu'une consommation excessive de poissons intoxique notre organisme. Les métaux lourds comme le mercure, le cadmium ou le plomb présents dans les poissons ont un impact sur notre système nerveux. Les dioxines et les PCB sont potentiellement cancérigènes. Les poissons prédateurs, les plus gros qui sont au sommet de la chaîne alimentaire, ont plus de chance d'accumuler les polluants. Et ce sont justement les saumons et thons qui sont les plus souvent privilégiés dans nos assiettes. On nous conseille aujourd'hui de ne pas en consommer plus de deux fois par semaine. Où allons-nous ? 

Comment agir ?

Conscients de tous ces facteurs, je pense que nous n'avons plus vraiment le choix : une diminution de la consommation de viande et de poisson est une urgence écologique et de santé publique pour les pays développés et émergents.

Je participe à la campagne des journées sans viande organisée en Belgique (Dagen Zonder Vlees) afin de diminuer fortement ma consommation de viande et de poisson, mais aussi en portant plus d'attention à des petits gestes quotidiens comme par exemple : limiter l'achat d'aliments sous emballages jetables ou jeter de la nourriture non consommée.

Cette initiative commence aujourd'hui jusqu'au 26 mars 2016, ce qui représente 40 jours pour agir en faveur de ma planète.

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Au terme des 40 jours, voici le résultat : J'ai réduit mon empreinte écologique de 576 m², économisé l'équivalent d'une consommation d'eau de 373 bains ou de la production de gaz à effet de serre de 827 km d'autoroute. Sans demander d'effort contraignant, cette initiative a un impact significatif. A méditer !

 

2 février 2016

L'attitude face au surnaturel

Face au surnaturel et à l'inexpliqué, nous réagissons généralement en raillant ou en ignorant cette thématique. C'est un réflexe très commun d'afficher un sourire entendu et d'en appeler au bon sens populaire. Nous préférons donc évacuer le sujet le plus vite possible. Nous sommes bien obligés de constater que, mis à part quelques chercheurs ou universitaires qui ont le courage et l'honnêteté nécessaires, la majorité adopte une attitude de déni.

Mais tout bien réfléchi, devons-nous vraiment adopter cette attitude simplificatrice et parfois dédaigneuse ? Ne serait-il pas possible de faire preuve d'une ouverture d'esprit suffisante pour envisager de faire entrer ces phénomènes ou expériences, décrits depuis l'aube de l'humanité, dans le champ de la réalité ?

Si l'inexpliqué ne rentre pas dans le cadre de la recherche scientifique actuelle, c'est peut-être que les conditions opérationnelles de cette science sont trop rigides, et qu'elle gagnerait à s'adapter aux phénomènes observés plutôt que d'exiger que ceux-ci entrent "au forceps" dans ce cadre. Il est peut-être temps d'inventer de nouveaux outils d'exploration de la réalité afin de faire progresser l'humanité dans sa compréhension du monde.

 

21 janvier 2016

Vision de la vie

Je suis quelqu'un qui essaie, dans la mesure du possible, d'analyser les évènements de ma vie de manière objective. J'essaie d'être honnête avec moi-même. Et même si les déceptions au contact des autres ont été nombreuses, et elles n'ont pas complètement disparues loin s'en faut, cela ne m'empêche pas d'aborder la vie de manière positive. Comme dit l'expression, je vois le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. La difficulté de la vie est de transformer les désagréments en opportunités de progrès. C'est un beau projet en soi. J'essaie aussi de transmettre mon expérience afin d'en faire bénéficier mes proches. C'est incroyable comme la vie est un continuel apprentissage et je mesure l'intérêt de prendre en compte les leçons apprises par nos aïeuls pour éviter la souffrance inutile. La vie, c'est l'école de l'âme.

7 janvier 2016

L'histoire de la science

"L'histoire de la science a toujours été dépendante de ce que la société était capable d'admettre. [...] Au XVIIIe siècle, des paysans français rapportèrent d'étranges visions qu'ils avaient de pierres tombant du ciel ! Bien qu'il y eût de nombreux documents rendant compte de tels phénomènes, ce n'est qu'à la suite des progrès réalisés par les théories scientifiques dans la compréhension de la course des planètes autour du soleil que la réalité des météorites fut finalement acceptée. [...] En résumé, un changement conceptuel intervient uniquement lorsqu'une théorie en place ne peut expliquer une nouvelle donnée scientifique. Jusqu'ici, ces données ne pouvaient être comprises et acceptées qu'après la mise au point d'une théorie scientifique ad-hoc et d'un cadre dans lequel on pouvait la placer."

- Extrait du livre "La divine connexion" par le Docteur Melvin Morse, médecin urgentiste et pédiatre. 

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6 janvier 2016

La quête de Dieu

"Pour la plupart d'entre-nous, la recherche de Dieu ressemble à ce que fait un homme qui cherche du feu avec une bougie allumée dans la main. La flamme se trouve toujours devant son visage, mais comme il regarde loin devant lui, il ne la voit pas."

- Extrait du livre "La divine connexion" par le Docteur Melvin Morse, médecin urgentiste et pédiatre.

3 janvier 2016

La réjouissance

"La plus constante marque de la sagesse, c'est une constante réjouissance".

- Montaigne

24 décembre 2015

Pensée de Noël

Ce qui compte le plus à Noël, ce n'est pas de décorer le sapin, mais bien de profiter de moments où nous sommes tous réunis.

18 décembre 2015

Trouver Dieu

"Trouver Dieu ne signifie que trouver son propre Soi." 

- Mâ Ananda Moyî, grande sainte de l'Inde du XXe Siècle.

12 décembre 2015

Un accord mondial pour le climat

Samedi, 19H25. “Nous avons un accord”, proclame le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius. L’instant est solennel. Le président François Hollande s’est personnellement déplacé, ainsi que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon, pour appeler les délégués des 195 pays présents dans la salle à prendre leurs responsabilités. Laurent Fabius se lance avec conviction dans un vibrant plaidoyer pour que les délégués avalisent cet accord “nécessaire pour le monde entier et chacun de nos pays”. Ce texte, enchaîne-t-il, constitue “le meilleur équilibre possible”. “Chacun peut rentrer chez lui la tête haute.” Au-delà du climat, souligne-t-il, il servira des grandes causes: les droits de l’homme, le développement des pays les plus pauvres... “et, enfin, la paix”. “La crédibilité du multilatéralisme pour faire face aux grands problèmes mondiaux est en jeu.” Une remarque lourde de sens dans le contexte actuel. 

“L’accord ne sera un succès pour personne si chacun le lit à la lumière de ses propres intérêts”, surenchérit le locataire de l’Elysée, conjurant la salle à adopter cette proposition. “Il est rare dans une vie d’avoir l’occasion de changer le monde. Cette chance, vous l’avez. Saisissez-là !”. La pression sur les Etats est maximale. Celui qui bloque s’expose au blâme de l’opinion mondiale. Tout n’est pas joué pour autant. La veille en effet, les délégations étaient retombées dans leurs vieux travers, ressortant les arguments qui maintiennent le processus dans l’ornière depuis de nombreuses années. Les pays pauvres veulent pouvoir poursuivre leur développement et des garanties sur les moyens financiers que leur ont promis les pays riches pour y parvenir. Les pays riches veulent que les efforts de réduction de émissions s’imposent à tout le monde, en particulier à leurs concurrents économiques directs que sont les grands émergents. 

Le président des Etats-Unis Barack Obama a salué samedi l'adoption d'un accord "fort" et "ambitieux" sur le climat à Paris susceptible de marquer un tournant dans la lutte contre le changement climatique. "De plus, cet accord est un signal puissant pour dire que le monde est résolument tourné vers un avenir à bas carbone", a-t-il encore dit, jugeant que cela devrait encourager les investissements et l'innovation dans les énergies propres "à un rythme sans précédent".

Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, déclarait ce samedi sur son site web : “Today, the nations of the world concluded a bold and historic agreement, clearly demonstrating that the global community is speaking with one voice to solve the climate crisis. Years from now, our grandchildren will reflect on humanity’s moral courage to solve the climate crisis and they will look to December 12, 2015, as the day when the community of nations finally made the decision to act."

Alors que la majorité des observateurs tirait cette conclusion : « Les choses ne font que commencer », après la publication de l'accord final sur le climat. Relativement ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre à long terme, le texte laisse en réalité aux Etats le soin de prendre les mesures qui s'imposent pour concrétiser ces ambitions. Libre à eux de revoir ou non à la hausse les engagements nationaux («contributions volontaires» en langage onusien) qu'ils avaient annoncés avant le sommet et ceux qu'ils annonceront à l'avenir.

Or, à l'heure actuelle, ces engagements conduisent tout droit à une hausse de la température à la surface du globe plus proche des 3°C que des 1,5°C. Si les Etats – et particulièrement les principaux pays émetteurs comme la Chine, l'UE ou les Etats-Unis - ne prennent donc pas rapidement de nouveaux engagements, l'objectif de 1,5% deviendra très vite inaccessible. « Le rapport du GIEC indique clairement que si l'on veut limiter le réchauffement à 2°C, ils nous reste environs 200 milliards de tonnes de CO2 à émettre » expliquait vendredi le climatologue français Jean Jouzel sur base d'une première version de l'accord. « Au rythme actuel, cela prendra deux ou trois décennies. Si l'on veut se limiter à 1,5°C: il nous reste cinq ans. »

La tâche sera ardue et longue en effet, car le photographe Sebastiao Salgado nous rappelle l'état d'esprit dans lequel une bonne partie du monde se trouve actuellement: "Tout ce que l'on consomme, ce que l'on détruit, ce que l'on pollue, nous semble dû. Nous n'avons pas le droit d'agir ainsi. La planète ne peut nous fournir indéfiniment cette énergie, ces produits, sans que nous laissions derrière nous un désert.Toutes les espèces en paieront les conséquences, y compris la nôtre. Nous devons changer de comportement : considérer le développement durable et réfléchir à une éthique sociale et écologique. [...] Il nous faut tous reprendre conscience de la nature, entretenir un autre rapport à la planète. A nous tous d'engager ce mouvement".

Ce billet reprend largement des extraits de plusieurs articles du site web de la Libre Belgique daté du samedi 12 et dimanche 13 décembre 2015. Il reprend aussi un extrait d'un billet tiré du site web officiel d'Al Gore daté du 12 décembre 2015. Les propos de Sebastiao Salgado sont tirés d'un extrait du livre "Dans quel monde voulons-nous vivre ?" paru en 2015. 

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