Les petits garçons qui se défient dans la cours de récréation
Voir aussi l'Edito du journal Le Soir
Voir aussi l'Edito du journal Le Soir
"Rachid Benzine, Kaouther Adimi et Julien Delmaire : la culture contre le chaos. Trois textes, une même quête : comment transformer l'horreur en des récits qui permettent de rester vivant ?
Aujourd'hui, trois textes puissants nous plongent au cœur des traumatismes, et interrogent la manière dont la littérature et l'art en général s'opposent à l'effacement et au chaos.
Nous retrouverons d’abord Rachid Benzine pour L’Homme qui lisait des livres publié chez Julliard : L’histoire d’une rencontre entre un photographe français, Julien Desmanges, et Nabil Al Jaber, un vieux libraire de Gaza. C’est un roman en forme d’ode à la lecture et à la littérature, puisque ce libraire, Nabil, utilise les mots de Mahmoud Darwich, André Malraux, ou encore de Shakespeare comme rempart à la souffrance et à la dévastation de sa ville."
"Parmi les plus grosses capitalisations boursières au monde, le haut du panier revient désormais aux géants du numérique et non plus, comme cela a longtemps été le cas, aux compagnies pétrolières. C'est hautement problématique du point de vue climatique. Pas seulement parce que la technologie, tout particulièrement l'IA, requiert une énergie astronomique et induit des émissions "climato-détraquantes"... mais parce que cette exponentielle technologique s'apprête à cannibaliser la transition énergétique, vu que la quantité d’énergie nécessaire pour l’IA croît plus vite que les capacités de déploiement des énergies renouvelables. Une part croissante de l'électricité qu'on a tant de mal à décarboner rapidement va donc aller à l'IA tandis que les sociétés humaines auront bien besoin de trouver leurs joules ailleurs."
- Arthur Keller, spécialiste en risques systémiques
Source: billet sur LinkedIn.com en octobre 2025
"De PwC à Walmart en passant par Accenture, de plus en plus d’entreprises américaines évoquent l’intelligence artificielle pour expliquer la baisse des embauches, des licenciements ciblés et une réorganisation accélérée. [...] Pendant que les géants de la Silicon Valley investissent des milliards de dollars dans les serveurs de l’IA, les entreprises apprennent à utiliser cet outil à marche forcée, sachant qu’il y va de leur avenir, voire de leur survie. Aux Etats-Unis, toute firme soupçonnée de ne pas l’adopter assez rapidement est attaquée en Bourse, à l’instar du géant Accenture, dont l’action a perdu un tiers de sa valorisation depuis le début de l’année. Sa patronne, Julie Sweet, a déclaré aux analystes financiers qu’elle allait licencier ses consultants jugés incapables de s’adapter à ces nouvelles technologies. [...]
Dans les cabinets de conseil et d’audit, en septembre, c’est aussi la rentrée des classes, avec l’arrivée des jeunes diplômés, qui vont apprendre les rudiments du métier. Mais, comme l’écrit Marco Amitrano, patron de PricewaterhouseCoopers (PwC) pour le Royaume-Uni, « [...] [Son] effectif d’embauche de débutants est inférieur cette année : 1 300 contre 1 500 en 2024 ». En cause : l’intelligence artificielle (IA). « Les offres d’emploi pour les professions exposées à l’IA progressent moins vite que pour celles moins exposées, et cet écart se creuse »."
Source : Article du journal Le Monde
Contexte américain oblige, la situation est très dure socialement, par rapport à l'Europe. Est-ce l'illustration que la dignité humaine est subordonnée à la prééminence de l'IA ? Nous exposons déjà les jeunes générations à un monde occidental critiquable, allons-nous leur faire subir un monde professionnel détestable ?
"Dans cette aventure de science-fiction spectaculaire, nous suivons la création d’un programme très avancé baptisé Ares. Ce super soldat est envoyé du monde numérique vers le monde réel pour une mission dangereuse. Mission qui marquera la première rencontre de l'humanité avec des êtres dotés d'une intelligence artificielle."
Dans le film, le patron de l'entreprise Dillinger donne trop de pouvoir à son IA ... et en subit les conséquences. Dans le contexte actuel, cela résonne avec un article de La Libre faisant référence à une "étude récente de Stanford sur l'IA. Cette étude montre que, dans des simulations concurrentielles, optimiser pour gagner l’attention ou la conversion s’accompagne mécaniquement de comportements déviants."