Le grand écrivain de science-fiction Pierre Bordage est décédé
"Le vertige, voilà en résumé ce que le lecteur peut ressentir en ouvrant un livre de science-fiction, de fantasy ou de fantastique. S'il n'accepte pas de perdre ses repères pour mieux les retrouver, alors le lecteur refusera le voyage, fermera le livre en pestant contre son achat, contre son emprunt ou contre le temps perdu. Il faut sortir de son conditionnement, de son ici et maintenant, déposer ses habitudes comme des valises un peu trop chargées, et plonger avec ivresse dans un ailleurs et demain qui enchante, inquiète et questionne."
Source : Huffingtonpost.fr
Les changements affectifs induits par l'IA chez les adolescents sont dévalués
"L’intelligence artificielle fait désormais partie du monde des enfants et des adolescents. Les données scientifiques montrent que les grands modèles de langage des IA dites « génératives », comme ChatGPT, transforment leur manière de créer des liens affectifs, de se divertir et de confier leur souffrance, ce qui n’est pas sans risque pour leur santé mentale. [...]
Une nouvelle figure est apparue : le compagnon artificiel. À première vue, il pourrait sembler remplir la fonction d’ami imaginaire, mais la différence fondamentale s’explique par le fait que ce dernier ne vient pas de l’univers symbolique et intime de l’enfant, il lui est proposé de l’extérieur, prêt à l’emploi, disponible 24 heures sur 24, sans limites et sans contradiction.
Le danger n’est pas tant que l’enfant s’adresse à une machine, mais que la machine se substitue au travail psychique et interne qui aide normalement l’enfant à se défendre, à se construire et à apprivoiser la complexité des relations humaines. [...]
Si l’IA peut proposer un soutien dans des situations d’isolement, elle expose également à des risques majeurs de confusion affective, de dépendance relationnelle et d’accès à des contenus inadaptés susceptible de mettre en danger. [...]
Du côté des familles, il s’agit surtout d’ouvrir la discussion. Il en va de la responsabilité de l’adulte – celui qui met de telles technologies dans les mains des enfants – de pouvoir expliquer le fonctionnement et les pièges des modèles de langage, les aider à repérer les limites et les risques et à développer une approche critique de ces outils."
Source : extraits choisis d'un article de The Conversation
Cela m'amène à me poser cette question: "Par les effets de bord de la science - en particulier la science du traitement des informations par des algorithmes, allons-nous devenir collectivement de plus en plus croyants ?"
L'album Violator de Depeche Mode, ou l'élégance électronique des nineties
"En 1990, Depeche Mode publie Violator, un album devenu incontournable grâce à des titres tels que « Personal Jesus », « Enjoy the Silence », « Policy of Truth » ou « World in My Eyes ». À travers ces morceaux, le groupe britannique franchit un cap décisif en mêlant sensualité, mysticisme et modernité électronique."
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Les différentes hypothèses sur les causes des troubles anxieux chez les adolescents
"Depuis une quinzaine d'années, partout en Occident, la santé mentale des enfants et des adolescents se dégrade. On observe une augmentation inédite des troubles anxieux, dépressifs, cognitifs et alimentaires. Si ce constat fait aujourd'hui consensus dans la communauté scientifique, l'identification des causes reste, en revanche, l'objet d'une controverse majeure. Deux grandes hypothèses s'opposent.
La première, défendue notamment par les chercheurs Jean Twenge et Jonathan Haidt, considère les réseaux sociaux comme le moteur principal de cette crise. Leur argument est simple : c'est précisément au moment où les adolescents se sont massivement emparés de ces plateformes en ligne que leur santé mentale a commencé à se détériorer. Plusieurs mécanismes sont à l'œuvre : l'usage intensif des réseaux sociaux perturbe le sommeil, intensifie les comparaisons sociales, plonge les adolescents dans un univers virtuel souvent toxique et favorise des comportements compulsifs — scrolling, micro-consultations, partout, tout le temps. Dans cette lecture, l'environnement numérique modifie en profondeur les conditions du développement psychique et fragilise durablement les adolescents.
La seconde hypothèse estime que les réseaux sociaux ne sont qu'un élément parmi d'autres : inégalités sociales, pauvreté, crise climatique, pressions académiques, pandémie, consommation d'opioïdes dans certains pays… Ici, le numérique jouerait un rôle, certes, mais secondaire et insuffisamment étayé pour expliquer cette dégradation de la santé mentale."
Une opinion de Serge Dupont, docteur en psychologie, et Sophie Dechêne, psychiatre infantile juvénile.
Lire la suite de l'article de La Libre
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