Les menaces systémiques ne nous font pas reculer
"Nous nous sommes fourvoyés. Ce n’est pas l’information qui nous fait défaut, nous en sommes submergés mais le fait est que nous avons appris à nous déconnecter des sentiments que nous inspirent l’accumulation des déchets et de la pollution qui s’ensuit, les sécheresses à répétition ou les inondations dévastatrices, la perte vertigineuse de la biodiversité, l’exploitation déraisonnable des ressources limitées de la planète et c’est bien là que le bât blesse : nous avons perdu le contact avec la nature dont nous sommes faits."[...]
Nous constatons une « déconnexion entre l’ampleur des menaces avérées et le calme avec lequel on continue tranquillement à faire comme si de rien n’était » (Bruno Latour).
"Tout nous porte donc à continuer à nous comporter « as usual », à considérer la nature comme notre propriété dont on peut user et abuser comme nous y invite la course effrénée à la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) considéré comme le seul indice de nature à mesurer notre bonheur. Il faut donc et de toute urgence décoloniser nos esprits, les libérer de cette chasse à la possession d’objets censés nous combler. Bien plus, il s’agit de prendre conscience que la nature n’est pas un stock de ressources inépuisables, mais que nous en faisons partie, que nous en sommes l’expression dont la pointe semble même la conduire à sa perte. [...]
A moins d’opérer une véritable révolution, en retrouvant notre véritable place dans la nature, en cessant de vouloir en être les propriétaires exclusifs, en renouant avec l’émotion d’en faire humblement partie, dans un souci de sobriété et surtout de solidarité."
Source : extraits choisis d'un article de La Libre
Voir aussi l'article de La Libre Les impacts dévastateurs du réchauffement au crible de 195 pays
Les cent dernières secondes avant minuit
"La désinformation, les menaces pour la sécurité mondiale, l'absence de politiques climatiques prêtes à être mises en oeuvre, les technologies de rupture et l'insuffisance de la réponse mondiale au COVID-19 conduisent à un environnement de menace mixte."
Source : communiqué de presse incluant une liste de recommandations
"L’horloge de la fin du monde ou horloge de l'Apocalypse (Doomsday Clock en anglais) est une horloge conceptuelle créée en 1947, peu de temps après le début de la guerre froide, et mise à jour régulièrement depuis par les directeurs du Bulletin of the Atomic Scientists de l'université de Chicago, sur laquelle « minuit » représente la fin du monde, l'apocalypse.
L'horloge utilise l'analogie du décompte vers minuit pour dénoncer le danger qui pèse sur l'humanité du fait des menaces nucléaires, écologiques et technologiques. Le nombre de minutes restant avant minuit est mis à jour après une estimation collégiale. Depuis le 23 janvier 2020, l'horloge affiche minuit moins cent secondes (23 h 58 min 20 s) en raison de l'« incapacité des dirigeants mondiaux à faire face aux menaces imminentes d'une guerre nucléaire et du changement climatique »."
Source : Wikipedia
Consultez la déclaration pour 2022.
Voir aussi l'évolution du danger depuis 1947.
L'impact économique et territorial d'Amazon
"On peut dire que le grand gagnant de la crise du coronavirus est Amazon. Tandis qu'à la mi-avril 2020, la pandémie approchait de son moment le plus critique, la valeur des actions de la firme augmentait de 30 % par rapport à l'année précédente ; et en l'espace de seulement deux mois, la fortune nette du PDG Jeff Bezos augmentait de 24 milliards de dollars. Comme le résume un analyste de l'industrie numérique : "Le Covid-19 a été comme une injection d'hormones de croissance pour Amazon."
L'enquête d'Alec MacGillis débute bien avant la crise sanitaire actuelle. Sa méthode est simple et efficace : c'est par une mosaïque d'approches et de vies que l'on comprend le mieux un système, comment ce dernier affecte ceux qui entrent en contact avec sa trajectoire. À la manière des grands reportages littéraires, "Le Système Amazon" décortique l'implacable machine et ses rouages à travers une impressionnante série de portraits et de tableaux.
Il montre également comment la firme est devenue un lobby à part entière à Washington, l'auteur poussant les portes du gigantesque manoir de Jeff Bezos, dans le quartier de Kalorama, où l'on croise lobbyistes, députés, sénateurs et membres du gouvernement. Plus qu'un énième pamphlet sur l'impact destructeur du géant jaune au large sourire, ce livre, fruit d'années d'enquête, offre à lire le récit édifiant d'une société sous emprise.
De centres de livraison en data centers, de campus d'entreprises en entrepôts du mastodonte, visitez un autre monde, en proie à son Amazonisation, qui se divise entre gagnants et perdants, entre vies déconnectées et vies broyées par ce système."
Source: Quatrième de couverture du livre "Le Système Amazon. Une histoire de notre futur."
L'économie de l'attention : les enjeux écologique, politique et de santé
"C'est une guerre qui nous fait passer l'essentiel de notre temps devant un écran. Une guerre dont nous sommes à la fois les victimes et les agents quand nous réagissons sur Twitter, quand nous notons un chauffeur sur Uber, quand nous swipons sur Tinder... Une guerre qui fait de nombreux dommages, en premier lieu chez les plus jeunes : obésité, troubles du sommeil et de la concentration, isolement… sans compter la mise en danger du lien social et du débat démocratique, et l’accélération de la catastrophe écologique. Une guerre que se livrent les plus grandes entreprises pour capter notre temps de cerveau. Cette guerre, c’est celle de l’attention.
Au fondement de notre liberté et de notre bien-être, l’attention est une ressource rare et précieuse. Elle pourrait disparaître si son exploitation, immense gisement de profits, n’est pas limitée. Pour cela, les manuels de « bon usage » du numérique ne suffiront pas. Refusant les fausses promesses du « techno-solutionnisme vert », ce livre est une arme pour mener la reconquête collective de notre attention. Nourri par un travail de terrain, il propose une plongée dans les rouages de l’économie de l’attention ainsi que des propositions politiques concrètes. Ou comment faire de la déconnexion un pilier de la transition écologique à venir, au service d’une société conviviale et décroissante."
Source: Quatrième de couverture du livre "La guerre de l'attention: comment ne pas la perdre"

