Un ancien vice-président de la firme Facebook affirme avoir interdit à ses enfants de se connecter au réseau social. Selon lui, il détruit le "tissu social" et fausse la façon dont les gens se comportent dans la société. Il invite aujourd'hui les utilisateurs à prendre du recul par rapport aux réseaux sociaux et à Facebook en particulier, ainsi qu'à préserver une indépendance intellectuelle.

Facebook provoque une addiction de l’utilisateur via les boutons "J’aime", les "coeurs" , les "pouces levés" qui créent une boucle infernale dans laquelle chacun en veut plus et fausse ses rapports avec ses relations.Il évoque aussi que les réseaux sociaux sont devenus des canaux de désinformation, prenant exemple sur un fait-divers en Inde où sept personnes ont été lynchées après la diffusion de fausses informations sur What’sApp. "De mauvais acteurs peuvent maintenant manipuler les gens pour vous inciter à faire ce qu’ils veulent", a-t-il déclaré.

Ce n’est pas la première fois qu’un ancien de Facebook tire à boulets rouges sur son ancien employeur. Dans son récent livre "Chaos Monkey", Antonio Garcia-Martinez, ancien de Facebook et de Twitter, dénonce la façon dont la firme suit à la trace ses utilisateurs, monétisant toutes les informations qu’elle collecte. En novembre à Philadelphie, Sean Parker, le premier président de Facebook, a expliqué à Axios combien le réseau social distillait sa dose quotidienne de "dopamine" en incitant ses utilisateurs à attirer des "likes". Ce processus de validation sociale "exploite une vulnérabilité dans la psychologie humaine", a-t-il précisé.

Ce billet reprend des parties de l'article original de La Libre. Voir son interview en vidéo à Stanford. Voir aussi le Center for Humane Technology.