Regards sur...

22-09-2018

Les migrations climatiques, prochaine banqueroute de nos politiques ?

La prochaine crise des migrants sera celle du changement climatique. De l'avis de nombreux experts, le réchauffement des températures va entraîner dans les décennies à venir de grands exodes du Sud vers le Nord. Que fera alors l'Europe ?

"Quand nous voyons que près de la moitié de la population africaine subsaharienne dépend directement de l'agriculture de subsistance pour vivre, cela signifie que beaucoup de migrants économiques arrivant en Europe sont aussi des migrants environnementaux. Nous devons comprendre que le changement climatique va entraîner une redistribution de la population mondiale et nous devons nous y préparer, nous devons anticiper cela. Nous devons créer des schémas de migration avec des voies sûres et légales pour ceux qui voudront venir en Europe. Et il y en aura de plus en plus, des gens qui veulent venir en Europe. Nous percevons cela comme une crise parce que nous avons fermé les frontières et que, par conséquent, les gens doivent utiliser les services des passeurs et des trafiquants, les gens doivent prendre la mer. Il est dans l’intérêt de certains gouvernements d'en faire une crise politique, car ils pourront en retirer certains avantages électoraux". - François Gemenne, spécialiste des dynamiques migratoires.

L'ONU annonce 250 millions de réfugiés climatiques à l'horizon 2050. Source Euronews

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16-09-2018

Les épreuves d'un exil forcé

Mon nom est Walid Issa et je viens d'Alep en Syrie. Mon pays est riche de paysages variés et la ville de Damas est une des plus vieilles ville du monde. Alep possède à la fois des quartiers anciens riches en histoire, et également des quartiers modernes. En Syrie, le niveau éducatif et culturel est très élevé, on rencontre des écrivains, poètes, ingénieurs, médecins et avocats. Mon pays offre la liberté de culte, ce qui permet aux mosquées de cotoyer les églises. Ce qui rend magnifique la région où j'habite, c'est la solidarité entre ses habitants, lors des fêtes ou dans le malheur. Ma région fournit la ville d'Alep en denrées alimentaires grâce à sa production agricole. Je possédais des terres agricoles et je gérais aussi une station-service. Mais depuis, tout a basculé. Tout être humain cherche la sécurité, le calme, le stabilité et une vie libre. En l'absence de tout cela, il est forcé d'émigrer. Dans mon pays, nous n'avons plus ces conditions de vie. La mort, la guerre, la criminalité, les armes ont pris le dessus, et nous sommes passés de la lumière à l'obscurité. J'ai toujours vécu entre ma famille et mes amis, dans mon pays, ma petite campagne. J'ai toujours rêver de voyager pour le tourisme ou le travail et de rentrer chez moi après. Mais je n'ai jamais imaginé que j'allais quitter mon pays comme réfugié... sans pays, sans maison, sans famille.

"L'ennemi, le véritable ennemi, ce n'est pas la nation voisine, mais c'est la faim, le froid, la misère, l'ignorance, la routine, la superstition, les préjugés" - Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge et Prix Nobel de la Paix en 1901.

Ce qui se passe en Syrie est inimaginable... entre les bombardements aux armes lourdes, les armes chimiques, les missiles. Des bandes sont apparues, elles volent, elles kidnappent les gens et violent les lois et les droits humains. En exil, le voyage ressemble beaucoup à une catastrophe naturelle. Durant mon périple, j'ai vu de tout. De la Syrie jusqu'à la Turquie, j'ai voyagé comme clandestin sans trop de risques. Ensuite, la véritable aventure commençait : le bus pour rejoindre Istanbul, le camion ensuite, en embarcations pour traverser des eaux marécageuses, des heures à marcher en pleine forêt, dormir à la belle étoile sans couverture ni repas, puis finalement en avion entre plusieurs aéroports. J'ai traité avec toutes sortes de trafiquants entre terre, mer et air, à tous prix et en acceptant toutes leurs conditions. Ce qui m'a vraiment marqué, c'était l'entraide entre nous, clandestins. A l'aéroport de Bruxelles, un chauffeur de taxi me présente une connaissance syrienne qui m'accueille chez lui. A l'office des étrangers, c'est une journée éprouvante entre les formalités et les questions, on m'envoie finalement au centre d'Ans, près de Liège. Quand j'y parviens, on m'accueille, on m'indique ma chambre en me donnant mes affaires, et je passe enfin une nuit paisible, loin du bruit des bombardements. Au centre d'accueil, j'apprends le français. Tôt ou tard, on sera amenés à vivre ensemble en dehors du centre.

Qu'est-il devenu depuis ? Walid a été reconnu réfugié et s'est installé à Verviers où, grâce à une procédure de regroupement familial, il a pu retrouver sa famille.

Extraits remaniés d'un texte d'un réfugié repris de la remarquable bande-dessinée "Je n'ai jamais imaginé être un réfugié" de la Croix-Rouge de Belgique, 2016. Projet de l'Ecole Supérieure des Arts de la ville de Liège.

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13-09-2018

Les chiffres de l'indécence

"Les clubs des cinq grands championnats européens de football ont dépensé au total 3,63 milliards d’euros sur le marché des transferts. Un record absolu." Source.

Quelques investissements alternatifs :

Avec 3 euros par mois, vous offrez 1 repas chaud complet pour une personne tous les mois au restos du coeur. Selon la FAO, le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde est en hausse, avec 821 millions de personnes en 2017, soit une personne sur neuf. Source.

Avec 5 euros tous les mois, vous permettez à l'organisation Tree Nation de planter pour vous un arbre quelque part dans le monde, afin de lutter contre la déforestation, la désertification et le changement climatique. Source.

Avec 10 euros par mois versés au WWF, vous pouvez contribuer à la protection des dauphins en devenant parrain de l'espèce. Faites la différence. Source.

Avec 12 euros par mois, vous permettez à des enfants livrés à eux-mêmes de retrouver un foyer chaleureux, à grandir dans une famille aimante, avec de belles perspectives d’avenir. Et cela en Belgique et dans 135 autres pays. Source.

Avec 6000 euros, vous permettez à des villages africains de disposer d'un purificateur d'eau portable utilisant l'énergie solaire. Pour des centaines d'africains, dont les ressources en eau sont limitées et souvent polluées, c'est l'assurance de se débarasser des bactéries, virus et autres parasites, responsables de maladies telles que le choléra ou la polio. De quoi réduire les risques d'épidémies et répondre à des situations d'urgence, en particulier dans les camps de réfugiés. Source.

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12-09-2018

L'eurodéputée qui défend l'état de droit pour les hongrois

Aujourd'hui, le Parlement européen a voté pour demander aux Etats-membres d'agir fermement contre la politique du Premier ministre Viktor Orban en Hongrie. Ce dernier est accusé de porter systématiquement atteinte aux valeurs fondamentales de l'Union européenne.

C'est une première victoire pour Judith Sargentini, l'eurodéputée du groupe des verts, qui a rédigé un rapport sans concession sur l'état de la démocratie en Hongrie. Son rapport listait les multiples violations de la démocratie et des droits de l’homme constatées par les institutions européennes en Hongrie depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orbán. Il leur est reproché d'avoir mis en place des systèmes électoral et judiciaire injustes. Liberté de la presse, mépris de la société civile sont d'autres points noirs.

Grâce à son travail, Mme Sargentini contribue à protéger la démocratie et l'état de droit en Europe. Cette historienne de formation s'est spécialisée dans les régimes totalitaires et la démocratisation en Europe. Voir aussi son débat avec un membre du parti Fidesz et son interview.

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11-09-2018

L'essouflement de la politique européenne face à la question migratoire

S'il y a un constat à faire en Europe, c'est qu'il n'y a pas de migration de masse. Il n'y a pas de flux migratoire plus important aujourd'hui qu'il y a 15 ou 20 ans, mais plutôt une grande stabilité de ces flux en Europe. L'idée d'une conquête de l'Europe par les migrants est une thématique très largement fabriquée. Sous la pression d'un populisme incarné par Viktor Orban, Matteo Salvini, Marine Le Pen et consorts, un discours anti-migrants se répand.

Le piège du populisme

Le "problème" de la migration est pour les populistes une façon de valoriser la question identitaire sur le marché électoral. Cela relève de la stratégie électorale et politique. Les identitaristes n'ont rien à vendre dans un monde mondialisé, ils n'ont rien à vendre en matière de gouvernance globale, c'est une impasse. Ils prononcent seulement un discours protestataire. Ils sont dans la protestation et pas dans le gouvernement.

D'autre part, la classe politique européenne refuse de regarder vers l'avenir, vers les défis de demain, c'est-à-dire la mondialisation. Elle n'a pas le courage de l'analyser et de prendre en compte ce qu'elle implique: la banalisation des flux migratoires, la redéfinition de ce que "identité" veut dire. De surcroît, elle donne à l'opinion publique l'image de ces questions qui conduit à une attitude repli, et qui conduit à fabriquer une marchandise électorale qu'est l'identité pour gagner les élections. C'est ce qui crée un appel d'air en faveur d'un discours identitariste. Nous sommes dans un cercle vicieux.

Un défaut de fonctionnement du système politique

Nous sommes à court d'offre politique nouvelle en Europe pour faire face aux enjeux de demain. A gauche comme à droite, il n'y a pas de réflexion sur ce que signifie une politique migratoire au 21ème Siècle. Que signifie la prise en charge de ces flux migratoires dans un monde mondialisé ? Nos systèmes politiques sont en train de s'asphyxier faute de s'adapter au monde dans lequel ils se trouvent et de renouveler leur offre politique.

Propos de Bertrand Badie, Professeur de relations internationales à Sciences Po Paris, extraits de l'émission 28 minutes du 11 septembre 2018 sur Arte.

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L'humanité doit éviter le pire des scénarios climatiques

Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique, sinon nous devrons affronter des conséquences désastreuses pour les êtres humains et les écosystèmes, a averti le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. Il est impératif que la société civile - jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde - demande des comptes aux dirigeants de la planète, a-t-il insisté. Le changement climatique va plus vite que nous et nous devons rompre avec la paralysie. Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons, même après l'accord de Paris, de leadership et d'ambition pour agir véritablement, a-t-il déploré. Il n'est pas trop tard pour changer de cap, mais chaque jour qui passe signifie que le monde se réchauffe un peu plus et que le coût de l'inaction augmente. Voir le discours en vidéo.

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08-09-2018

La mer est amer

Les mers et les océans sont pollués et ce n'est un secret pour personne, mais savons-nous également que les déchets constituent de très grandes superficies aux milieux des océans ? Ce sont les 5 zones d'agglomération de déchets plastiques. Tous les océans du globe sont concernés: Pacifique Nord, Pacifique Sud, Atlantique Nord, Atlantique Sud et Océan indien.

Les plus grandes décharges de déchets au monde sont loin de nos yeux, à des milliers de kilomètres de chez nous. On les nomme le septième continent, car ces zones polluées sont vastes comme un continent. On estime que chaque minute 80 à 120 tonnes de déchets finissent en mer ; une grande partie de ces déchets sont des matières plastiques. Alors que les débris les plus denses s’accumulent sur les fonds marins, ceux qui flottent sont entraînés par les courants, convergent et s’accumulent dans les gyres sub-tropicaux, de grands courants circulaires.

Plus grande que ce que l'on pensait jusqu'ici, la surface de la décharge flottante située dans l'océan Pacifique ferait trois fois celle de la France. Elle est composée de quelque 1.800 milliards de déchets, qui pèsent ensemble environ 80 millions de kilos. Les trois quarts du poids des déchets en plastique sont des débris de plus de cinq centimètres. Quatre autres grandes plaques de déchets semblables existent ailleurs dans les océans. Ensemble, elles forment encore 80 millions de kilos de gravats et de plastiques.

Selon une étude de Surfrider Foundation Europe, une ONG de protection des océans, 80% des déchets proviennent des terres et sont acheminés dans les océans par les cours d'eau, 10% viennent des activités maritimes et les 10% restants sont abandonnés par les touristes sur la plage.

Qu'ils soient en plastique, en verre, en tissu ou encore en métal, les déchets sont tous issus des activités humaines. Un déchet aquatique est généralement défini comme "tout matériau ou objet fabriqué utilisé au profit de l'humanité qui est directement ou indirectement jeté ou abandonné dans les milieux aquatiques". On considère que ces déchets flottants, échoués ou immergés sont solides et persistants.

"J'ai vu de mes propres yeux les océans se dégrader. Et si notre avenir dépendait intégralement du Grand Bleu ?" - Maud Fontenoy, navigatrice

Comment ne pas être attentifs à ces océans qui représentent 70 % de la surface du globe et fournissent plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons, qui nourrit plus d’un humain sur deux, régule notre climat et constitue une réserve gigantesque d’énergies renouvelables, de médicaments et d’emplois ?

Selon une étude du Forum économique mondial de Davos, il y aura plus de plastiques que de poissons en 2050 si aucun effort n'est fait. Sans compter qu'en plus des "gros déchets" visibles à l’œil nu, il y a des micro-plastiques, d'une taille inférieure à 5 mm. Ces plastiques, fréquemment mangés par les poissons, se coincent dans leurs tissus. Et, lorsqu'ils sont vendus en Europe, finissent dans nos assiettes !

  • 1 million d'oiseaux meurent chaque année en absorbant ces déchets.
  • 450 ans, c'est le temps de dégradation d'une bouteille en plastique.
  • Les tortues peuvent être victimes d'étouffement en avalant du plastique.
  • Les poissons confondent ces décharges avec le plancton.

S'il sera compliqué de débarrasser les océans du plastique qu'ils contiennent déjà, agissons tous ensemble pour éviter d'en rajouter !

8 conseils pour vivre avec moins de plastiques :

  • Eviter ou limiter les produits à usage unique ou suremballés
  • Utiliser votre propre sac à provisions
  • emporter une bouteille d'eau réutilisable
  • emporter votre propre tasse
  • emporter votre repas dans une boîte réutilisable
  • ne plus utiliser de paille et de couverts en plastique
  • ne plus utiliser d'emballages plastiques pour les fruits et légumes
  • stocker les restes dans des bocaux en verre

Un projet de nettoyage commence ce samedi. Un énorme "extracteur" de plastiques du projet "The Ocean Cleanup" (nettoyer les océans) se dirige vers l'Océan Pacifique où des millions de kilos de déchets se sont agglomérés. Le système, inventé par le Néerlandais Boyan Slat, âgé de 24 ans, utilise les forces océaniques naturelles pour attraper et concentrer le plastique. Le jeune Néerlandais a développé son système de nettoyage, intitulé System 001, pour un devoir à l'école secondaire. Cet appareil passif utilise les forces de l'océan grâce à un bras long de 600 mètres et qui forme un "C", flottant sur la mer. System 001 se trouve près d'un chantier naval dans les environs de San Francisco.

"Les missions impossibles sont les seules qui réussissent" - Jacques Cousteau

La pollution des écosystèmes par les plastiques est une problématique d’une grande complexité et les scientifiques ne sont pas encore capables d’évaluer pleinement ses conséquences sur l’équilibre des écosystèmes et sur la santé des consommateurs. Les impacts sociaux et économiques sont également certains et considérables. Un engagement des pouvoirs publics est nécessaire pour améliorer la gestion des déchets municipaux. La prise de conscience et l’engagement de chacun sont également primordiaux.

Sources :

  • http://www.lalibre.be/actu/planete/est-il-possible-de-nettoyer-le-vortex-de-dechets-dans-le-pacifique-5b93843ccd708f1e1667e65f
  • http://www.lalibre.be/actu/planete/la-photo-choc-qui-met-en-lumiere-la-problematique-du-plastique-dans-les-oceans-5b925b90cd70ef4bea953d7c
  • http://www.encyclopedie-environnement.org/eau/pollution-plastique-en-mer/
  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/ocean-continent-plastique-bien-plus-grand-prevu-70644/
  • https://www.notre-planete.info/actualites/1471-continent_dechets_pacifique_nord
  • https://www.surfrider.eu/missions-environnement-education/proteger-oceans-mers-pollution/dechets-aquatiques/
  • http://fr.oceancampus.eu/cours/h3s/pollution-des-oceans-origine-des-dechets-aquatiques
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chet_en_mer
  • https://www.theoceancleanup.com/
  • https://www.cousteau.org/

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06-09-2018

L'aide au développement est un leurre

Bien loin de contribuer à atténuer les inégalités, l’argent versé par les pays riches aux pays du Sud sert d’abord à exercer une influence politique et commerciale, en plus d’entretenir le cercle infernal de la dette, dénonce un journaliste de The Observer. Les cinq pays les plus pauvres du monde, d’après le PIB par habitant, sont la république démocratique du Congo, le Mozambique, l’Ouganda, le Tadjikistan et Haïti. On pourrait donc en déduire que ces États sont parmi les principaux destinataires des aides britanniques au développement. Mais il n’en est rien, puisque ce sont le Pakistan, la Syrie, l’Éthiopie, le Nigeria et l’Afghanistan. Pas un des cinq pays les plus pauvres ne figure sur la liste des dix premiers bénéficiaires des fonds accordés par le Royaume-Uni. Les pays qui perçoivent actuellement le plus de fonds britanniques sont des marchés de première importance. Voir la source.

Voir aussi mon précédent billet "Les dégâts de nos politiques économiques Nord-Sud".

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03-09-2018

Les routes du désespoir

Le nouveau rapport de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés est aussi sombre que le portrait qu'il dresse des routes de la migration. En voici des extraits choisis :

"Les migrants continuent à fuir le conflit armé, l'insécurité et les violations des droits humains, tandis que d'autres cherchent une protection internationale en raison de persécutions religieuses, ethniques ou politiques, de persécution en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre ou pour échapper à différentes formes de violence sexuelle basée sur leur genre. Certains effectuent ces voyages pour retrouver des membres de leur famille en Europe, alors que d'autres recherchent des opportunités d'emploi ou d'éducation. Certains se sont vu accorder une protection humanitaire temporaire en Europe en raison des abus considérables subis le long des routes de migration vers l'Europe.

Les risques encourus par les réfugiés et les migrants voyageant en Europe restent très élevés. À la fin du mois de juillet, près de 1 600 personnes sont mortes ou disparues en mer Méditerranée et le long des routes terrestres en 2018, à l'exception des personnes décédées le long des routes vers et à travers l'Afrique du Nord, telles que le désert du Sahara ou la Libye.

Parmi ceux qui sont arrivés en Europe en provenance de Libye, la majorité aurait vécu des violences, y compris des actes de torture durant leur voyage, principalement en Libye, et beaucoup auraient été témoins d'un ou plusieurs décès. En outre, des réfugiés et des migrants arrivant sur ces routes vers l’Europe ont été enlevés pour obtenir une rançon, extorqués ou forcés à travailler, exploités sexuellement, soumis à des violences sexuelles, privés de nourriture et d’eau, battus par les autorités de l’Etat en tentant de traverser illégalement les frontières et abandonnés dans le désert."

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31-08-2018

Les transformations majeures du climat qui nous menacent

"Forêts, déserts, paysages et écosystèmes vitaux de la Terre risquent de subir une "transformation majeure" au cours du prochain siècle du fait du changement climatique, ont prévenu jeudi des scientifiques. "Si nous laissons le changement climatique hors de contrôle, l'apparence de la végétation de cette planète va être totalement différente de ce qu'elle est aujourd'hui et cela représente un risque énorme pour la diversité de la planète", relève Jonathan Overpeck, doyen de la School for Environment and Sustainability, à l'université du Michigan.

"Les écosystèmes vont devoir se hâter pour s'adapter"

L'étude s'appuie sur des fossiles et des relevés de température remontant à 21.000 ans, lorsque la dernière période glaciaire s'est achevée et que la température planétaire a augmenté de 4 à 7 degrés Celsius. Les experts ont souligné que leurs prévisions étaient prudentes, car ce réchauffement lointain a été causé par des variations naturelles et sur une période beaucoup plus longue. "Nous parlons de la même ampleur de changement, sur 10 à 20.000 ans, qui va être compactée sur un siècle ou deux", souligne Stephen Jackson, directeur du Southwest Climate Adaptation Center de l'institut américain de géologie (USGS).

Selon les scientifiques, si les émissions de gaz à effet de serre sont plafonnées aux objectifs fixés par l'Accord de Paris de 2015, "la probabilité d'une modification à grande échelle de la végétation est inférieure à 45%". Mais si rien n'est fait, cette probabilité est "supérieure à 60%". Une telle modification n'affectera pas seulement les forêts, mais aussi l'eau potable et le cycle de formation de l'eau."

Extraits choisis de l'article de la Libre "Pourquoi une "transformation majeure" menace les écosystèmes de la Terre"

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