Regards sur...

11-11-2018

L'autocrate chinois à la conquête du monde

Xi Jinping, le secrétaire du parti communiste chinois se destine à devenir le dirigeant à vie de son pays. Victime de traumatismes et d'humiliations dans son enfance, il n'a eu depuis qu'un seul objectif, se lancer en politique et incarner l'esprit de son idole Mao Zedong. Pour s'assurer un plein succès, il table sur l'adhésion du peuple aux idées du parti ainsi que sur les bénéfices, pour ses citoyens, d'une économie toujours en croissance, un rêve de toute puissance. Sans état d'âme, les valeurs démocratiques, les droits humains, la liberté de la presse et d'opinion représentent des obstacles qui doivent être supprimés. Les occidentaux et l'union européenne sont de facto considérés comme problématiques. Maintenant que son pays a atteint un niveau de développement inégalé dans le monde, le nouvel objectif pour fédérer son peuple derrière lui est l'expansion de son rayonnement international.

En politique intérieure, il s'assure de neutraliser tous ses opposants afin d'imposer une pensée unique, une pensée qui ne souffre aucune contestation. Les citoyens sont tous surveillés afin de rester de "bons citoyens", que ce soit en rue avec l'omniprésence de caméras (Big brother y est une réalité), ou sur les réseaux sociaux où les contestataires sont arrêtés rapidement et réduits au silence. Chaque citoyen reçoit 1000 points (le crédit social), s'il fait de bonnes ou de mauvaises actions dans sa vie privée ou sociale, cela influencera son solde et donc la manière dont le parti va le traiter. Mieux vaut se tenir à carreau. La presse a été transformé en outil de communication du parti et aucune opinion critique n'est publiée. La Chine réussit également à permettre la censure lorsque ses dirigeants sont critiqués sur les réseaux sociaux internationaux comme Facebook.

En politique extérieure, Xi Jinping se montre conquérant. Avec subtilité, il semble proposer aux pays convoités un marché gagnant-gagnant que les pays s'empressent de signer. Ces pays en difficultés deviennent ainsi petit à petit dépendants de leur partenaire. Et s'ils ne payent pas leur prêt chinois en temps et en heure, ils se voient leur territoire confisqué par le parti. Xi Jinping peut faire des déclarations rassurantes concernant les inquiétudes liées à l'invasion possible d'un territoire convoité, puis ensuite en prendre possession, mettant le reste du monde devant le fait accompli. Avec les nouvelles "routes de la soie", Xi Jinping étend sa conquête économique. Il lance ses filets dans le monde entier et pendant que ses affaires florissent, il attend le moment propice pour forcer sa "victime" à coopérer et à se taire. Il étend ainsi sa main-mise sur l'économie mondiale et dispose d'un moyen de pression pour faire taire les discours réclamant la justice et la démocratie. 

Avec son ami Vladimir Poutine, il s'entend à merveille. Ils signent des accords commerciaux, et réalisent ensemble des exercices militaires de grande ampleur, afin de bien montrer au reste du monde ce qu'il en coûterait de leur nuire. Voir le documentaire "Le monde selon Xi-Jinping" et le livre de Stein Ringen The perfect dictatorship.

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09-11-2018

L'incitation au racisme devient la norme

"Les partis d'extrême-droite gagnent du terrain un peu partout en Europe. Ces partis sont très enclins à mettre en avant la liberté d'expression, et de ce fait, ils en repoussent les limites pour faire progresser des idées ouvertement xénophobes et racistes.

En Allemagne, par exemple, la formation AfD siège aujourd'hui dans les seize parlements régionaux du pays. Certains sujets tabous en Allemagne - comme d'être ouvertement raciste ou de nier l'Holocauste - sont de plus en plus brisés par ce parti. Les membres de l'AfD se placent constamment sur ce terrain et ils s'appuient sur la pensée nationaliste et l'idée que la nation, le peuple de la nation ou le Volk allemand est martyr et en quelque sorte, victime du politiquement correct. Ils font cela de manière totalement délibérée.

Donc on revient à une situation où ce qui était interdit en termes d'incitation au racisme est permis et devient donc la norme. Et nous devons nous en rendre compte et les médias aussi. Les médias doivent s'interroger : s'ils les voient par un certain prisme, s'ils sont naïfs dans la manière dont ils parlent de l'extrême-droite, sont-ils en un sens complices de son essor ?"

- Liz Fekete, directrice de l'Institute of Race Relations (Institut d'analyse des relations entre les races). Voir ses déclarations sur cette page du site Euronews.

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02-11-2018

L'instrumentalisation de l'immigration à des fins électorales

L'armée américaine pourrait être amenée à tirer sur les migrants tentant d'entrer illégalement aux Etats-Unis si ceux-ci jettent des pierres sur les soldats, a déclaré le Président Donald Trump, au cours d'une déclaration consacrée à l'immigration. Deux "caravanes", qui rassemblent environ 6.000 personnes venues d'Amérique centrale, sont actuellement dans le sud du Mexique et se dirigent vers la frontière américaine où les migrants comptent faire une demande d'asile. Des hommes, femmes et enfants qui fuient la violence dans leurs pays.

Donald Trump avait annoncé que jusqu'à 15.000 soldats pourraient être déployés pour leur faire face à la frontière avec le Mexique. A ce jour, le Pentagone a autorisé le déploiement de quelque 5.200 soldats à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique qui s'ajouteront aux quelque 2.100 membres de la Garde nationale déjà mobilisés. Avec autant d'hommes prêts à être déployés à la frontière et un président criant à "l’invasion", on pourrait croire que les États-Unis se préparent à une guerre. A titre de comparaison, quelque 15.000 soldats américains sont actuellement déployés en Afghanistan. L'ACLU, la puissante organisation de défense des libertés civiques, a dénoncé la volonté de M. Trump de "forcer l'armée à promouvoir son programme anti-immigration et de division".

A quelques jours des élections du 6 novembre, Donald Trump multiplie les annonces susceptibles de mobiliser les électeurs, notamment sur le thème de l'immigration. Un thème d'une grande banalité, mais transformé en leitmotiv par les populistes de tous bords. Donald Trump est donc engagé dans une déferlante populiste qui effraie jusqu’aux dirigeants de son propre parti, inquiets de l’inévitable retour de manivelle. En jouant exagérément sur le sentiment de peur, le chef de l’exécutif a fini, en effet, par adresser un message de haine dont les Américains ont découvert avec horreur les conséquences la semaine dernière, de l’affaire des colis piégés à l’attentat antisémite de Pittsburgh. Donald Trump devrait signer la semaine prochaine un décret sur l'immigration.

Conforter les racistes dans leurs idées et instiller la méfiance et la peur dans l'esprit des américains, voilà la vision du Président des Etats-Unis.

Source: extraits de plusieurs articles de La Libre

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30-10-2018

La vengeance ou le pardon

Les personnes faibles se vengent.
Les personnes fortes pardonnent.
Les personnes intelligentes ignorent.

- Albert Einstein

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21-10-2018

Les nouveaux monstres

J’ai pas compris
Ou j’ai mal entendu
J’ai sûrement pas bien compris
Et pourtant je les ai vu
Une fois encore comme dans un film d’horreur
Voilà les monstres et ceux-là me font peur

J’ai pas compris
C’est l’éternel retour
Un come-back une nostalgie
Qui ne parlerait pas d’amour
J’entends d’ici des bruits de bottes à clous
Et c’est comme si le monde entier s’en fout

Ceux qui n’ont pas souffert
Perdent souvent la mémoire
Ah c’est un détail dans l’histoire
Un simple fait divers
Qu’on veut ranger dans un tiroir
On ne gommera pas six millions de regard !

J’ai pas compris
Y’a de drôles de drapeaux
J’ai sûrement pas bien compris
On y a écrit de drôles de mots
Ceux qui font mal et dans des phrases obscènes
Bien trop d’idées qui ne parlent que de haîne

Je vous en supplie
Ne les laissez pas faire ça
Le monde entier peut vivre en ami
Essayez donc de leur expliquer ça
Apprenons plutôt à communiquer
On a moins peur de quelqu’un qu’on connaît

Ceux qui n’ont pas souffert
Perdent souvent la mémoire
Ah c’est un détail dans l’histoire
Un simple fait divers
Qu’on veut ranger dans un tiroir
On ne gommera pas six millions de regard !

Chanson de Phil Barney, album Carnets de route, 1992

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20-10-2018

L’éthiopien qui doit s'excuser d'être là

My name is Abdi. Je suis Oromo et je viens d’Éthiopie. Vous savez, ce grand pays d’Afrique de l’Est. Vous voyez ? Les hauts plateaux, l’Abyssinie, Haïlé Sélassié, les marathoniens, tout ça. J’étais étudiant en littérature anglaise quand j’ai dû m’enfuir. S’il vous plaît, please, ne me demandez pas pourquoi j’ai quitté mon pays, car chaque fois que j’ai tenté de l’expliquer on m’a dit "Oui mais quand même" et puis j’ai dû m’excuser d’être là. M’excuser d’être. Continuez la lecture de l'article.

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15-10-2018

La logique est-elle l'apanage de la Science ?

Extrait d'un dialogue entre deux personnages de la série Sense8:

  • Elle: Je suis une scientifique. Mon amour pour la Science n'exclut pas la foi. Pour moi, la Science est un autre langage qu'on utilise pour parler des mêmes miracles dont parle la religion.
  • Lui: Mais un langage est logique, et l'autre pas.
  • Elle: Logique ? Comme la physique quantique ? Comme une particule qui peut être là et pas là ? Ou logique comme la pesanteur ? Une force dont personne ne peut expliquer l'existence ? Sauf le fait que si elle n'existait pas, s'il n'y avait pas cette attraction mystérieuse qui rapproche les objets, rien de tout cela ne pourrait exister. 

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13-10-2018

Le refuge pour reporters persécutés

A la Maison des journalistes, des reporters en exil tentent de se reconstruire. Cette structure unique au monde accueille et aide les professionnels des médias persécutés dans leur pays. Financée par des dons de médias français, elle accueille 14 journalistes. Cette structure peut les aider dans leurs démarches éventuelles pour obtenir l'asile. Ecoutez les témoignages.

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12-10-2018

Les préjugés courants sur les flux migratoires

1. Ce sont tous des illégaux !

Aucun homme n’est illégal, mais une personne peut se trouver dans une situation administrative irrégulière. Demandeur d'asile, migrant, réfugié ou sans-papiers représentent des situations différentes. Il est important de comprendre ces différences pour savoir de quoi on parle.

2. Ils viennent tous en Belgique

Contrairement à une opinion largement répandue, la migration n’est pas simplement un phénomène Sud‑Nord. De fait, moins de la moitié des migrants dans le monde quittent un pays en développement pour se rendre dans un pays développé. Il y a entre 400 000 et 500 000 citoyens belges qui résident à l'étranger actuellement.

LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME, Article 13

  1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
  2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

LA CONVENTION DE GENÈVE DE 1951, Article 1.A.2.
Est reconnue réfugiée, toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays.

La situation au pays

De tout temps, l’homme s’est déplacé. Aujourd’hui encore, les causes de l’immigration sont multiples et ne doivent pas être simplifiées : ce n’est pas facile de quitter son pays ! Pour des raisons liées à :

  • des conflits armés ;
  • des atteintes aux droits de l’Homme (persécutions du fait de la race, la nationalité, les opinions politiques, la religion, l’appartenance à un groupe social, etc.) ;
  • la pauvreté, la misère et l’aspiration à améliorer ses conditions de vie par le travail ;
  • des difficultés d’accès à des infrastructures d’éducation ou de santé ;
  • des catastrophes naturelles ;
  • des aspirations individuelles et familiales (goût du voyage, regroupement familial, relation amoureuse, etc.).

Toutes les raisons d’un départ sont valables. Par contre, pour pouvoir être accueilli dans un pays et y rester (s’y installer), il existe de nombreuses conditions.

Sur le chemin de l'exil

Les personnes qui fuient leur pays suite à des persécutions doivent souvent organiser leur voyage de façon urgente. Elles laissent leurs biens, leur famille et leurs amis derrière elles. Elles partent avec le premier moyen de transport dont elles disposent : en avion, en bateau, en train ou en camion. Le voyage est souvent très difficile et dangereux.
En Belgique aussi, au moment de la Première Guerre mondiale en 1914, 1.300.000 personnes ont quitté notre pays pour se réfugier dans un pays voisin.

En Belgique

3. C’est tellement facile de rester en Belgique

Pour séjourner légalement en Belgique, il faut soit :

  • être membre de l’espace Schengen ;
  • détenir un visa touristique ;
  • détenir un visa pour études ;
  • bénéficier d’un regroupement familial ;
  • introduire une demande d’asile ;
  • obtenir le statut de réfugié ou de protection subsidiaire (protections internationales) ;
  • faire valoir des critères exceptionnels.

Pour venir travailler en Belgique, il faut remplir un certain nombre de conditions, qui dépendent de la nationalité, la durée du séjour, le type et le statut de l'activité professionnelle qui va être menée. Les travailleurs étrangers doivent avoir obtenu un permis de travail avant de pouvoir venir en Belgique.

Et après

Si, à la fin de sa procédure, le statut de réfugié ne lui a pas été accordé, le demandeur d’asile ne peut plus séjourner légalement sur le territoire belge. Il peut alors décider de rentrer volontairement au pays ou de tenter sa chance ailleurs… A défaut, certains choisissent de rester sur le territoire belge en situation irrégulière, risquant à tout moment d’être emmenés en centre fermé, en vue de leur expulsion.

Source : la brochure (téléchargeable) « À la rencontre de l’autre » de la Croix-rouge de Belgique est un mini-guide pour mieux comprendre l’asile et la migration. La brochure aborde des préjugés courants, et permet de mieux comprendre les flux migratoires, la procédure d’asile et la situation des personnes migrantes.

4. Ce n'est pas dans notre intérêt de les accueillir car ils prennent notre travail

Selon les organisations internationales il y aurait actuellement 258 millions de migrants à travers le monde et ce chiffre devrait augmenter à l'avenir. C'est la raison pour laquelle l'ONU veut adopter en décembre prochain à Marrakech le pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée. "L'Europe à l'heure actuelle et plus encore dans les décennies à venir aura un intérêt à ouvrir des voies légales pour accéder à son marché du travail", insiste la Représentante spéciale de l'ONU pour les migrations internationales. Louise Arbour évoque en particulier un risque sévère de main d’œuvre. 

Elle insiste aussi sur le rôle des migrants dans l'économie mondiale. "Ils dépensent 85% de leurs revenus dans le pays où ils vivent et envoient 15% de leurs ressources dans leur pays. Ces 15% représentaient en 2017, 600 milliards de dollars. C'est trois fois plus que l'aide au développement des pays les plus riches", rappelle-t-elle. Louise Arbour fait aussi le lien entre migration et changement climatique. Il n’est peut-être pas trop tard mais le temps presse. Elle souhaite une action internationale rapidement.

Source : article Euronews

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09-10-2018

L'Etat néerlandais condamné pour ses rejets de gaz à effet de serre

Le ministère néerlandais des Affaires économiques et du Climat a promis d'exécuter la décision de la Cour d'appel.

Marjan Minnesma, directrice de l'ONG Urgenda Foundation à l'origine des poursuites, se bat depuis plusieurs années pour obliger les Pays-Bas à réduire leurs émissions de CO2. En 2015, la justice avait ordonné à l'Etat de les faire baisser d'au moins 25% d'ici 2020. Devant l'inaction des politiciens, Marjan Minnesma a porté l'affaire devant le tribunal, et elle a gagné.

Source : Article Euronews

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