Regards sur...

21-07-2018

Le renforcement des objectifs de l'ONU

La Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies (FMANU) est une organisation à but non lucratif mondiale représentant et de coordonnant l'adhésion de plus de 100 Associations pour les Nations Unies (ANU) nationales et leurs milliers d'électeurs. La FMANU a été fondée sur le principe que toutes les personnes sont reliés entre elles par les valeurs fondamentales de l'ONU. Elle préconise le principe selon lequel la paix mondiale, la justice et la prospérité dépendent de la coopération multilatérale, pour laquelle l'ONU est une organisation clé.

Des problèmes complexes d'aujourd'hui exigent des solutions qui reflètent les partenariats entre tous les secteurs, la société civile en particulier. La société civile est un lien entre la base, un dynamisme inspiré par une orientation axée sur les gens, et des connaissances spécialisées sur les questions pertinentes. Elle a la capacité d'influencer les décisions du gouvernement au moyen d'activités de plaidoyer, et le pouvoir de réaliser le changement par l'action collective. La FMANU estime que la participation de la société civile est essentielle à la solution des défis mondiaux et travaillera à renforcer son rôle et sa présence dans le système des Nations Unies.

La FMANU travaille à renforcer et à améliorer l'Organisation des Nations Unies.

Les programmes et activités de la FMANU veillent à :

  • Souligner l'interdépendance des enjeux mondiaux et donc de tous les peuples;
  • Promouvoir une approche coopérative et démocratique dans la résolution des problèmes mondiaux;
  • Éduquer et engager les jeunes d'aujourd'hui à être des leaders et citoyens du monde, principalement grâce à l'utilisation des médias numériques, afin qu'ils puissent comprendre et accepter l'interdépendance mondiale.

La FMANU travaille dans trois domaines de politique générale:

  • Travailler pour la paix et la sécurité, avec un accent particulier sur le rôle du Conseil de sécurité, la construction de la paix, la prévention des conflits, et la non-prolifération nucléaire;
  • La promotion du développement durable, avec un accent particulier sur l'Agenda 2030 pour le développement durable et les objectifs de développement durable;
  • La sécurisation des droits de l'homme, avec un accent particulier sur le Conseil des droits de l'homme, l'éducation aux droits de l'homme et l'application des normes relatives aux droits de l'homme à tous les niveaux.

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20-07-2018

Le récit d'un jeune migrant

La peur. L'effroi. Le choc épouvantable de voir, à 14 ans, ses parents tués sous ses yeux. Il n'y a plus rien pour Kouamé. Plus rien que la crainte que les tueurs reviennent et le tuent à son tour. Alors Kouamé prend la fuite. Il passe dans le pays voisin et décide de gagner la Libye. Là, si jeune, il affronte l'enfer du désert et le cynisme des passeurs. Ballotté dans des camions surchargés, il le sait : celui qui tombe est condamné à mourir.

Pour tenir debout, Kouamé ne cesse de penser à sa sœur qu'il espère vivante. Et qu'un jour, peut-être, il reverra. En Algérie et au Maroc, il fait face à la violence de camps de réfugiés où règne la loi du plus fort. De véritables marchés aux esclaves. Puis c'est l'épreuve ultime : la traversée de la Méditerranée sur un canot bondé qui, après des heures de mer, s'enfonce lentement dans les flots. Le sauvetage relève du miracle.

Aujourd'hui, après ces années d'exode solitaire, Kouamé reconstruit sa vie. À Toulouse, loin des ténèbres qui ont tant de fois menacé de l'engloutir. Il a 19 ans, une furieuse envie de vivre et de témoigner pour toutes ces ombres qu'on appelle les migrants.

Quatrième de couverture du livre "Revenu des ténèbres" par Kouamé, Editions XO, 2018.

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18-07-2018

L'ambassadrice de bonne volonté

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux et ignorer le fait que des millions de personnes vivent dans la souffrance. Je tiens sincèrement à apporter mon aide. Je ne crois pas que je me sente différente des autres personnes. Je pense que nous voulons tous la justice et l'égalité [...] Chacun d'entre nous aimerait croire que si nous étions dans une mauvaise situation, quelqu'un nous aiderait. »

C’est avec ces mots qu’Angelina Jolie exprime sa volonté d’agir en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ambassadrice de bonne volonté depuis 2001, elle parcourt le monde pour prendre la mesure des difficultés. En Asie, en Afrique, elle visite des camps de réfugiés. Elle est souvent choquée par ce dont elle est témoin. Elle fait don d'un million de dollars aux réfugiés afghans, à la suite d'un appel international d'urgence du HCR. Elle insiste pour couvrir tous les frais de ses missions et partage les mêmes conditions rudimentaires de vie et de travail que les autres membres du HCR au cours de toutes ses missions. Dans plus de 20 pays, elle se rend en mission humanitaire et rencontre les réfugiés. Interrogée à propos de ce qu'elle espère accomplir, elle affirme que :

« Consciente de la situation critique de ces populations, je pense qu'ils devraient être félicités pour leur capacité à subsister dans de telles conditions, et non être regardés de haut. »

Au cours d'un séjour privé en Jordanie en décembre 2005, elle tient à rencontrer les réfugiés irakiens dans le désert jordanien et, le même mois, elle se rend en Égypte pour rencontrer des réfugiés soudanais. Angelina Jolie visite des camps pakistanais pour réfugiés afghans et y retourne suite au séisme au Cachemire. En 2007, Angelina et Brad Pitt versent un million de dollars à trois organisations de secours au Tchad et au Darfour.

Les fondations
En 2005, elle annonce la fondation du National Center for Refugee and Immigrant Children, un organisme qui fournit un service gratuit d'assistance juridique aux enfants demandeurs d'asile n'ayant pas de représentation juridique. Angelina Jolie fait également pression pour l'adoption de plusieurs projets de lois d'aide aux réfugiés et aux enfants démunis du Tiers Monde. Outre son engagement politique, elle se sert de son image publique pour sensibiliser la population aux causes humanitaires, grâce aux médias. En 2006, Angelina Jolie annonce la création de la Fondation Jolie/Pitt, dont les premiers dons, d'un million de dollars chacun, sont consacrés au Global Action for Children et à Médecins sans frontières. Angelina Jolie copréside également l’Education Partnership for Children of Conflict, en relation avec la Fondation Clinton, qui œuvre pour l'éducation des enfants vivant dans des pays en conflit.

La reconnaissance
Angelina Jolie bénéficie d'une grande reconnaissance pour son action humanitaire. En 2003, elle est la première récipiendaire du nouvellement créé Citizen of the World Award, attribué par l'United Nations Correspondents Association et en 2005, elle se voit décerner le Global Humanitarian Award par l'UNA-USA (United Nations Association of the United States of America). En 2007, Angelina Jolie devient membre du conseil des relations étrangères, et reçoit le prix de la Paix (Freedom Award) décerné par l'International Rescue Committee.

Angelina Jolie est mère de six enfants dont trois sont adoptés. 

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15-07-2018

L'évolution des paradigmes scientifiques

La Science avance continuellement, progresse par accumulation successive de connaissances. Mais il arrive parfois que des remises en cause majeures viennent contredire l’hypothèse scientifique en vigueur. En particulier dans le cas où ces remises en cause viennent renverser l’approche matérialiste et  réductionniste en cours dans nos sociétés occidentales. Il s’agit de changements de paradigmes scientifiques, qui impliquent une véritable transformation dans notre vision du monde. Il y a eu de grands changements de paradigmes dans l’histoire des Sciences, comme la théorie de Darwin ou les théories d’Einstein. Elles ont eu un impact énorme sur le monde scientifique et sur chaque individu. Mais aujourd’hui certaines de ces avancées sont remises en cause, consécutivement à de nouvelles découvertes qui expliquent mieux les observations et les faits. Il en va ainsi du monde, la Science ne s’arrête pas de progresser et notre compréhension s’affine et fait émerger de nouvelles questions. Prenons l’exemple de la théorie de l’évolution : le paléontologue Stephen Jay Gould de Harvard a proposé la théorie des équilibres ponctués comme développement à la théorie de l’évolution, afin de rendre compte des transitions évolutives des espèces, qui se déroulent parfois de manière brutale, plutôt que graduellement. Ce développement nous montre bien que nous n’avons aucun intérêt à créer des dogmes scientifiques. Il n’est plus possible aujourd’hui de concevoir l’évolution comme un processus linéaire progressif.

Des scientifiques de haut niveau et d’une grande honnêteté intellectuelle ont opéré une remise en question complète de leur vision du monde, et cela par le biais d’un mystère précis qu’ils se sont attachés à comprendre. Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns : plusieurs médecins renommés comme Melvin Morse ou Raymond Moody, qui ont contribué à l’étude scientifique des expériences de mort imminente ; le neurochirurgien Eben Alexander au sujet du problème corps-esprit; le professeur Ian Stevenson pour les données objectives concernant le phénomène de réincarnation ; le professeur de Harvard John E. Mack ou l’astronome Josef Allen Hynek dans le cas de l’étude du phénomène OVNI; le neurobiologiste Mario Beauregard pour la confirmation d’une conscience humaine non locale ; le parapsychologue Dean Radin pour les phénomènes paranormaux ; le virologue et prix Nobel Luc Montagnier, découvreur du VIH, concernant la mémoire de l’eau réussissant indirectement à prouver l’efficacité de l’homéopathie ; le professeur Rupert Sheldrake de Cambridge pour sa théorie des champs morphiques et la mise en évidence des perceptions extrasensorielles des animaux; etc.

Il s’est produit des changements de paradigmes dans le passé et il y en aura encore d’autres à l’avenir, c’est une certitude. Héraclite disait « Rien n’est permanent sauf le changement ». Remercions la Science, ce merveilleux outil, de nous permettre d’avancer dans notre compréhension du monde et rejetons ces dogmes académiques qui freinent nos recherches. Car il est beaucoup plus simple de se nourrir de certitude, plutôt que de se poser des questions scientifiques lorsque les nouvelles données ne cadrent pas avec la théorie dominante. C’est à ce moment précis que le scientifique doit faire preuve d’ouverture d’esprit.

D’autre part, changer de vision du monde n’est pas facile, cela ne se décrète pas. C’est un processus qui se déroule sur plusieurs mois, voire plusieurs années. C’est d’autant plus ardu lorsque le domaine concerne « l’inexpliqué ». C’est la curiosité et la volonté de comprendre ces phénomènes qui amènent petit à petit un individu, scientifique ou non, à changer sa manière de voir le monde. Il ne s’agit pas de naïveté ou d'une fragilité de conviction scientifique, bien au contraire. C’est en se frottant aux phénomènes mystérieux, en étudiant honnêtement les phénomènes dits extraordinaires qu’ils se sont rendus compte de leur véracité. Petit à petit, de mois en mois, leur point du vue sur le sujet concerné a complètement changé. C’est grâce à cette curiosité, cette ouverture d’esprit et surtout à cette volonté de faire de la véritable Science - en opposition à celle qui accepte les dogmes scientifiques de l’époque concernée, que ces individus remarquables nous ont ouvert les yeux sur leur domaine d’intérêt. 

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11-07-2018

Les accidents nucléaires cachés de la Russie

Dans ce reportage d’Envoyé Spécial sont évoqués les accidents nucléaires russes cachés au reste du monde. C’est lors d’une prise de mesure de radioactivité, tout à fait banale, effectuée le 3 octobre 2017 dans le sud de la France que les scientifiques français ont constaté la présence anormale de ruthénium 106. Aucun incident lié à une substance radioactive industrielle n’a pourtant été signalée. La source de cette fuite radioactive a été localisée en Russie ou au Kazakhstan.

Le complexe nucléaire de Maïak, en Russie, est le territoire le plus radioactif de la planète. C’est aujourd’hui un site de retraitement nucléaire. A certains endroits, la radioactivité pourrait être 12 fois supérieure au site de Tchernobyl. Déjà en 1957, 30 ans avant la catastrophe de Tchernobyl, un accident nucléaire majeur s’est produit. Il a fait des milliers de victimes. L’état a laissé les habitants, vivants en territoire irradié, livrés à leur sort. Ils sont nombreux à présenter des anomalies génétiques et sont morts en grand nombre de cancers.

Le 20 novembre 2017, la Russie finit par reconnaître, par l'intermédiaire de son agence de météorologie Rosguidromet, qu'une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium 106 a été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie, et que le nuage radioactif a touché tous les pays européens !

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09-07-2018

L'amour et des soins inconditionnels

La vie de Garvit ne tenait plus qu’à un fil. Inconscient, gravement sous-alimenté et avec un retard de croissance, Garvit avait à peine un an. Il avait été trouvé dans un bidonville de Faridabad, en Inde. « Il n’avait que la peau sur les os », se souvient Jharna, sa mère SOS. A l'hôpital, « Nous avions peur qu’il ne passe pas la nuit. » Les soins prodigués à Garvit ont été intensifs, surtout la première année. Il devait régulièrement retourner à l’hôpital, avait besoin d’une alimentation adaptée et requérait énormément d’attention. Jharna lui a prodigué ces soins de tout son coeur, et les autres enfants de sa famille SOS l’y ont aidée. « Faire en sorte que Garvit retrouve la santé a été une mission pour toute la maisonnée. »

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le voilà devenu un gamin fort et plein de santé. Il aura fallu du temps, mais Garvit a finalement retrouvé des forces. Il a six ans aujourd’hui et on peut à peine croire que le début de sa vie a été tellement difficile. C’est un gamin plein d’énergie, fou de cricket et de football, qui travaille très bien à l’école. Lisez ici.

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06-07-2018

L'indignation salvatrice pour nos démocraties

"Je vois dans toute indignation un ressort sain de notre démocratie, un sursaut salvateur qui dénonce ses dysfonctionnements, ses excès, ses injustices, ses malhonnêtetés plutôt qu’elle n’attise l’irrationalité des passions humaines. (...) L’indignation est l’expression responsable de la conscience et de l’émotion. La conscience comme vigie de nos valeurs humanistes et démocratiques et l’émotion comme écho de notre sensibilité à l’égard des joies et des souffrances de nos contemporains."

Extraits choisis d'une opinion publiée dans la Libre.

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04-07-2018

Les technologies redessinent nos vies affectives

Comment les nouvelles technologies ont-elles redessiné le paysage de nos vies affectives et de notre intimité ? Pour y répondre, l’anthropologue Sherry Turkle* a étudié pendant quinze ans nos relations avec les objets technologiques. Elle a observé chez les utilisateurs de robots de compagnie une tendance à les considérer comme vivants et à se laisser duper par leurs réactions préprogrammées. Un nouveau fantasme est ainsi en train d’émerger, où des substituts technologiques, sûrs et sans surprises, pourraient bientôt remplacer les relations interpersonnelles, éprouvantes et imparfaites.

Elle a constaté qu’une dynamique similaire était à l’œuvre dans nos rapports aux nouvelles technologies en général. L’ultra-connectivité s’accompagne de comportements compulsifs qui mettent en péril les bienfaits d’une certaine solitude, nécessaire à la construction de soi. Ses enquêtes sur les adolescents révèlent leur dépendance accrue aux smartphones et leur tendance à préférer les interactions médiatisées à celles en tête-à-tête – considérées comme trop risquées et trop exigeantes. Est-ce que nous nous coupons de ce qui est au fondement de toute relation humaine : l’altérité et sa part d’imprévisibilité, de risques et de plaisirs, à jamais inaccessibles à des systèmes informatiques ?

Extraits du quatrième de couverture du livre "Seuls ensemble : De plus en plus de technologies, de moins en moins de relations humaines." de Sherry Turkle aux Editions L'échappée, 2015.

* Sherry Turkle, anthropologue et psychologue, dirige le département Technologie et autonomie du MIT. Ses travaux sur les effets sociaux et psychologiques des nouvelles technologies sont reconnus dans le monde entier.

Voir aussi l'article de la Libre "Les belges plus que jamais en proie à la solitude".

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03-07-2018

L'avenir de notre presse

"Tout travail mérite salaire”, et pourtant cette maxime de bon sens est contestée pour la presse par plusieurs formations politiques européennes, y compris par notre gouvernement belge. Nous assistons aujourd'hui à un débat surréaliste avec d’un côté la Commission européenne qui a fait un projet de règlement positif pour les créateurs de contenus et de l’autre côté une coalition réunissant des courants idéologiques aussi divers que des ultra-libéraux, des écologistes, une certaine gauche, et les lobbies américains des plateformes technologiques, que je nomme ci-après “la coalition libertaire”, qui s’oppose à ce projet de règlement. Pour cette “coalition libertaire”, les contenus d’information doivent en fait pouvoir être utilisés par tout le monde sans devoir respecter un droit des éditeurs, c’est donc une forme d’appropriation collective ici des biens produits.

Le projet de règlement de la Commission doit permettre aux éditeurs de presse d’exercer leur droit de propriété intellectuelle. Car maintenant que les contenus écrits d’information sont disponibles aussi sur internet, la logique serait que ceux qui font les lois européennes et nationales adoptent les concepts juridiques qui permettent aux éditeurs de continuer à vendre ce qu’ils produisent afin de générer les revenus nécessaires pour rémunérer toutes les catégories professionnelles qui œuvrent à la création et la mise en forme de ces contenus. Ce qui est en jeu est ni plus ni moins la reconnaissance d’une forme de droit de propriété sur le travail réalisé. Quel secteur économique survivrait si le législateur lui refusait la reconnaissance des droits lui permettant de monétiser ce qu’il produit ?

Extraits choisis d'une opinion de François le Hodey, éditeur de “La Libre Belgique” et CEO d’IPM Group.

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27-06-2018

La communion du football

En cette période de coupe du monde de football, il me vient quelques réflexions. Même si la compétition a fait peu partie de ma vie, je concède qu'elle peut apporter de bonnes choses: respect, esprit d'équipe, goût de l'effort, dépassement. Malheureusement, ce ne sont pas ces aspects dont la presse fait ses choux gras, il est plutôt question du salaires des joueurs, de leurs démêlés avec le fisc ou bien encore de leurs excès en tous genres. Même si les supporters font bloc derrière leur équipe en tentant de leur transmettre toute la motivation nécessaire pour gagner, il s'agit surtout d'un face-à-face d'une équipe (la nôtre) contre les autres, des équipes étrangères qu'il est si facile de critiquer [je ne fais pas ici référence à des comportements plus marginaux comme le racisme, l'homophobie ou le hooliganisme]. Force est de constater que critiquer le camp adverse n'apporte rien et certainement pas le respect des valeurs sportives.

Des valeurs menacées par les énormes enjeux financiers liés à ces compétitions: rentrées publicitaires, droits de diffusion et malheureusement aussi matches truqués. L'UEFA propose de renforcer ses onze valeurs du football, mais cela ressemble plus à une tentative pour conserver la probité dans ce milieu, plutôt que d'avoir un réel impact sur la société. Il serait très beau d'oser financer des oeuvres caritatives, pour des enfants malades ou mutilés par les guerres à travers le monde par exemple, ou bien aider à financer la recherche contre les maladies mortelles. Pour les joueurs, espérons les voir encore dans les hôpitaux pour apporter du bonheur aux enfants cancéreux. Pour être complet, l'UEFA déclare s'investir pour une responsabilité sociale et de développement durable. Compte tenu de l'impact mondial de la coupe du monde, ne serait-il pas la moindre des choses de montrer un beau jeu, un véritable fair-play et bien sûr du professionnalisme pour que nos jeunes prennent exemple. Après tout, ces joueurs de qualité sont très bien payés, parfois même beaucoup trop. 

Imaginons maintenant que les plus hautes instances sportives décrètent que le football va incarner pleinement les valeurs sportives. Alors je me prends à rêver que l'on ferait monter sur le podium des vainqueurs, lors de la remise du trophée, la meilleure et "la plus mauvaise" des équipes. Ce serait un beau symbole de fair-play et de reconnaissance de la valeur des équipes qui n'ont pas réussi à briller pendant la compétition. Si le premier et le dernier sont mis à l'honneur, c'est l'ensemble des participants qui sont concernés. Et quant aux gains importants obtenus par le gagnant, plutôt que d'être consacrés à l'achat de joueurs encore plus coûteux, ne pourraient-ils pas être réinvestis dans les installations sportives du pays concerné ? On se prend à imaginer de belles choses, n'est-ce pas ? Ajouter de la noblesse au football pourrait vraiment influencer positivement toute une génération et nous pourrions en retirer les fruits, pour l'avenir.

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