L'arsenal juridique doit nous aider à protéger notre futur sur cette planète
"Piller, polluer, déforester... L'humain est devenu la plus grande menace pour la nature. Lancé dans une course à l'accaparement des richesses naturelles, le monde industriel dépasse toujours plus les limites biologiques de notre planète. Ce livre est le récit d'un engagement. Après trois années de mobilisation en Guyane française contre le projet de mine industrielle Montagne d'or et les forages offshore de Total, la juriste Marine Calmet témoigne des carences de notre société et de nos lois pour protéger la nature. Face aux appétits des industriels et à la duplicité de l'État, contre le pillage de la Terre et des peuples colonisés, sa réponse est celle d'une désobéissance créatrice et constructive. Elle enjoint à sortir de l'Anthropocène, à écouter et apprendre des Premières Nations, à créer de nouvelles normes respectueuses des processus biologiques de notre planète, à accomplir en somme une transformation majeure en enracinant la communauté humaine dans la communauté du Vivant. Le mouvement pour une jurisprudence de la Terre s'impose comme une évidence émancipatrice. Véritable manifeste, ce récit convaincra celles et ceux qui, lassés des pétitions, des pancartes et des écogestes, souhaitent s'investir du rôle de gardienne ou de gardien de la nature. Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant."
Source: Quatrième de couverture du livre de Marine Calmet, juriste en droit de l'environnement, "Devenir gardiens de la nature."
Ecoutez également le témoignage de l'autrice et de Severn Cullis-Suzuki dans l'emission "Appel d'urgence à un combat collectif et intergénérationnel !"
Les silences qui précèdent les grands périls
"Le capitalisme néolibéral n’est plus compatible avec le défi climatique. [...] Nous avons aspiré le futur de la planète au travers de sa surexploitation. Le négoce du futur permet son emprunt. Les marchés financiers permettent d’ailleurs donc de « remonter » le temps puisque la spéculation est d’ailleurs un pari sur le futur. Mais parfois, la remontée du temps nous plonge dans notre passé puisque nous détruisons ce que, dans le passé, la nature a mis des millions d’années à produire (eau, matières premières, forêts, mers). C’est ainsi qu’en consommant deux planètes par an, nous puisons dans une planète qui n’a pas le temps de se régénérer. [...]
Chaque jour me rend plus inquiet, car nous sommes devant les silences qui précèdent les grands périls. Depuis des années, nous savons que le paroxysme des déséquilibres climatiques, environnementaux, migratoires, sociaux, etc. se situe en 2030 au plus tard. Mais, en vérité, ce sera plus tôt. Et c’est même maintenant. Nous devons faire face à des périls que nous avions pourtant collectivement pressentis, mais auxquels, individuellement et secrètement, nous croyions avoir échappé. À tort. Sans action décisive, nous serons les prophètes du néant. [...]
Il n’est pas exclu que les articulations politiques collectivisent des pans entiers de l’économie privée, sous forme de confiscation et de nationalisations. Si la survie de l’humanité ne passe pas par l’économie de marché et que nous sommes incapables de déployer une intelligence collective démocratique pour aborder les défis environnementaux, alors des régimes autoritaires, et peut-être génocidaires, apparaîtront. [...] Si nous ne nous faisons pas face aux plus grands périls environnementaux qui surviennent, nous serons bientôt en 1937."
Source: extraits choisis d'un article de Bruno Colmant, économiste et membre de l’Académie Royale de Belgique.
Les technologies du quotidien dessinent une nouvelle humanité
Dans cette interview, Elena Scappaticci décrit comment les technologies promues par les GAFAM, faisant la part belle au confort, à la facilité et à l'immédiateté, ont virtualisé notre quotidien et l'ont rendu lisse de toute confrontation. Elles ont eu pour effet depuis 20 ans de nous rendre dépendant et de nous mener vers une inflation narcissique individuelle et collective. Elles ont réussi à gommer la réalité des individus qui rendent possible ce confort et cette immédiateté, c'est-à-dire de grandes chaînes logistiques menant à une nouvelle forme d'esclavagisme - digne du 19e Siècle - et à des inégalités sociales. Nos sociétés se retrouvant de facto avec un contrat social brisé. L'avenir s'annonce difficile car nous sommes loin de pouvoir nous défaire du consumérisme et de l'emprise des marques. D'ailleurs, le voulons-nous ?
Ecoutez son analyse dans le podcast "Remarquables" de Thomas Gauthier. Elena Scappaticci est rédactrice en chef web d’Usbek & Rica, le média qui “explore le futur”.
La façon d'envisager nos vies en ces temps de crises
"Vivre conformément à ses idéaux, en s'efforçant de nuire le moins possible, tout en gérant les dissonances cognitives qui en résultent. [Gérer] l'angoisse que l'on ressent face à l'accélération des bouleversements du monde." - Laurent Testot, journaliste scientifique.
Source: Podcast "Remarquables" de Thomas Gauthier





