Les géants de la Tech privatisent l'avenir et redéfinissent le pouvoir
"Intelligence artificielle, réseaux sociaux, implants cérébraux, satellites, métavers… Le choc technologique sera l’un des enjeux clés du XXIe siècle et les géants américains, les « BigTech », sont à l’avant-garde. Entités hybrides, ils remodèlent la morphologie des États, redéfinissent les jeux de pouvoir et de puissance entre nations, interviennent dans la guerre, tracent les nouvelles frontières de la souveraineté. S’ils sont au cœur de la fabrique de la puissance étatsunienne face à la Chine, ils sont également des agents perturbateurs de la démocratie. De ces liens ambivalents entre BigTech et « BigState » est né un nouveau Léviathan à deux têtes, animé par un désir de puissance hors limites.
Mais qui gouverne ces nouveaux acteurs privés de la prolifération technologique ? A cette vertigineuse question, nous n’avons d’autre choix que d’opposer l’innovation politique ! S’attaquant à tous les faux débats qui nous font manquer l’essentiel, Asma Mhalla ose ainsi une thèse forte et perturbante : les technologies de l’hypervitesse, à la fois civiles et militaires, font de chacun d’entre nous, qu’on le veuille ou non, des soldats. Nos cerveaux sont devenus l’ultime champ de bataille. Il est urgent de le penser car ce n’est rien de moins que le nouvel ordre mondial qui est en jeu, mais aussi la démocratie."
Source: quatrième de couverture du livre "Technopolitique"
Lire aussi l'excellent article de l'Institut Montaigne "Technopolitique de l’IA : luttes idéologiques, tensions géopolitiques, espoirs démocratiques."
L'intégration de la sagesse universelle pour mieux vivre en entreprise
"Depuis quelques années, Arnaud Riou observe sur le terrain de grandes mutations. Pour lui, l’humanité toute entière vit une transformation radicale dont le monde de l’entreprise ne mesure pas toujours l’ampleur. Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble toucher à ses limites. C’est la source de cette conjonction de crises économique, écologique, humaine, environnementale sans précédent que nous traversons. Le monde de l’entreprise va mal parce qu’elle manque de sens et perd la richesse de ses valeurs humaines.
Dans le même temps, cette période bouleversée est florissante d’initiatives inspirantes. Jamais les citoyens n’ont été aussi créatifs qu’aujourd’hui pour réinventer d’autres formes de vivre ensemble. [...] C’est avant tout un besoin de sens, un retour aux sources, à l’authenticité, à la fraternité, à la qualité des liens humains qu’aspire cette nouvelle humanité ! Sur le terrain des entreprises nous découvrons d’autres formes d’innovation managériales et de gouvernances : entreprises libérées, coopératives, holacratie, sociocratie, économie participative et circulaire."
Source : Quatrième de couverture du livre "Les nouveaux sages"
Les femmes, actrices essentielles de la paix
"Assurer la participation des femmes n’est pas une question d’équité ou de justice, ni même d’inclusion. Il s’agit de gagner la paix. En 2014, Laurel Stone, alors chercheuse à l’université américaine Seton Hall [dans le New Jersey], a réalisé une analyse quantitative de 156 accords de paix conclus au fil du temps. Elle a constaté que lorsque les femmes sont impliquées dans le processus de décision – en tant que négociatrices et médiatrices –, la probabilité qu’un accord dure au moins deux ans augmentait de 20 %."
Source : extrait choisi d'un article du Courrier International
L'appel de l'UNESCO pour une intelligence artificielle éthique
"Les grands modèles de langage de Meta et d'OpenAI, qui servent de base à leurs outils d'intelligence artificielle générative, véhiculent des préjugés sexistes, met en garde une étude dévoilée jeudi par l'Unesco, à la veille de la journée internationale des droits des femmes. Les modèles GPT 2 et GPT 3.5 d'OpenAI, ce dernier étant au coeur de la version gratuite de ChatGPT, ainsi que Llama 2 du concurrent Meta, font preuve "sans équivoque de préjugés à l'encontre des femmes", prévient l'instance onusienne dans un communiqué.
"Les discriminations du monde réel ne font pas que se refléter dans la sphère numérique, elles y sont aussi amplifiées", souligne Tawfik Jelassi, sous-directeur général de l'Unesco pour la communication et l'information. [...] A mesure que ces applications d'intelligence artificielle sont de plus en plus utilisées par le grand public et les entreprises, elles "ont le pouvoir de façonner la perception de millions de personnes", relève Audrey Azoulay, directrice générale de l'organisation onusienne.
"Donc la présence même du plus petit préjugé sexiste dans leur contenu peut augmenter de façon importante les inégalités dans le monde réel", poursuit-elle dans un communiqué. Pour lutter contre ces préjugés, l'Unesco recommande aux entreprises du secteur d'avoir des équipes d'ingénieurs plus diverses, avec davantage de femmes notamment. [...] L'instance onusienne appelle aussi les gouvernements à davantage de régulation pour mettre en place une "intelligence artificielle éthique"."
Source : extraits choisis d'un article de La Libre
L’enjeu pour les plateformes est la recommandation la plus rentable
"Depuis 2021, les grandes plateformes dégradent volontairement la performance de certaines recommandations, comme l'information ou les hyperliens. Les GAFAM assument être à la recherche de leur rentabilité, et se mettent à amplifier leur modèle commercial et notamment la publicité jusqu'à s'y noyer. C'est ce que l'on peut appeler L’âge du cynisme, des distorsions de marché et de l’emballement du modèle commercial. Un âge du cynisme dans lequel, faute de régulation pertinente, [...] nous risquons d'être coincés un moment."
Source: lire l'entièreté du billet sur le blog d'Hubert Guillaud
Ci-dessous un documentaire de 2019 concernant Facebook et ses dérives.
/image%2F1187889%2F20240308%2Fob_4b62cd_women-wage-peace.jpg)
/image%2F1187889%2F20240308%2Fob_e571a7_ia-sexisme-dall-e.png)

