Les menaces systémiques ne nous font pas reculer
"Nous nous sommes fourvoyés. Ce n’est pas l’information qui nous fait défaut, nous en sommes submergés mais le fait est que nous avons appris à nous déconnecter des sentiments que nous inspirent l’accumulation des déchets et de la pollution qui s’ensuit, les sécheresses à répétition ou les inondations dévastatrices, la perte vertigineuse de la biodiversité, l’exploitation déraisonnable des ressources limitées de la planète et c’est bien là que le bât blesse : nous avons perdu le contact avec la nature dont nous sommes faits."[...]
Nous constatons une « déconnexion entre l’ampleur des menaces avérées et le calme avec lequel on continue tranquillement à faire comme si de rien n’était » (Bruno Latour).
"Tout nous porte donc à continuer à nous comporter « as usual », à considérer la nature comme notre propriété dont on peut user et abuser comme nous y invite la course effrénée à la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) considéré comme le seul indice de nature à mesurer notre bonheur. Il faut donc et de toute urgence décoloniser nos esprits, les libérer de cette chasse à la possession d’objets censés nous combler. Bien plus, il s’agit de prendre conscience que la nature n’est pas un stock de ressources inépuisables, mais que nous en faisons partie, que nous en sommes l’expression dont la pointe semble même la conduire à sa perte. [...]
A moins d’opérer une véritable révolution, en retrouvant notre véritable place dans la nature, en cessant de vouloir en être les propriétaires exclusifs, en renouant avec l’émotion d’en faire humblement partie, dans un souci de sobriété et surtout de solidarité."
Source : extraits choisis d'un article de La Libre
Voir aussi l'article de La Libre Les impacts dévastateurs du réchauffement au crible de 195 pays

