Woman at war. C'est l'histoire d'une activiste écolo qui déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium défigurant son pays. Convaincue de l'urgence d'agir pour l'environnement, elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande. Ses coups d’éclat mobilisent toutes les énergies d’une police islandaise dépassée, et même le gouvernement doit réagir pour préserver un contrat très polluant passé avec les Chinois.

C'est un drame jubilatoire où plusieurs situations cocasses et l'omniprésence de trois musiciens, interprétant la bande son, ajoutent une légèreté comique aux scènes du film. Le long métrage marque les esprits par les actes de cette cinquantenaire, bien intégrée dans sa communauté; mais aussi par la pertinence du propos, alors que les actes de protection de la planète de nos politiciens et industriels se font attendre. Ce film islandais de Benedikt Erlingsson a obtenu le Prix Lux 2018 décerné par le Parlement européen.

Radicalement actuel par sa thématique, ce film fait s'affronter les extrêmes de notre société et pose indirectement la question sur ce qui est illégal et amoral: empêcher une entreprise de polluer ou exploiter toujours plus notre Terre déjà exsangue ? La fin ouverte laisse également présagée de ce qui attend nos environnements côtiers, comme une métaphore pertinente de notre impact sur le climat mondial. Source.