Retrouvez l’excellent article d’Olivier Ertzscheid paru dans la Libre et dont voici quelques extraits :

« Facebook est plus qu’un simple "outil", c’est un « milieu ». En à peine 4 ans, le réseau a totalement et définitivement changé le visage et, surtout, l’expérience du web. » Suite aux aveux de Mark Zuckerberg lors de son audition devant le Congrès américain, il semble que « la « question délicate » n’est pas de savoir quelles sont les données que Facebook collecte sur nous quand nous ne l’utilisons pas, ni de savoir pourquoi il le fait. La question délicate, la vraie, est de savoir si cela est révocable collectivement. Si nous pouvons au moins l’éviter individuellement sans avoir à acquérir les compétences techniques d’un hacker. Et comme la réponse est clairement « non », alors oui, nous avons collectivement un assez gros problème. Une architecture technologique qui se rend inévitable, non par le service qu’elle propose, mais simplement parce qu’elle rend tout effet d’évitement impossible ou bien plus complexe que la nécessité de s’y soumettre, est une architecture technologique par nature hautement toxique. » « Le principal problème est qu’il est quasi-impossible de quitter Facebook sans quitter… le web. Et c’est un problème majeur. On dit souvent que Facebook a changé le visage du web et on a raison. »