Depuis plusieurs années, le pouvoir en Russie se rend coupable d’actes criminels et méprisables : les meurtres et arrestations arbitraires des opposants au régime en place, la prise de contrôle des médias menant à l’endoctrinement de son peuple par une propagande organisée (un exemple), l’annexion de la Crimée et la guerre hybride du Donbass, le droit de veto utilisé de façon abusive pour protéger son allié le président syrien Bachar El Assad, l’ingérence dans les processus électoraux d’un panel toujours plus large de pays, la tentative de meurtre sur l’agent double Skripal par un neurotoxique (Novitchock) sur le sol britannique, et maintenant le déni de leur complicité dans les attaques chimiques sur des civils en Syrie.

La Fédération de Russie se profile désormais comme un état voyou aux yeux du monde et singulièrement au sein même du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Avec le plus grand mépris pour les enquêtes qui l’accable et procédant d’un déni de la réalité, elle bafoue les droits de l’homme sans vergogne. Elle hurle face à tout ce qui pourrait porter atteinte au nouveau pouvoir qu’elle cherche à imposer à l’Occident et sur la scène internationale. La Russie de Poutine table manifestement sur la désunion au sein de l’Europe, qu’elle contribue à aggraver, et sur la frilosité des Nations Unies à lui opposer une quelconque résistance. Une attitude arrogante et somme toute assez habituelle dans le chef des autorités russes : jouer les oies blanches, transformer la réalité à leur avantage tout en poursuivant leur dessein destructeur, comme si c’était leur droit.

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