Une équipe de chercheurs de la mission internationale ScanPyramids annonce dans la revue Nature la découverte d’un vide important au cœur de la grande pyramide. Les entrailles du monument ont été scrutées depuis 2 ans par une méthode non invasive, et fait état d’un espace oblong d’au moins 30 mètres de long, qui n’est pas relié aux salles déjà répertoriées.

Dans l’interview de M. Zahi Hawass, ancien conseiller suprême des Antiquités égyptiennes, l’égyptologue semble minimiser l’importance de cette découverte, expliquant que la présence de cavités n’est pas inhabituelle. Cette « anomalie » de 30 mètres de long est pourtant tout à fait remarquable et mérite au contraire tout notre intérêt. Il s’agit, selon moi, d’un évènement majeur pour pousser plus loin la compréhension de la fonction de cette pyramide.

Le commun des mortels pourrait se demander depuis quand les égyptologues savent-ils que des cavités importantes sont présentes dans la grande pyramide ? Et surtout, si c’est la réalité, que faut-il faire pour qu’ils cherchent à investiguer ? Ne sont-ils pas curieux ? Si cette cavité, permettant d’y insérer le fuselage d’un avion de 200 places, n’est qu’un « trou » parmi d’autres, alors on se doit de constater l’énorme incohérence de précision des bâtisseurs.

Comment expliquer la minutie constatée dans leur travail et cette plaie béante dans une structure aussi importante pour eux que la grande pyramide ? Comment concilier le fait qu’ils aient, à la fois, assembler les pierres d’une manière aussi parfaite pour qu’une feuille de papier ne puisse être glissée entre deux blocs et, en même temps, laisser un trou dans la pyramide de la taille d’un avion ? C’est plus que troublant, c’est absurde.

En fait, toute la pyramide est une anomalie en elle-même : une telle précision dans ses mesures, une somme de connaissance digne de notre époque moderne, et par-dessus tout, une méthode de construction toujours non élucidée. Bref, un exploit qui ne peut être l’œuvre d’une civilisation dite « primitive » utilisant de rudimentaires outils de cuivre. Il semble évident qu’il nous manque tout un pan de connaissances qui semble avoir été perdu.

Toute la question est de savoir si cette énorme cavité est bien une chambre ou une série de chambres, et ce qu’elle pourrait contenir. Est-ce que cette découverte va confirmer une fois pour toute que la grande pyramide n’est pas un tombeau pour un quelconque pharaon, et par là-même forcera les égyptologues à revoir leurs certitudes, ou bien allons-nous découvrir un nouveau trésor ? Les investigations futures, si elles sont autorisées, promettent d’être passionnantes.

Les premières hypothèses : Science et Avenir, Live Science.

Voir la méthode ScanPyramids et ses découvertes.